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Articles avec #ardeur tag

Autant en emporte le vent 2/2

Publié le par modimodi

 

Nous n'allons pas à contre vents,

Nous allons tête et nez au vent !

Si petite pluie abat grand vent,

Nous domptons tous les éléments.

Contre les marées et le vent,

Le bonheur est un brise vent !

 

Nous ne craignons pas les coups d'vent,

Les courants froids et décevants.

Nos cœurs s'enlacent sous l'auvent.

Ta chemis' flotte au gré du vent !

Nus, derrière ce paravent,

Nos désirs nous rendent émouvants.

 

Autant qu'en colporte le vent,

Nous leur gémissons : au suivant !

Autant qu'en exporte le vent,

Nous confions nos ébats au vent

Pour que monte le plain-chant

De nos émois, tambour battant !

 

Comm´ des oiseaux, ailes au vent,

Nous fendons le ciel, en gravant

Nos cœurs, enlacés tendrement.

Notre amour glisse, en écrivant

La chanson d'amour et de vent

Que font les amants en rêvant.

 

Nos corps vont pleine voile au vent !

Nous volons en virevoltant,

En filant l'amour à tout vent.

En cœur à cœur dorénavant :

Nous prenons le temps et le vent

De nous aimer aux quatre vents.

 

Autant qu'en comporte le vent,

Nous cueillons les roses des vents,

Que nous effeuillons au levant !

Moi, j'vais vers toi, flamberge au vent

Pour que tu penses à moi souvent !

Autant t'en apporte le vent !

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Autant en emporte le vent 1/2

Publié le par modimodi

Fidèle à tous tes commandements,

J'applique la loi des amants.

Je t'épargne les boniments

Des prêcheurs, des moulins à vent,

Des infidèles, des mécréants,

D'anciens et nouveaux tests amants.

 

Je t'offre mes plus doux serments,

Emportés comm' des cerfs-volants.

Je suis fervent, je suis ardent,

De tendresse récidivant.

Dans les coussins de ton divan,

Je m'abandonne à toi, rêvant.

 

Je prends ta main, je prends le vent.

Ton corps est mon sable mouvant.

Je m'y enlise en ondoyant.

Comme dans la nuit, l'engoulevent,

J'y glisse délicieusement

Et j'y meurs silencieusement.

 

Notre passion n'est pas du vent

Qui mollit dès le jour levant,

Ell' se nourrit de l'air du temps.

Loin des tempêtes, des ouragans,

L'autan emporte nos tourments,

Autant qu'en emporte le vent !

 

Notre amour va selon le vent

Mais ce n'est pas un mauvais vent !

L’alizé est notre courant.

Plus fait douce heure que violents,

Éventés et cruels instants !

Autant en remporte le vent !

 

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Feux d'amour

Publié le par modimodi

Hier, j'étais sans feu ni lieu.

Mon cœur était aventureux,

Aimer n'était plus qu'un jeu.

Pour amoureux ténébreux,

 Moyenâgeux malchanceux

Aux désirs piteux et fumeux.

 

Puis le grand miracle a eu lieu.

Je n'en croyais pas mes yeux,

Tu m'as donné de doux aveux.

Tu m'as murmuré: "oui, tu peux!"

Je n'ai plus rien de langoureux,

Je suis prêt au voluptueux,

Je me sens jeune et vigoureux!

 

Tu es l'éclair, tu es la foudre,

Ton corps a fait parler la poudre!

Je suis l'homme le plus heureux.

Mes désirs enflamment les cieux.

Les anges, eux-mêmes sont fiévreux.

Devant Marie et le bon Dieu,

Ils dansent la danse du feu.

 

Moi, j'prends mes bottes de sept lieues

Pour convaincre les amoureux,

Les timides et les vertueux,

Qu'en amour, il n'est pas dangereux

D'oser jouer avec le feu.

 

Amants d'un jour ou pour toujours,

Ne craignez pas les feux d'amour!

Aimez-vous donc à petit feu

Ou embrasez-vous, vertubleu,

Comm' une bigote à son prie-dieu!

Ne clamez pas à qui mieux mieux:

Couvrez le feu! Cessez le feu!

Viv' les coups d'feu qui font long feu!

 

Jeunes naïfs, boutonneux,

Apprentis d'amour, boutefeux,

Ou vieux noceurs au coin du feu,

Aux songes creux tout neigeux

Aux souvenirs déjà cendreux

Ne laissez pas jouer le temps

Qui veut calciner vos serments!

 

Brûlez aux feux de la St Jean,

Vos cœurs de blé, vos corps ardents

Sur le grand bûcher des amants.

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Brasier d'amour

Publié le par modimodi

L'amour allume-t-il son brasier

Pour nous brûler, nous consumer ?

Ne sont-ils voués qu'aux ténèbres,

Les amours antiques et célèbres ?

L'amour est-il ce maléfice

Qui exige le sacrifice

D'Orphée pour son Eurydice ?

Feux de Bengale ou d'artifice

Ceux de Titus pour Bérénice ?

Feux de joie ou bien feux d'enfer

L'amour de Dieu, de Lucifer ?

 

Moi, je ne suis qu'un feu follet,

L'étincelle du verbe aimer

Qui danse dans la nuit de mai

La ronde folle des baisers.

Ô ma vestale en chasteté,

Mon virginal lys de pureté,

Tu m'as donné le feu sacré

Le feu que tu gardais caché

Dans tes rêves et tes secrets.

 

Moi, je croyais vaille que vaille,

Qu'au temps béni des fiançailles,

Les ballots prenaient feu de paille.

Qu'à conter de belles histoires,

L'amour passait la bassinoire

Et vous laissait au désespoir

Des trop cuisants feux du rasoir.

 

J'attendais, été comme hiver,

Que tu me donnes ton feu vert.

Oh miracle, ce fut hier,

Que tout le ciel s'est entrouvert !

Vois ! Je fais feu des quatre fers

Pour m'élancer dans ta lumière !

 

Je m'embrase, tout feu tout flamme,

Je me donne à toi, corps et âme,

Je brûle, ardent, incandescent !

Tu m'as mis à feu et à sang

Comme un soleil à son couchant.

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Qui es-tu ? 4/4

Publié le par modimodi

Qui es-tu,

Toi, qui t'enfuis

Comme les saisons en ma vie ?

Pourquoi, m'abandonnes-tu

Comme un soleil d'hiver

Derrière la colline ?

 

Ô mon amour ?

J'ai déjà vécu ce que tu cherches.

Il m'est resté la plume noire

Dans l'encrier sec de la nuit,

Fumées et larmes glacées,

Croix de pierre et routes perdues,

Vaines escapades de vide,

Doubles de temps et d'espaces

De réalité et de songes.

 

Je sais encore des mots d'hier

Aux ruses clandestines,

Quand je perdais ma vie

Dans les vallées profondes

Des brûlures du destin,

Laissant creuser comme des rides

Ma raison et mes certitudes.

 

Vois les ravines de mon cœur,

Charriant leurs tourments,

En fleurs flétries d'amour.

Ne t'enlise pas comme moi,

Dans les sables boueux

Des laisses de ta mémoire.

Un jour, il est trop tard...

S'il ne l'est déjà !...

Las !

 

Reviens, ma tendre, ma douce,

Mon enfant !

Reviens-moi au silence

D'un pétale de neige.

Je saurai te bercer

Dans la caresse du matin,

Poser mes mains sur ton front

Et garder tes secrets !

 

Ne me dis rien de tes errances,

J'ai encore mes semelles usées !

Je sais déjà la douleur,

Et l'oubli que tu ignores !

Le sang ne sèche plus

Au fond des cicatrices

Qui ourlent mes tristesses.

 

Reviens, reviens !

Tu brilles comme un fanal,

Un flambeau dans la nuit,

De lueurs boréales.

Le désir t'auréole...

Je gémis comme le vent du nord.

Je m'enfonce et je fonds

Dans le glacier des illusions

Et la confusion des étoiles !

 

Tu me trouveras qui t’attend

Au bout de ma jeunesse.

Je ne suis que le fuyard

De ton amour qui se dérobe.

Je te désire encore

Comme un papillon, la lumière,

Comme la flamme de la chandelle,

Résolue et tremblante

Se hisse vers l'étoile.

 

 

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Qui es-tu ? 3/4

Publié le par modimodi

Ô toi, qui es-tu,

Pour venir écrire en mon cœur

A la craie rouge de tes mots,

Le premier texte de ta désobéissance ?

 

Je ne suis pas un tableau noir du passé,

Ni une page blanche du quotidien.

Je suis un cri du silence,

Je crisse sur l’ardoise des jours.

 

Qui es-tu 

Pour m'ôter le goût

De sauter et de voler,

D'aimer et de rire

Comme un oiseau,

Comme un enfant ?

 

Je ne veux pas que tu abandonnes,

Nos secrets enrubannés,

Nos couronnes d'enfances,

Nos cornes de licornes

Tressées de roses et de racines.

 

Reviens, reviens !

Aurais-tu oublié

Nos émois adolescents,

Les herbes que l'on froissait,

Nos lèvres que l'on pressait

Quand nos corps s'épousaient,

Maladroits, empressés

Contre la grille aux gonds rouillés,

Dans l'odeur doucement sucrée

Des chèvrefeuilles enlacés ?

 

Reviens amour,

Tes grands yeux bleus

D'anémones et de bleuets

Suffisent à mes rêveries,

Tentations buissonnières.

 

Garde-toi mon amour,

Des ombres trompeuses,

De ces fleurs mauves piquées

Dans la coupe des cieux noirs.

 

Dans l'agonie du jour,

Ne tranche pas nos pensées

Aux aciers violets

Des ailes des corbeaux.

 

J'ai peur, tu le sais,

D'enliser nos aveux

Dans les marais croupis

Des horizons en fuite.

 

Qui es-tu donc, rebelle,

Pour te croire émouvante,

Comme un sourire d'enfant

Donne à la bouche

L'éclat framboisé de la chair.

 

Ô trompeuse promesse

Hélas aussitôt envolée

Dans l'éphémère d'un baiser !

Ô lumière mouvante

Des flammes du brasier,

Cendres ensanglantées

Dans ce cœur calciné.

 

Qui es-tu pour croire

Que tu peux faire la course

Avec le temps et la lumière ?

Que tu peux dérober le feu

Gardé au creux de mes mains ?

Je brûle encore comme nos soleils de juillet !

Reviens ! Reviens !

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Qui es-tu ? 1/4

Publié le par modimodi

Qui es-tu 

Qui es-tu 

Pour échapper comme un rire

Porté par le vent

A l'incohérence de ma vie ?

Qui es-tu 

Pour traquer comme un oiseau de proie

L'espace absurde de ma peur ?

 

J'ai peur du vide et de tomber

Comme une torche dans l’abîme,

Peur de te perdre

Comme une vague sans marée,

Comme un cri hurlé dans la nuit.

 

Je ne veux pas survivre,

Bouche ouverte et muet,

Les mains nouées et froides

Sur mon cœur triste et nu.

 

Je n'existerai plus,

Ne serai plus personne

Qu'un rêve inachevé

Dans l'aube pâlissante,

Qu'une cible clouée

Sur l'arbre de l'oubli.

 

Reviens amour, reviens,

Je ne t'ai pas vu grandir,

Nous ne nous sommes pas vu vieillir !

Je t'appelle depuis toujours.

Je t'implore mon tout petit

Mon ciel, mon nid, mon ange.

 

Je te prends comme une enfant,

A peine descendue du manège

Où carousselle ton enfance.

Je te prends comme l'alouette,

À peine échappée des nuages,

Du ciel bleu de l'imaginaire.

 

Je te prends comme un coquillage,

À peine sortie de l'océan.

Je me glisse dans tes dessins naïfs,

Je vacille avec tes voiliers blancs

Qui dansent sur les vagues.

 

Je me soumets à toi, ma reine,

Couronnée des étoiles de mer,

Des colliers scintillants,

Aux cous d'or des sirènes.

 

Reviens amour,

Ne te lasse pas de jouer

Avec mon cœur, avec mon corps.

Toi, ma poupée rose

Aux songes de soie et de dentelles,

Presse-moi contre toi,

Dansons la ronde des vertiges

Sur les ailes des phalènes.

Offrons aux anges des ténèbres,

Tous les feux follets de la nuit.

 

Avec toi contre moi,

Je veillerai jusqu'à l'aube...

J'attendrai jusqu'à l'envol

De la dernière étoile !

 

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Qui es-tu? 3/4

Publié le par modimodi

Qui es-tu, toi pour brouiller 

Les saisons en mon cœur?

Notre vie a fait un tapis jauni

De feuilles mortes et de souvenirs.

Entends-les gémir sous nos pas!

Lève la tête, regarde au loin!

Vois! Mes rêves déçus

Dispersent leurs chagrins

Dans les pluies de l'ennui.

 

Prends ma main qui se tend!

Mon sang se mêle au tien

Dans les lignes bleues du destin.

Je fais route vers toi,

Je chemine avec toi,

Je marche contre toi,

Je vagabonde dans tes pensées

D'herbes folles et sauvages.

 

Je m'échoue en ton cœur.

Je m'enracine en toi.

Je roule comme un caillou

Que tu bouscules dans la poussière

Et les ornières grises

Éventrées de nos cœurs.

 

Qui es-tu

Pour mêler ainsi,

Les ombres aux cendres,

Mes regrets aux larmes d'argile?

Qui es-tu

Pour bâillonner ainsi,

Le jour d'un voile funeste

Et cacher la lune à la nuit?

 

Tu m'échappes

Comme un cri dans les rires du vent.

Je n'effleure que ton ombre,

Je me traîne, je frissonne,

J'erre parmi les fantômes.

La maison semble vide,

Lourde de tes secrets.

Dans le jardin muet,

J'improvise ma peine.

 

J'ai perdu le soleil,

Au cœur d'or des épis.

Tu as fauché l'azur

Pour lier en bouquets

Et en gerbes d'étoiles,

Les flamboiements de nos désirs,

Les scintillements de nos frissons.

Le champ d'amour est moissonné.

Tu m'as laissé une étoile noire

A la pointe de ta faux!

 

J'ai en fermant les yeux

Égaré la lumière,

Au creux de tes paupières.

Ton absence me tourmente

Mes regrets enfoncent leurs ongles,

Et plantent leurs dents,

En mes chairs impatientes.

 

Chaque heure est un poignard.

Qui tranche mes souvenirs

Et mes vers et mes veines.

Mes mots saignent dans l'encrier

De ma mémoire à vif.

Qui es-tu?

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Qui es-tu ? 2/4

Publié le par modimodi

Qui es-tu pour m'abandonner

Comme un bulbe de vie,

En promesse de fleur,

Comme un bourgeon du temps,

En regain de printemps ?

 

Tu m'as oublié dans la terre froide de l'hiver

Et mon cœur craque comme une écorce,

Privée de feu et de ta fièvre

Privée de force, vidée de sève !

 

Je me tourne vers le ciel,

Sombre comme ce pain noir

Dans l'amère prison

Où mon cœur désespère.

 

Je me souviens des jours

De murmures et de brise,

Du chant des feuilles,

Des noces des saisons,

Des arbres déployés,

Des échelles du ciel.

 

Je nous revois nous envoler,

Libres comme des oiseaux,

Transpercer toutes les murailles

Du ciel et du vent, de l'eau et du feu.

 

Qui es-tu,

Pour te cacher dans la nuit,

Tisser l'oubli, te fondre

Et me perdre aussitôt ?

Qui es-tu,

Pour ne plus me parler

Qu'à travers les barreaux,

Dans la rouille du temps ?

Ô mon cruel geôlier !

 

Assez ! Assez !

Ne me laisse pas au milieu de moi-même !

Je déserte mon corps.

Il en va de moi, il en va de nous

Comme de ces fantômes perdus,

Comme de ces ombres pendues

Sur la toile peinte des nuages.

 

Arrête ta course,

Attends-moi !

Je viens ardent à toi !

 

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Qui es-tu? 2/4

Publié le par modimodi

Qui es-tu toi,

Qui viens de nulle part,

Si ce n'est de l'oubli,

Si ce n'est du silence?

 

Tu viens de me quitter

Pour un mois ou deux jours!

Tu as lâché ma main,

Laissé le lit défait.

Tu pensais que mon corps

Oublierait ton parfum,

Que mes yeux d'eau du ciel

Seraient troués de vide,

Que mes bras déchirés

S'offriraient aux adieux.

 

Tu pars sur un chemin

Qui ressemble à ton cœur,

De ronces et de pièges

De pierres et de brûlures,

D'épines et de feu!

 

Moi aussi, j'ai brisé

La coupe de l'amour,

Répandu au matin

Le vin des libations.

Dans ma gorge coule encor

Le vin vert des plaisirs,

Les délices amers,

De l'écume de l'aube!

 

Je voulais te garder

Comme on garde un secret,

Comme l'eau qui va naître

De la neige de mars.

Je voulais patienter

Comme l'espoir muet

Blotti dans le nuage

Attend le souffle des grands arbres,

Et la caresse du soleil.

 

Ô ma lumière de l'aurore,

Sur les ailes d'or des abeilles,

Ô mon feuillage aux fils d'argent,

Couronne en perles de rosée

Pour ce nouveau jour parfumé,

Qui es-tu pour me tourmenter?

 

Ô mon sommeil et mon mystère,

Mes songes tristes et tremblants

Sont des éclats de ma mémoire.

Jaillis comme des étincelles

Ils ont pris leur ardeur

Aux silex bleus des ténèbres.

Qui es-tu pour me délaisser?

 

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