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Articles avec #fou d'amour tag

Perruque

Publié le par modimodi

Ta nuque est douce

Comme la mousse !

Lèvres, suçons,

A l'unisson,

Doigts polissons,

Dos en frissons !

 

Nos corps s'amarrent,

Mes mains s'égarent

Dans le brouillard

De tes cheveux,

Frisons soyeux !

 

Tes reins se cambrent,

Ta peau est d'ambre,

Viens dans la chambre,

Que je t'reluque,

Que je t'éduque

Aux jeux d'eunuque !

 

J'suis pas en stuc,

T'es toute en suc.

Je vis ! Ah duc !

Dit l'chat d'Geluck,

En volapük !

 

Nuit de grand-duc,

D'ole ! Oh duc !

Ça gaze ! Oh duc !

Mais y'a un truc !

 

Cris de mameluck,

D'Orphée chez Gluck,

Dans une traduc,

Version Astruc !

 

Par Habacuc

Et par Saint Luc,

L'amour bifurque,

In einem Stück,

Comme à Innsbruck !

 

Je crie ! Tu truques !

En couvre-nuque,

T'as une perruque,

En peau de nubuck !

 

Ouah ! Tu m'ensuques !

J'ai l'cœur qui buque,

J'avale ma chuque !

J'suis qu'un trouduc,

Ta tête de turc,

L'roi de Montcuq !

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Car in extremis, extrême miss!

Publié le par modimodi

Si j'ai la raison qui se débine,

Si j'ai du jeu dans les turbines,

C'n'est pas la faute à Léontine,

C'n'est pas la faute à Lamartine,

Non ! C'est la faute à la Karine !

 

J'ai pris bien trop de caféine,

Le moteur chaud comme une alpine,

L’œil finaud et vif, comme un Djinn

Je la vois et là, j'hallucine !

Je l'ai trouvée, ma p'tite blondine !

 

Finies les langueurs et le spleen,

Y'a mon p'tit cœur, qui tambourine,

Ma libido qui me taquine,

D'son amour, je suis en famine !

 

Je la veux, lubrique et coquine,

Je lui susurre "ma mie câline",

Je veux croquer sa feuillantine,

Je quémande un lèche-babines,

Je veux caresser sa poitrine,

Douceur sucrée des mandarines,

Je veux froufrouter sa mousseline

Fleurdeliser sa capucine

Polliniser ses étamines !

 

Au jour J, v'là qu'elle se débine

D'un pied léger de ballerine.

J'en appelle au ciel, la divine,

Je la prie comme un muezzin !

 

Alors, elle joue, elle se fait mutine,

Nous sommes Pierrot et Colombine !

Elle rosit comme une églantine

Et je me pique à ses épines !

Elle se fait douce comme une praline,

J'casse mes dents sur sa nougatine !

Elle se fait chatte, elle est féline,

J'ai une tête d'orange sanguine !

 

C'est de la nitro-glycérine,

Tous mes désirs tombent en ruine,

Mes ardeurs sont en gélatine,

J'peux ranger mon tube de vaseline !

 

Si j'ai les humeurs assassines,

Si j'ai le cœur à chevrotines,

C'n'est pas la faute à Coraline,

C'n'est pas la faute à Pascaline,

Non ! C'est la faute à la Karine !

 

Je la voulais douce et divine,

Ce fut Byzance et Mélusine.

J'avais les humeurs en sourdine,

Avec elle, ce fut Let' Zeeplin !

 

Si j'enrage et si je fulmine,

Si je la trait' de Messaline,

C'n'est pas la faute à Maryline,

C'n'est pas la faute à la Sandrine,

Non ! C'est la faute à la Karine !

 

Ses mains brillaient d'aigues-marines,

Nous nous aimions dans la zibeline,

Sans jupons et sans crinoline,

Sous la pâleur des opalines !

 

Si j'en veux à mes origines,

Si je regrette mon officine,

C'n'est pas la faute à Clémentine,

C'n'est pas la faute à Valentine,

Non ! C'est la faute à la Karine !

 

Trop de cadeaux, de tourmaline,

Trop de banjo, de mandoline,

Trop d'opéras, de cavatines,

Trop de palaces en Cochinchine,

Mon compte en banque se ratatine !

 

Si j'ai vendu ma limousine,

Si je me contente de tartines,

C'n'est pas la faute à Lisbeth Queen,

Qui m'a envoyé aux Malouines,

Non ! C'est la la faute à la Karine !

 

Les agios sont une vraie toxine,

Je n'peux plus m'acheter de bottines,

Dettes et crédit dessus l'échine,

Sonnez créances, dès les matines !

 

Si j'ai une poussée d'albumine,

Si j'ai carence en vitamines,

C'n'est pas la faute à Augustine,

C'n'est pas la faute à la Micheline,

Non ! C'est la faute à la Karine !

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Amours mosaïques et volt à iques!

Publié le par modimodi

Je suis systématique

Ma vie est un grand hic.

Mon cœur fait la tournique

Chez lui, c'est la panique,

Sa pendule fait tic-tic

Son rythme est frénétique.

Branle-bas poétique,

J'ai perdu ma métrique.

Ma muse joue et complique,

Mes hexasyllabiques!

Je ne suis plus stoïque,

J'emballe la mécanique,

Tout est automatique,

L'amour est électrique.

Attirance magnétique,

Émerveillement optique,

J'ai rencontré Monique,

Une fille magnifique,

Au regard féerique

A la taille de moustique.

Nous étions arythmiques,

Détonants, atypiques,

Nos émois anarchiques!

Vive l'épidermique!

Monique était lubrique,

Moi, déjà vieux sadique.

Notre langage basique

Se dénommait fornique.

Nous étions orgasmiques

Sans bottes et sans tuniques,

Nus comme des lombrics,

Pas d'coup d' pompe, ni de cric

Vive l'aéronautique,

En l'air, comme des spoutniks,

Ébats supersoniques,

Septième ciel, en un clic!

Mais l'amour ironique,

A cadence hystérique,

A force, moins énergique

Devint épisodique,

Les assauts sporadiques!

Devenus flegmatiques,

Bientôt le cyclonique

Fit place à l'apathique,

Aux douleurs arthritiques

Puis au paralytique

Et ce fut dramatique.

Transformés en reliques

Nous étions archaïques,

Taxés d'anachroniques!

Le temps est vampirique,

Il ronge, il est caustique,

Il vous coupe la chique.

Un beau jour, claques et cliques!

J'ai perdu ma Monique.

J'étais mélancolique,

Je cherchais une autre ique:

Dominique, Angélique,

Un prénom catholique!

J'épluchais les rubriques

Des revues impudiques,

Faisais aux basiliques

Des prières liturgiques.

Mon cœur était supplique.

La liste pathétique

D'un destin fatidique:

Chagrin dysentérique,

Sans homéopathique,

Deuil des zygomatiques,

Larmes océaniques,

Soupirs hémorragiques,

Insomnies horrifiques,

Monique, ma mythique

Je t'en supplie, rapplique!

Je n'en peux plus, j'abdique!

Alors, un jour bernique!

Au vent, les vieilles reliques!

Boulimie touristique,

Folies géographiques,

J'ai couru en Belgique:

Orgie de gaufres et chiques,

Moules frites et cramiques,

Surrégime calorique,

J'étais pachydermique,

Taillé comme une barrique!

C'est pourtant dans un Quick,

Qu'est apparue Jeanique!

Elle avait l' burger chic,

Jouait d'la harpe celtique.

Mais elle aimait Loïc,

Un marin de Pornic!

Loin des philtres druidiques,

Dans l'cri des gouelanigs,

J'ai quitté l'Armorique.

Rêveries exotiques,

Désirs d'autres tropiques,

Réunion, Martinique,

Suis allé en Afrique,

Pirogue au Mozambique,

Grande chasse aux moustiques!

Rastas en Jamaïque,

Ivre de soul music!

Fuite systématique,

Errances sans tactique,

Du Pérou au Mexique,

Même les pays Baltiques,

Périples erratiques,

Voile sur l'Atlantique,

L'océan Pacifique,

Bloqué en Antarctique!

Cœur sec, muet, étique,

Existence monastique,

Folie quasi mystique!

Tout régime politique,

Opulences monarchiques,

Dictatures, républiques,

Principes démocratiques.

Je reste apolitique!

Bougeotte spasmodique

Pas de ligne méthodique,

Sans raison spécifique,

Ai fait les Amériques

Suis devenu britannique,

Hispano-germanique,

Balkano-brahmanique!

Voyages œcuméniques:

Etudes hébraïques,

Du cantique des Cantiques,

Préceptes talmudiques,

Discipline bouddhique.

Je reste adogmatique!

Mais plus d'sexe, v'là, le hic!

Amours au point critique,

Langueur pathologique,

Tremblements telluriques,

Moral neurasthénique,

Volonté ataxique,

Pâleur cadavérique!

Recherche cathartique

D'un signe évangélique,

D'un séjour édénique!

Mais toujours, ah bourrique!

De mauvais pronostics,

Destin antipathique,

Désastre astrologique,

Tous les scorpions me piquent!

Que des couacs et des couics,

Des rires sarcastiques.

Je passe pour un comique!

Plus d'amis, plus de fric,

Tics caractéristiques

D'une vie pathétique,

Déveine automatique,

D'une mouise chronique!

Toujours plus nostalgique,

Mon cœur, ce famélique

Rêve d'amours épiques,

Cherche le platonique

Ou l'amour Idyllique.

Ouf! ce fut, l'grand déclic,

J'ai croisé Frédérique!

A l'amour, je repique!

Elle était sympathique,

Classe, aristocratique.

Deux grands yeux romantiques,

L'amour était classique,

D'élégance artistique.

Elle chantait du lyrique,

Jouait de la musique.

Beauté météorique,

Un corps astronomique,

L'amour était cosmique,

J'étais son Copernic.

On se croyait uniques,

A l'abri des trafics.

Mais nos coeurs céramiques

Un choc, un trop grand clic!

Et ce fut du tragique.

Confiance hyper critique,

D'un amour léthargique.

Elle tombe sur un beatnik

Dans un concert public.

Je n'ai pas vu le geek,

D'la guitare électrique,

Aux trois accords gimmick!

Sur mes yeux, un haick,

Son coeur a le déclic!

Dans les nues, Frédérique!

Crise de foi, hépatique,

Notre amour bucolique

Avait pris la colique.

Aucun antiseptique,

Pas d'antibiotique,

Contorsions drôlatiques,

Corps à corps spasmodiques!

Effets symptomatiques,

Plus d'élans, des mimiques,

Pertes énergétiques,

Virilité modique,

Raideurs de sciatiques!

Amants cyclothymiques,

Passion épisodique,

Adieu, ma mélodique,

Belle polyphonique,

Tu es cacophonique!

C'est un affreux schmilblick

Je rame dans le mastic

Je fais d'l'acide lactique,

Je m'agite tout en tics

Comme un épileptique,

Saccadé, robotique,

Peu à peu sclérotique,

Raide, comme l'as de pique!

Mon cœur catatonique,

En détresse climatique

Est tout frigorifique!

J'en deviens aphasique,

Hébété et mutique.

Tout mon corps coule à pic,

Nom d'une crotte de bique,

J' vais finir en clinique,

Rubrique nécrologique!

Faut sauver la fabrique!

Sans une polémique,

En accord pacifique,

Chacun raide et stoïque,

Rend à l'autre sa tunique!

L'amour se désimbrique,

Bye, bye ma Frédérique!

Mais un jour sabbatique,

Un nouveau viatique,

Pour mon coeur asthénique

C'était fou, c'était chic!

Elle s'appelait Annick

Et tenait la boutique

D'un bonze lunatique.

L'amour était pudique

Et très académique.

Tout pour la botanique!

Et les mathématiques.

Courbes de statistiques

Sur la longueur des piques

Des petits porcs-épics,

A l'ère néolithique!

Intérêts éclectiques,

Amour tautologique,

Où tout est véridique

Le doute syllogistique!

Annick est fantastique,

Mystérieuse, authentique,

Une oeuvre sans réplique,

Une merveille unique!

Mais, nom d'une vieille bourrique!

C'est une hypertrophique,

Un esprit algébrique

En puissance cubique.

Mon cerveau hermétique

Devant l'énigmatique

Devient tout névrotique.

Je doute, foi d'un sceptique,

Et je perds ma logique!

Fi de sa scolastique!

Tout en dialectique,

En pensées utopiques

Ou en autocritiques.

Que de l'hypothétique,

Des approches empiriques

Et jamais pragmatiques!

Je n'en peux plus, je tique,

J'ai la tête en panique,

J'ai l'humeur ictérique,

J'ai pris d'la noix vomique,

Beurk! J'en ai ras la chique!

Sus au métaphysique!

Halte au périphrastique,

Aux études syntaxiques

Des écrits homériques,

Aux sens théologiques

D'exégèses jésuitiques

Des bulles et encycliques,

Aux congrès scientifiques

Sur la casuistique

A l'époque hellénique!

Ras le bol du védique,

Du paléolithique,

De tout l'fourbi antique!

Mais un jour, bénéfique,

Miracle astrologique,

Tu veux d'l'anatomique!

Tu potasses le tantrique,

Aussitôt, faut qu't'applique

L'Kamasutra pratique!

Ton yoni est magique,

Je dresse mon obélisque,

Je suis ardent, je trique!

Mais comme tout est psychique

Tu traces à la pointe bic,

Nos corps géométriques

En positions obliques.

Je cale sur la technique

Raide mais hémiplégique!

Amours ésotériques,

Indigence érotique!

Avec toi, tout s'complique,

L'amour se sophistique!

Il est encéphalique,

Sans influx voltaïque!

Non! Rien pour le phallique!

Je suis du jurassique,

Je n'entrave que pouic

A toute cette sémantique!

Trop encyclopédique!

Rendu amphigourique,

Abscons, cabalistique,

L'amour est autistique!

J'vais m'inscrire sur Meetic!

Adieu, unique Annick!

Je resterai rustique,

Arriéré et moujik,

Terrien, écologique.

Fi donc le théorique!

Vive le côté pratique

Des amours Prisunic!

Qu'on m' trouve une Dominique,

Une sœur apostolique,

D'amours pas catholiques,

Qui entre deux cantiques,

Prie Dieu pour qu'on la nique!

Qu'on m'amène des lubriques,

Des riches, des domestiques,

Des grosses, des squelettiques,

Aux langueurs impudiques.

Nom d'une touffe de bique,

Finie la mécanique

De l'amour hygiénique!

J'veux du pyrotechnique

Des frissons orgasmiques!

C'est au cours d'un pique-nique,

Qu'apparut Véronique!

Elle était volcanique,

Son corps tauromachique.

Ses yeux asiatiques,

Sa passion alambic,

Ses désirs excentriques.

Loin d'être anecdotique,

La vie était magique!

Splendide mosaïque!

Nos ébats érotiques,

Voire pantagruéliques,

Nos jeux épileptiques,

Nous rendaient fantastiques.

Nos corps étaient rythmiques,

Nos doux amours sismiques,

Le lit charivarique!

Nos voisins, des sceptiques,

En détresse acoustique

Croyaient, tragi-comique!

Nos assauts atomiques.

Nous étions hystériques,

Résistants, héroïques.

L'amour était tactique,

Modèle d'aérobic!

Nos gestes acrobatiques,

Nos deux corps élastiques

Faisaient d'la gymnastique!

Remballez vos critiques,

Les envieux, les sceptiques!

Soignez vos sciatiques,

Les vieux paralytiques!

Je n'suis pas emphatique,

Elle était boulimique,

Elle était mirifique,

Un ange diabolique!

J'admirais sa plastique

En faisait ma pratique.

Mais l'amour esthétique,

L'amour pour athlétiques,

L'amour épidermique,

Très souvent se complique!

Ma belle Véronique,

Hors du lit, vlà! le hic,

N'était qu'une bourrique,

A la langue d'aspic,

Aux idées sulfuriques,

Aux mots vitrioliques,

A l'humeur fanatique!

Un tyran despotique,

D'avis catégoriques,

Aux jugements dogmatiques.

J'n'ai pas cette rhétorique

La rancoeur, je mastique

Et je suis sans réplique!

Nos prouesses olympiques

Furent vite bronchitiques,

Puis enfin anémiques.

Pas de thérapeutique.

Tout devint chaotique,

Comme sur le Titanic!

Adieu ma satanique,

Adieu ma chimérique,

Adieu ma Véronique!

L'amour comme le colchique,

A mon cœur est toxique.

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