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Articles avec #fou d'amour tag

L'amour vache

Publié le par modimodi

Notre histoire est une ménagerie !

C'est la cata, une vraie vacherie !

Tu te prends pour la vache qui rit !

On t'entend de la fromagerie !

 

Moi, j'm'attendais au Saint Esprit,

Au ramage et aux gazouillis

Des beaux oiseaux du Paradis,

Mais tu bavardes comme une pie !

 

Je t'ai appelée, ma perdrix,

Mon rossignol, mon colibri,

J'ai chanté comme un canari,

L'amour et ses pots-pourris !

 

Toi, tu m'as pris pour une perruche,

Et p'tit à p'tit pour une autruche.

J'suis ta p'luche et tes fanfreluches, 

Je m'suis fait enduire la baudruche.

 

Je voudrais m'suspendre à tes lèvres,

Alors n'me fais pas tourner chèvre !

N'me dis pas de fuir les dondons

Qui s'font friser comme des moutons !

 

Non ! Mon amour, ma p'tite caille,

Je ne fréquente pas la volaille,

Et encore moins le gros bétail.

Moi, je m'impatiente au bercail !

 

Mais t'es jalouse comm'cent coucous,

Faut qu'je file comme un p'tit toutou,

Le caniche du cirque de Moscou !

Tu m'tiens en laisse, faut que tu m'dresses,

Que j'disparaisse, réapparaisse

Battant papattes, de la grosse caisse ! 

Hier, tu m'offrais tes caresses

Aujourd'hui, tes griffes de tigresse !

 

Tu veux qu'je fasse des prouesses,

Que j'cavalcade avec noblesse.

 À ma crinière, t'as fait des tresses,

J'suis un baudet d'cirque en détresse !

Hier, tu m'appelais Fanfan,

Je devais te faire quatre enfants.

Aujourd'hui, tu m'traites d'éléphant.

Je dois me remuer tout l'temps !

 

Tu me prends pour ton chameau,

Faut que je bosse, t'es sur mon dos !

J'suis mêm'ton zèbre, maillot rayures

Car pour une fâcheuse éraflure :

J'dois refaire toute la peinture !

Plus le temps d'dormir comme un loir

Ou j'finis à la rôtissoire

Comme un bon gros magret d'canard !

 

Oublié, le temps des aubades !

J'suis ta bête noire, ta régalade,

Je suis ton bœuf et ta croustade,

Tu me cuisines à l'estouffade,

Tu vas m'finir en carbonnade !

Pas un jour, tu ne fais relâche,

J'voudrais simplement qu'tu m'lâches !

Je n'en peux plus de cet amour vache !

 

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Fleurs de l'âge !

Publié le par modimodi

 

Pour vivre notre plein bonheur,

J'aurais dû apprendre par cœur,

J'aurais dû savoir, par le cœur,

Le langage odorant des fleurs.

 

Il me fallait être au parfum,

Ne pas se fier à ce beau teint

Et confondre touffe de thym

Avec ces fleurs de baratin !

 

Prenez-moi, voyez, je vous donne

Pour faire ma cour, ma mignonne,

Un petit bouquet d'anémones

Et quatre baisers pour aumône !

 

Pour que vous me teniez la main,

Partageant le même chemin,

Pour aujourd'hui et pour demain,

Je vous offre mille jasmins.

 

Que les plaisirs soient nos délices,

Que nous buvions à pleins calices

Dans la blancheur fraîche des lys,

L'ivresse des amaryllis !

 

Effeuillez-vous vite ! Vite !

Comme font les marguerites.

Oui ! Je vous aime à la folie,

Ma belle de jour et de nuit !

 

Mon amante du sans souci,

Mes libations de l'ambroisie,

Vous m'offrez la fleur et le fruit

De votre beauté chaque nuit.

 

Je défaille et tourne de l’œil,

Dans la grâce des chèvrefeuilles.

Je meurs au creux de vos bras,

Dans le parfum du réséda.

 

Ma solaire, mon immortelle,

Ma rose, mon asphodèle,

Nous ne craignions ni vent ni grêle

Pour notre amour perpétuel.

 

Nous n’étions pas en radotage !

Dans nos tisanes de tussilage,

Rien n'annonçait l'amer naufrage

De nos fragiles fleurs de l'âge.

 

Le bonheur était floraison.

Nous avions quatre saisons

Pour vivre enlacés, mon liseron,

Sans jamais le moindre mouron.

 

Nous nous aimions, ma capucine,

Dans la ouatine et la mousseline.

Nous avions ôté les épines

Aux aubépines, à l'églantine.

 

Oui ! Nous ignorions que l'art-roses

Était fleur d'ostéoporose,

Et qu’la ménopause se ramène

Avec la fin des cycles. Amen !

 

 

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Corps d'artichaut

Publié le par modimodi

Un peu, beaucoup, passionnément,

Tu t'es offerte à ton amant.

D'à la folie à pas du tout,

Tu as mis mon cœur à genoux,

Tu m'as envoyé dans les choux,

J'ai la tête dessus-dessous.

 

Mon petit trèfle à quatre feuilles

T'as mis mes désirs en mille-feuille.

En complicité de clins d’œil,

Je t'ai confié, empli d’orgueil :

"Je voudrais bien que tu t'effeuilles,

Dès que tu franchis mon seuil.

 

Dans un jeté éblouissant,

Enlève-moi tes sous-vêtements,

Que le désir soit grandissant !

Ne va ni trop vite, ni trop lent,

Je suis sur des charbons ardents,

Mets mon corps à feu et à sang !"

 

Avec la Pucelle d'Orléans,

J'aurais été chaud et bouillant,

Je m'serais embrasé en rien d'temps

De mill' plaisirs neufs et flambants,

Mais toi, tu as mis trop de temps,

J'm'suis endormi entre temps.

 

Pour mes désirs, c'est l'hécatombe !

De trop languir, moi, je succombe.

Si te dessaper prend des plombes,

Vaut mieux qu'j'attende les palombes,

Que je plum' la premièr' colombe,

Car j'ai ma vigueur qui retombe !

 

De t'aimer, je ne suis plus chaud !

Que tu te dépouilles, peu me chaut !

Il me faut un corps d'artichaut

Que j'épluche de bas en haut,

Sans tomber dans les mille embûches

Du froufrou de tes fanfreluches !

 

Je n'vais pas attendr' le dégel

Pour goûter à la bagatelle !

Je te veux à la croque au sel,

J'te monte à cru, au septième ciel,

Pas pour l'extase spirituelle

Mais pour les délices charnels !

 

Oh ! Je m'rappelle de Marguerite !

J'y pense encore et ça m'excite.

J'arrachais ses bas, sa chemise

A chacun de ses strip-teases.

Je veux t'farcir jusqu'à la goule !

On appelle ça la barigoule !

 

Moi, j't'aime comme un meurt-de-faim,

Je veux bien plus qu'un baise-main,

Je veux du sexe et tout l' tintouin !

Je veux monter au paradis,

Comme un conscrit ragaillardi,

La fleur d'artichaut au fusil !

 

Mais j'suis bête à manger du foin,

J'n'ai qu'ton aigrette entre les mains...

La relation s'est vinaigrée !

Tu as pris ton air détaché,

Et tu es restée habillée...

Pas question de capitules ! Hé !

 

Adieu, plaisirs d'effeuillaison,

Adieu, bonheur des floraisons,

Car si dans ton cœur, tout est bon,

Avec toi, j'ai touché le fond !

Valait mieux toucher le pompon

D'un marsouin breton du Léon !

 

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Pomme cuite au four !

Publié le par modimodi

Inutile de m'appeler mamours,

Ta p'tite marquise d'Pompadour !

Tu n'as plus ta voix de velours,

Quand tu te faisais troubadour !

 

Tu es désormais hors concours.

Tu ne sais plus chanter l'amour.

Tu piailles tel un poussin d'un jour

Mais c'est faux-jour et contre-jour !

 

Tu n'es qu'un vieux coq de bass'-cour,

Qui s'égosille au point du jour,

Sans agacer les alentours,

Sans réveiller dans les faubourgs.

 

Tu ne sais plus être en atours,

Je peux t'appeler Balo, balourd,

Gras du jarret, et bien trop lourd

Comme un vieux cheval de labour !

 

Tu crois que d'partout, on accourt

Pour tes crottins d'Rocamadour !

T'es une vieill' carn', sur le retour,

Tu n'as plus la fraîcheur du jour !

 

T'as trop d'kilomètres, au compte-tour,

T'as le moteur en fin de parcours,

Plus d'priorité au carrefour.

T'as commencé ton compte à rebours !

 

Tu es un mufle au souffle court.

Tu veux me faire ta chasse à courre,

Je ne veux pas que tu m'débourres,

J'aimerais mieux fair' demi-tour !

 

Pour un concerto de Brandebourg,

Tu prends ton cor. Ouah ! Au secours !

Il vaudrait mieux devenir sourd,

Que d'ouïr tes morceaux d'bravoure.

 

Autant me jouer du tambour !

Je n'entends plus tes mots d'amour !

Pourquoi, voudrais-tu qu'je savoure

Tes gauloiseries, tes calembours ?

 

Pourquoi veux-tu me faire la cour,

Que je me pâme et m'énamoure

Comme une vieille belle-de-jour,

D'un trognon de pomme d'amour ?

 

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Amour aveugle 3/3

Publié le par modimodi

Toi, mon miroir aux alouettes,

L'amour n'est-il qu'à la sauvette ?

Ma voix restera-t-elle muette

Lorsque je t'exhorte à tue-tête ?

 

Suis-je condamné à perpète 

A garder fermées mes mirettes ?

Dois-je t'aimer à l'aveuglette

Ou porter une pair' de lunettes ?

 

Quand je t'ai connue mon oie blanche,

J'étais muet comme une tanche,

A présent, tu as ta revanche,

J'erre et je braille en canne blanche.

 

Je tâtonne, je m'accroche aux branches,

Mais quand je me penche, je flanche !

Je cherche ton regard pervenche.

Non ! Je n'ai plus de vision franche !

 

J'ai beau jeté les yeux au ciel,

Le chasseur Orion me constelle

De grandes gerbes d'étincelles !

A moi, les anges ! Par St Michel !

 

St-Gabriel et Raphaël,

Venez à moi à tire-d'ailes,

Mettez le feu à mes prunelles,

Donnez à mes yeux l'arc-en-ciel !

 

Pour en avoir le cœur bien net,

Dois-je monter dans la charrette,

Toiser, me décrocher la tête

Comm' l'a fait Marie Antoinette ?

 

Dois-j'prendre le bout d'la lorgnette

Pour voir entre deux planètes

Briller ma star, toute en paillettes

Qui m'a coûté les yeux d'la tête ?

 

Aurais-je droit aux viatiques 

Des aveugles et paralytiques ?

Ou vais-je demeurer en disgrâce,

Lire l'avenir dans la mélasse ?

 

Créon écoutait Tirésias,

Moi, je suis seul dans la brouillasse

Où je broie du noir comme Horace

Et, je crois bien que j'le surpasse !

 

De toi, faut-il faire mon deuil ?

M'as-tu donné le mauvais œil

Pour ne m'offrir que larme à l’œil

Et ton amour en trompe-l’œil ?

 

Mon petit trèfle à quatre feuilles,

Dois-j'garder mon compas dans l’œil,

Faut-il ravaler mon l'orgueil,

Et t'aimer au doigt et à l’œil ?

 

L'amour est-il la vue d'l'Esprit,

Concédée en catimini

A tous les anges du Paradis,

Pour leur faire croire à l'Infini ?

 

Suis-je donc fou d'y croire aussi ?

 

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Amour aveugle 2/3

Publié le par modimodi

L'amour m'a laissé son bandeau,

C'est ma couronne et mon cadeau.

Dans mon royaume, y'a que les borgnes

Qui la convoitent et qui me lorgnent !

 

Ils m'envient de leurs gros yeux ronds,

Tels que des caméléons.

Moi, sous la flèche de Cupidon,

J'ai perdu vision et raison.

 

Comme un hibou, j'ai la berlue

J'ressemble à un hurluberlu !

Il m'est impossible d'être en vue,

Je n'ai plus le moindre point de vue.

 

Je t'ai aimée à première vue

Et je t'ai portée jusqu'aux nues,

T'imaginant offerte et nue

Dans l'abandon des ingénues !

 

Yeux dans les yeux, de prime abord,

Je t'ai fait don de tout mon corps !

Oui, je t'ai tout donné hier

Enfin, presque tout ! Oh ! Misère !

 

Qu'avais-je à garder mes œillères ?

Pourquoi t'avoir dit, convaincu

Que j'étais ferme et résolu,

Qu' j'taimais à perte de vue !

 

À présent, tout en maladresse,

Je veux prodiguer mes caresses,

Que toute à moi, tu te dévoiles,

Tout en tutoyant les étoiles !...

 

Mais quand moi, j't'aime les yeux fermés,

Tu tournoies, hors de ma portée

Comme Amélia au bal masqué.

Je n'ai que ton ombre à happer.

 

Mystérieuse jusqu'à l'ultime,

Tu te donnes à moi, en énigmes.

Il me faudrait des yeux de lynx

Pour percer l'énigme du Sphinx !

 

 

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Amour aveugle 1/3

Publié le par modimodi

Ô mon amour, mon embellie,

Mon imperceptible éclaircie,

Quand mon cœur traversait la nuit,

Tu m'attendais dans l'infini.

 

Comme l'étoile du puits,

Tu as surgi, m'as ébloui,

Jetant en pluie de confettis,

Poudre d'azur et pierreries.

 

Eros n'est pas un antiquaire,

L'Amour est un diamantaire.

Il offre aux amants, solitaires,

Saphirs et rubis en rivières.

 

Pour que Cupidon, sagittaire,

Perce leurs cœurs, ces lapidaires,

Gangues de pierres et de lumière

D'éclairs de passion incendiaires.

 

Oui ! Tu m'en as mis plein les yeux,

J'ai de quoi en remplir les cieux.

Mon cœur n'a pas de contre-feu

Je demande un cessez-le feu.

 

J'avais imploré mes aïeux,

Secrètement le grand bon Dieu

De m'ôter les tourments sableux

De ce jeteur de poudre aux yeux.

 

Fidèle, un peu moyenâgeux,

Je refusais d'être cendreux,

Petit amoureux poussiéreux,

Aux songes creux et nuageux !

 

Je voulais que mon cœur neigeux

Se fusionne au tien peu à peu,

En étincelles, à petits feux,

Jaillissants lors de nos aveux.

 

Tu m'as envoyé mille foudres,

Je n'ai plus l'temps de me dissoudre !

Mon cœur fait flick, mon cœur fait flack !

Je me noie dans la premièr' flaque !

 

Ah ! Je n'y ai vu que du feu !

J'ai fondu pour tes grands beaux yeux !

Je suis aveugle, je n'y vois goutte,

Je perds la vue ! C'est la déroute !

 

Si tu as toujours ton cœur d'or,

Emmène-moi à Épidaure !

Des ténèbres, je voudrais guérir

Mais pas d'amour, dois-je en mourir !

 

Prends mon bras et tiens-moi la main,

Que je ne trébuche en chemin.

Je suis comme Œdipe et Tobie,

Je porte les yeux de la nuit.

 

 

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Poignées d'amour

Publié le par modimodi

Tu peux m'aimer à bras le corps,

Me murmurer encore ! Encore !

Moi, je t'aim' de plus en plus fort

A en remplir tonneaux, amphores.

 

Avec toi, j'peux en faire des tonnes !

Je suis barrique, je suis bonbonne,

Je suis tout repos et confort,

Je rassure par mes contreforts.

 

Avec moi, nos amours mijotent.

Menu complet à la popote !

Tu te régales et tu fais "gloup" !

Du bonheur de ton gros plein d'soupe !

 

J'suis ton marmiton, je fais tout :

Rots et pâtés, potées, ragoûts.

J'vais te cuisiner mon p'tit chou !

Mille et un délices. Oh ! Seins doux !

 

De l'amour, j'ai à profusion,

Ras mon chaudron, plein mon bedon !

De Noël à Pâques aux tisons,

Aime-moi de tout' ta passion !

 

Monte-moi sur le bourrichon,

Enfourche le vieux canasson,

Donne caresses, à-coups, frissons

Mais n'casse pas le vase de Soissons !

 

Je ne veux que t'aimer d'amour,

J'ai de la soie et du velours !

Pour t’emmener jusques aux cieux,

J'ai mêm' le plus beau train de pneus !

 

Tu peux toujours avoir confiance !

Jamais je ne perds contenance.

Donne-toi à moi en aisance,

Et enlace-moi avec les anses.

 

Je suis ton pot, je suis ta cruche,

Quand tu m’susurres : Oh ! Ma baudruche,

Allons ! Ne fais pas ta nunuche,

Je veux que sur moi tu te juches !

 

Je boudine entre mes bourrelets.

Je ne suis pas laid, mais replet

Et je sais que cela te plaît,

Quand nous jouons au tourniquet !

 

Quand sur moi, toi, tu te trémousses

De tendres assauts en secousses,

J’admire tes deux pamplemousses

Et contemple ta lune rousse !

 

Alors ma douce, ma mie, mamour

Attrape mes poignées d'amour,

Ne crains pas roulis et tangage,

Agrippe-toi au bastingage !

 

Inutile d’appeler les secours,

Accroche-toi à mes contours !

Fais l'amour à ton gros balourd !

Aime-le, jusqu'au point du jour.

 

 

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Par tous les temps

Publié le par modimodi

Je t'attendais depuis longtemps.

Je me disais même : Passe-t'en !

Elle se joue de toi ! Va-t'en !

Tu as attendu trop longtemps,

Elle te fait perdre ton temps.

 

En trois mouvements et en deux temps,

Je me suis donné du bon temps !

J'avais peur de manquer de temps,

Alors, j'ai gaspillé mon temps

En vains plaisirs, petits passe-temps.

 

Tu m'es advenue entre-temps.

Plus de temps mort ! Il était temps !

J'ai dansé la valse à mille temps,

Sans un faux pas ni contretemps.

J'ai perdu la tête en rien d'temps !

 

On s'est aimé par tous les temps.

Tu m'as donné plus de printemps,

Que d'hivers et de mauvais temps.

J'ai conjugué à tous les temps

Nos corps, nos amours, nos vingt ans !

 

Au temps présent du grand beau temps,

A l'imparfait des pertes de temps,

J'ai voulu être de mon temps

En conjuguant aux quatre-temps,

Le verbe aimer à tous les temps !

 

Je t'ai perdue de temps en temps...

A présent ? J'ai tué le temps

Pour ne garder que l'bon vieux temps.

Nous le savons depuis longtemps,

Le bonheur nous arrive à temps.

 

L'amour n'est pas intermittent

Tapi dans l'ombre, il nous attend.

Pas besoin d'être combattant,

Il nous mitraille à bout portant

De frissons et désirs constants.

 

Il ne peut siffler la mi-temps,

Nous n'avons pas fait notre temps...

N'aurions-nous plus qu'un dernier temps.

Pour nous donner plus de bon temps,

A la mode et dans l'air du temps ?

 

Vent d'autan ne dure qu'un temps !

Si l'présent est notre seul temps,

De nous aimer, il est grand temps !

Je cours plus vite que le temps,

Je ne crains pas la fin des temps.

 

Laissons aller le temps au temps.

Nos cœurs battent sur le même temps,

Sans un temps mort depuis longtemps.

Passe la vie, passe le temps !

L'amour nous lie, la mort distend.

 

Nous n'pouvons arrêter le temps,

Il fait soleil, il fait beau temps.

Oui ! Je t'aime au-delà du temps,

Au futur, à l'instant, tout l'temps,

Pour l'éternité, à plein temps !

 

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Vice-versa

Publié le par modimodi

Pas besoin de t'dire, mon p'tit chat,

Que t'faire l'amour me met en joie !

Oh ! Combien je plains celle-là !

Je crois qu'elle s'app'lait Ludmila,

Petite, épaisse comme un d'sous-d'plat,

Tombée dans les bras d'un rasta,

Qu'la malédiction engrossa

Et qui dans le vice, versa,

Vendant son corps, son camélia,

Pour une vodka, deux téquilas !

 

Toi, tu me sautes dans les bras,

Je ne peux pas rester de bois !

Pas d'patati ni d'patata

Et avanti pour la fiesta !

Pas besoin d'valpolicella,

De chicha, de marijuana

Ou des photos de Lolita

Pour mettre mes sens en émoi !

Tu as ce p'tit, je ne sais quoi

Qui m'dresse la piqu' comme un Gaulois !

 

J'dégraf' le haut, j'enlève tes bas

Et moi je t'aime de haut en bas !

Je fais tes desiderata,

Tu es ma reine de Saba !

Les yeux bandés, je n'y vois pas,

J'apprends à lire du bout des doigts !

Jeux de bouches et langue-de-chat,

De caresses, on fait plein emploi,

En pas de deux et entrechats,

De souplesse, on fait des exploits !

 

Tout est permis à nos ébats !

Sur la table ou sur le sofa,

Sur le carr'lage ou le mat'las,

T'es mon en toi et mon sur-moi !

En tête bêche et vice versa

Comme à l'envers ou à l'endroit,

On récit' le kamasutra !

C'n'est pas du sexe, c'est du tantra.

Jambes en l'air, sursum corda !

Hosanna et Alléluia !

 

Non ! Jamais tu n'es flagada !

Quand je te crie : Pause ! Halte-là !

Hissant le drapeau blanc des draps,

Tu me dis : encore un chouia !

On n'a pas fini le repas.

Y'a toujours un nec plus ultra !

Il reste une belle chipolata

Et quelques tranches de ta nana !

Toi, mon joli Gargantua,

Tu vas t'en pourlécher les doigts !

 

Pour ranimer le vieux soldat,

Tu déclenches la lambada,

Tu m'allumes, tu te frottes à moi.

Tu ondules comme un boa

Pour le tango ou la rumba

Et tu miaules pour le cha-cha-cha !

Car tu connais le résultat,

Comme un maquisard, aux abois

Je me r'dresse, effet immédiat,

Ferme et prêt au branle-bas d'combat !

 

J'suis ton mercenaire, ton forçat.

Jamais ma vigueur ne décroit.

Flamberge au vent, Anjou ! Montjoie !

Sus aux manières de p'tit bourgeois !

J'vais t'aimer comme un hors la loi !

J'te prends à l'envers, à l'endroit,

Recto, verso et vice versa.

J'escalade le Golgotha,

Je veux mourir les bras en croix

En extase et au Nirvana !

 

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