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Articles avec #fou d'amour tag

Napoléonades 2/3

Publié le par modimodi

Nos amours sont méli mélo !

Je me retrouve sur le carreau,

Déculotté, en p'tit maillot,

En pleine déroute, comme Napo,

A la bataille de Waterloo !

 

Et je t'ai rencontrée, Margot,

J'ai poussé des cocoricos !

Je n'étais plus incognito.

Je te parlais espéranto,

Tu me répondais en sténo.

 

L'amour allait fortissimo !

J'écrivais du Victor Hugo,

Des mots insensés, à gogo

A faire pleurer le populo,

A émouvoir les dactylos.

 

Tu étais ma Manon Lescaut,

J'étais ton Monte Cristo.

Notre lit était rococo,

Nous échangions de doux bécots

Sur le sofa coquelicot.

 

Les rideaux étaient abricot,

Nous possédions de faux tableaux,

Une baïonnette, un angelot

Et même la Vénus de Milo

Effeuillée comme un artichaut !

 

Ton corps était un brasero.

Chaque nuit, j'étais torero.

Tu m'dévorais fortissimo,

Je te criais "moderato !"

Je n'avais plus un seul repos !

 

J'avais perdu quinze kilos.

J'étais maigriot et pâlot !

Tu me faisais boire du porto,

Pour me donner des biscotos,

Du peps dans les jambonneaux.

 

Tu me mijotais des fricots,

Aux pois cassés, aux haricots,

Je n'étais plus un carpaccio,

Je gonflais comme un cachalot

Et tu m'épuisais aussitôt !

 

Je n'tenais plus sur mes flûtiaux !

Je n'sautais plus comme un moineau,

J'étais devenu ramollo,

Flagada comme un marshmallow.

Mon p'tit cœur faisait du clapot.

 

Je m'suis retrouvé à l'hosto,

Un gros tuyau dans les naseaux,

Bourré d'médocs et de suppos,

Momifié, sous bandelettes Velpeau,

Enveloppé, comme un livarot !

 

Il fallait passer le flambeau.

Alors tu pris un gigolo,

Un piccolo, tout mégalo,

Guérillero, caballero,

Avec une haleine chorizo !

 

Moi j'suis l'titi, l'vrai parigot,

Béret, baguette et calendo !

Je n'aime pas l'amour en trio,

Je me mélange les pinceaux

Alors, j'passe pour un bécasseau !

 

Je l'ai compris ipso facto,

Ce fut à nouveau du mélo !

Tu es partie sans dire un mot,

Plumer ton nouveau pigeonneau,

Sous les palmiers d'Acapulco !

 

En pleine déroute, comme Napo,

Je m'suis r'trouvé comme un veau

Dans une casserole, à Marengo !

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Mots doux

Publié le par modimodi

Dites-moi tout, dites-moi d'où

Vous viennent tous vos p'tits mots doux

Qui m'ont rendu de vous si fou ?

 

J'étais blasé, je vous l'avoue,

Des coups de foudre du mois d'août,

Du parfum de ces billets doux,

De quelques baisers dans le cou,

Pour les jolis cœurs d'amadou.

 

Je fuyais le moindre froufrou,

Je me méfiais des beaux dessous,

Des vieux coucous, des roudoudous,

Du courroux des maris jaloux,

De leurs vains propos aigres-doux.

 

Je me suis tenu loin de tout,

Loin du bagou de mauvais goût

Des grands coureurs de guilledou.

J'ai évité les coups d'grisou,

De tomber dans la gueule du loup...

 

Vous m'avez donné rendez-vous,

Vous m'avez dit, "Je suis à vous !"

Et des milliers de mots si fous

Que me voilà, tendre casse-cou,

A vos pieds, doux comme un toutou.

 

Je suis passé du je au nous,

Me suis jeté à vos genoux.

L'amour n'est plus du tout tabou,

J'entends à nouveau des mots doux.

Mon cœur est sans dessus-dessous !

 

Toutes mes craintes se dénouent.

J'ai le rouge qui monte aux joues !

Je m'ancre à vous, je me dissous,

Contre votre cœur, je m'échoue !

Mon corps frémit de doux remous.

 

De longs frissons passent partout,

Les désirs poussent les verrous.

J'ai la vigueur au garde-à-vous,

J'ai l'appétit d'un morfalou !

Avec vous, je revis d'un coup !

 

Oh ! Ne me criez pas "Tout doux !"

J'ai la prunell' d'un andalou,

J'ai la fureur d'un vieux mandchou

Qui prend la vertu au coupe-chou !

Je touche à tout, je risque tout,

Je veux vos délices de Capoue !

 

Dites-moi tout, dites-moi d'où,

Vous viennent tous vos p'tits mots doux

Qui m'ont rendu de vous si fou ?

 

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Napoléonades 1/3

Publié le par modimodi

Notre amour est un fiasco,

Sonnez, trompettes de Jéricho !

Tu n'es pas Grace de Monaco,

Je n'ai pas l'allure aristo,

Ce fut un piètre quiproquo !

 

J'avais joué les Roméos.

Ma voix avait des trémolos,

Je te chantais l'air d'Othello.

Prince Calaf dans Turandot,

Chaque soir, j'étais Caruso !

 

Tu étais mezzo-soprano,

Pas pour les airs du bel canto,

Les arias, les oratorios

Mais pour me traiter de blaireau,

Barbant barbier de Figaro !

 

Je m'étais pris pour un héros,

J'en avais l'air et les propos,

Je criais à tire larigot,

"Venez à moi, les Ostrogoths,

Que je vous réduise en mégots !"

 

Et je m'suis retrouvé KO,

Tortillé comme un bigorneau,

Raplapla comme du mou de veau,

Aplati comme un asticot,

Au pays des bouseux, péquenots !

 

Je me suis dit grosso modo,

Il faut changer de numéro !

Al Capone est à Chicago,

Tu peux jouer le mafioso,

Ici, tu n'as pas de rivaux.

 

Je m'suis fait farcir de pruneaux

Par le premier pistolero !

J'n'ai plus qu'la peau et les os

J'me sens nu, sans mes affutiaux,

Jusqu'à l'infini, un zéro !

 

J'ai acheté un boléro,

Pour avoir l'air d'un hidalgo,

Mais aux premiers pas du tango,

Je m’emmêle dans les tempos

Et je me fais un lumbago !

 

Même échec pour le flamenco.

Je suis ému par le fado,

Les airs troublants du fandango,

Je perds mes racines gitano,

Je claquette avec deux pieds-bots !

 

Je me suis traité de ballot,

Comme Roland à Roncevaux.

Sur la brèche et pris en étau,

Faut' de cor, je prends mon saxo.

Je lui joue : I love you, mambo !

 

Mais l'amour est un lamento !

Pas d’écho, que du vibrato !

Faudrait qu'j'me mette au disco,

Faire du talk-show, du one man-show,

Dans l'cocorico électro !

 

Je ne serai jamais héraut,

Diderot, Marot ou Marivaux,

Rien qu'un bedeau, nigaud, lourdaud,

Un vieux cabot du Limpopo

Qui n'passera pas à la radio !

 

Ah! Quel mauvais mélimélo !...

Je me retrouve sur le carreau,

Drapeaux en berne et en lambeaux,

Déculotté, en p'tit maillot,

En guise de bicorne, un plumeau !

 

Têtes basses, aigles impériaux,

En pleine déroute, comme Napo.

À la bataille de Waterloo !

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Amours mosaïques ! 5 Véronique

Publié le par modimodi

 

Adieu unique Annick !

Je resterai rustique,

Arriéré et moujik,

Terrien écologique !

Fi donc, le théorique !

Vive le côté pratique

Des amours Prisunic !

 

Qu'on m'trouve une Dominique,

Une sœur apostolique,

Une ptit'nonne satanique

D'amours pas catholiques,

D'intentions érotiques,

Qui entre deux cantiques,

Prie Dieu pour qu'on la nique !

 

Qu'on m'amène des lubriques,

Des riches, des domestiques,

Des grosses, des squelettiques,

Des froides, des caloriques,

Des sadiques, des saphiques,

Des nymphos exotiques

Aux langueurs impudiques !

 

Nom, d'une touffe de bique !

Finie la mécanique

De l'amour hygiénique

Du bibelot qu'on astique.

J'veux du pyrotechnique,

Des frissons orgasmiques,

Partout, faut qu'je fornique !

 

C'est au cours d'un pique-nique,

Qu'apparut Véronique !

Splendide mosaïque

De désirs énergiques.

Elle était volcanique,

Son corps tauromachique

Pour des jeux hispaniques.

 

Plus de barbituriques !

Ses yeux asiatiques,

Ses regards hypnotiques,

Sa passion alambic,

Ses désirs excentriques

Voire pantagruéliques

M’font l'effet d'un tonic !

 

La vie était magique,

Nos ébats érotiques

Nos jeux épileptiques,

Nous rendaient fantastiques.

Nos corps étaient rythmiques,

Nos doux amours sismiques,

Le lit charivarique !

 

Nos voisins, des sceptiques,

En détresse acoustique,

Croyaient, tragi-comiques,

Nos assauts atomiques.

Elle était boulimique,

Nous étions hystériques,

Résistants, héroïques !

 

L'amour était tactique.

Séances d'aérobic !

Nos gestes acrobatiques,

Nos deux corps élastiques

Faisaient d'la gymnastique.

Nous étions eurythmiques,

Prêts aux jeux olympiques.

 

Remballez vos critiques,

Les envieux, les sceptiques !

Soignez vos sciatiques,

Les vieux paralytiques !

Je n'suis pas emphatique,

Elle était mirifique,

Un ange diabolique !

 

J'admirais sa plastique,

En faisait ma pratique.

Mais l'amour esthétique,

L'amour pour athlétiques,

L'amour épidermique,

Très souvent se complique :

Ah ! Qui s'y frotte, s'y pique !

 

Ma belle Véronique,

Hors du lit, vlà ! le hic

N'était qu'une bourrique

A la langue d'aspic,

Aux idées sulfuriques,

Aux mots vitrioliques,

A l'humeur fanatique.

 

Un tyran despotique

D'avis catégoriques,

Aux jugements dogmatiques.

J'n'ai pas cette rhétorique,

Et je suis sans réplique !

La rancœur, je mastique.

Je deviens anémique.

 

Pas de thérapeutique !

Tout devient chaotique

Comme sur le Titanic !

Adieu ma chimérique,

Adieu ma Véronique !

L'amour comme le colchique,

A mon cœur est toxique.

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Amours mosaïques ! 4 Annick

Publié le par modimodi

 

Bye ! Bye ! Ma Frédérique !

 

Contingences sabbatiques,

L'amour est extatique.

Pas d'nouveau viatique

Pour mon cœur asthénique !

Mais un jour, le déclic !

C'était fou, c'était chic !

Elle s'appelait Annick

Et tenait la boutique

D'un bonze lunatique.

 

L'amour était pudique

Et très académique.

Tout pour la botanique,

L'histoire scientifique

Et les mathématiques.

Courbes de statistiques

Sur la longueur des piques

Des petits porcs-épics

A l'ère néolithique !

 

Annick est fantastique,

Mystérieuse, authentique,

Une œuvre sans réplique

Une merveille unique !

Mais nom d'une vieille bourrique,

C'est une hypertrophique,

Macro encéphalique,

Un esprit algébrique,

En puissance cubique.

 

Intérêts éclectiques,

Amour tautologique,

Où tout est véridique,

Les doutes syllogistiques !

Mon cerveau hermétique,

Devant l'énigmatique

Devient tout névrotique.

Je doute, foi d'un sceptique

Et je perds ma logique.

 

Fi de sa scolastique

Tout en dialectique,

En pensées utopiques

Ou en autocritiques !

Que de l'hypothétique,

Des approches empiriques

Et jamais pragmatiques !

Y'a que l'amour biblique

Qui soit métaphorique...

 

Je n'en peux plus, je tique,

Je n'compte que pour des briques,

J'suis un simple basique.

J'ai la tête en panique,

Le moral ric-à-ric.

J'ai l'humeur ictérique,

J'ai pris d'la noix vomique

Ou de l'acide prussique.

Beurk ! J'en ai ras la chique !...

 

Je veux d'l'influx, du physique,

Sus aux métaphysiques !

Halte au périphrastique,

Aux études syntaxiques

Des écrits homériques,

Aux sens théologiques,

D'exégèses jésuitiques

Des bulles et encycliques.

Même le pape abdique !

 

Je veux de l'épidermique !

Plus d'congrès scientifiques,

Sur la casuistique

A l'époque hellénique !

Ras le bol du védique,

Du paléolithique,

D'la phylogénétique

D'mes ancêtres nordiques,

De tout l'fourbi antique !

 

Mais un jour bénéfique,

Miracle astrologique !

Symbiose astronomique,

Son plan est écliptique,

Ell’veut d'l'anatomique !

Ell’ potasse le tantrique,

Aussitôt, faut qu'j'applique

L'Kamasutra pratique :

Trente-six poses érotiques !

 

Son yoni est magique,

Je dresse mon obélisque,

Je suis ardent, je trique !

Mais comme tout est psychique,

Ell’ trace à la pointe Bic,

Nos corps géométriques,

En positions obliques...

Je cale sur la technique !

Raide, mais hémiplégique !

 

Amours ésotériques,

Indigences athlétiques,

Avec elle, tout se complique !

L'amour se sophistique.

Sans influx voltaïque,

Il reste encéphalique.

Non ! Plus rien de phallique

Je suis du jurassique,

Paumé, anachronique !

 

Trop encyclopédique,

Rendu amphigourique,

Abscons, cabalistique,

L'amour est autistique.

Je n'entrave que pouic

A toute cette sémantique.

Je suis schizophrénique,

Un vrai cas psychia-trique.

J'vais m'inscrire sur Meetic !

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Amours mosaïques ! 3 Frédérique

Publié le par Modimodi

 

A l'amour, je repique,

J'ai croisé, Frédérique.

Elle était sympathique,

Deux grands yeux romantiques.

L'amour était classique,

J'aime les amours antiques.

 

Elle chantait du lyrique.

Jouait de la musique.

Beauté météorique,

Un corps astronomique,

L'amour était cosmique,

J'étais son Copernic.

 

On se croyait uniques

A l'abri des trafics,

Mais nos cœurs céramiques

Un choc, un trop grand clic

Et ce fut du tragique,

L'amour joue les cyniques.

 

Elle tombe sur un beatnik,

Dans un concert public.

Je n'ai pas vu le geek

D'la guitare électrique,

Aux trois accords gimmick.

En avant la zizique !

 

Confiance hypercritique

D'un amour léthargique...

Sur mes yeux, un haïck !

Son cœur a le déclic,

Dans les nues, Frédérique !

J'suis plus dans la rubrique !

 

Notre amour bucolique

Avait pris la colique.

Aucun antiseptique,

Pas d'antibiotique.

Convulsions drolatiques,

Corps à corps spasmodiques.

 

Effets symptomatiques,

Plus d'élans, des mimiques.

Pertes énergétiques,

Virilité modique,

Raideurs de sciatique

Je rame dans le mastic !

 

J'me traîne comme un lombric.

Passion cyclothymique.

Adieu, ma mélodique !

Ma belle polyphonique,

N’est que cacophonique !

C'est un affreux schmilblick.

 

Je fais d'l'acide lactique.

Je m'agite, tout en tics

Comme un épileptique,

Saccadé, robotique,

Peu à peu sclérotique,

Raide comme l'as de pique !

 

Mon cœur catatonique,

En détresse climatique

Est tout frigorifique.

J'en deviens aphasique,

Hébété et mutique.

Tout mon corps coule à pic.

 

Nom d'une crotte de bique,

J'vais finir en clinique,

Rubrique nécrologique !

Faut sauver la fabrique,

R'lancer la mécanique

Avec une énergique.

 

Sans une polémique,

En accord pacifique,

Chacun raide et stoïque

Rend à l'autre sa tunique.

L'amour se désimbrique,

Bye, bye, ma Frédérique !

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Amours mosaïques ! 2 Jeannique

Publié le par modimodi

 

Bye ! Bye! Ma Monique !

Je suis mélancolique !

Alors, un jour, bernique !

Au vent, les vieilles reliques !

Boulimie touristique,

Folies géographiques,

J'ai couru en Belgique !

 

Orgie de gaufres et Kriek,

Moul’frites et cramiques,

Surrégime calorique.

J'deviens pachydermique,

Taillé comme une barrique

Rond comme un pneumatique !

 

C'est pourtant dans un Quick,

Qu'est apparue Jeannique !

Elle avait l'burger chic,

Jouait d'la harpe celtique,

Mais elle aimait Loïc,

Un marin de Pornic !

 

Loin des philtres druidiques,

Dans l'cri des goualéniques,

J'ai quitté l'Armorique

Et ses chants gaéliques.

Non ! Pas assez typique

Et trop de rimes en "ic" !

 

Rêveries exotiques,

Désirs d'autres tropiques :

Réunion, Martinique,

J'ai parcouru l'Afrique,

Pirogue au Mozambique,

Grande chasse aux moustiques !

Rastas en Jamaïque,

Ivre, de soul music !

 

Fuite systématique,

Errances sans tactique,

Du Pérou au Mexique,

Jusqu'aux pays baltiques !

Périples erratiques,

Voile sur l'Atlantique,

L'océan Pacifique,

Bloqué en Antarctique !

 

Cœur sec, muet, étique,

Existence monastique,

Silence de basilique,

Folie quasi mystique !

Je ne cours aucun risque

Et jamais je n’m’implique !

 

Tout régime politique,

Opulences monarchiques,

Dictatures, républiques,

Principes démocratiques,

Résolument laïque !

J’en avalerai ma chique,

Je reste apolitique...

 

Bougeotte spasmodique,

Pas de ligne méthodique !

Sans raison spécifique,

Je kiffe les Amériques,

Je deviens britannique,

Hispano-germanique,

Balkano-brahmanique,

Je suis géocentrique.

 

Voyages œcuméniques :

Études hébraïques,

Du cantique des Cantiques,

Préceptes talmudiques,

Exégèse coranique,

Discipline bouddhique.

Je reste adogmatique.

 

Mais plus d'sexe, v'là le hic !

Amours au point critique,

Langueur pathologique,

Tremblements telluriques,

Moral neurasthénique,

Volonté ataxique,

Pâleur cadavérique.

 

Recherche cathartique

D'un signe évangélique,

D'un séjour édénique,

D’un ange en sa plastique,

Fût-il mêm' satanique,

Du moment qu'il rapplique !

 

Mais toujours, ah bourrique !

De mauvais pronostics.

Destin antipathique,

Désastre astrologique,

Mars est un colérique,

Les vierges sont pudiques,

Tous les scorpions me piquent !

 

Que des couacs et des couics !

Des rires sarcastiques,

Je passe pour un comique,

D’un âge canonique

Qui’a perdu son public !

Plus d'amis, plus de fric,

Tics caractéristiques

D'une vie pathétique,

Déveine automatique

D'une mouise chronique !

 

Toujours plus nostalgique,

Mon cœur, ce famélique

Cherche le platonique

Des amours idylliques.

Rêves mythologiques

De déesses antiques,

Souvenirs pédagogiques

D'humanités classiques !

 

Ouf ! Ce fut l’grand déclic !

Adieu cœur granitique,

Il se fend, crac et cric !

J'ai croisé Frédérique !

A l'amour, je repique !

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Amours mosaïques ! 1 Monique

Publié le par modimodi

 

Je suis systématique,

Ma vie est un grand hic.

Mon cœur fait la tournique,

Chez lui, c'est la panique.

Sa pendule fait tic-tic,

Son rythme est frénétique !

 

Branle-bas poétique,

J'ai perdu ma métrique.

Ma muse joue et complique

Mes hexasyllabiques.

Je ne suis plus stoïque,

J'emballe la mécanique,

Tout est automatique,

L'amour est électrique.

 

Attirance magnétique,

Émerveillement optique,

J'ai rencontré Monique,

Une fille magnifique,

Au regard féerique,

A la taille de moustique.

Nous étions arythmiques,

Détonants, atypiques,

Nos émois anarchiques.

 

Vive l'épidermique !

Monique était lubrique

Moi, déjà vieux, sadique.

Notre langage basique

Se dénommait fornique.

Nous étions orgasmiques !

 

Nus comme des lombrics,

Sans bottes et sans tunique,

Vive l'aéronautique !

En l'air, comme des spoutniks

Ébats supersoniques,

Septième ciel, en un clic !

 

Mais l'amour ironique,

A cadence hystérique,

A force, moins énergique

Devint épisodique,

Les assauts sporadiques.

Devenus flegmatiques,

Bientôt le cyclonique

Fit place à l'apathique,

Aux douleurs arthritiques

Puis au paralytique.

Et ce fut dramatique !

 

Transformés en reliques,

Nous étions archaïques,

Taxés d'anachroniques !

Le temps est vampirique,

Il ronge, il est caustique,

Il vous coupe la chique.

 

Un beau jour, claques et cliques,

J'ai perdu ma Monique !

J'étais mélancolique,

Je cherchais une autre "ique" :

Dominique, Angélique,

Un prénom catholique.

J'épluchais les rubriques

Des revues impudiques,

Courais aux basiliques

Devenais liturgique.

 

Mon cœur était supplique,

La liste fatidique

D'un destin pathétique :

Chagrin dysentérique,

Sans homéopathique,

Deuil des zygomatiques,

Larmes océaniques,

Soupirs hémorragiques,

Insomnies horrifiques !

 

Caïc ! Caïc ! Caïc !

J'ai l'coup d'pompe, vite un cric !

Monique, ma mythique,

Je t'en supplie rapplique !

Je n'en peux plus, j'abdique !

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Maladresses

Publié le par modimodi

Je me suis jeté à vos pieds

Avec une gerbe de mots,

Délicatement parfumés

Aux fleurs satin de votre peau.

 

Je me suis jeté contre vous,

Le cœur à nu, tout embrasé

De la fièvre d'un doux baiser,

Déposé au feu de ma joue.

 

J'me suis traîné à vos genoux,

Les mains tendues, le cœur ouvert

À votre ciel et ses chimères

D'amours rêvés et éphémères.

 

Mon genêt, ma reine-des-prés,

J'ai déposé dans vos pensées,

Cent azalées, mille orchidées

Et des roses, de pleins bouquets.

 

J'ai voulu ouvrir les possibles,

De ce cœur inaccessible

A mes envies les plus sensibles,

A mes ardeurs inextinguibles !

 

J'ai voulu plus que votre bouche !

J’ai rampé jusqu'à votre couche,

Le corps trop lourd de mes désirs,

De vos extases, à recueillir.

 

J’ai murmuré cent fois, je t'aime,

Vous ai déclamé des poèmes,

Portant l’amour jusqu’à l’extrême

D’un diadème de mots suprêmes !

 

Mes serments n’étaient qu’du haschisch,

Pour enivrer mes hémistiches.

Mêmes les tirades étaient godiches,

Vous m’avez traité de potiche !

 

Dans l'espoir d'ébats érotiques,

Mes élans fleuraient le colchique.

Mais pas d’secousse, rien de sismique,

J'n'ai obtenu que vos mimiques :

 

Trois minables et maigres soupirs,

Aucun espoir de défaillir,

De venir contre moi frémir

Et de jouir à en mourir !

 

Pas un aveu, pas un quitus,

Votre corps est un vrai cactus !

Vous ne m'offrez com'grand bonheur

Que mouron et dame d'onze heures.

 

Je reprends mon bouquet de fleurs,

Mes clameurs, mes doux chants d'ardeur,

Mes maladresses de p’tit charmeur,

Tous mes vers d'apprenti rimeur.

 

Je jette à terre, mes mots flétris !

Nos cœurs sont sans symétrie.

Je me redresse endolori,

Notre amour est un pot-pourri.

 

 

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Dans les chaussettes !

Publié le par modimodi

J'ai trouvé chaussure à mon pied

Et com' disait le chat : "Beauté,

Avec toi, l'amour, c'est le pied !"

 

Je peux rimailler, versifier,

Rimes croiser et embrasser,

Danser, sauter à cloche-pied !

 

Question de taille et de pointure,

Pas d'entorse ni de césure,

L'harmonie entre nous perdure !

 

Aucun besoin de chauffe-pieds !

Nous gardons, hiver comme été,

Nos plantes de pieds enflammées.

 

Pas de bouillottes, de chancelières,

Pas d'amours pépère et mémère,

Tu es un vrai calorifère !

 

Tes coups de chaud sont du tonnerre.

Tu embrases en un éclair,

Mon p'tit cœur sans paratonnerre.

 

Je flambe comme une allumette.

Tu mets le feu à la carpette,

C'est jour de fête aux galipettes !

 

Elle monte, elle monte la bébête !

Entre gambettes et pirouettes,

Nos corps s'attisent sans chaufferette.

 

Dans notre lit, pas de flemmards,

De traîne-savate, de pantouflards :

Des chauds bouillants pour l'grand panard !

 

Pas besoin de tirer la couette

Comme le font les catherinettes,

Pour chauffer leurs pieds d'alouettes.

 

Toi, tu t'effeuill's com' une pâquerette.

Tu ôtes voile et gorgerette,

Je te déchire la cuissette.

 

Oh oui ! J't'aime des pieds à la tête,

Sans ton bonnet, sans ta nuisette,

Sans tes bas et sans tes socquettes !

 

Jamais d'moral dans les chaussettes.

Nous gardons baisers et risettes

Pour la disette des amourettes !

 

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