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Articles avec #dans l'air du temps qui passe tag

La bourse ou la vie

Publié le par modimodi

 

Aujourd'hui, tout se marchande et se paye. Dans cette époque de hold-up permanent des valeurs morales, au sein d'une société désorientée, plus dans les tics et le toc que dans l'éthique en mastoc, "la bourse ou la vie" reste le slogan qui prépare les futurs contribuables aux mille et vains efforts de la nation.

Inutile de voler la caisse de ce vieil État, hier appelé Providence ! Celle-ci est claire et vide un peu partout : épargne, prévoyance, retraite, secours, allocations en tout genre, indemnisations, aides gouvernementales, etc. C'est l'assurance maladie pour tous nos espoirs en dépôts et consignations ou faillitaires !

Pour notre malheur, avec les infortunés opposants aux lettres classiques, à présent, nous décomptons et déclinons. Finies les œuvres (traduction latine d'opera), terminés les poèmes de "quat'sous" ! En effet, si my taylor is rich, mon vers l'est aussi : l'auto rime avec loto, l'été avec Léthé et ces excès sont insensés, rien qu'à penser aux vahinés, ou c'est inné ou c'est gonflé... Poète à perpète !

Ainsi formé, dans les transes, actions cotées ou non, l'Homme qu'on voudrait moderne hésite toujours entre activiste d'actions directes et actionnaire d'actions mobilières. Qu'il joue ou qu'il paye à cache-cash, somme toute, il est content et pour le reste, il se croit même un crack entre deux Krachs.

Ne le prenez pas en grippe, il a déjà la Covid et les variants de tous les pays ! Dans un pêle-mêle d'actes rarement gratuits, le chef d’État veut bien, coûte que coûte, faire contre mauvaise fortune, bon cœur. En prenant un ton "emprunté", il déconfine les milliards et joue allègrement avec les pourcentages du PIB et de la dette. Quand l'épidémie recule le déficit augmente, mais "à la guerre comme à la guerre !" dit-il.

Brave frère humain ! Le cœur gonflé sous le portefeuille plus souvent que sur la main, l'Homme, éternel comédien d'un bonheur éphémère a oublié que la vie n'était que comédie. Pathelin de sa propre farce, il a pris au sérieux ces mélis-mélos, mélodrames. Bouc-émissaire de sa propre tragédie, il a oublié que le drame au sens étymologique du "drama", donc de l'action était d'abord un art de l'intérieur et de l’être.

Faute de quoi sa destinée le meut, l'émeut, l'agite. Il croit être libre de désirs, de volonté, d'actions et de réactions. Mais tout n'est que mirage au désert des vaines prétentions où passe la caravane de ses illusions de paraître, évanouies avec la brume au lever des réalités. Seule la vie est active et invente des scénarios. Action ! Moteur ! Entre ses clips et ses claps, au cinéma de son ennui, l'Homme est un acteur plus agité, qu'agissant.

Parfois, faute d'avoir trouvé le mobile de l'action, il pousse le crime à ne rien faire. Oisif, paresseux, il tue le temps en silence, préférant l'or à l'argent. Riche d'intentions, prodigue en projets, économe de résolutions, il thésaurise, dernier Crésus de ses envies inassouvies dans l'évanescence du bon temps.

Évidemment, en cette époque décadente, dans la décomposition spirituelle et morale et l'insatisfaction grandissante, l'écrivain fait partie de ce maelström social. Il agit et se bat avec des mots et des idées dérisoires, parfois sans queue ni tête comme des iules au milieu de ses virgules, des blancs dans ses phrases. Il est toujours un mauvais élève à l'école de la vie.

Bien sûr, depuis la Genèse, en amour comme en poésie, les vers sont dans le fruit. Adam rime avec "bosse Adam !", quand Ève le prend pour une pomme ou "brosse Adam !", quand il est sur les dents !

Que chacun se rassure donc, ce billet d'escompte, sans intérêt ne concerne personne... Quoique, quoique !... Notre existence ne se déroule pas exclusivement, à l'intérieur de nos limites hexagonales. La politique économique n'a pas de frontières, elle nous impacte dans la vie de tous les jours !

Est-ce que Rosbeef, ça rime avec naïf ? Brexit ! Frexit ! Ça rime avec déficit ? Qu'est-ce qui incite ou qui excite ? Un kopeck pour un dollar ! Un franc pour un euro ! Vive l'Europe ! Mais au final, qui est-ce qui a été EU ? Demandez aux pêcheurs français ! Quel chahut dans les chaluts !

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Lettre en clin d'oeil aux François ! Le dernier héros connu ! 3/3

Publié le par modimodi

 

Le dernier héros connu !

Sais-tu, toi qu'on honore comme le dernier des z'héros connus que tu as eu de la chance de présider au destin de notre beau pays ! Toi, François, le premier des Français, le premier des François comme on disait autrefois ! En ce jour,  je t'adresse une lettre ouverte qu'il n'était point besoin de cacheter ! Il suffit à notre histoire de se souvenir des lettres de cachet royal d'emprisonnement ou d'exil !

Hier, pour échapper à tes lettres frappées d'impôts, certains choisissaient leur propre exil fiscal, en délocalisant à tout va. Ils ne voulaient en rien t'être redevables ! Il faut dire que pour l'écriture des douloureuses, tu t'y connaissais en charges et surcharges et que tu pouvais même te taxer d'un talent foncièrement imposant. Plus d'un bon François, en défaut de perception, n'en est pas encore revenu !

Ô grand François, tes lettres de recommandations, comme autant d'exemples à suivre, ne manquaient pourtant pas ! Saint François d'Assise a su donner ses lettres de noblesse au nom de Francesco. Après une vie de plaisirs faciles, sa conversion l'a poussé vers les pauvres. Au service des plus démunis, il épouse Dame pauvreté et fait don de tous ses biens ! N'était-ce pas pour toi, un bel exemple social pour une fraternité socialiste, avant l'heure !

Mais à part les griffures de ta rose au poing qui te servaient de stigmates politiques, tu étais loin de la pauvreté matérielle, de l'abnégation et de l'ascétisme ! C'est nous qui en avions gros sur la patate de l'indigence des résultats... Minces alors d'un tel régime! Un mardi gras pour six jours maigres, c'était carême et carnaval ! En gros, seules tes promesses de nous décrocher la lune fondaient vraiment comme cire au soleil. Toi, tu te développais et t'épanouissais, pléthorique d'engagements aussitôt démentis. Tu étais sûrement meilleur en serments d'amour qu'en serments de fidélité... économiques bien sûr !

Tes écrits, lois et règles, chartes, manifestes et pactes n'ont pas eu le souffle inspiré du "Cantique des Créatures". Tes syntagmes anaphoriques : "Moi, président" n'ont pas eu la grâce ni la lumière du "Cantique de Frère Soleil". Systématiquement, ils convoquaient plutôt à la manière de Charles Van Lerberghe : "ma sœur, la pluie" !

Ton projet écologique lui-même n'était qu'un hymne incantatoire à la Nature, pas une vraie volonté énergique pour la protéger ! Seuls tes discours de tribune s'apparentaient à des sermons mais tes fidèles croyaient de moins en moins aux miracles financiers ! Toi, tu multipliais tes apparitions en majesté. Tu avais ta référence à Dieu le père !  Ainsi, as-tu préféré entre deux coups de Jarnac poursuivre le rêve social, le mythe errant d'un autre François.

Plutôt que de nous jouer du violon, François Couperin aurait pu t'inspirer des compositions musicales plus élevées pour tes grands messes populaires ou tes récitals au ras des pâquerettes ! Par contre, François Mauriac t'avait peut être préparé au désert ! Du désert spirituel au désert politique, il n'y a souvent que quelques voix d'écart qui ne sont pas du tout célestes ! 

Bien sûr, que tu es normal, mon cher François mais tout de même l'histoire de France et la musique italienne ont peut-être présidé à ton destin national. Connais-tu : "Le roi s'amuse" ? Victor Hugo parle de François 1er, de la cour de France, pas du président, bien sûr !

Mais quel destin et quel beau rôle que celui de Rigoletto, le bouffon bossu, fou sublime et romantique de l’opéra de Verdi ! Après les illustres références royales et papales que porte ton prénom, il ne te manquait peut-être plus que le patronage du bossu françois, Nicolas Triboulet qui clamait que le roi, François 1er était son cousin !

Toi, tu aimes tant le calembour et le bon mot que tu aurais pu dire, comme lui, plein d'esprit au roi qui lui avait accordé le privilège de choisir sa manière de mourir ! "Bon sire, par sainte Nitouche et saint Pansard, patrons de la folie, je demande à mourir de vieillesse." De mandature en mandature, ainsi vont les espoirs présidentiels portés sur la gouvernance de notre beau pays : demeurer et persister ! 

La politique est peut-être, un livret d'opéra. Dès le prélude, Rigoletto nous offre un premier thème menaçant et nous livre un drame aux multiples tensions sociales. Il nous emporte dans les intrigues de la passion où la trahison et la vengeance font merveille !

"Maledizione" ! Rien ne manque au drame de la cour de Mantoue, au point qu'on le croirait hexagonal, national, franchouillard et déjà digne de Closer : la condition féminine y est subalterne. La vie du grand duc échappant aux  courtisans comploteurs aurait presque pu se jouer en deux allers-retours... de scooter ! Le vieux Monterone avait raison ! Le duc infidèle fait grand honneur à l'inconstance des femmes ! A "la donna è mobilé" répond le couac de la cantatrice : "Merci pour ce moment" ! Oui, elle peut alors chanter, la reine du moment, la répudiée sur l'instant !

François ! Je te le dis au pied de la lettre, quelle chance tu as eu d'avoir de si bons François pour citoyens et compatriotes ! En effet, quelle politique alléchante et quel menu avais-tu à leur proposer entre les bonnes poires d'électeurs et le fromage de Hollande !... Je ne le sais que trop ! Queues et croûtes garanties et service compris ! Pendant que nous nous affinions, toi, en champion de l'orthogaffe, tu te réservais l'édam !

Ton lignage nous permettait pourtant tous de croire et d'espérer encore ! Nous formions des vœux ! Avec François Premier pour une nouvelle période de Renaissance de la France, avec le pape François, nous formulions un autre vœu pieux, en la miséricorde miraculeuse d'une politique efficace pour ton bon peuple ! Nous comptions sur ton courage François, mimolette 1er.

Aujourd'hui, cette lettre ne devrait pas rester lettre morte ! Elle ravivera tes souvenirs. T'en souviens-tu ? Nous te disions, pleins de bons sentiments français, les cinq lettres de la chance ! Car, tu nous y avais mis dedans ! 

 

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Lettre en clin d’œil aux François ! Le pape ! 2/3

Publié le par modimodi

 

 

Le pape !

Braves Français et bons François, compatriotes de mon pays ! J'espère que vous avez bien reçu ma lettre au premier royal François et que vous recevrez cette deuxième missive ! Je sais que je risque l'excommunication de par cet écrit pas très catholique, tout encombré de salades pas très romaines !

Doux Jésus ! Chers concitoyens, je vous sais l'esprit fidèle et subversif, tout à la fois attachés aux principes républicains et laïques et au dogme de la Trinité qui n'est pas toujours, quand vous croisez les mains, Liberté, Égalité, Fraternité !

Si vous ne voulez pas être plus royalistes que le roi, alors, soyez fiers comme un pape peut l'être ! Comme notre pape peut l'être, Franciscus primus, en latin, of corse ! N'est-il pas le premier pape à avoir pris le nom de François en hommage à la vie de saint François d'Assise pour l'exemple de son dénuement et de ses actions en faveur de la paix ! Curieux destin pour ce jésuite, cardinal argentin du pays du tango, devenu un autre François Ier de la grande Histoire du monde. Pape en mules pour ses émules !

Mais il ne suffit pas pour Vous de papoter avec la chrétienté, il faut prêcher, par l'exemple, la bonne parole aux quatre coins cardinaux. Cher Souverain pontife, Urbi et Orbi, faites œuvre de bonne chaire et incarnez en chair et en os, le désir charnel et spirituel. Pas de frayeur pudibonde comme chez certains de vos chanoines, prédicateurs en chaire et gras missi dominici. Car ces bien en chair qui s'adonnent à la bonne chère se mettent, la bouche pleine et lippue, à décrier la petite et délicieuse chair fraîche et rose !

Ne coincez pas la bulle, ô mon bon François ! Personne ne va vous chercher des crosses ni des poux dans la tiare, sauf si vous vous entêtez à parler de l'amour du prochain en ne le réservant qu'à la prochaine ! Ceux qui ont l'esprit de chapelle ne sont pas toujours des enfants de chœur ! Le plain-chant d'amour a cappella est parfois profane. La rose au cœur de la rosace se découvre toujours sous la dentelle, mais elle n'est pas toujours de pierre, ô grand Saint Pierre !

Par notre Sainte mère l'Église, ce n'est pas toujours la loi du genre de prendre de sacrées positions sur les choses de la vie ! Dites-le d'ailleurs à vos missionnaires ! N'est-ce pas péché d'orgueil que de se croire en plus infaillible, quand on est paraît-il interdit d'expérimentation !

Ô vous, le successeur de Pierre, vous qui devez rester ferme sur vos positions, je vous admire de tant d'abstinence et de maîtrise mortificatrice sur l'aiguillon de la chair... Votre paradis terrestre est sans doute pavé de toutes vos bonnes intentions de prières pour ne pas tomber dans le péché et succomber à la tentation de la chair. Comment en faisant chair avec votre Église, célébrer avec tant de ferveur la résurrection de la chair et prêcher le dénuement, en pensant davantage à St François qu'à Ste Françoise ?

Ô pasteur suprême, porter la soutane blanche exige de vous de veiller sur les ouailles mais également de vous abstenir de parler du sexe des anges aux petites oies blanches, en confesse comme en messe basse ! "Vade retro me, Satana" avec tes frissons de chair de poule !

Elles ne sont pourtant pas toutes nées de la dernière pluie céleste ! Mais j'avoue que se référer au secret de l'Immaculée Conception pour leur faire la grande croisade de la contraception, c'est tout de même faire preuve d'un saint et subtil esprit pénétrant ! Une belle histoire à l'eau de rose et à l'eau bénite pour un simple Ave Maria et trois Pater !

Rien que d'y penser, je suppose qu'il y a des jours où il vous est bien difficile de rester sérieux comme un pape ! Alors que vous connaissez forcément la position du missionnaire et la sulfureuse réputation du couvent St François où l'on rentre à deux pour en sortir à trois !

Ô facétieux Saint Esprit ! N'avait-il pas aussi l'esprit de corps quand il inspirait les apôtres Marc et Mathieu d'un évangélique message : "l'esprit est vif et la chair est faible !" Nous rêvions tous d'un nouveau test-amant et nous voilà à jamais pauvres d'esprit et grands pêcheurs, convaincus que les petits anges joufflus ne sont jamais fessus ! Exception faite de la baie des anges à Nice ! Tous nice, very nice !

Comme la plume au vent, "la donna è mobile", vous avez, ô pape François, votre petite papa mobile et si vous pouviez, je suis sûr que vous chanteriez aux bons chrétiens, l'air du duc de Mantoue. Car si "le roi s'amuse" alors, pourquoi pas le pape sur les vers de Victor Hugo empruntés à un autre François, François premier, le tout premier !

Voilà, ô bon Saint Père, la grâce est avec vous car grâce à vous, la boucle est bouclée et l'enveloppe de mes missives est fermée ! Vous pouvez chanter en grégorien avec le chœur des vierges : "La femme est changeante/ Telle une plume au vent !"

 

 

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Lettre en clin d’œil aux François ! Le premier ! 1/3

Publié le par modimodi

Le premier !

Brave Français et bon François comme on disait autrefois, je confie au Père Noël qui connaît le père François, le soin de te diffuser ma lettre ! A tous les coups, tu la recevras à Pâques ou à la Trinité !

Quel destin mes aïeux ! Oui ! Chers compatriotes, chers Français, François de ce pays, soyons fiers et confiants, nous avons un avenir assuré ! L'Histoire elle-même est rassurante ! Oui ! Nous portons un nom identitaire et un prénom célèbre ! Feuilletons ensemble, sourire aux lèvres, le livre de souvenirs et d'images de la petite et de la grande Histoire de ceux qui nous ont précédés ou qui influencent aujourd'hui encore nos existences !

Oui, comme François, comte d'Angoulême et duc de Valois, vous pouvez vous aussi, vous prendre pour le Roi et même jouer les jeunes premiers, promis à la Renaissance ! Bien sûr, si vous n'êtes pas royalement Soleil, vous devez briller et rayonner par vos humanités et votre humanisme mais ne pas être clinquants ! Soyez artistes, créatifs et cultivés !

Ne confondez pas Marignane et Marignan ! 1515 n'est pas un code, un carré magique, une référence de jantes alu de 15 pouces, une section de tuyau 15/15 ! Ne soyez pas les roturiers de la quincaille en ferblanterie ! Just married avec la médiocre pacotille en réclame qui tintamarre aux oreilles du bon peuple !

Ne vous laissez pas plomber davantage vos ailes de pigeon : "Les 15 Kilos perdus en 15 jours pour 15 euros ! Les 15 jeux, les plus stupides pour QI de 150 : si 15 minutes font un quart d'heure, combien de minutes et de quarts à 15h15 ? Répondez en quinze secondes !" Laissez le cliquetis de la chance et les boniments aux ferrailleurs du clinquant dont l'avenir est assuré. Passez votre chemin devant ceux qui croient dur comme fer que tout ce qui brille vaut de l'or ou que le fer à cheval porte bonheur aux chevaux de bois !

Soyez fer de lance mais n'ouvrez pas davantage la plaie, comme ceux qui nous surinent quotidiennement les trompes de leur eustache et de leurs babioles de bas arts ! Portez beau plutôt dans l'inspiration de la plume ou dans la force du ciseau plutôt que dans les armes, la magnificence des arts et des lettres ! Faites-les resplendir comme des écus d'or au soleil.

Aimez les livres, soyez un royal lecteur ! Soutenez la création, écrivez si vous pouvez d'élégants badinages comme Clément Marot ! N'attendez pas que "le beau printemps et l'été fassent le saut par la fenêtre !" Prenez l'escalier de Chambord et faites votre double révolution artistique sans jamais se faire croiser la beauté et la laideur, la grâce et la lourdeur. Inspirez-vous des idées, des maîtres de la Renaissance, de leurs trésors et du génie de Léonard de Vinci !

Aimez la vie, les joutes, le spirituel, les spiritueux ou les vins de Loire sur la route du Clos Lucé. Vénérez la beauté dont chaque femme est une œuvre qui vous enveloppe dans ses courbes aux gracieuses arabesques, qui vous enivre de ses voluptueux parfums du désir ! Soyez bâtisseur, peintre, sculpteur, alchimiste par amour.

Toutefois, gardez raison car : "Souvent femme varie, bien fol est qui s'y fie !" Du Camp du Drap d'Or à la Paix des Dames, il n'y a pas que de tendres guerres ! Venez, si vous le pouvez, goûter à la paix de Nice !

Soyez audacieux mais tout n'est pas à conquérir ! Les cœurs des belles sont des terres d'aventures lointaines qui se refusent souvent à vos aspirations les plus secrètes même pour tout l'or du nouveau monde ! Enflammez-vous pour les projets mais imposez-vous une ambition maîtrisée. Crachez le feu de la salamandre et vivez si vous pouvez la vie de châteaux ! Que l'amour y mène le bal, si "tel est votre bon plaisir !"

 

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Le début et la fin 3/3

Publié le par modimodi

Depuis les prodiges de la Genèse et la promesse évangélique de la vie éternelle, l'espoir est à n'en plus finir ! Les meilleures choses n'ont jamais de fin ! C'est toujours la première fois !

Le temps qui passe n'est qu'une fraction d'éternité... toujours en devenir !

Au long de sa vie, tout Homme est un éternel débutant. Qu'il réalise une action ou simplement qu'il se réalise, chacun peut-être ainsi :

-un nourrisson vagissant, aux premiers sons brayés et balbutiés et répétés ensuite, année après année, dans ses excès de joie ou de colère,

-un bébé dans ses premiers pas, de fourmi, de tortue, de géant, plus tard, un novice progressant dans ses projets,

-un écolier ébaubi et béat, épelant en hésitant son premier b,a, ba, qu'il ne fera que répéter dans les nombreuses banalités de son existence,

-un cancre, bon premier des bons à rien, de ceux qui repartent sans cesse de zéro, à l'école permanente de la vie,

-un éternel débutant à son banc d'écolier, un perpétuel apprenti toujours au banc d'essai de ses entreprises, un actif en constantes expérimentations,

-un étudiant dans l'introduction de sa dissertation ou un apprenti bonimenteur développant avec application tous ses arguments,

-un bizut timide dans ses premières classes, un bleu avec ses armes au pied, soudain devenu blanc, au premier coup, plus tard, le même toujours ému devant une superbe beauté canon,

-un jeune premier, dans ses primes émois, aveuglé à première vue, puis toute sa vie durant, un perpétuel amoureux ébloui par les feux d'amour et d'artifices,

-un vigoureux échange physique sans préliminaires, un rapport sans précautions et après, des amours de passage,

-un puisatier qui remonte à la source, un éclusier dont les rêves d'aval en amont suivent la rivière et le fleuve pour atteindre l'océan,

-un néophyte chimiste à ses nouveaux tubes et essais ou un grand chef préparant dans son laboratoire, une mise en bouche, en avant goût du menu dégustation,

-un hallebardier de théâtre, à sa toute première entrée comme l'Homme ce comédien, éternel débutant sur la scène de la vie.

Et ainsi, pourrions-nous aligner les exemples, à n'en plus finir ! A votre tour, imagineriez-vous la suite et le développement dans le temps de ces quelques situations... Que diriez-vous devant :

-un concepteur, promoteur d'idées neuves et originales,

-un scientifique dans ses axiomes et postulats,

-un sentencieux, par principe, dans un a priori,

-un pionnier et un explorateur en premier lieu,

-un parvenu qui se croit le premier venu,

-un croque-mort à son point de départ,

-une ballerine entrant dans la danse sans la peur de la contredanse,

-un mécano de première main avec le doigt dans l'engrenage dès sa première mise en route,

-un électricien survolté, vite mis au courant,

-une manucure qui se fait la main,

-un vampire qui se fait les dents,

-un pénitent condamné d'emblée, au péché originel,

-un novice aux prises avec sa première expérience mystique,

-une pensée avant propos,

-un avertissement sans frais ni préavis,

-un pianiste dans un prélude,

-un écrivaillon rédigeant son prologue et sa prime préface,

-un jeune politicien éloquent dès le préambule de son discours.

Et pourquoi pas imaginer encore ?

-Archimède se jetant dans le bain avant sa savonnette,

-Dieu ou le numineux hasard s'enflammant pour sa création et jaillissant pour une entrée en matière, dans une première étincelle,

etc, ad libitum...

Car chacun se met encore à rêver d'une éternelle jeunesse ! L'académicien se croit perpétuel ! La belle lifte son destin ! Plus de peau de chagrin mais le velouté d'une peau de pêche ! Plus de vieille peau, plus d'usure du temps, de fatigue inutile, c'est toujours l'heure H pour faire la bombe ! Dans les afters, tout le monde s'éclate dans les artifices de fêtes improvisées. Partout, ça gaze ou pète la forme car ce n'est pas aujourd'hui, la fin des haricots ! ...

"La fin me donne faim ! Y penser ça creuse !" disait le fossoyeur en mordant à pleines dents dans son casse-dalle ! A la bonne heure ! Car pour l'heure, ce n'est pas encore le début de la fin ni le dernier quart d'heure, tant que vous n'avez pas avalé le fatal bouillon d'onze heures, le bloody mary, le mort-ito, la mort subite, le dark cocktail !

Où que vous soyez, tenez-vous en éveil, il n'est point temps du dernier sommeil ! L'essence précède l’existence. Cherchez donc la cause première !  Buvez la bonne parole ! Vous pourrez boire l'eau de vie, jusqu'au bout de la nuit ! Tout est bonheur et don du ciel. La providence divine ou pas, est charitable.

" Demandez et vous recevrez ! " ... Un bon œil d'aigle pour le dernier des Mohicans, un bon pied marin pour le premier quartier-maître ! Ce n'est pas l'heure, de tirer sa dernière flèche ni de rejoindre le port, pour y jeter l'ancre ! Stop ! Halte-là aux prédicateurs de la dernière heure ! A la fin des soldes, seules les fins de mois sont dures, à la fin de ma vie, seule la fin de moi sera dure, et dure dur !

Car en fait, amis terriens, nous ne savons rien. Dans notre conception humaine, forcément limitée, le monde n'a peut-être, qu'un début et pas de fin !... Nous cherchons à percer le mystère, à tout savoir et tout comprendre. Certains disent qu'ils savent. Ils mentent !

La voie qu'ils indiquent est une voie sans issue. N'écoutez pas ces rusés charlatans qui régulièrement prédisent la fin. La disparition de l'humanité reste une abstraction, un plan sur la comète en folie, un mythe horrifique. La destruction du monde reste dans l'absolu, un vain fléau, dit divin ou une peur millénariste. Il y a forcément un commencement de la fin, mais la fin est incertaine et ne justifie pas qu'on s'arrête à des arguments, somme toute, moyens !

En définitive, seul l'échotier s'y retrouve, mais toujours en fin de conte et l'avenir se chargera bien de lui régler son propre compte. Il peut se tuer à rabâcher ses prophéties et multiplier ses avertissements, il est déjà lui-même, en voix d'extinction. Il n'aura pas le dernier mot ! Ne vous rendez-pas à ses prédictions, opposez-lui, une fin de non-recevoir. Méfiez-vous des prêcheurs et des prophètes !

Avec ce type de raseur, un conseil : ne cherchez pas à tenir le cou, coupez court ! A la fin des fins, n'attendez pas d'être au bout du bout, ni à la dernière extrémité ! Mettez fin à la sinistrose, tout finit par s'arranger !

A quoi bon d'ailleurs s'inquiéter durant toute notre vie, d'une histoire dont nous connaissons tous, la fin ! Même pour celui qui ne sait ni A ni B, l'alphabet de la vie s'épèle de A à Z !... Alors amis, agissez et affrontez l'adversité, acceptez de recevoir et accordez votre pardon, accueillez votre frère et aidez votre semblable, admirez la beauté et améliorez l’œuvre, ancrez vos convictions et approfondissez vos connaissances, avancez en vous et vers les autres et aimez, en toute confiance ! A la fin, d'ailleurs, espérer constitue déjà un bon début.

Finalement, c'est entre le début et la fin que se glisse la durée, que s'introduit l'intervalle, que s'écrit l'histoire d'une vie, d'une époque et du monde. Nous sommes fondamentalement, tous des citoyens de ce monde, inscrits dans la durée, une durée indéterminée...

Nous portons tous en nous, le début et la fin des renouveaux incessants ! C'est sans fin, que nous sommes, jusqu'à la fin inconcevable des temps, l'ébauche et l’avènement, la finition et la définition, de l'amour et de la vie ! Chaque jour est le plus beau des jours ! C'est peut-être cela le commencement de l'éternité !

 

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Le début et la fin 2/3

Publié le par modimodi

Au début était le bruit ou le silence, le souffle ou la parole ! Au début, était le son ! Au début était le mot... Tu l'ignores, tu le supposes !

Toi, qui le cherches, sais-tu que la mort seule, aura le dernier mot dans l'éloquence de son silence ou le fracas des trompettes du Jugement dernier.

Sagesse ou folie, il faut vivre chaque instant comme un début et non pas comme une fin. Il faut vivre chaque fin comme un nouveau départ. La seule assurance, c'est celle de la promesse...

Chacun le sait plus qu'il ne le perçoit ou ne s'en rappelle. Le premier cri de la délivrance a marqué son irruption dans la vie. De même, certains croient que c'est le premier souffle biblique qui a donné le coup d'envoi de la création.

Pour ceux qui croient au ciel, l'évangile ésotérique de St Jean leur donne une précieuse indication : " Au commencement était le Verbe ! " Voilà ! L'origine du monde est déclenchée par le Logos divin qui fonde l'univers avant de s'incarner pour demeurer parmi les humains. C'est ainsi que tout commence ! C'est ainsi que naît le mystère du cosmos, de la terre et de l'existence !

"Dieu" ainsi nommé, accomplit son entrée en matière et en action. Il crée les premiers temps de la valse des planètes, les premières mesures de la ronde des galaxies, les premiers pas de la danse des étoiles et met en marche le carrousel des constellations. Fiat Lux !

Son entreprise magicienne donne l'aurore au cosmos. L'éclat du premier matin préfigure tous les matins du monde. Un éclair de génie ébauche dans la lumière tous les éléments de l'harmonie. Il leur donne forme et fait apparaître les êtres vivants dans leur infinie diversité et leur extraordinaire beauté. Le pur Esprit est féerie, il inaugure ainsi le temps primordial de la grande aventure humaine.

C'est l'avènement de la Vie ! Ab ovo ! L'éclosion est un jaillissement d'éléments gazeux, embryonnaires de prodiges. De la grande omelette cosmique naît notre terre et avec elle, les grandes interrogations : qui de l’œuf ou de la poule ? Dieu est-il un papa-poule ?

Certains crânes d’œuf restent à jamais brouillés avec la question et certaines faces d’œuf refusent de tout gober, en niant tout à plat ! Je connais un "saint" André qui est pire que saint Thomas ! Il refuse ces cucuteries de bondieuseries et appelle le Sauveur, Monsieur Jésus... Notre amitié est la plus forte.

D'ébauches en esquisses, l'évolution est engagée, en développements permanents, en extensions et expansions dilatées. Tout est rythme et musique, du temps naît le contretemps, du début naît la fin ! Mouvements des cycles permanents : Perpetuum mobile !... ad vitam aeternam... tout au moins, jusqu'à l'apocalypse !

Réjouissons-nous tant qu'on le peut ! Hava Naguila, Hava Nabila ! Non ! Mais quoi ? God knows what ! Découvrira-t-on enfin, le pourquoi du comment, le comment du pourquoi, le sens ou les sens de l'existence ? Verra-t-on le plan de la grande architecture, à défaut de rencontrer le Grand Architecte ? A quel prix, par quels moyens et à quelle heure ?

In fine, où est le début de l’œuvre, où est la fin du cercle, est-on vraiment au point central ou au point mort ? Tourne-t-on en rond ou a-t-on mal tourné ? Sommes-nous déjà au terminus ? L'arrivée se juge-t-elle au finish ? Interminables questions, sans fin, éternelles, jusqu'à la fin des temps !

Au cœur du croyant, qu'il soit parieur pascalien au tiercé de la sainte Trinité ou croyant de bonne foi, la "bonne nouvelle" évangélique a diffusé le message de l'espérance salvatrice dans un autre monde promis. Elle a transformé l'idée brutale de la mort en "Grand départ !" Inscription baptismale pour la nouvelle course céleste, le grand marathon du paradis ! Le départ pour l'inconnu ! Un seuil à franchir, un pas, un saut, une entrée dans le lumineux mystère, là-haut, tout là-haut...

Après tous les mea culpa, les pénitences répétées et la multiplication des prières de repentance, avant la face contre terre pour éviter la chute, voici le joyeux "rira bien, qui rira le dernier, avec les anges et les archanges !" Oh ! La grande et la petite joie de s'envoyer en l'air !

Un remède au désespoir qu'après, il n'y a plus rien ! Miracle de l'eschatologie ! Dénouement inattendu ! La fin est devenue début ! Une inversion inédite du processus où le terme est un recommencement, l'initiale d'une nouvelle vie ! Le retour vers le futur, l'involution ab utero, vers l'unité. Un voyage dans le temps et une expédition pour l'au-delà...

En quelque sorte, chacun aura ou aurait droit à une seconde naissance immatérielle, à l'instar du Christ Phénix ! Alors, pour renaître de ses cendres, il faudrait bien sûr, avoir le feu sacré et ne pas avoir de retard à l'allumage ! Mais hélas ou heureusement, nos feux sont d'artifice, de Bengale et de joie. Pas du feu de Dieu ! Rien d'extraordinaire ! Nous ne sommes que des lucioles, de petits feux follets pour la nuit éternelle.

Bonheur et gloire aux crédules ! Pour chacun d'eux, cette révélation est un cadeau inespéré, un sacré subterfuge, un formidable défi spirituel qui naît dans le cœur des hommes. Miracle, merveille et prodige ! Dieu sait comment, mais les voilà capables, par l'opération du Saint Esprit d'éviter brutalement la sortie définitive et de pouvoir jouer encore les prolongations paradisiaques ou infernales.

Ainsi, quand tout est achevé, quand l’œuvre est accomplie, quand le plat de résistance de la vie est consommé, rien n'est définitivement perdu ! Chacun peut désormais mourir de sa belle mort ! "Ce n'est pas la mort !", dira le futur bienheureux ! Ainsi, pourrait-on même comprendre ceux qui font le mort, vivant !

Par l'opération du Saint Esprit, l'esprit borné n'a plus de limites. Il peut passer d'un extrême à l'autre. C'est la fête aux neuneus ! A l'extrême onction, c'est in extremis, que celui-ci est mort de rire, jaune d'huile de saint Chrême !

Gloire donc au primitif, à l'esprit obtus car l'ouverture des angles devient possible, tous les angles sont arrondis. Il n'y a plus de point final, de point de non-retour, juste des points de suspension, un arrêt momentané de l'image et du son. Dans ce cas de figure radieuse et bienheureuse, si on expire, c'est pour prendre un second souffle céleste ! Rien ne cesse, ni ne dégénère car tout régénère ! Tout se transforme pour l'éther-nité !

Incroyable, me direz-vous, à n'en pas revenir ! D'ailleurs, à mon humble connaissance, personne n'en est jamais revenu, même en avatar ou en ectoplasme.

Alors, chevaliers de la terre ronde, fils de Dieu et filles de joie, faites comme moi !... Et que la fête continue ! Dès ici-bas, souriez aux anges ! C'est la seule figure de circonstance !

 

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Le début et la fin 1/3

Publié le par modimodi

On dit d'une histoire qui fait des têtes à queue avec le bon sens, d'un récit qui finit en queue de poisson, d'un raisonnement sans queue ni tête, qu'ils ne tiennent pas debout !

Comme si l'homme était une tanche, toujours entre deux eaux et que son équilibre n'était pas autant une question de jambes que d'aplomb dans la tête !

A moins d'être un acrobate de l'esprit, un funambule de la pensée et de savoir jongler avec les idées, l'homme stable a les pieds sur terre, en accord harmonieux dans ses proportions physiques et mentales.

Généralement, l'être humain a de quoi se rassurer. Tout est bien qui finit plus ou moins bien ! Sa vie se déroule, du début à la fin, dans la logique des causes et des conséquences. Ainsi du début du jour à la fin du jour, l'activité humaine s'accomplit de l'aube au crépuscule. La naissance et la mort marquent les termes de l'existence, à l'alpha correspond l'oméga et il n'y a pas de premier sans bon dernier.

Vive la grande loterie céleste ! Il ne faut jurer de rien. Les grandes questions métaphysiques n'épargnent pas les humains terre à terre. Ah ! Nom de Dieu ! Y a-t-il des quantités de dieux ou un seul Dieu ? Qu'est ce qui nous attend à la fin ? La mort infinie ou la vie éternelle ? ... Qui croire et qu'espérer ? Y a-t-il une vie après la mort ? Un avenir radieux ou un cul-de-sac enténébré ? 

Bienheureux les baptisés et les croyants ! La prophétie évangélique chrétienne leur promet un dénouement inattendu, un au-delà, un après eschatologique qui promet d'inverser le sort : "Les derniers seront les premiers."

Miracle ou supercherie ? La phrase magique de promesses produit un double effet pour les naïfs estampillés et tous les nigauds crédules ! Car oui ! Voilà bien, une belle consolation terrestre ou un encouragement au moindre effort pour tous les perdants et les accidentés de la vie ! Voici, encore une belle incitation à la fructification des excédents et des profits, pour les moins nombreux mais heureux gagnants de la vie ! De fait, ceux-là n'ont plus qu'à se hâter d'exploiter leur filon, avant de régresser et alors de tout perdre ! L'inversion promise des hiérarchies fait ainsi patienter le bon peuple, même si, déjà le valet ignore qu'il est la caricature du maître ! 

Car chacun le sait, paradis ou enfer, néant et damnation ou purgatoire en attente de résurrection, la naissance annonce déjà le début de la fin. Chaque jour qui passe rapproche du terme. Si la dernière heure fatidique figure au grand livre du destin, ils sont nombreux à espérer pouvoir en déchirer la page finale. Car inexorablement et finalement, l'épilogue de notre passage ici-bas s'impose à chacun, d'heure en heure ! Rien n'est constant et tout s'achève, car à la fin du compte à rebours, l'homme comprend qu'il est initialement programmé biologiquement. Il restera sur sa fin.

Sur le circuit, il n'a pas pris le départ de la course de la vie, sans un jour ou l'autre, penser au dernier sprint et au finish. Si sa destinée terrestre n'est rien d'autre qu'une course contre la montre, au départ, il vise déjà, sans le savoir, l'arrivée. Sa vie est réglée comme une horloge. A la minute ou à la seconde, tout le monde est sûr d'arriver à l'heure !

Mais l'humain n'a conscience du but de son existence que progressivement. Quand il réalise qu'il a vécu la mise en jambes de l'enfance, que tous les prémices des plaisirs du jeune premier l'ont conduit de l'âge de raison à l'âge adulte, alors, il sait que rien ne dure éternellement et qu'il n'y pas de début sans fin ! C'est ainsi que  la sagesse populaire lui enseigne que : "Avant l'heure, ce n'est pas l'heure, après l'heure, ce n'est plus l'heure !" 

Chaque démarrage, chaque arrêt et chaque reprise ne font ainsi que retarder l'échéance ultime de la minute de vérité. L'un patiente, l'autre espère un sursis avec l'intime espoir de ne pas arriver dans les temps, d'être en retard et oublié par la grande faucheuse !

C'est à la toute dernière heure, que chacun découvre amèrement que l'arrivée correspond à la fin de l'existence. C'est alors que la vie s'emploie à remettre les pendules à l'heure et que chacun passe un dernier et sale quart d'heure ! Mais pour exprimer cette macabre issue, l'écrivain amodie la fatalité de ce funeste destin en jouant délicatement et pudiquement avec les mots.

"Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! Levons l'ancre !

Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons !

Si le ciel et la mer sont noirs comme de l'encre,

Nos cœurs que tu connais sont remplis de rayons !" (Le Voyage - C. Baudelaire.)

Dans les chroniques du temps qui passe, l'Homme affirme qu'il ne veut pas chercher midi à quatorze heures car il n'y a pas d'heure pour les braves ! Il écrit que l'arbre de la vie est persistant de sève mais que ses feuilles sont caduques. Et, il sait encore que : "L'esprit est ardent mais que la chair est faible..." Une faiblesse humaine qu'il assumera jusqu'à l'extrême de l'épuisement vital...

L'humanité expérimente ainsi, à longueur de temps, l'éphémère de chaque instant, quand dans le même temps, elle rêve de continuité. Alors, jusqu'à la der des ders, pour maintenir la permanence du nom, pour tenter la pérennité, l'homme sème ses descendances. Ne voulant pas disparaître, en espérant demeurer, il perpétue la vie !

Ah ! La bonne heure d'un espoir infini ! Car sinon, du début à la fin, la vie n'aurait pas de sens, elle serait sans queue ni tête, une absurdité existentielle !

 

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Conseils pour une nouvelle année.

Publié le par modimodi

Mes amis, prendrez-vous en compte ces conseils de début d'année ?

Souriez à la vie ! Mettez-vous en pause et prenez la pose : le petit oiseau va sortir. Souvent lumière varie, bien fol est qui selfie !

Croyez en l'amour ! Les flèches de Cupidon vous iront droit au cœur. Leurs vibrations sont déjà dans l'air. Il suffit d’être sur la même longueur d'onde et d'éviter de se les prendre dans l’œil.

On n'échappe pas à son destin, vous n'échapperez pas à l'amour. Ô homme, un peu d'humilité ! A quoi vous sert d'avoir des nerfs d'acier et un caractère bien trempé, puisqu'une femme peut vous faire fondre ?

N'écoutez pas celui qui vous reproche de ne pas avoir inventé l'eau froide ou l'eau tiède, son avis est peut-être mitigé.

Si votre avenir est bouché, rachetez-vous une conduite !

Prudence ! Ne faites jamais d'affaires avec un nullard ou un zéro, ils n'ont pas de compte à rendre.

Soyez bouillonnants, vous serez craints des durs à cuire mais ne bouillonnez pas d'impatience, devant ceux qui coincent la bulle.

Rien ne vous sert de courir deux lièvres à la fois, il faut partir à point... comme les souvenirs dans la mémoire.

Croyez au bonheur ! Si vous pensez qu'il s'achète à prix d'or, craignez que votre système de pensée ne vous mène à la banqueroute. S'il vous reste quelques lingots, ce sont peut-être ceux de la fin des haricots !

Ne craignez pas la fuite du temps. Qu'importe que vos jours soient comptés, si vous ne vivez pas au jour le jour.

Ne pensez-pas sans cesse à la Covid. Il y a bien d'autres menaces. Quand surviennent le clou impossible à enfoncer, le furoncle qui se la coule pas cool, le panaris qui vous casse les pieds et les maux de gorge et de rein qui vous cassent la voix et vous en mettent plein le dos, votre vie se complique drôlement. Il n'y a pas qu'un seul mal dominant !

Ne soyez pas à la merci de quelques amours en dents de scie, ils mettraient votre cœur en charpie et vos désirs en confettis !

Croyez aux lendemains qui chantent et vous aurez de la veine. Accrochez-vous au slogan : le bonheur, c'est toujours pour demain ! Vous avez sûrement droit à un essai gratuit !

Croyez en votre cœur ! L'amour qui vous est donné est un amour sourcier. Son eau est une eau de vie. A son fil, il vous faut être l'éclusier du bonheur et du temps qui passe.

 

 

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Bonne année !

Publié le par modimodi

Cette fois, ça y'est ! Premier janvier !

Le grand horloger a poussé

La lourde aiguille des années.

2020 s'en est allé,

Mufle, grincheux, époumoné,

En nous claquant la porte au nez

Sur nos jolis minois masqués.

 

2021, nouveau-né,

Nous arrive plein de santé,

Joyeux, heureux et vacciné !

Elle sera bonne, belle, cette année,

De résolutions, de projets,

De rencontres étoilées,

De réussites parfumées

De roses, de pleins bouquets

Aux tendres fleurs de l'amitié.

 

L'espoir offre ses meilleurs vœux.  

Dans le vol pur, majestueux

D'un magnifique paille-en-queue.

Je vous les apporte, lumineux,

Emplis de rêves fabuleux,  

D'imprévus et d'instants soyeux !

 

J'embrasse d'un cœur affectueux

Famille et amis délicieux.

J'entends vos rires chaleureux.

J'auréole d'un amour radieux,

Ma mie, ma douce, ma fleur bleue.

J'enlace son corps voluptueux

De tant de désirs capiteux.

 

 

De vive voix, en sms,

J'offre des mots pleins de tendresse

Des phrases douces de caresses 

Inspirées de délicatesses,

De folies, de liesse, de sagesse,

De chasse-spleen, de chasse-tristesse.

 

Aux poètes et aux poétesses,

A ma muse enchanteresse

J'offre vers et rimes, en tresses,

Des colliers d'émois et d'ivresses

Pour que s’accomplissent leurs promesses.

 

Superbe année et meilleurs vœux !

Allez amis, levez les yeux

Pour remercier vivants, aïeux,

Papa, maman et le bon dieu,

Ceux d'ici-bas et ceux des cieux

De vous avoir rendu heureux,

De tant d'amour, de dons gracieux

Pour que vos cœurs soient généreux.

 

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Réveillon masqué et magie de Noël.

Publié le par modimodi

Musique maestro ! "Décalétacan, décalétacan, ohé, ohé" ! A répéter quatre fois comme la Compagnie Créole le fait en intro de sa chanson. Qui ne connaît pas le célèbre tub des pistes de danse ? " Au bal, au bal masqué, ohé, ohé, elle danse, elle danse, elle ne peut pas s'arrêter de danser, danser, danser..." et, vous d'arrêter de fredonner l'air qui vous trotte dans la tête !

Ne faites pas la sourde oreille ou la fine bouche car après le bal masqué, vous êtes invité, cette année, au réveillon masqué. Mais l'ambiance a terriblement changé.

Oubliez vite les paroles : "Aujourd'hui, je fais ce qui me plaît, me plait !" Non ! Non ! Plus question, mon ami ! Vous n'êtes plus à la fête, vous êtes en état d'urgence sanitaire ! 

"Aujourd'hui tout est permis, permis" ! Non ! Sûrement pas, c'est bien trop dangereux ! Respect absolu du nouveau permis de conduite en société. Stoppez sur le champ de bataille sanitaire, l'entêtante rengaine : "Derrière mon loup, j'embrasse qui je veux, je veux !"

Pas question ! Vous devez respecter les consignes et appliquer les gestes barrière. Pas de bisous à personne en entrant, ni au Père Noël, ni après déballage, en remerciements des cadeaux déposés au pied du sapin ! Embrassez-vous en vidéo. Et n'oubliez pas de vous laver les mains aussitôt ! L'ennemi invisible ne prend pas de gant pour vous serrer dans ses bras !

Dès que vous arrivez, comptez ! Le nombre d'invités est limité à 6 adultes à table ! Car le septième, est déjà là ! C'est l'invité surprise, c'est la Covid ! Alors pas de rapprochements, seul le pied sous la table est autorisé. S'il avait vécu à notre époque, G Verdi, dans le Bal Masqué, l'aurait sûrement envisagé pour Ricardo et Amélia. Mais surtout son opéra "La Traviata" aurait fait de Violetta, une tragique victime de l'épidémie, époumonée dans l'agonie de son chant d'amour.

Cette année, au réveillon, pour s'épargner de telles conséquences et tenir la distance les jours prochains, un plan de table bien pensé n'aura pas oublié la bonne distance à respecter, de deux mètres au moins entre les convives. Retour aux temps anciens où roi et reine se tenaient face à face pour festoyer, à une longueur telle que les nombreux mets refroidissaient en passant de l'un à l'autre. Ce soir, on sera loin du collé-serré des dancings, car c'est la Covid qui ouvre le bal et mène la danse.

Le port du masque est recommandé entre les plats. Le meilleur service a d'ailleurs prévu des parts individuelles et un dîner vite expédié. Oubliez les Noëls gourmets et gourmands avec foie gras, boudin blanc, saumon fumé, huitres, escargots, etc ! C'est la soirée dinde, une cuisse et vite au lit ! Quant à la bûche, ne soyez pas un bellâtre, évitez de la prendre pour ne pas être marron et farci par la Covid !

Plus de coude à coude mais vous pouvez encore lever le coude. L'ivresse de l'amour familial ne vous fera pas tituber. Toutefois, vous n'avez le droit que de caresser la tête de la bouteille de vin ou de champagne. La consommation d'alcool doit rester modérée mais pas celle du gel hydroalcoolique, à verser, jusqu'à plus soif ! La Covid elle-même se frotte les mains, dès qu'elle vous frôle !

Évitez d'exprimer bruyamment votre satisfaction ou votre bonheur ! Cachez votre joie et parlez à bas bruit. Vous avez le droit de penser que votre petite fille, est votre portrait tout craché mais ne postillonnez pas sur elle, en vous exclamant !

Sustentez-vous, régalez-vous mais n'alimentez pas la conversation d'un lamento plaintif sur les contraintes de la Covid ! C'est ainsi ! Vous êtes passé en une mascarade, de convive à contaminant.

Ne vous plaignez pas ! Vous n'êtes pas obligé de vous passer de rassemblements familiaux comme en Italie. En Corée, il est interdit de recevoir quelqu'un chez soi. En Belgique, un seul invité et pas de danse mais contredanse assurée en cas de non-respect. Les Wallons sont en liberté surveillée par des drones !

Par contre à table, vous pouvez raisonnablement vous échauffer pour compléter les bienfaits de votre petite laine. Ce soir, le mouton est de circonstance et la doudoune et la chancelière sont des cadeaux très appréciés !

Après la douche froide des restrictions, la tendance est de fêter Noël au balcon ou au jardin. A condition que votre crèche offre ce confort comme de disposer de parasol chauffant pour compléter la chaleur humaine.

D'ailleurs chaque foyer ne porte plus l'appellation de foyer, que de nom, lorsqu'on évoque la contamination. Car si on applique le couvre-feu, on l'éteint et on grelotte. On gèle et l'on n'est pas loin d'atteindre la température de conservation du vaccin !

Dans la pièce de réception, il est recommandé d'aérer dix minutes par heure. Brrr ! Brrr ! Attention aux personnes vulnérables ! Soyez chaleureux avec elles et ne laissez pas mamie, dans le courant d'air, si vous ne voulez pas que ce soit son dernier Noël ! Déjà, la Covid trop affectueuse ne pense probablement, en traitresse, qu'à lui sauter dessus, pour la refroidir.

Ayez bonne mine, faites pourquoi pas bombance mais pas la bombe ! La bête à picots a de nouvelles souches mutantes. Le traditionnel Christmas pudding qui a réussi à passer la frontière, n'est plus recommandé après la messe de minuit, prévue désormais à 19 heures trente !

Pauvre petit paroissien placé un siège sur trois et un banc sur deux, tu ne pourras plus donner le liturgique baiser de paix, à moins d'avoir le bras long. A minuit, heure solennelle, il y a quelque chose qui cloche ! Plus d'avoine dans le râtelier et les auberges sont fermées. Le petit Jésus est né mais il crèche sur la paille comme nombre de bons chrétiens pris pour des poires et qui ne croient plus au Père Noël.

F. Villon nous balladait quand il disait : "Tant crie-t-on Noël qu'il vient !" Certes, dans un cri du cœur, il vient pour nous, faire la fête mais surtout, il nous voit venir avec nos visages masqués, nos bandeaux sur les yeux et nos mines défaites.

Réveillonnez ami, sans réveiller la Covid. Vous êtes blanc comme neige ! Innocent comme un nouveau né ! Croyez à votre bonne étoile. Mais attention ! Elle est peut-être filante !

Soyez donc prudent, pas inconscient et toujours optimiste ! Moi j'ai les images de mon enfance où la féerie de Noël lui donnait le mystère enchanté d'un conte. Je me souviens de l'attente de ce jour, de l'ambiance fiévreuse et festive qui le précédaient : l'achat et la décoration du sapin avec les guirlandes et les fragiles boules multicolores et surtout l'instant magique de l'étoile qu'on plaçait en dernier à son sommet. Sans doute, que déjà je pressentais son pouvoir bénéfique et que je savais qu'il me faudrait vivre en levant la tête plus haut, toujours plus haut.

Je participais aussi à la construction de la crèche : des figurines, Marie en manteau bleu, penchée avec Joseph sur le rudimentaire berceau vide, couvert de paille, en attente comme moi de la venue du petit Jésus. J'aidais ma sœur à placer les bergers avec leur canne, les différents moutons blancs et frisés, trois rois mages couronnés portant un coffret, un bœuf et un âne gris. J'entends encore le froissement du papier imitant le rocher qui serait l'abri de la sainte famille jusqu'à la Nativité.

Je ressens également les émotions lors de l'ouverture des cadeaux mais je perçois en plus un mélange d'odeurs douces et sucrées : le parfum d'orange et de coquille qu'on me distribuait à l'école et que je rapportais triomphant à la maison. Ah ! L'arôme entêtant et suave des mandarines ou de la brioche trempée dans le chocolat chaud qu'on dégustait en rentrant de la messe de Minuit. L'enfant Jésus sur la nappe, nous nous regardions les yeux luisant de joies et d'émotions liées. La voix de mon père chantant le difficile "minuit chrétien, c'est l'heure solennelle" emplit encore de sa vibrante nostalgie, mon oreille tendue vers les échos de l'au-delà.

Ami, à chaque âge, chaque époque laisse son empreinte dans les cœurs. Le plus important, c'est de ne pas vous laisser influencer par la morosité ambiante et de garder votre capacité d'émerveillement. Appréciez et partagez votre plein bonheur !

Vous avez une immense et extraordinaire responsabilité ! Vous n'êtes pas des rois mages mais vous possédez le pouvoir magique de mettre de l'or dans les yeux des enfants ! Ce soir, cette nuit, demain et tous les autres jours, soyez empli de gaieté, de sourires et de rires, pour eux comme pour vous et ceux que vous aimez. Que la joie soit dans les cœurs ! Joyeux Noël !

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