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Articles avec #dans l'air du temps qui passe tag

Ecologie du langage. Lettre aux buzzers, jargonneurs, pollueurs ! 4/4

Publié le par modimodi

Tous copains, COP 21 ! Hier à Paris, demain à Glasgow pour la COP 26 ! Êtes-vous prêts ?

Petits journalistes jargonneurs, à votre tour, mettez-vous au vert chlorophylle ! Soyez de vrais écolos ! L'accord que vous devrez commenter et couvrir à nouveau doit pour passer au vert, être en photosynthèse.

Messieurs les moralistes au lyrisme écologique, ne riez plus jaune, ne chantez plus : "Nuit de Chine, nuit câline", cette bonne vieille rengaine ozonée pour ringards, cette mauvaise complainte à nous couper le souffle ! Oui ! Constatez-le ! Nous voilà tous asphyxiés à force d'aller au charbon, nous, les amoureux de la nature et de la bonne expression littéraire !

Les dix commandements de l'écologie sont la nouvelle religion ! Il faut convaincre ou croire ! A Paris, le miracle œcuménique des idéalistes et des faux c... a eu lieu en  2016. Le pape avait promis la fumée blanche ! Mais, c'est depuis, fumées permanentes et toujours l'état d'urgence !

La faute à qui ? A quasiment tous les états terroristes pollueurs. Pas de progrès mais une aggravation régulière de l'état de la planète comme chez vous-mêmes, les journalistes. Oui ! C'est encore et toujours l'heure de la mobilisation générale contre les coups d'état de plumes vindicatives et brutales, aux néologismes imposés à vos auditeurs ou lecteurs.

Messieurs, parlez sérieusement et juste ! Parlez peu mais bien et uniquement de ce que vous connaissez... Parler pour soi au nom des autres et parler de ce qu'on ignore est une imposture !... 130 chefs d'état réunis pour La COP 21, cherchant à désamorcer l'énorme bombe à retardement du climat ! Mission impossible ! Vous le saviez intimement mais vous avez fait semblant afin de faire partie de la kermesse médiatico-écologique et d'être au rendez-vous de l'histoire.

Deux degrés de moins et le monde, l'océan et les terres seraient presque sauvés, disaient avec énergie quelques théoriciens fossiles, adeptes des énergies renouvelables, qui tentaient bien de ne pas brasser que du vent ! Mais aujourd'hui le dérèglement climatique s'intensifie de plus en plus rapidement. 195 gouvernements, membres du GIEC approuvent même, mot à mot, le désespérant constat de son dernier rapport !

Les climatologues alertent. Des événements météorologiques extrêmes nous menacent : sécheresses, inondations, cyclones tropicaux, pluies torrentielles, catastrophes écologiques. Avec la fonte de la calotte glaciaire et la montée des eaux, des îles pourraient même disparaître : les îles Vierges, les îles Caïmans, les Bahamas... Qu'en pensent les futurs réfugiés et ruinés climatiques ?

Garderons-nous au moins, "L'île au trésor" et celle de Robinson ? Pas de réactions, hormis chez les voyagistes. Alors moi, je chante avec Raoul de Godewarsvelde : Quand la mer monte, j'ai honte !

Messieurs, veni, vidi viciée, comme l'eau de vos idées journalistiques quand elles ne coulent pas de source ! Je vous exhorte ! Soyez en crue de mots courants. Renoncez à vous réchauffer aux néologismes, cessez d'agiter vos aérosols de franglais. Vous êtes tous des producteurs de méthane et de gaz sémantique à effet de serre.

Minéralisez votre langage, ne croyez pas pour autant que votre prose sera plate. Un style simple est toujours potable. Même dans le désert apparent des pensées, l'eau puisée au fond de la conscience peut remonter du puits, pleine de fraîcheur d'intuition !

Ici et là, sur nos rivages, ça vase et ça gaze à flots. Alors, laissez respirer vos lecteurs ! Les lauriers attendus forment déjà un tapis d'algues vertes et rouges.

Thank you Pégase, les tankers dégazent ! Ah bien sûr ! L'égout de votre analyse critique cherche à évacuer l'eau de ruissellement des problèmes linguistiques et des solutions usées. Vous ne craignez pas grand reproche ! Car les rouleurs, truqueurs sans talent, les censeurs, conseilleurs de propositions miracles ne disputent pas votre pseudo-mérite, faussement lyrique, suintant et dégoulinant de générosité formelle.

Que votre style s'impose donc un passage à la station d'épuration pour décontaminer vos impropriétés dialectales, vos expressions méta langagières, qui planent en particules fines dans l'air à la mode. Assez de comédie, vous nous asphyxiez de propos fumeux. Bas les masques !

Les cliques dans les cloaques se font amies à miasmes. Ne vous embourbez pas dans les marécages des terminologies approximatives. Peste soit de vos pesticides qui infectent la terre promise de mes écrits fertiles et qui encrassent mes ans de grâce littéraire et féconde.

Messieurs, écoutez beaucoup ! Dire et parler ne sont pas synonymes. Une maxime de sagesse nous a enseigné que : "Beaucoup disent pour parler, peu parlent pour dire." N'oubliez pas alors la valeur du silence et la joie de parler d'amour, rien qu'avec les yeux ! 

Messieurs, tout nous menace. Même mon alter ego altère les goûts et les couleurs. Amis des mots authentiques et de la nature, sauvons la vie ! Enfants de larmes et de rosée, amoureux éternels, vous êtes une espèce protégée ! Ne défoliez pas la marguerite par quelques pluies acides. Peignez les nuages à la lumière bleue du vitrail des jours. Soyez bois et soyez pierres, roulez comme des graviers dans les doigts de nos enfants lecteurs.

Nous sommes responsables de la qualité littéraire comme de notre environnement. La nature se découvre par tous nos sens. Elle ouvre à travers nous la porte d'autres mondes dans l'infiniment petit ou l'infiniment grand des mots et de nos rêves.

La nuit criblée d'étoiles a éraillé le ciel.

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Ecologie du langage. Lettre aux buzzers, jargonneurs, pollueurs ! 3/4

Publié le par modimodi

Brave en-mazouté !

Messieurs les jargonneurs et distillateurs d'une pensée alambiquée, je me sens directement au parfum et con-cerné. Mon environnement est directement menacé par les pollueurs de mots, par les délinquants écologiques de notre écosystème grammatical et syntaxique.

Halte à la marée noire des écrivains ayant jeté l'encre ! Moi, le poète albatros, ne me mazoutez pas la plume ! Rendez-moi le babil animal du premier jour, le vert paradis végétal de mes amours enfantines, pas le bavardage des beaux parleurs. Ne menacez pas mes équilibres morphosyntaxiques par des présents imparfaits et des futurs hypothétiques. Épargnez-moi les saumures potassiques et chlorées de vos périphrases plombées. Laissez-moi mes allusions, je vous laisse vos alluvions résiduaires et vos propos fumeux sur les plaines nitratées de vos mornes pages. Je préfère l'argile du potier des mots aux boues rouges de vos ortografes assassinées.

Au-delà des éclaboussures lexicales, j'abhorre encore plus les généreuses déclarations philanthropiques qui contaminent les discours humanitaires ou écologiques ! Ils ne savent plus faire que des transitions énergétiques !

Vous voilà jargonneurs, amis des puissants, édités au Mercure de France ou chez Plon ! Votre discours politique est un manifeste aux lendemains qui déchantent ! La libre fantaisie des mots est une écologie de la conscience littéraire ! Je préfère l'usage domestique d'un vocabulaire accessible et sans engrais, aux effets de parisianisme pédant, à usage industriel intensif et chimique avec des propos, dignes d'une usine à gaz !

Ne désertez pas la simplicité et le bon sens ! Ne reniez pas vos propres règles grammaticales et lexicales ! Ce sont les bases de votre développement durable ! C'est votre or vert ! Ne prenez pas exemple sur les déserteurs d'engagements d'une vie meilleure. Je me contrains moi-même à jouer avec les mots pour ne pas m'enliser dans une prose neurasthénique ! Si j'étais poète, je me mettrais aux vers qui aèrent la terre nourricière de l'inspiration !

Allez ! Soyons politiquement incorrects ! Ravivons les mémoires des anciens ! C'est go ! C'était tout go, Ségo ! Ah ! La Royale bravitude et les verts écolos qui ne cherchaient qu'à se Placer, loin du talent d'un Vincent d'Arles ou qui vous disaient Causse toujours, eh Manuel ! Y'a du beau pain sur la planche pourrie et du beau linge sur la planche à laver plus blanc !

Après les verts, les revers des petits vers dans le carré des grosses légumes et dans les fruits de la discorde ! Ah ! Les retournements de veste et les mauvais tours de copains comme cochons ! Voilà tout lard de l'altruiste politique qui patauge dans la bauge à truies !

Mais le peuple n'a que faire de tous vos atomes crochus et de la prolongation du nucléaire. Il prie aujourd'hui avec des mots et expressions consacrées, comme hier, en dévotion envers notre Dame des Landes ! Il vous crie en bombant le torse : "Un pour tous, tous pourris ! Chacun pour soi, chacun pourceau ! Des sous, toujours des soues " Arrêtez donc de faire du gras avec nous, vos cochons de payants !

"Sauvons les espèces menacées", crie l'élégante qui suffoque sous son manteau de bébé-phoque ! "Pitié pour l’Amazonie, les zéléphants, la couche d'ozone" zozote l'amazone gainée en croco, bottée en serpent, agitant ses ivoires !

Messieurs les chroniqueurs pollueurs, entendez ce plaidoyer. N'aggravez pas non plus la couche d'ozone de la sémantique ! Ne rendez pas notre langue irrespirable ! Bien sûr, il faut qu'une langue se renouvelle et évolue et pourquoi pas, créer de nouvelles espèces de termes. Mais avant recyclez toutes vos promesses d'essayistes, mettez de la couleur au florilège de vos idées poubelles, triez vos déchets : faux-sens, solécismes et barbarismes. Mettez-vous, vous-mêmes à l'index !

Sur la voie du succès ! Messieurs les commentateurs, avancez à l'énergie propre ! Restez branchés et au courant des nouveautés littéraires. Mangez bio, et si possible avec appétit, hélas, même les navets des autres, puisqu'il le faut ! Heureux ceux qui végètent à rien ! La chaîne alimentaire ne peut être rompue !

Opération sens propre et mains propres. Lessivez biodégradable tous vos discours ! Vous pouvez espérer passer au « vingt heures », surtout si vous avez bonne mine et bas goût ! Ah ! La bonne heure ! Chaque spot publicitaire (greenwashing) blanchit l'argent et la mini mire télévisuelle paye un maximum, beaucoup plus hélas, que les prix littéraires !

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Ecologie du langage. Lettre aux buzzers, jargonneurs, pollueurs ! 2/4

Publié le par modimodi

Pollué et ringardisé !

Je le suis car vous me plombez ma couche d'ozone et embrumez mon esprit ! Messieurs les jargonneurs, adeptes des termes techniques, oyez ici quelques charabias et galimatias entendus dans la bouche de vos confrères :

"Il nous faut apprendre à vivre dans un vécu quotidien globalement conflictuel"... Bigre ! Fichtre ! "

Le petit monde politique se trouve actuellement décentré par l'entourage influent du milieu"... Diantre ! Saperlotte !

Enfin, voici probablement le must : "Pour sortir du contexte de la crise actuelle, il faut attendre la reprise de la conjoncture qui devrait prochainement se normaliser grâce aux nouveaux dispositifs de régulation récemment mis en place et adapter les réponses économiques au marché structurellement invariant."... Palsambleu ! Le roi n'est pas mon cousin !

Comprenne qui pourra ! Nous sommes tous sensibles des oreilles et des méninges. Messieurs les pollueurs de la planète médiatique, réduisez, je vous en prie, vos impacts écologiques ! Ne gâtez pas nos acquis culturels. Le temps déjà se dégrade et nous détériore par une asphyxie lente, inutile d'aggraver notre fragilité en nous exposant à vos radiations radio-actives et à vos émissions aux nuisances linguistiques chroniques.

Mais il est vrai que tout ceci passe un peu mieux quand le chant s'élève de la douce voix d'une sirène audiovisuelle ! Pour autant, soyons justes, les émissions ne sont pas souvent rébarbatives, elles cherchent plutôt à vulgariser. Les sujets ne durent jamais plus de quatre à cinq minutes pour ne pas perdre l'attention de l'auditeur ou mettre en surchauffe ces derniers neurones. Les dialogues entre débatteurs choisis pour leurs oppositions, sont interactifs et assez souvent animés et expressifs ! Les commentaires sont illustrés de reportages et d'images. Notre intérêt est soigneusement entretenu.

Pour être honnête, les programmes thématiques économiques et financiers, philosophiques ou culturels, spécialisés et plus difficiles d'accès sont rarement interrompus par des coupures publicitaires. La formule des talk-shows eux-mêmes, en variant le choix des invités, des sujets d'actualités et des débats alternent sérieux et sourires, mêmes les plus pincés ! Globalement, ça passe plutôt bien comme l’information reçue se dissipe lentement dans les brumes cathodiques.

Parler ou écrire est un choix volontaire. La presse-papier peut aussi avoir des articles difficiles, réservés aux initiés ! En voici, un terrible exemple : "Que l'économie de marché ait pris son essor définitif en Europe, et non en Chine ou ailleurs, relève de la contingence historique, au regard de l'impact fondamental de son irrésistible expansion à l'échelle de la planète et de son avènement comme mode de régulation unique des échanges et de la production, voire de la vie sociale tout court." Exemple encombré, ô combien nébuleux, tiré d'une revue économique ! Le sujet m'avait mis l'eau à la bouche, mais la voilà polluée par accumulation de résidus syntaxiques et de concepts !

Expression écrite et écologie, même combat ! L'éducation nationale est, elle aussi, devenue championne en la matière. Elle avait déjà noyé les parents entre méthode globale et syllabique, acquis et prérequis, mots et syntagmes... Aujourd'hui, dès l'école maternelle, le stylo, le crayon ou le feutre sont "des outils scripteurs" tenus par l'élève, par "l'apprenant". Le vocabulaire est classé par "catégories sémantiques" et la légende urbaine a fait du ballon, "un référentiel bondissant". Le snobisme intellectuel est toxique, nocif et ridicule mais encore plus, tragique et beaucoup moins comique que chez Molière, son Bourgeois Gentilhomme et sa belle marquise !

Bien sûr, messieurs les jargonneurs, vous n'êtes plus crus ni compris sur parole. D'ailleurs, quand vous ne voulez pas nous exposer à la complexité, vous savez nous abreuver d'émissions de télé-réalité qui polluent notre bon goût. Le journaliste se fait bateleur, bonimenteur, amuseur et charlatan pour nous offrir la mise en scène quotidienne d'amours vulgaires et adolescentes autour d'intrigues dont le seul but est de se pécho pour des coquins plans-cul !

Les monologues hystériques rebaptisés dialogues sont des échanges de tics verbaux pour se soulager entre insultes et psychodrames. D'écologie, il n'y a plus que la langue verte, certes créative ! C'est un truc-de-ouf mais les anges de la télé-réalité, de Marseille à Miami, sont des cassos patents et pathétiques qui ne vivent que de bad trip !

Et je ne parle pas des pollutions sonores avec rires sur commande de programmes en direct ou de la pollution visuelle et intermittente de nombreux spectacles vivants ! Excusez mon mauvais goût rétro ! Mais avez-vous déjà subi la pollution chronique et diffuse, de l'émission au succès constant : "Touche pas à mon poste" et de ses gimmicks cultes : "ma petite beauté" et "mes chéris" qui vannent le public, cartonnent et explosent l'audimat ?...

De même, simuler une interview dans le seul but de se mettre en valeur et de parler de soi n'est-il pas aussi sottise et vanité ? Je ringardise très fort, car le public adore et adhère aux moqueries et aux pitreries. Plus c'est énorme, plus ça racole et caracole en tête des sondages ! Messieurs les bateleurs, vous ne manquez visiblement pas d'air auto-satisfait mais il est salement pollué et pollueur !

Bref ! A vous écouter, gens de presse et de télé, cabotins et histrions de l'audimat, nous sommes tous soumis à une obsolescence programmée par manque d'adaptation linguistique et de rigidité intellectuelle. Rassurez-vous ! Vous aussi ! Les mots du vocabulaire anglais, arabes, de la rue, etc., sont empruntés et même détournés en continu...

Quel que soit votre taff', vous risquez en permanence de ne plus être kiffés ni calculés et de passer pour des boloss ! Oh ! Sa race ! Inutile d'être vénère ou d'avoir le seum, vous gavez grave les cousins et vous êtes déjà les vieux et les bouffons des auditeurs ! C'est chelou ou relou mais sûr, c'est trop la honte ! Médiamétrie est intraitable et vous serez un jour ou l'autre, les pafs du PAF !

Spécialistes et bonimenteurs à la langue empesée ou hommes de plumes goudronnées, il serait temps d'être écolos !

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Ecologie du langage. Lettre aux buzzers, jargonneurs, pollueurs ! 1/4

Publié le par modimodi

 

Eco-buzz !

Si Raymond Devos et Pierre Dac nous ont amusés avec l'expression : "parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler", et "s'il vaut mieux la fermer avant de l'ouvrir", des questions restent à régler ! A qui parle-t-on et de quoi, et pourquoi ?

Il est des professions, pour informer, défendre et convaincre ! Ce sont celles de journaliste de la presse radiophonique ou télévisée, d'éditorialiste, de chroniqueur et d'animateur. Ils en ont fait un métier en vogue ! Car aujourd'hui, plus les mots sont vagues, plus ils sont en vogue.

Voguent donc les galères de tous ces mots prisonniers des buzzes de l'audimat. Ils font chemin dans l'opinion et imbibent les auditeurs et téléspectateurs, avachis dans leur fauteuil ! Les dictionnaires s'enrichissent régulièrement de tous ces néologismes venus de la rue ou de la presse ! Si la littérature est un vert pâturage pour lecteurs ruminant, qui aurait cru que les lexiques seraient ainsi engraissés et que l'agriculture serait aussi forcée et polluée !

Désormais, chaque année, le vacher cherche "l'amour dans le pré" aux nitrates, en organisant un speed dating de prétendantes !... Sur l'écran TV LED Full HD, grand jeu de retoquage de bucoliques névrosées, envoyées sur les roses artificielles des amours défraîchies, grande rumination amoureuse de bergères refoulées, envoyées paître à la campagne et transhumer dans les alpages, grande pastourelle bêlante de bergers hystériques comptant sur leur bâton pour donner envie de souffler dans le flageolet.

Eco-buzz permanent ! L'océan médiatique est souillé ! Voguent donc les mises en bouteilles journalistiques de l'onde amère aux algues vertes à l'empire des ondes hydrocarburées !

Alerte à la pollution sonore et visuelle ! Les nouveaux vocables se pressent à la une des quotidiens ou se lancent à la hune des mâts télévisuels. Esquifs surfant sur les vagues du direct et de l'audience, coquilles de noix vides souvent de sens mais pleines de nouvelles expressions ! Ils fluent et refluent sur les pages des baveux ou s'échouent triomphants sur les plages horaires et sonores des access prime time des chaînes publiques ou câblées.

Attention ! Vous êtes perdus si vous avez manqué un épisode et si vous ne savez pas revoir l'émission en replay ! Vous êtes archaïques et ringards, si vous ne savez pas répondre en direct et hashtaguer. L'univers est googlisé, vous êtes en compte, facebookés et vous devez savoir twitter votre pensée raccourcie en signes ou smser en 160 caractères émoticônés. Les vacances se prennent en low-cost dans des apparts B and B et vous pourrez compléter votre fitness par des afters zumba !

Holà ! Messieurs les jargonneurs ne faudrait-il pas respecter l'auditeur ? Vous contentez-vous d'être compris à demi-mot ? Avez-vous besoin de réfléchir pour trouver quelque chose à dire ? Parler, vous évite-t-il de penser ou vous permet-il de penser tout haut pour finalement ne faire que du bruit ?

Fondamentalement dire et écrire, n'est-ce pas chercher à être compris ? N'est-ce pas s'adresser intelligiblement à l'esprit, au cœur, à la raison pour expliquer, argumenter, exposer les thèses, développer en antithèses les points de vue et tenter d'en dégager des perspectives ou des solutions provisoires ? Faut-il "néologiser" dans le lisier médiatique pour briller ?

Ne vous écoutez pas parler ! Écoutez-vous ! Voici quelques exemples allergènes pris sur le vif : "Les politiques, ces nouveaux Léviathans doivent être dédiabolisés." Ou bien : "Cette actrice, était un sex-symbol des sixties, aujourd'hui encore, c'est une bombe !" Ou encore repêchée dans la mare aux diableries, celle-ci : "L'examen des fadettes par la brigade financière permettra de prouver l'honnêteté du candidat." Et enfin « Les champs institutionnels de notre environnement se sont bipolarisés socio-économiquement » ....

De quoi intriguer et perdre le brave téléspectateur de tous horizons entre quelques phrases, elles, heureusement compréhensibles ! Car bien sûr, la concentration des exemples cités ici, renforce l'effet caricatural de la charge !

Qui n'a pas parfois entendu ces naïfs commentaires de braves concitoyens à l'encontre d'un journaliste ou animateur : "Il est calé celui-là !"... "Il connaît son sujet."... "C'est compliqué, mais il explique bien." A traduire par : "Je ne comprends pas tout ce qu'il dit, mais globalement, ça va quand-même !" (Sous-entendu, il me rend intelligent.) C'est un peu, comme l'environnement : c'est pollué, l'air devient irrespirable, mais on va, on vient, on vit et on survit quand même ! Au secours !

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La bourse ou la vie

Publié le par modimodi

 

Aujourd'hui, tout se marchande et se paye. Dans cette époque de hold-up permanent des valeurs morales, au sein d'une société désorientée, plus dans les tics et le toc que dans l'éthique en mastoc, "la bourse ou la vie" reste le slogan qui prépare les futurs contribuables aux mille et vains efforts de la nation.

Inutile de voler la caisse de ce vieil État, hier appelé Providence ! Celle-ci est claire et vide un peu partout : épargne, prévoyance, retraite, secours, allocations en tout genre, indemnisations, aides gouvernementales, etc. C'est l'assurance maladie pour tous nos espoirs en dépôts et consignations ou faillitaires !

Pour notre malheur, avec les infortunés opposants aux lettres classiques, à présent, nous décomptons et déclinons. Finies les œuvres (traduction latine d'opera), terminés les poèmes de "quat'sous" ! En effet, si my taylor is rich, mon vers l'est aussi : l'auto rime avec loto, l'été avec Léthé et ces excès sont insensés, rien qu'à penser aux vahinés, ou c'est inné ou c'est gonflé... Poète à perpète !

Ainsi formé, dans les transes, actions cotées ou non, l'Homme qu'on voudrait moderne hésite toujours entre activiste d'actions directes et actionnaire d'actions mobilières. Qu'il joue ou qu'il paye à cache-cash, somme toute, il est content et pour le reste, il se croit même un crack entre deux Krachs.

Ne le prenez pas en grippe, il a déjà la Covid et les variants de tous les pays ! Dans un pêle-mêle d'actes rarement gratuits, le chef d’État veut bien, coûte que coûte, faire contre mauvaise fortune, bon cœur. En prenant un ton "emprunté", il déconfine les milliards et joue allègrement avec les pourcentages du PIB et de la dette. Quand l'épidémie recule le déficit augmente, mais "à la guerre comme à la guerre !" dit-il.

Brave frère humain ! Le cœur gonflé sous le portefeuille plus souvent que sur la main, l'Homme, éternel comédien d'un bonheur éphémère a oublié que la vie n'était que comédie. Pathelin de sa propre farce, il a pris au sérieux ces mélis-mélos, mélodrames. Bouc-émissaire de sa propre tragédie, il a oublié que le drame au sens étymologique du "drama", donc de l'action était d'abord un art de l'intérieur et de l’être.

Faute de quoi sa destinée le meut, l'émeut, l'agite. Il croit être libre de désirs, de volonté, d'actions et de réactions. Mais tout n'est que mirage au désert des vaines prétentions où passe la caravane de ses illusions de paraître, évanouies avec la brume au lever des réalités. Seule la vie est active et invente des scénarios. Action ! Moteur ! Entre ses clips et ses claps, au cinéma de son ennui, l'Homme est un acteur plus agité, qu'agissant.

Parfois, faute d'avoir trouvé le mobile de l'action, il pousse le crime à ne rien faire. Oisif, paresseux, il tue le temps en silence, préférant l'or à l'argent. Riche d'intentions, prodigue en projets, économe de résolutions, il thésaurise, dernier Crésus de ses envies inassouvies dans l'évanescence du bon temps.

Évidemment, en cette époque décadente, dans la décomposition spirituelle et morale et l'insatisfaction grandissante, l'écrivain fait partie de ce maelström social. Il agit et se bat avec des mots et des idées dérisoires, parfois sans queue ni tête comme des iules au milieu de ses virgules, des blancs dans ses phrases. Il est toujours un mauvais élève à l'école de la vie.

Bien sûr, depuis la Genèse, en amour comme en poésie, les vers sont dans le fruit. Adam rime avec "bosse Adam !", quand Ève le prend pour une pomme ou "brosse Adam !", quand il est sur les dents !

Que chacun se rassure donc, ce billet d'escompte, sans intérêt ne concerne personne... Quoique, quoique !... Notre existence ne se déroule pas exclusivement, à l'intérieur de nos limites hexagonales. La politique économique n'a pas de frontières, elle nous impacte dans la vie de tous les jours !

Est-ce que Rosbeef, ça rime avec naïf ? Brexit ! Frexit ! Ça rime avec déficit ? Qu'est-ce qui incite ou qui excite ? Un kopeck pour un dollar ! Un franc pour un euro ! Vive l'Europe ! Mais au final, qui est-ce qui a été EU ? Demandez aux pêcheurs français ! Quel chahut dans les chaluts !

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Lettre en clin d'oeil aux François ! Le dernier héros connu ! 3/3

Publié le par modimodi

 

Le dernier héros connu !

Sais-tu, toi qu'on honore comme le dernier des z'héros connus que tu as eu de la chance de présider au destin de notre beau pays ! Toi, François, le premier des Français, le premier des François comme on disait autrefois ! En ce jour, je t'adresse une lettre ouverte qu'il n'était point besoin de cacheter ! Il suffit à notre histoire de se souvenir des lettres de cachet royal d'emprisonnement ou d'exil !

Hier, pour échapper à tes lettres frappées d'impôts, certains choisissaient leur propre exil fiscal, en délocalisant à tout va. Ils ne voulaient en rien t'être redevables ! Il faut dire que pour l'écriture des douloureuses, tu t'y connaissais en charges et surcharges et que tu pouvais même te taxer d'un talent foncièrement imposant. Plus d'un bon François, en défaut de perception, n'en est pas encore revenu !

Ô grand François, tes lettres de recommandations, comme autant d'exemples à suivre, ne manquaient pourtant pas ! Saint François d'Assise a su donner ses lettres de noblesse au nom de Francesco. Après une vie de plaisirs faciles, sa conversion l'a poussé vers les pauvres. Au service des plus démunis, il épouse Dame pauvreté et fait don de tous ses biens ! N'était-ce pas pour toi, un bel exemple social pour une fraternité socialiste, avant l'heure !

Mais à part les griffures de ta rose au poing qui te servaient de stigmates politiques, tu étais loin de la pauvreté matérielle, de l'abnégation et de l'ascétisme ! C'est nous qui en avions gros sur la patate de l'indigence des résultats... Minces alors d'un tel régime ! Un mardi gras pour six jours maigres, c'était carême et carnaval ! En gros, seules tes promesses de nous décrocher la lune fondaient vraiment comme cire au soleil. Toi, tu te développais et t'épanouissais, pléthorique d'engagements aussitôt démentis. Tu étais sûrement meilleur en serments d'amour qu'en serments de fidélité... économiques bien sûr !

Tes écrits, lois et règles, chartes, manifestes et pactes n'ont pas eu le souffle inspiré du "Cantique des Créatures". Tes syntagmes anaphoriques : "Moi, président" n'ont pas eu la grâce ni la lumière du "Cantique de Frère Soleil". Systématiquement, ils convoquaient plutôt à la manière de Charles Van Lerberghe : "ma sœur, la pluie" !

Ton projet écologique lui-même n'était qu'un hymne incantatoire à la Nature, pas une vraie volonté énergique pour la protéger ! Seuls tes discours de tribune s'apparentaient à des sermons mais tes fidèles croyaient de moins en moins aux miracles financiers ! Toi, tu multipliais tes apparitions en majesté. Tu avais ta référence à Dieu le père !  Ainsi, as-tu préféré entre deux coups de Jarnac poursuivre le rêve social, le mythe errant d'un autre François.

Plutôt que de nous jouer du violon, François Couperin aurait pu t'inspirer des compositions musicales plus élevées pour tes grand-messes populaires ou tes récitals au ras des pâquerettes ! Par contre, François Mauriac t'avait peut-être préparé au désert ! Du désert spirituel au désert politique, il n'y a souvent, au sortir des urnes, que quelques voix d'écart qui ne sont pas du tout célestes ! 

Bien sûr, que tu es normal, mon cher François mais tout de même l'histoire de France et la musique italienne ont peut-être présidé à ton destin national. Connais-tu : "Le roi s'amuse" ? Victor Hugo parle de François 1er, de la cour de France, pas du président, bien sûr !

Quel destin et quel beau rôle que celui de Rigoletto, le bouffon bossu, fou sublime et romantique de l’opéra de Verdi ! Après les illustres références royales et papales que porte ton prénom, il ne te manquait peut-être plus que le patronage du bossu françois, Nicolas Triboulet qui clamait que le roi, François 1er était son cousin !

Toi, tu aimes tant le calembour et le bon mot que tu aurais pu dire, comme lui, plein d'esprit au roi qui lui avait accordé le privilège de choisir sa manière de mourir ! "Bon sire, par sainte Nitouche et saint Pansard, patrons de la folie, je demande à mourir de vieillesse." De mandature en mandature, ainsi vont les espoirs présidentiels portés sur la gouvernance de notre beau pays : demeurer et persister ! 

Oh ! La politique est peut-être, un livret d'opéra. Dès le prélude, Rigoletto nous offre un premier thème menaçant et nous livre un drame aux multiples tensions sociales. Il nous emporte dans les intrigues de la passion où la trahison et la vengeance font merveille !

"Maledizione" ! Rien ne manque au drame de la cour de Mantoue, au point qu'on le croirait hexagonal, national, franchouillard et déjà digne de s'étaler à la une de Closer : la condition féminine y est subalterne. La vie du grand duc échappant aux courtisans comploteurs aurait presque pu se jouer en deux allers-retours... de scooter ! Le vieux Monterone avait raison ! Le duc infidèle fait grand honneur à l'inconstance des femmes ! A "la donna è mobilé" répond le couac de la cantatrice : "Merci pour ce moment" ! Oui, elle peut alors chanter, la reine du moment, la répudiée sur l'instant !

François ! Je te le dis au pied de la lettre, quelle chance tu as eu d'avoir de si bons François pour citoyens et compatriotes ! En effet, quelle politique alléchante et quel menu avais-tu à leur proposer entre les bonnes poires d'électeurs et le fromage de Hollande !... Je ne le sais que trop ! Queues et croûtes garanties et service compris ! Pendant que nous nous affinions, toi, en champion de l'orthogaffe, tu te réservais l'édam !

Ton lignage nous permettait pourtant, à tous de croire et d'espérer encore ! Nous formions des vœux ! Avec François Premier pour une nouvelle période de Renaissance de la France, avec le pape François, nous formulions un autre vœu pieux, en la miséricorde miraculeuse d'une politique efficace pour ton bon peuple ! Nous comptions sur ton courage François, mimolette 1er.

Aujourd'hui, cette lettre ne devrait pas rester lettre morte ! Elle ravivera tes souvenirs. T'en souviens-tu ? Nous te disions, pleins de bons sentiments français, les cinq lettres de la chance ! Car, tu nous y avais, allègrement, mis dedans ! 

 

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Lettre en clin d’œil aux François ! Le pape ! 2/3

Publié le par modimodi

 

 

Le pape !

Braves Français et bons François, compatriotes de mon pays ! J'espère que vous avez bien reçu ma lettre au premier royal François et que vous recevrez cette deuxième missive ! Je sais que je risque l'excommunication de par cet écrit pas très catholique, tout encombré de salades pas très romaines !

Doux Jésus ! Chers concitoyens, je vous sais l'esprit fidèle et subversif, tout à la fois attachés aux principes républicains et laïques et au dogme de la Trinité qui n'est pas toujours, quand vous croisez les mains, Liberté, Égalité, Fraternité !

Si vous ne voulez pas être plus royalistes que le roi, alors, soyez fiers comme un pape peut l'être ! Comme notre pape peut l'être, Franciscus primus, en latin, of corse ! N'est-il pas le premier pape à avoir pris le nom de François en hommage à la vie de saint François d'Assise pour l'exemple de son dénuement et de ses actions en faveur de la paix ! Curieux destin pour ce jésuite, cardinal argentin du pays du tango, devenu un autre François Ier de la grande Histoire du monde. Pape en mules pour ses émules !

Mais il ne suffit pas pour vous de papoter avec la chrétienté, il faut prêcher, par l'exemple, la bonne parole aux quatre coins cardinaux. Cher Souverain pontife, Urbi et Orbi, faites œuvre de bonne chaire et incarnez en chair et en os, le désir charnel et spirituel. Pas de frayeur pudibonde comme chez certains de vos chanoines, prédicateurs en chaire et gras missi dominici. Car ces bien en chair qui s'adonnent à la bonne chère se mettent, la bouche pleine et lippue, à décrier la petite et délicieuse chair fraîche et rose !

Ne coincez pas la bulle, ô mon bon François ! Personne ne va vous chercher des crosses ni des poux dans la tiare, sauf si vous vous entêtez à parler de l'amour du prochain en ne le réservant qu'à la prochaine ! Ceux qui ont l'esprit de chapelle ne sont pas toujours des enfants de chœur ! Le plain-chant d'amour a cappella est parfois profane. La rose au cœur de la rosace se découvre toujours sous la dentelle, mais elle n'est pas toujours de pierre, ô grand Saint Pierre !

Par notre Sainte mère l'Église, ce n'est pas toujours la loi du genre de prendre de sacrées positions sur les choses de la vie ! Dites-le d'ailleurs à vos missionnaires ! N'est-ce pas péché d'orgueil que de se croire en plus infaillible, quand on est paraît-il interdit d'expérimentation !

Ô vous, le successeur de Pierre, vous qui devez rester ferme sur vos positions, je vous admire de tant d'abstinence et de maîtrise mortificatrice sur l'aiguillon de la chair... Votre paradis terrestre est sans doute pavé de toutes vos bonnes intentions de prières pour réussir à ne pas tomber dans le péché et succomber à la tentation de la chair. Comment en faisant chair avec votre Église, célébrer avec tant de ferveur la résurrection de la chair et prêcher le dénuement, en pensant davantage à St François qu'à Ste Françoise ?

Ô pasteur suprême, porter la soutane blanche exige de vous de veiller sur les ouailles mais également de vous abstenir de parler du sexe des anges aux petites oies blanches, en confesse comme en messe basse ! "Vade retro me, Satana" avec tes frissons de chair de poule !

Elles ne sont pourtant pas toutes nées de la dernière pluie céleste ! Mais j'avoue que se référer au secret de l'Immaculée Conception pour leur faire croire à la grande croisade de la contraception, c'est tout de même faire preuve d'un saint et subtil esprit pénétrant ! Une belle histoire à l'eau de rose et à l'eau bénite pour un simple Ave Maria et trois Pater !

Rien que d'y penser, je suppose qu'il y a des jours où il vous est bien difficile de rester sérieux comme un pape ! Alors que vous connaissez forcément la position du missionnaire et la sulfureuse réputation du couvent St François où l'on rentre à deux pour en sortir à trois !

Ô le facétieux Saint Esprit ! N'avait-il pas aussi l'esprit de corps quand il inspirait les apôtres Marc et Mathieu d'un évangélique message : "l'esprit est vif et la chair est faible !" Nous rêvions tous d'un nouveau test-amant et nous voilà à jamais pauvres d'esprit et grands pêcheurs, convaincus que les petits anges joufflus ne sont jamais fessus ! Exception faite de la baie des anges à Nice ! Tous nice, very nice !

Comme la plume au vent, "la donna è mobile", vous avez, ô pape François, votre petite papa mobile et si vous pouviez, je suis sûr que vous chanteriez aux bons chrétiens, l'air du duc de Mantoue. Car si "le roi s'amuse" alors, pourquoi pas le pape sur les vers de Victor Hugo empruntés à un autre François, François premier, le tout premier !

Voilà, ô bon Saint Père, la grâce est avec vous car grâce à vous, la boucle est bouclée et l'enveloppe de mes missives est fermée ! Vous pouvez chanter en grégorien avec le chœur des vierges : "La femme est changeante/ Telle une plume au vent !"

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Lettre en clin d’œil aux François ! Le premier ! 1/3

Publié le par modimodi

Le premier !

Braves Français et bons François comme on disait autrefois, je confie au Père Noël qui connaît le père François, le soin de vous diffuser ma lettre ! A tous les coups, vous la recevrez à Pâques ou à la Trinité !

Quel destin mes aïeux ! Oui ! Chers compatriotes, chers Français, François de ce pays, soyons fiers et confiants, nous avons un avenir assuré ! L'Histoire elle-même est rassurante ! Oui ! Nous portons un nom identitaire et un prénom célèbre ! Feuilletons ensemble, sourire aux lèvres, le livre de souvenirs et d'images de la petite et de la grande Histoire de ceux qui nous ont précédés ou qui influencent aujourd'hui encore nos existences !

Oui, comme François, comte d'Angoulême et duc de Valois, vous pouvez vous aussi, vous prendre pour le Roi et même jouer les jeunes premiers, promis à la Renaissance ! Bien sûr, si vous n'êtes pas royalement Soleil, vous devez briller et rayonner par vos humanités et votre humanisme mais ne pas être clinquants ! Soyez artistes, créatifs et cultivés !

Ne confondez pas Marignane et Marignan ! 1515 n'est pas un code, un carré magique, une référence de jantes alu de 15 pouces, une section de tuyau 15/15 ! Ne soyez pas les roturiers de la quincaille en ferblanterie ! Just married avec la médiocre pacotille en réclame qui tintamarre aux oreilles du bon peuple !

Ne vous laissez pas plomber davantage vos ailes de pigeon : "Les 15 Kilos perdus en 15 jours pour 15 euros ! Les 15 jeux, les plus stupides pour QI de 150 : si 15 minutes font un quart d'heure, combien de minutes et de quarts à 15h15 ? Répondez en quinze secondes !" Laissez le cliquetis de la chance et les boniments aux ferrailleurs du clinquant dont l'avenir est assuré. Passez votre chemin devant ceux qui croient dur comme fer que tout ce qui brille vaut de l'or ou que le fer à cheval porte bonheur aux chevaux de bois !

Soyez fer de lance mais n'ouvrez pas davantage la plaie, comme ceux qui nous surinent quotidiennement les trompes de leur eustache et de leurs babioles de bas arts ! Portez beau plutôt dans l'inspiration de la plume ou dans la force du ciseau plutôt que dans les armes, la magnificence des arts et des lettres ! Faites-les resplendir comme des écus d'or au soleil.

Aimez les livres, soyez un royal lecteur ! Soutenez la création, écrivez si vous pouvez d'élégants badinages comme Clément Marot ! N'attendez pas que "le beau printemps et l'été fassent le saut par la fenêtre !" Prenez l'escalier de Chambord et faites votre double révolution artistique sans jamais se faire croiser la beauté et la laideur, la grâce et la lourdeur. Inspirez-vous des idées, des maîtres de la Renaissance, de leurs trésors et du génie de Léonard de Vinci !

Aimez la vie, les joutes, le spirituel, les spiritueux ou les vins de Loire sur la route du Clos Lucé. Vénérez la beauté dont chaque femme est une œuvre qui vous enveloppe dans ses courbes aux gracieuses arabesques, qui vous enivre de ses voluptueux parfums du désir ! Soyez bâtisseur, peintre, sculpteur, alchimiste par amour.

Toutefois, gardez raison car : "Souvent femme varie, bien fol est qui s'y fie !" Du Camp du Drap d'Or à la Paix des Dames, il n'y a pas que de tendres guerres ! Venez, si vous le pouvez, goûter à la paix de Nice !

Soyez audacieux mais tout n'est pas à conquérir ! Les cœurs des belles sont des terres d'aventures lointaines qui se refusent souvent à vos aspirations les plus secrètes même pour tout l'or du nouveau monde ! Enflammez-vous pour les projets mais imposez-vous une ambition maîtrisée. Crachez le feu de la salamandre et vivez si vous pouvez la vie de châteaux ! Que l'amour y mène le bal, si "tel est votre bon plaisir !"

 

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Le début et la fin 3/3

Publié le par modimodi

Depuis les prodiges de la Genèse et la promesse évangélique de la vie éternelle, l'espoir est à n'en plus finir ! Les meilleures choses n'ont jamais de fin ! C'est toujours la première fois !

Le temps qui passe n'est qu'une fraction d'éternité... toujours en devenir !

Au long de sa vie, tout Homme est un éternel débutant. Qu'il réalise une action ou simplement qu'il se réalise, chacun peut-être ainsi :

-un nourrisson vagissant, aux premiers sons brayés et balbutiés et répétés ensuite, année après année, dans ses excès de joie ou de colère,

-un bébé dans ses premiers pas, de fourmi, de tortue, de géant, plus tard, un novice progressant dans ses projets,

-un écolier ébaubi et béat, épelant en hésitant son premier b,a, ba, qu'il ne fera que répéter dans les nombreuses banalités de son existence,

-un cancre, bon premier des bons à rien, de ceux qui repartent sans cesse de zéro, à l'école permanente de la vie,

-un éternel débutant à son banc d'écolier, un perpétuel apprenti toujours au banc d'essai de ses entreprises, un actif en constantes expérimentations,

-un étudiant dans l'introduction de sa dissertation ou un apprenti bonimenteur développant avec application tous ses arguments,

-un bizut timide dans ses premières classes, un bleu avec ses armes au pied, soudain devenu blanc, au premier coup, plus tard, le même toujours ému devant une superbe beauté canon,

-un jeune premier, dans ses primes émois, aveuglé à première vue, puis toute sa vie durant, un perpétuel amoureux ébloui par les feux d'amour et d'artifices,

-un vigoureux échange physique sans préliminaires, un rapport sans précautions et après, des amours de passage,

-un puisatier qui remonte à la source, un éclusier dont les rêves d'aval en amont suivent la rivière et le fleuve pour atteindre l'océan,

-un néophyte chimiste à ses nouveaux tubes et essais ou un grand chef préparant dans son laboratoire, une mise en bouche, en avant goût du menu dégustation,

-un hallebardier de théâtre, à sa toute première entrée comme l'Homme ce comédien, éternel débutant sur la scène de la vie.

Et ainsi, pourrions-nous aligner les exemples, à n'en plus finir ! A votre tour, imagineriez-vous la suite et le développement dans le temps de ces quelques situations... Que diriez-vous devant :

-un concepteur, promoteur d'idées neuves et originales,

-un scientifique dans ses axiomes et postulats,

-un sentencieux, par principe, dans un a priori,

-un pionnier et un explorateur en premier lieu,

-un parvenu qui se croit le premier venu,

-un croque-mort à son point de départ,

-une ballerine entrant dans la danse sans la peur de la contredanse,

-un mécano de première main avec le doigt dans l'engrenage dès sa première mise en route,

-un électricien survolté, vite mis au courant,

-une manucure qui se fait la main,

-un vampire qui se fait les dents,

-un pénitent condamné d'emblée, au péché originel,

-un novice aux prises avec sa première expérience mystique,

-une pensée avant propos,

-un avertissement sans frais ni préavis,

-un pianiste dans un prélude,

-un écrivaillon rédigeant son prologue et sa prime préface,

-un jeune politicien éloquent dès le préambule de son discours.

Et pourquoi pas imaginer encore ?

-Archimède se jetant dans le bain avant sa savonnette,

-Dieu ou le numineux hasard s'enflammant pour sa création et jaillissant pour une entrée en matière, dans une première étincelle,

etc, ad libitum...

Car chacun se met encore à rêver d'une éternelle jeunesse ! L'académicien se croit perpétuel ! La belle lifte son destin ! Plus de peau de chagrin mais le velouté d'une peau de pêche ! Plus de vieille peau, plus d'usure du temps, de fatigue inutile, c'est toujours l'heure H pour faire la bombe ! Dans les afters, tout le monde s'éclate dans les artifices de fêtes improvisées. Partout, ça gaze ou pète la forme car ce n'est pas aujourd'hui, la fin des haricots ! ...

"La fin me donne faim ! Y penser ça creuse !" disait le fossoyeur en mordant à pleines dents dans son casse-dalle ! A la bonne heure ! Car pour l'heure, ce n'est pas encore le début de la fin ni le dernier quart d'heure, tant que vous n'avez pas avalé le fatal bouillon d'onze heures, le bloody mary, le mort-ito, la mort subite, le dark cocktail !

Où que vous soyez, tenez-vous en éveil, il n'est point temps du dernier sommeil ! L'essence précède l’existence. Cherchez donc la cause première !  Buvez la bonne parole ! Vous pourrez boire l'eau de vie, jusqu'au bout de la nuit ! Tout est bonheur et don du ciel. La providence divine ou pas, est charitable.

" Demandez et vous recevrez ! " ... Un bon œil d'aigle pour le dernier des Mohicans, un bon pied marin pour le premier quartier-maître ! Ce n'est pas l'heure, de tirer sa dernière flèche ni de rejoindre le port, pour y jeter l'ancre ! Stop ! Halte-là aux prédicateurs de la dernière heure ! A la fin des soldes, seules les fins de mois sont dures, à la fin de ma vie, seule la fin de moi sera dure, et dure dur !

Car en fait, amis terriens, nous ne savons rien. Dans notre conception humaine, forcément limitée, le monde n'a peut-être, qu'un début et pas de fin !... Nous cherchons à percer le mystère, à tout savoir et tout comprendre. Certains disent qu'ils savent. Ils mentent !

La voie qu'ils indiquent est une voie sans issue. N'écoutez pas ces rusés charlatans qui régulièrement prédisent la fin. La disparition de l'humanité reste une abstraction, un plan sur la comète en folie, un mythe horrifique. La destruction du monde reste dans l'absolu, un vain fléau, dit divin ou une peur millénariste. Il y a forcément un commencement de la fin, mais la fin est incertaine et ne justifie pas qu'on s'arrête à des arguments, somme toute, moyens !

En définitive, seul l'échotier s'y retrouve, mais toujours en fin de conte et l'avenir se chargera bien de lui régler son propre compte. Il peut se tuer à rabâcher ses prophéties et multiplier ses avertissements, il est déjà lui-même, en voix d'extinction. Il n'aura pas le dernier mot ! Ne vous rendez-pas à ses prédictions, opposez-lui, une fin de non-recevoir. Méfiez-vous des prêcheurs et des prophètes !

Avec ce type de raseur, un conseil : ne cherchez pas à tenir le cou, coupez court ! A la fin des fins, n'attendez pas d'être au bout du bout, ni à la dernière extrémité ! Mettez fin à la sinistrose, tout finit par s'arranger !

A quoi bon d'ailleurs s'inquiéter durant toute notre vie, d'une histoire dont nous connaissons tous, la fin ! Même pour celui qui ne sait ni A ni B, l'alphabet de la vie s'épèle de A à Z !... Alors amis, agissez et affrontez l'adversité, acceptez de recevoir et accordez votre pardon, accueillez votre frère et aidez votre semblable, admirez la beauté et améliorez l’œuvre, ancrez vos convictions et approfondissez vos connaissances, avancez en vous et vers les autres et aimez, en toute confiance ! A la fin, d'ailleurs, espérer constitue déjà un bon début.

Finalement, c'est entre le début et la fin que se glisse la durée, que s'introduit l'intervalle, que s'écrit l'histoire d'une vie, d'une époque et du monde. Nous sommes fondamentalement, tous des citoyens de ce monde, inscrits dans la durée, une durée indéterminée...

Nous portons tous en nous, le début et la fin des renouveaux incessants ! C'est sans fin, que nous sommes, jusqu'à la fin inconcevable des temps, l'ébauche et l’avènement, la finition et la définition, de l'amour et de la vie ! Chaque jour est le plus beau des jours ! C'est peut-être cela le commencement de l'éternité !

 

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Le début et la fin 2/3

Publié le par modimodi

Au début était le bruit ou le silence, le souffle ou la parole ! Au début, était le son ! Au début était le mot... Tu l'ignores, tu le supposes !

Toi, qui le cherches, sais-tu que la mort seule, aura le dernier mot dans l'éloquence de son silence ou le fracas des trompettes du Jugement dernier.

Sagesse ou folie, il faut vivre chaque instant comme un début et non pas comme une fin. Il faut vivre chaque fin comme un nouveau départ. La seule assurance, c'est celle de la promesse...

Chacun le sait plus qu'il ne le perçoit ou ne s'en rappelle. Le premier cri de la délivrance a marqué son irruption dans la vie. De même, certains croient que c'est le premier souffle biblique qui a donné le coup d'envoi de la création.

Pour ceux qui croient au ciel, l'évangile ésotérique de St Jean leur donne une précieuse indication : " Au commencement était le Verbe ! " Voilà ! L'origine du monde est déclenchée par le Logos divin qui fonde l'univers avant de s'incarner pour demeurer parmi les humains. C'est ainsi que tout commence ! C'est ainsi que naît le mystère du cosmos, de la terre et de l'existence !

"Dieu" ainsi nommé, accomplit son entrée en matière et en action. Il crée les premiers temps de la valse des planètes, les premières mesures de la ronde des galaxies, les premiers pas de la danse des étoiles et met en marche le carrousel des constellations. Fiat Lux !

Son entreprise magicienne donne l'aurore au cosmos. L'éclat du premier matin préfigure tous les matins du monde. Un éclair de génie ébauche dans la lumière tous les éléments de l'harmonie. Il leur donne forme et fait apparaître les êtres vivants dans leur infinie diversité et leur extraordinaire beauté. Le pur Esprit est féerie, il inaugure ainsi le temps primordial de la grande aventure humaine.

C'est l'avènement de la Vie ! Ab ovo ! L'éclosion est un jaillissement d'éléments gazeux, embryonnaires de prodiges. De la grande omelette cosmique naît notre terre et avec elle, les grandes interrogations : qui de l’œuf ou de la poule ? Dieu est-il un papa-poule ?

Certains crânes d’œuf restent à jamais brouillés avec la question et certaines faces d’œuf refusent de tout gober, en niant tout à plat ! Je connais un "saint" André qui est pire que saint Thomas ! Il refuse ces cucuteries de bondieuseries et appelle le Sauveur, Monsieur Jésus... Notre amitié est la plus forte.

D'ébauches en esquisses, l'évolution est engagée, en développements permanents, en extensions et expansions dilatées. Tout est rythme et musique, du temps naît le contretemps, du début naît la fin ! Mouvements des cycles permanents : Perpetuum mobile !... ad vitam aeternam... tout au moins, jusqu'à l'apocalypse !

Réjouissons-nous tant qu'on le peut ! Hava Naguila, Hava Nabila ! Non ! Mais quoi ? God knows what ! Découvrira-t-on enfin, le pourquoi du comment, le comment du pourquoi, le sens ou les sens de l'existence ? Verra-t-on le plan de la grande architecture, à défaut de rencontrer le Grand Architecte ? A quel prix, par quels moyens et à quelle heure ?

In fine, où est le début de l’œuvre, où est la fin du cercle, est-on vraiment au point central ou au point mort ? Tourne-t-on en rond ou a-t-on mal tourné ? Sommes-nous déjà au terminus ? L'arrivée se juge-t-elle au finish ? Interminables questions, sans fin, éternelles, jusqu'à la fin des temps !

Au cœur du croyant, qu'il soit parieur pascalien au tiercé de la sainte Trinité ou croyant de bonne foi, la "bonne nouvelle" évangélique a diffusé le message de l'espérance salvatrice dans un autre monde promis. Elle a transformé l'idée brutale de la mort en "Grand départ !" Inscription baptismale pour la nouvelle course céleste, le grand marathon du paradis ! Le départ pour l'inconnu ! Un seuil à franchir, un pas, un saut, une entrée dans le lumineux mystère, là-haut, tout là-haut...

Après tous les mea culpa, les pénitences répétées et la multiplication des prières de repentance, avant la face contre terre pour éviter la chute, voici le joyeux "rira bien, qui rira le dernier, avec les anges et les archanges !" Oh ! La grande et la petite joie de s'envoyer en l'air !

Un remède au désespoir qu'après, il n'y a plus rien ! Miracle de l'eschatologie ! Dénouement inattendu ! La fin est devenue début ! Une inversion inédite du processus où le terme est un recommencement, l'initiale d'une nouvelle vie ! Le retour vers le futur, l'involution ab utero, vers l'unité. Un voyage dans le temps et une expédition pour l'au-delà...

En quelque sorte, chacun aura ou aurait droit à une seconde naissance immatérielle, à l'instar du Christ Phénix ! Alors, pour renaître de ses cendres, il faudrait bien sûr, avoir le feu sacré et ne pas avoir de retard à l'allumage ! Mais hélas ou heureusement, nos feux sont d'artifice, de Bengale et de joie. Pas du feu de Dieu ! Rien d'extraordinaire ! Nous ne sommes que des lucioles, de petits feux follets pour la nuit éternelle.

Bonheur et gloire aux crédules ! Pour chacun d'eux, cette révélation est un cadeau inespéré, un sacré subterfuge, un formidable défi spirituel qui naît dans le cœur des hommes. Miracle, merveille et prodige ! Dieu sait comment, mais les voilà capables, par l'opération du Saint Esprit d'éviter brutalement la sortie définitive et de pouvoir jouer encore les prolongations paradisiaques ou infernales.

Ainsi, quand tout est achevé, quand l’œuvre est accomplie, quand le plat de résistance de la vie est consommé, rien n'est définitivement perdu ! Chacun peut désormais mourir de sa belle mort ! "Ce n'est pas la mort !", dira le futur bienheureux ! Ainsi, pourrait-on même comprendre ceux qui font le mort, vivant !

Par l'opération du Saint Esprit, l'esprit borné n'a plus de limites. Il peut passer d'un extrême à l'autre. C'est la fête aux neuneus ! A l'extrême onction, c'est in extremis, que celui-ci est mort de rire, jaune d'huile de saint Chrême !

Gloire donc au primitif, à l'esprit obtus car l'ouverture des angles devient possible, tous les angles sont arrondis. Il n'y a plus de point final, de point de non-retour, juste des points de suspension, un arrêt momentané de l'image et du son. Dans ce cas de figure radieuse et bienheureuse, si on expire, c'est pour prendre un second souffle céleste ! Rien ne cesse, ni ne dégénère car tout régénère ! Tout se transforme pour l'éther-nité !

Incroyable, me direz-vous, à n'en pas revenir ! D'ailleurs, à mon humble connaissance, personne n'en est jamais revenu, même en avatar ou en ectoplasme.

Alors, chevaliers de la terre ronde, fils de Dieu et filles de joie, faites comme moi !... Et que la fête continue ! Dès ici-bas, souriez aux anges ! C'est la seule figure de circonstance !

 

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