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Articles avec #fou d'amour tag

Trop belle pour moi !

Publié le par modimodi

Je t'ai dit : Sois belle et tais-toi !

J'aurais mieux fait de rester coi.

Tu m'as aussitôt pris au mot !

Tu t'es transformée illico

En princesse Grace de Monaco,

En Vénus et belle Othéro !

Ça m'a coûté le bras d'Milo,

Je n'ai plus de fesses, que la peau !

 

Il faut souffrir pour être belle !

Tu n'connais pas la ritournelle.

C'est moi qui ai pris l'coup dans l'aile

J'ai mon oseille qui s'démêle !

Mes économies se dérobent,

Il me faut travailler dès l'aube !

T'as renouvelé ta garde-robe,

Moi, je suis nu, pauvre comm' Job !

 

Rhabillée des pieds à la tête,

De la montre jusqu'aux lunettes,

Ceinture et bas, foulard, pochette,

Robe, manteau, jupe et nuisette

En organdi, cachemire et soie,

En croco et cuir de cobra !

Du look, du style, du chic, des marques,

Pas d'passe-partout, faut qu'on t'remarque !

 

A force de faire du lèche-vitrine,

Faut t'refaire le nez, les babines,

Tirer la peau, enlever les rides.

C'est mon argent qu'tu dilapides.

T'étais tonneau et pas sylphide,

J'ai eu tort d't'appeler Danaïdes !

A présent, après trois régimes,

Crèm's pour mincir, t'es en mod' slim !

 

Pour toi rentrer dans tes leggings :

Club de fitness, tennis, jogging !

Mais c'n'est pas tout, pour le standing,

Tu entretiens tes petits brushings,

Tu restes jeune grâce aux liftings !

Je n'en peux plus ! J'mets les warnings !

Je suis en plein aquaplaning,

J'fais des tonneaux et des loopings !

 

J'n'ai qu'un' retraite, pas une holding !

J'ai plein de crédits revolving.

Bientôt à poils, je suis en string,

Je suis ruiné, j'fais du fading.

J'ai l'cœur usé qui fait bing bing,

J'ai ma courte vie en leasing.

Trouve-toi vite du sponsoring

Avant qu'j'prenn' le dernier sleeping !

 

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Vieux couple

Publié le par modimodi

ELLE

_"Je te connais par cœur !

Tu te crois le meilleur !"

Disait avec aigreur,

Sur un ton persifleur,

A son vieux rabâcheur,

Depuis bientôt une heure,

Une mamie franc-tireur,

Une mémé franc-terreur !

 

"Je connais tes bravades,

Tes bobards, tes salades

Et tes chants d'escouade

En guis' de sérénades !

Il y a bien trois décades...

C'était à la Barbade

Ou à la Désirade ...

Ma mémoire est en rade !

 

J'étais ta p'tite tocade,

Ton cœur battait chamade ;

Tu m'as donné l'aubade !

Et, ce fut la glissade,

Le long d'la palissade

Et la dégringolade

Dessus la balustrade !

Tu parles d'une sérénade !

 

Tu voulais la bourrade,

T'étais en marmelade !

Tu voulais l'estocade,

J't'ai passé la pommade !

En guis' de roucoulades

J'ai eu des jérémiades.

Tu voulais dire : je t'aime

Et ce fut Requiem !

 

Tu t'prends pour Apollon

Mais t'as les côtes en long,

Un imposant bedon

Et un triple menton !

Tu confonds la souplesse

Avec ta vraie mollesse,

T'assimiles la sveltesse

A ta couche de graisse !

 

Bouge-toi la carcasse !

Ouvre bien grand tes châsses !

Pétris-moi la fougasse !

Va laver la terrasse !

Pends le linge et repasse,

Débarrasse, ramasse,

Ne reste pas sur place,

Tu encombres l'espace !"

 

LUI

_"Oh ! Lâche-moi la grappe !

J'en ai plein les soupapes !

J'vais tomber dans les vaps 

Et tes ordres, j'm'en tape !

Ouais ! J'fais mon maximum

J'suis déjà au summum,"

Répondit le bonhomme,

Un brave ch'ti de Lomme.

 

"Occup'-toi d'ton fibrome,

Tes varices, ta fistule,

Tes tifs et tes ridules,

Tes cotrons ridicules !

N'fais donc point ta péteuse,

T'es déjà bien quinteuse,

Pesteuse et scrofuleuse,

Tu me casses les valseuses !

 

Ne m'joue point ta berceuse,

Mouche ton nez, la morveuse !

Ça n'sert à rien d'grogner,

Je n'pourrais pas t'aider

Puisqu' j'suis occupé

Pendant toute la journée.

J'donne un coup d'main à m'sœur,

Tu vois bien qu'elle bat l'beurre !"

 

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Éternel printemps

Publié le par modimodi

Bien avant toi, mon cœur courait les jouvencelles,

Je flambais aux froufrous des belles en balancelle !

Dames et demoiselles venaient en ribambelle...

Dociles amourettes, jupons et bagatelles,

Péronnelles, donzelles, émois dans leurs dentelles,

Plaisirs, frissons, vertiges, astres du septième ciel,

Extases et pâmoisons, bonheurs artificiels !...

 

Maîtresse solitude ! J'ai couché avec elle

Dans les lits de fortune de quelconques hôtels !

J'ai connu la luxure, les tourments de la chair,

Les étreintes lascives de beautés éphémères,

Petites fleurs du mal qui ignoraient Baudelaire.

Rêves pour conquérants, adorables chimères,

J'allumais le brasier, nous brûlions en enfer.

 

Pouliches frémissantes pour feu des quatre fers,

Chevauchées, amazones, foisonnantes crinières,

J'aimais, caracolais, sans mettre un pied à terre.

Mais le temps vous cravache, vous fouette, vous lacère.

J'ai dû me dérober aux belles cavalières.

Quand mon cœur se souvient des tendres bayadères

Je rêve chaque jour de sauter les barrières.

 

Aujourd'hui, que l'automne en moi s'est installé,

Jonchant de son tapis, mes plaisirs effeuillés,

Mélancoliquement, je parcours mon passé.

"Oh ! là ! là ! que d'amours splendides, j'ai rêvées !"

En ces soirs de septembre, chantait Petit-Poucet !

Je m'exclame à mon tour, parcourant le passé,

La lippe encore gourmande, les yeux émoustillés :

 

"Que de succès faciles ! Désordre et volupté !

Que d'ombres caressées ! Folles complicités !

Que de lèvres offertes et de corps qui se tendent,

Quels abandons profonds dans ces milliers d'offrandes !

Tant d'amours clandestines, tant de frissons d'un soir,

Tant d'espoirs illusoires, au point de ne plus croire

Au bonheur éperdu et qu'on sait provisoire !"

 

Et, pourtant tu es là, frêle, tendre liseron,

Accroché aux barreaux de mon vieux cœur prison.

Tu as coupé chardons, arraché le mouron,

Fait fleurir mille roses, à la morte saison,

M'as donné ta douceur de mille et un pardons

Et fait chanter la vie, pinson, petit grillon,

En offrant le soleil à mes cheveux flocons.

 

Je croque avec délices, la pomm' de déraison.

Je suis tout à la fois, chenu, petit garçon,

Sur les ailes du vent, j'ai posé mes chaussons !

Nous vivons enlacés dans les ans tourbillons,

Nos corps ont la confiance des tendres abandons.

Nous vivons nos saisons, aimant à l'unisson,

Nos Noëls au balcon ou nos Pâques aux tisons...

 

Mais, voilà qu'au carreau vient frapper un rayon,

Que le printemps résonne de mille évocations,

Qu'une douce impatience fait frémir les bourgeons

Et qu'éclosent en nos corps les désirs polissons.

Ah ! Que revienne ardent le temps des déraisons !

Que nous perdions la tête dessous les frondaisons,

Que nous mourrions d’extases, au cœur des floraisons !

 

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Corrida

Publié le par modimodi

L'amour est corrida !

Je suis prêt au branle-bas,

Je t'aim' de haut en bas !

Je gratt' des deux sabots

Quand tu enlèv's le haut !

Je tends ma muleta

Quand tu enlèv's tes bas !

 

Notre amour est cornu,

D'abondances pourvu.

Mon cœur s'est mis à nu,

N'joue pas ton ingénue !

N'sois pas vache, ma fille,

Ôte voile et mantille,

Accepte mes banderilles !

 

Oh ! Carmen, je t'adore !

Je lanc' mes picadors !

Je veux du corps à corps,

J'suis ton toréador !

Oui, je te mate à mort,

Je suis el matador !

Tu es en mise, amor !

 

Toro ! Toro ! Toro !

Du signe du taureau,

Je t'offre mon garrot.

Je ne suis pas Zorro,

Ne sois pas mon bourreau.

Je suis ton sombre héros,

Je suis ton torero !

 

En habit de lumière,

Je porte haut et fier,

De gloire, auréolé

Sur le sable brûlé.

Hourra ! Bravo ! Olé !

Je te pique, je te nique

D'une belle véronique !

 

Je ne joue pas d'aubade,

Je lance l'estocade !

Tu pars en galopade,

Contre la balustrade !

Je t'porte estafilades,

Tu tentes la parade,

Tu cherches l'échappade.

 

Tu t'mets en reculade,

Je cherche l'empoignade,

Je voudrais la bourrade.

J'essaye l'escalade,

J'me mets en enfilade.

Je risque l'encornade,

Avant la débandade !

 

Tierco de corrida.

Le leurre au bout du bras,

Drap de sang, rouge éclat,

Tu me mènes pas à pas,

Lentement au trépas.

Beauté de fæna !

Je meurs entre tes bras...

 

L'arèn' crie ta victoire,

Agite les mouchoirs.

Gloire à toi, super star !

Entends mon dernier vœu :

Arrache-moi les yeux,

Mais épargne-moi, tu veux,

Les oreilles et la queue !

 

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Addict 2/2

Publié le par modimodi

T'es ma drogue douce, mon haschisch !

J'ai la cervelle comme un pois chiche,

L'énergie dans la gélatine,

La mémoire dans la naphtaline,

Le cerveau dans la paraffine,

T'es ma coca, mon héroïne !

 

Moi, je suis out, toi, tu es in

Je suis amorphe, toi, ma mort fine !

Je te veux et je fais ton siège,

Mon infernale blanche neige !

Aussitôt qu'je te vois, je craque

Stupéfié, nom d'une pipe de crack !

 

Je prends un rail et je déraille.

Je m'envole au cœur du vitrail.

Je fais loopings et vol plané,

Je suis complètement piqué.

Dans l'pot d'colle, je vais retomber

Si j'y coule, je pourrais t'sniffer.

 

J'suis ton homme, t'es mon opium.

Pour moi planer au maximum,

Je v'ais fumer le linoléum

Et pour demeurer au summum

J'vais avaler du laudanum,

J'vais m'injecter de l'uranium !

 

Un seul pétard, j'suis dans le coaltar !

Je rencontre l'hagard Saint Lazare,

Et je m'présente ! C'est moi César,

Je connais le pacha Omar,

Je vends des plumes de casoar,

Dans le souk, près du grand bazar !

 

T'es ma princesse, tu es ma reine,

J'ai ton amour au fond des veines !

J'ai des visions, des tilts, des flashes...

Je prends à l'assaut Fort Apache !

T'es ma grenade et ma bombe H,

Mon esprit, mon cœur font relâche !

 

A toi, mon rêve, je suis accro,

J'suis ton junkie, ton toxico !

Je n'suis pas narco trafiquant,

Je mâche du kat entre les dents.

Avec toi, j'grimpe au firmament

Où tu m'dis, ton meilleur amant !

 

Je fais fi des coups d'semonce.

J'ai les idées au cœur des ronces

Mais à toi, jamais je n'renonce.

Dans ton amour, moi, je m'enfonce

J'suis dans la ouate, je flotte, je pionce

Quand avec toi, moi, j'me défonce !

 

Certains disent que c'est trop moche

Et voudraient bien que je décroche !

C'n'est pas moral et c'est critique,

Ce grand amour psychédélique !

Mais tu me donnes tant de bonheur

Que je vais me faire ton dealer !

 

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Addict 1/2

Publié le par modimodi

J'ai dû trop écouter Thiéfaine,

J'ai l'effet hallucinogène !

Ô mon bien cher Hubert Félix !

J'ai le moral au grand beau fixe !

Je viens de demander la main

De "la fille du coupeur de joints" !

 

C'est ma joie et ma fantaisie,

Ma petite perle d'ecstasy,

Mon mirage, mon amour fétiche,

Et mon méridien de Greenwich !

J'ai perdu l'nord et la boussole

Et j'ai du plomb dans les guibolles !

 

Oui ! J'ai fait une sortie d'route,

Quand je t'ai prise dans un grand shoot !

T'es mon délice, mon ciel, ma came.

Moi, je t'aime jusqu'au moindre gramme !

T'es à l'endroit, j'suis à l'envers

T'es mon paradis, mon enfer !

 

Mon grigri, mon amour fétiche,

Mes idées danse' comme un derviche !

T'es mon TGV et mon speed.

Parfois, je m'sens extralucide,

Parfois, j'ai ma tête qui se vide

Et l'temps s'engouffre comme un bolide.

 

J'ai l'esprit qui se met en pose.

Je vois des p'tits éléphants roses,

J'entends des voix ! Mais qui me cause ?

Est-ce toi, en moi qui se glisses,

Mon coqu'licot, ma fleur-de-lis,

Mon pavot, mon myosotis ?

 

Mon petit plan de cannabis,

J'perds les boulons, j'prends tes délices.

T'es ma dope, mon herbe, ma boulette !

Tu es ma dose, j'en perds la tête,

J'suis dans l'brouillard et la fumette.

J'prends ton herbette et mon air bête !

 

T'es ma passion, mon illicite,

Je suis raide-dingue, je suis addict

T'es mon paradis vert, mon shit,

Tu m'enflammes et tu m'excites !

J'étais mort, tu me ressuscites,

Je ne sais même plus où j'habite !

 

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Usure

Publié le par modimodi

Comme un voile aux jours bien faits,

Notre amour fait des trouées

Dans nos sentiments mités !

Nous nous sommes écharpés !

Drôle de drame, amours froissés,

Drôle de trame, cœurs rapiécés !

 

Souvenirs effilochés,

Fils retors des jours mauvais,

Quand l'aiguille casse au rouet !

Nœuds rompus des corps noués,

Encordés, trop étirés,

Mal étreints et trop serrés.

 

Tu veux vivre à mes crochets,

Mais nous sommes mal aiguillés.

Les points se sont ramassés,

Je ne sais pas tricoter !

Les soies se sont ennouées,

Méli-mélo dévidé.

 

Nos natures sont hérissées,

Deux coqs tout ébouriffés !

Nos cœurs ont des barbelés.

Nous nous sommes accrochés,

Nous nous sommes égratignés.

Amour fléché, transpercé !

 

La passion s'est démaillée :

Amourette mal brodée,

Mots tendres mal faufilés,

Des vers à rafistoler,

Rimes aux sons usagés.

Poésie à ravauder.

 

Scénario mal bobiné

A nos promesses effrangées.

Nos amours sont élimés,

Nos aveux tout éraillés.

Nous voulons tout réparer,

Vite nous rabibocher !

 

Ton haut, tes bas ont glissé,

Nous nous sommes enfiévrés.

Ongles cassés, corps griffés,

Nous nous sommes lacérés,

Nous nous sommes déchirés,

Nous voilà deux balafrés !

 

Notre amour s'est détissé,

L'étoffe en est toute usée.

Nos serments sont reprisés,

Plus rien à raccommoder !

L'amour peut se rhabiller !

Ne reste plus qu'à filer !

 

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Bretelles et ceinture 2/2

Publié le par archibald_06

Tu l'as écrit en bas de la page

Pour rester unis en ménage,

Pas le plus petit badinage,

Pas le moindre marivaudage,

Ni de regard dans les corsages.

 

Au moindre doute, tonne l'orage

Et j'ai droit au grand déballage.

Alors, promis, je serai sage

Et j'aurai droit à tes images,

D'oiseaux libres mais pas volages !

 

Pour éviter les p'tites cassures,

Je dois t'rassurer, à coup sûr !

Pas de faux pas, ni d'aventures !

Pas de doigts dans la confiture !

Impec sur toutes les coutures !

 

Pas d'écarts et pas de faux pas,

Pas de coup d'canif dans le contrat

Ou je passe, de vie à trépas

Et je me retrouv' dans d'beaux draps

Comme une momie pour l'au-delà !

 

Jurer allégeance, sous serment,

C'est l'devoir de tous les amants.

Celui qui aime, faut qu'il le jure

A cors et à cris, à murmures !

"Pour la vie, oui, je te l'assure !"

 

Pas de doutes, pas de clair-obscur !

Toi et moi, dansons sous l'azur,

Sans risquer la moindre foulure.

Pas de coups et pas de blessures,

Pas un seul défaut dans l'armure.

 

Il n'y'a pas de tourment qui dure !

L'amour n'est pas une torture.

Ma foi en toi est pure et dure !

Pas d'intempérie, ni froidure,

La passion est sous couverture.

 

Tu m'as donné la procédure :

Du certifié sous signature,

Sans un pâté et sans rature !

Pour que notre couple perdure,

Tu exiges, bretelles et ceinture !

 

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Bretelles et ceinture 1/2

Publié le par modimodi

Pour être heureux, vite aux abris !

Évitons les intempéries !

Notre amour doit garder le nid

Pas d'prises de bec, que des cui-cui,

Des roucoulades, toute la nuit !

 

Pour sans crainte le préserver

J'te fais d'mon corps, un bouclier !

Prudence est mère de sûreté,

Pas d'épingle ! Elle est bien bouclée,

La ceinture de sécurité.

 

Tu n'as qu'un désir à l'esprit :

Ta tranquillité à tout prix !

Tu m'exiges des garanties,

Des assurances, sans souci :

Du tout risque, sans brouillamini.

 

Pas d'pépins, ni de parapluie !

Nous n'vivrons pas en Normandie

Sous un ciel Lacryma Christi !

Faut du grand bleu au ciel de lit,

Des preuves de tendresse infinie !

 

Cupidon n'est pas un Brutus

Qui fait des promesses au roi d'Prusse !

Aux accrochages, toi, tu dis : "Sus !

Les anicroches : Au terminus !"

Mais t'as l'droit d'habeas corpus.

 

Tu m'l'as imposé mordicus :

"Pas de malus !" Que du bonus

Pour avoir droit à ton quitus !

Ou je peux t'apporter des gages

Ou sans hésiter, tu m'dégages !

 

Pour me bloquer en cas d'tangage

J'ai besoin d'un solide ancrage.

J'ai renforcé mon arrimage

Avec bretelles au bastingage

Et une ceinture en gros cordages.

 

Je suis au bord du dérapage,

Je suis à deux doigts du naufrage.

Pour ne pas risquer le largage,

Pour éviter le décrochage,

Je m'raccroche à tes avantages.

 

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Bizarre ! Bizarre ! Ben Hur, Icare, Abélard ! 4/4

Publié le par modimodi

Mon amour, mon avatar,

Ma p'tite fleur de nénuphar,

Je n'suis pas assez veinard,

Mais plutôt du genre poissard !

 

Avec toi, tout est bizarre,

J'ai ma raison qui s'égare.

Y doit y'avoir un lézard,

Qui m'ballade dans notre histoire !

 

Pour tes amis rigolards,

Je passe pour un nullard,

Un tartignolle, un tocard,

Un hurluberlu hagard !

 

Je n'veux plus que l'on se marre,

Qu'on me jette des brocards,

A chaque fois que l'on narre

Mes exploits de grand gaillard.

 

Fini l'temps des canulars,

Je n'veux plus voir d'entonnoir,

Au sommet de mon perchoir,

Quand j'me mire dans le miroir.

 

Adieu déveine et déboires !

Je ne suis pas un faiblard,

Un guignard au ton geignard,

Je prends un air revanchard.

 

Je convoque mon auditoire !

Je r'prends en mains mon histoire,

C'est à moi de m'faire valoir !

Accourez ! Venez-y-voir !

 

Comme Ben-Hur sur son char,

Je veux être superstar !

Je veux remporter l'Oscar

De la course de stock-cars !

 

J'ai mis mon plus beau costard,

La dernière mode, chez Damart !

Je fais donner la fanfare.

Me v'là prêt, au grand départ !

 

Patatras ! A n'y pas croire !

Une erreur de trajectoire,

Je perds ma ligne, mon couloir,

J'prends la piste pour un sautoir.

 

J'ai beau crier "faux départ !"

Je décolle sans le vouloir.

J'suis comme un suppositoire,

Mon char vole ! C'est le trou noir !

 

Au réveil, comme Lazare,

J'en ai perdu la mémoire.

J'ai la tête comme une passoire,

Une pomme cuite à l'étouffoir !

 

Je n'veux plus être un jobard

Et passer pour un ringard,

Je veux capter ton regard,

Comme à nos premiers rancarts.

 

Bien que miro, binoclard,

Je m'prends pour un balbuzard,

Ma vue perce les remparts !

Je grimpe sur le promontoire.

 

Je veux être ton Icare

Et briller en pleine gloire !

Mais l'soleil est en retard,

Je m'élance dans le brouillard.

 

Sans sonar et sans radar,

Badaboum ! Grand tintamarre !

Chérubin doit être hilare

Et Cupidon goguenard !

 

Je m'prends une flèche dans l'dossard,

Mes deux ailes se séparent,

Fendues en deux, comme une poire,

Débitées au coupe-cigares.

 

Je n'ai pas de gyrophare,

Et sans même te crier, gare !

Je m'écrase sur le trottoir,

Éclaboussant tes panards.

 

J'ai l'allure d'un carambar,

Resté collé aux mâchoires.

On ne compte plus mes coquards.

Je suis en morceaux épars.

 

Je n'suis vraiment pas chançard !

J'ai un coup dans l'coquillard.

Je suis le frère d'Abélard,

Je n'te ferai pas de moutards !

 

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