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Articles avec #empire des sens tag

Fleur bleue 2/2

Publié le par modimodi

 

Fleur bleue est prête au partage!

Des rires, des enfantillages,

Un compliment, un hommage,

Un baiser, un effleurage,

Une fleur pour le corsage,

Un cadeau, un premier gage,

Un premier oui qui engage...

Plus de force, de courage

Branl'-bas et remue-ménage!

 

Envie de bras, de cordages,

D'ancrages et d'arrimages!

Mer et ciel ont des sillages,

Champs d'azur pour le naufrage

De ces corps hier si sages!

Dans les cœurs, un grand tapage!

Bleuet pur des moissonnages,

Pervenche des pâturages,

Campanule, iris sauvage,

Violette dans l'herbage,

Sortent du vert hermitage!

 

Plus de petits babillages,

Plus de badins papotages!

L'amour lance ses messages,

Mots doux, aveux et ramages,

Frissons, désirs au bocage!

Le rouge feu de l'orage,

Tous les sens en affolage,

Les désirs prêts au fanage,

Aux coquins libertinages,

Aux plus fous dévergondages!

 

Fleur bleue offre son corps sage,

S'abandonne à l'effeuillage,

Vœux, ardeurs au rouissage.

La raison est en largage

La vertu au laminage,

Tremblements, roulis, tangage,

Mirages en essaimage,

Les rêves sont au glanage,

Le bonheur est au passage!

 

Besoin de plier bagages,

De liberté sans ambages!

Le ciel offre son péage.

L'oiseau peut ouvrir sa cage!

Fleur bleue gagne les nuages,

Des anges lui font équipage...

Dans l'herbe, un divin bruissage!

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Fleur bleue 1/2

Publié le par modimodi

Pour rêver, il n'y'a pas d'âge

Chaque signe est un présage,

Chaque événement, un message:

Un murmur' dans les branchages,

Une trill' dans le feuillage,

Un chant, un lointain ramage,

Un oiseau dans le nuage,

Une plum' sur une page,

Une fleur bleue au treillage,

Un bateau près du rivage,

C'est la chance qui voyage

Vers ton cœur toujours trop sage!

 

L'amour parle son langage

Aux vagues bleues de la plage,

Dans le creux des coquillages.

L'amour offre ses mirages

Aux timides fleurs d'alpage.

Anémo'ne sans effeuillages,

Véroniqu' au frais visage,

Jacinthe d'amour en cage,

Sages comme des images,

Vous vous méfiez des volages,

Des jolis cœurs de passage!

 

Puis un jour, sans un présage,

Un sourir' qui vous engage,

Un rien pour tout avantage,

Un appel au badinage,

Un hello pour l'abordage,

Une main pour l'arrimage,

Quelques mots pour bavardages...

La tête est en décrochage,

Le cœur en tambourinage,

Fleur bleue est prête au partage!

 

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Infortune

Publié le par modimodi

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Passante 2/2

Publié le par modimodi

Petit cœur introuvable,

Mon double inconciliable,

Désirs inexprimables,

Cett' part insoutenable

De moi déjà friable,

Ne m'es-tu pas semblable?

Destin inévitable,

Éclats en moi instables

D'un bonheur qui s'ensable

En mon cœur déchirable.

 

Fleur bleue de désespoir,

J'aurais voulu m'asseoir

Près de toi reposer.

J'aurais voulu surseoir

Au temps, à l'illusoire,

Tes malheurs apaiser.

 

Mais je vais mon chemin,

Parallèle, inhumain,

De nuit noire en matin,

Sans lampe d'Aladin.

Assoiffé d'absolu,

Poursuivant éperdu

D'un bonheur méconnu,

Idéal, dans les nues.

 

Et tu vas ton chemin,

Au hasard des défaites

D'envies insatisfaites,

Au gré de tes conquêtes,

Pour puits aux oubliettes.

 

Mais je t'ai reconnue

Là, en pleine cohue

De désirs survenus

Dans ce songe imprévu!

Mon ego advenu,

Ardeur inattendue,

Tu m'es réapparue

Sous la forme ingénue

De ce corps dévêtu!

 

Je te tiens, retenue.

Oh bonheurs impromptus!

Délices suspendus!

En moi, tu perpétues

Sans doute, à ton insu

Le mythe entretenu

Du beau fruit défendu

Et j'écris mon destin

Sur ton corps parchemin!

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Passante 1/2

Publié le par modimodi

Je t'ai croisée, frôlée,

Nos yeux se sont cherchés.

Ma peau électrisée

Demandait des baisers.

Je t'ai suivie, perdue,

Ma sœur, mon inconnue.

 

Dans les pas du hasard,

J'ai cru t'apercevoir

A travers les brouillards

De ces regards hagards,

De ces vies sans histoire,

Au bord de ce trottoir,

Où tu offrais le soir

Ta p'tite fleur d'ostensoir.

 

Oh rêves dérisoires!

Oh désirs au brûloir!

Oh triste promenoir!

Dérisoire offertoire!

Enfer sans purgatoire!

 

J'ai poursuivi l'espoir,

D'une brune aux yeux noirs.

Du bout de ce comptoir

Jusqu'à ce quai de gare!

Territoires des bizarres,

D'errants en cauchemars,

De criards sans égards,

Concupiscents blafards.

 

Personne, aucune amarre!

Il ne m'est rien resté

Des ombres envolées,

Des regards esquissés,

Des rêves effleurés.

 

Mystérieuse inconnue,

Aussitôt apparue,

Aussitôt disparue,

Joie aussitôt perdue,

Je cherche au dépourvu

Les plaisirs ingénus,

La passante entrevue.

 

Toi, ma déconvenue,

Ton amour m'a exclu.

Je reste cru, à nu

Sans planche de salut.

Auras-tu survécu

A l'abandon des rues?

Qu'espères-tu encore

Dans ces froids corridor

Où se traîne la mort?

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Plaisirs fous

Publié le par modimodi

 

Je voudrais, cette nuit, m'endormir contre vous,

Tendrement enlacé, vos lèvres dans mon cou

Et ranimer les braises à nos cœurs d'amadou,

Vous faisant murmurer les aveux les plus doux.

 

J'invoquerais Manou, Jéhovah ou Vishnou,

Me ferais marabout, sorcier, grand manitou,

Pour pouvoir m'adonner aux délices de Capoue.

 

Conquistador fiévreux de tout l'or du Pérou,

Je me ruerais sur vous, risque-tout, touche-à tout,

Baiserais vos paupières, souple cuir de Cordoue,

Ferais battre vos cils, souple soie de Trévoux.

 

Je boirais à vos lèvres, tous les vins de l'Anjou,

Grappillerais vos seins, raisins mûrs de Corfou,

Ferais jaillir la vie comme or noir de Bakou!

 

Je prierais dévotement, Saint-Antoine de Padoue,

Pour m'avoir fait trouver les trésors, je l'avoue,

Dans le soyeux froufrou de vos légers dessous.

 

Je vous ferais clamer les serments les plus fous,

Accrochant de vos ongles, notre lit d'acajou.

Vous mènerais goûter, aux voies de Katmandou,

De somptueux délires, pleins de sagesse hindoue.

 

Etant bien plus têtu qu'un âne du Poitou,

Vous ferais oublier votre furieux courroux,

Mettrais votre raison, sous de secrets verrous,

Pour me laisser cueillir, en haut de vos genoux,

L'épi de thermidor, doré au soleil d’août.

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