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Articles avec #fou d'amour tag

Bouche à bouche

Publié le par modimodi

Ma douce, ma sainte-nitouche,

Mon cœur dormait comme une souche.

Je paressais mol, sur ma couche,

Au rythme lent d'un bateau mouche.

 

L'amour m'est venu à la bouche,

Je t'ai vue comme un croquembouche.

Mon envie n'avait rien de louche,

Je ne voulais qu'un bouche à bouche.

 

Je ne cherchais pas un touche-touche,

Rien qu'un baiser de mise en bouche.

Je n'allais pas faire le gobe-mouches

Et finir : "Au panier, coucouche !"

 

Je ne cherchais pas l'escarmouche

Mais tu m'as laissé sur la touche.

Tu t'es montrée froide et farouche,

Aussi sec, j'ai reçu la douche !

 

Et tu m'as tiré ta cartouche :

Je n'ai rien de l'oiseau mouche,

Faut que j'arrête mes chants manouches,

Que j'achète vite, un chasse-mouches !

 

J'ai une affreuse haleine tue-mouche,

A l'odeur de vieille babouche.

Il me faudrait plus qu'un rince-bouche

Pour avoir droit au bouche à bouche.

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J'te largue !

Publié le par modimodi

Pas d'excuses, à ma décharge !

Toi, tes rêves étaient grand large,

Moi, mesquins, sans idées larges.

Dans ton cœur, fier, noble et large,

J'avais la part la plus large,

Quand t'as dit : Je prends le large.

 

Je n'en ai pas mené large.

Depuis, j'suis complètement barge,

Je me goinfre dans la marge,

Je suis gros, gras, en surcharge,

J'en fais des tonnes au sens large,

Notre amour a pris l'monte-charge !

 

En fait, tu m'as bêtement largué,

Tu m'as jeté, valdingué

En cale sèche, relégué,

J'ai le corps tout déglingué,

Mon cœur lâche, trop fatigué,

Je n'pourrais pas bourlinguer.

 

Je vais errer, divaguer,

Dans mes souvenirs, zigzaguer.

Tu peux t'sauver, naviguer

Tanguer, te laisser voguer,

Tu n'as pas besoin d'draguer,

Tu vas tous les subjuguer.

 

Tous ces pingouins, ces homards.

Il suffit d'leur dire : J'me barre !

Ils vont te suivre au radar.

Moi, si tu m'avais dit : J'te plaque,

J'aurais quitté mon hamac,

J'aurais pris d'l'aphrodisiaque !

 

Si tu m'avais dit : J'me taille !

J'me serais mis au travail !

Si tu m'avais dit : J'te lâche !

J'n'aurais jamais fait relâche

Si tu m'avais dit : J'm'arrache !

Je m'serais tué à la tâche.

 

 

Si tu m'avais dit : J'me casse

Je m'serais r'mué la carcasse,

Pour moi t'offrir les palaces.

Si tu m'avais dit : J'me tire,

Je serais venu me blottir

Et t'arracher des soupirs.

 

Si tu m'avais dit : J'te quitte !

Je n'ai que ton cœur en kit,

Si tu m'avais dit : J'fous l'camp !

J'ai besoin d'un conquérant,

Je t'aurais mis sur le champ,

Ton corps à feu et à sang !

 

Si tu m'avais dit : Je file,

Arrête un peu ton babil,

Montres-toi bien plus habile,

Sois mon amant, modern-style, 

J'en ai assez, j'mets les voiles !

J't'aurais fait voir les étoiles.

 

Si t'avais dit : Mon piqu'vers, 

Moi, je joue la fille de l'air !

Je t'aurais écrit mille vers,

J'aurais fait mieux que Prévert !

Mais tu es élémentaire,

Tu manques de vocabulaire !

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Timides

Publié le par modimodi

Elle rougit devant lui, il bafouille devant elle,

Ces deux-là ont le corps, le cœur en parallèle.

Face à face, tendrement, à peine, du bout de l'aile,

Ils s'effleurent, ils se frôlent, dans ce vol d'hirondelles.

 

Cupidon a tendu son plus bel arc-en-ciel

Leurs yeux ont des silences, des mots couleur pastel.

En grâce et légèreté pour seule gestuelle,

Le désir vient de naître en frêles étincelles.

 

Leurs élans lentement se font la courte échelle.

Chacun entend de l'autre, les mystérieux appels,

Rien qu'un souffle, un murmure, un chant de tourterelle,

Un aveu, un espoir en retenue charnelle.

 

De languissants soupirs passent la passerelle

En délicats festons de leur passion dentelle !

L'attente la plus tendre, reste confidentielle,

Pudeur et discrétion leur sont consensuelles.

 

Les envies et les rêves donnent la ritournelle

En langage d'amour, en code universel,

Langue des troubadours et voix des ménestrels,

Aux lueurs vacillantes, de leurs émois chandelles.

 

La patience qui glisse, sur l'archet de la vielle,

L'harmonie de la voix, la douceur des voyelles,

Portées par les étoiles, les blanches noctuelles,

Incendient leurs deux cœurs de flammes graduelles.

 

Nul assaut, null' pensée de moindre bagatelle,

Les timides transis le prouvent avec zèle.

Ils n'ont pas d'ennemi, pas de vaine querelle

La guerre contre eux-mêmes est leur ardant duel.

 

Leur gauche modestie est leur seule querelle ;

Chacun est à soi-même, son intime rebelle.

Les intentions cachées s'amassent à la pelle.

L'amour n'est éloquent qu'au feu de leurs prunelles.

 

La tendresse s'imprime en touches d'aquarelle,

Chacun voudrait trouver le cri originel,

La fleur du paradis de l'Amour immortel

Et libérer enfin leurs "je t'aime" en kyrielle.

 

Ô ! Gloire à l’Éternel, l'instant est solennel.

Les timides ont osé… Colportez la nouvelle !

Ecoutez le ramage que font sous la tonnelle

Cou dans cou, roucoulant, les tendres tourterelles !

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Onomatopées

Publié le par modimodi

 

Tu dansais à la boum 

Dans ce grand living room.

Fondant comme un lokoum,

Sur toi, j'ai fait un zoom.

Mon p'tit cœur fait boum ! boum !

 

Et Boum ! Boum ! Badaboum !

Ma rose à peine éclose,

Devant moi, tu te poses…

Mon cœur en cellulose

Se déchire et explose !

 

Et Poum ! Et Poum ! Et Poum !

Avec le silencieux

De tes yeux délicieux,

Tu m'as tiré dessus

J'ai le cœur abattu !

 

J't'ai pris comme un coup de poing.

J'ai le cœur mal en point.

Il me faudrait les soins

De "l'amour médecin"

Et Tagada, Tsoin ! Tsoin !

 

 

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Tu ne m'aimeras jamais !

Publié le par modimodi

Je n'ai pas bel aspect

Avec mon vilain nez, 

De melon charentais

Et mon vieux dos voûté,

En bec de perroquet.

 

J'voulais être un jockey

A la taille de cricket.

Mais je n'suis qu'un basset,

Un bedonnant roquet,

Trop gros, trop grassouillet.

 

Tu préfères les minets,

Pas les efféminés,

Plutôt les freluquets,

Ces jeunes paltoquets

Sachant faire du chiqué !

 

J'sais pas faire le coquet,

J'suis un coquelet rondelet, 

Un porcelet replet,

Boudiné, mal ficelé,

Toujours saucissonné.

 

J'ai le cœur aux aguets.

Je voudrais sans délai

Me jeter à tes pieds,

Mais avec mon tonnelet,

J'n'arrive plus à m'baisser.

 

Tu dois me trouver laid,

J'ai droit aux quolibets.

Tu n'veux pas d'un boulet,

Je suis bien trop épais,

Tu ne m'aimeras jamais !

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Citrons pressés

Publié le par modimodi

Ô ma jolie Suzon,

Savez-vous ma passion

Pour ce ce jeu polisson,

Qu'on appelle : presse-citrons ?

 

J'suis un vrai patachon,

J'aime faire l'histrion.

Je suis sans prétention,

J'ai l'esprit d'garnison.

 

Je joue au"court bouillon"

Au "monte-bourrichon"

A"retrousse jupons",

"Croque-moi le lardon !"

 

Quand je vois sous l'nylon,

La fierté du balcon, 

Cett' gorge de pigeon

Et vos deux p'tits pinsons,

 

Je veux en toutes saisons,

Et rien qu'à ma façon,

Pratiquer pour de bon,

Le jeu du "presse-citrons"

 

J'suis en adoration

Pour les fleurs en boutons

De vos deux p'tits mamelons.

Je trémousse du menton !

 

Je brouille ma vision

Quand j'vois à l'unisson,

Rouler vos deux brugnons,

Pointer les p'tits oignons !

 

Dansez petits bichons,

Valsez petits fripons,

J'suis déjà rubicond,

Et j'tombe en pâmoison !

 

Les désirs au bourgeon,

J'ai le feu au brandon,

Je frétille du gardon,

Je glousse comme un dindon !

 

J'ai des démangeaisons,

J'veux goûter aux melons,

Aux p'tits potimarrons,

Aux fruits d'ces beaux nichons !

 

Je veux à pleins petons,

Presser vos doux citrons, 

Laisser sur mon menton,

Couler l'jus, tout du long !

 

Pas d'flèches de Cupidon !

Pas de faridondon !

Pas d' flafla, pas d'fonflon !

J'ai pour vous le pompon !

 

Vous êtes ma Manon,

Des sources et des frissons,

Vous êtes le renom

D'la cité des citrons !

 

Aux plaisirs toujours prompt,

J'veux vos blancs calissons,

Suçoter les bonbons,

Croquer vos macarons !

 

En gourmet, en glouton,

Je veux sans précaution,

Je veux sans condition,

Vous aimer à tâtons !

 

Sous les ardents rayons

Des ciels bleus, sans mouton,

Soyons en communion

Aux chants des alcyons !

 

Oh ! Ma mimi, pinçons,

Ces beaux coquins citrons !

Suzon, sus aux suçons !

Oui ! j'en fais profession !

 

Vous êtes ma vibration,

Vous êtes l'inspiration 

Pour l'poète de Menton 

Qui se presse le citron !

 

Tendre sublimation,

Folle vénération,

Coupe des libations 

D'la cité des citrons !

 

Grâces en suspension,

Soleil de ma passion,

Ô douceur de Menton

Dans l'azur bleu-citron !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Au doigt et à l’œil

Publié le par modimodi

Mon petit trèfle à quatre feuilles,

En deux œillades, quatre clins d’œil,

Tu as su me taper dans l’œil,

Mettre mon cœur en portefeuille !

 

Avec tous mes sens en émoi,

Des coups de chaud et plus d’sang-froid,

A genoux et les bras en croix,

Je t'ai promis la bague au doigt !

 

Ce que n'm’a pas dit mon p'tit doigt,

C'est que le loup était dans l'bois,

Et qu'une fois franchi le seuil,

Je march'rai au doigt et à l’œil !

 

J’n’ai pas l'temps d'demander ta main,

Tu m'as aussitôt pris en mains !

A l'école, ma belle maîtresse,

Plus aucun temps pour la paresse.

 

J'apprends à t'aimer feuille à feuille.

Sur ton love book, je me recueille.

Tu as l’parfum des chèvrefeuilles

Et tu me fais tourner de l’œil.

 

Mais quand j'ai voulu qu'tu t'effeuilles,

J'ai reçu pour tout bon accueil,

Dent pour dent et œil pour œil,

La giroflée de tes cinq feuilles !

 

Eros narquois est aux abois,

Il fait sortir le loup du bois

Et m’donn' l'amour à contre-emploi !

Épines aux roses, griffes aux doigts !

 

J’suis paralysé devant toi,

Je n'ose plus bouger l'p'tit doigt !

A tes pieds, comme un chihuahua,

Je voudrais sauter dans tes bras !

 

De mes petits yeux langoureux,

Je t'adore en battant d'la queue !

Ah ! T'bibiser de haut en bas,

Je m'en lèche d'avance, les doigts !

 

Je te fais mes grands yeux, si doux.

Mais je n'avais plus, je l'avoue,

Les deux yeux en face des trous

J’ai perdu la vue sur le coup !

 

J'ai filé droit comme un toutou,

Sans voir l'ombre de tes froufrous,

Sans la soie d'un de tes dessous !

J’ai dû garder tous mes bisous !

 

Pour autant, j’n’étais pas battu !

J'étais mordicus, résolu.

Je frissonnais, tout éperdu,

Je n’avais plus de retenue.

 

Oh ! Je voulais l’manger tout cru,

Ce trop tentant fruit défendu !

Mais tu n'en as pas démordu

Et c'est tous mes doigts, qu'j'ai mordus !

 

Mon trèfle, ma bête à bon dieu,

Je joins les doigts, lève les yeux,

Je fais la neuvaine aux cents vœux

Pour n’avoir pas à t'dire : adieu !

 

 

Je suis si pieux, béni des dieux,

Qu'avec toi, j'vais toucher les cieux !

Des pluies d'étoiles, au fond des yeux,

Éblouis-moi ! Sauve-qui-peut !

 

J'serai ton toutou sur la carpette.

Tu m'en jetteras plein les mirettes,

J'pourrai t'aimer à l'aveuglette.

Oui ! Je te trouve vraiment chouette !

 

Mais le temps n’est plus à la fête !

Finies les belles galipettes,

Moins d’amour, plus que des miettes

Je sens que j'passe aux oubliettes !

 

Y'en a plus que pour ta binette !

Trop occupée par tes frisettes,

Par tes caprices de jeune coquette,

V'là qu'tu n'aim's plus mes yeux noisette.

 

Tu me reproches mes croquettes,

Mes nœuds-nœuds roses, mes houppettes,

Les bains moussants pour ma toilette

Qui te coûtent les yeux de la tête !

 

Toi, tu me détestes, à vue d’œil !

L'amour n'est plus qu'un tape-à-l’œil !

J’avais bon pied, j’avais bon œil,

Désormais, tu me tiens à l’œil !

 

J'n'avais pas vu l'compas dans l’œil !

Enfoncé bien droit, jusqu'au coude !

J'n'ai plus d'honneur, rien qu'un baroud

Et pour un comble, c'est toi qui m'boudes !

 

L'amour n'était qu'un trompe-l’œil.

J’n’ai pas dû donner l’bon coup d’œil !

J'devais avoir l'alarme à l’œil

Et me méfier du mauvais œil !

 

N’joue pas ta marquis' de Merteuil,

N’fais pas ta poulard' demi-deuil !

Non ! Je ne vais pas fermer l’œil

Pour faire le mort dans ce cercueil !

 

Notre union a bien trop d’écueils !

Tu m'as mis les bois du chevreuil.

Je peux ravaler mon orgueil,

De ton amour porter le deuil !

 

Mon petit trèfle à quatre feuilles,

Tu m'as mis le cœur en mille-feuille !

Notre rose, peu à peu s'effeuille

Se ride et fane comme un cerfeuil !

 

Mon cœur n'est plus qu'une déroute !

Ton amour se donne au compte-gouttes

Malheureusement, je n'y vois goutte

Et c’est bien ça qui me dégoûte !

 

A un petit doigt près, d’ailleurs,

Notre passion était majeure !

Il ne lui rest' qu'un doigt d'honneur,

Dressé au ciel, en cris vengeurs !

 

Faut-il y voir le doigt de Dieu

Qui nous met à l'index, aux cieux,

Roulant devant nous ses gros yeux,

En nous fixant dans l'blanc des yeux ?

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Bretelles et ceinture

Publié le par modimodi

Pour être heureux, vite aux abris !

Évitons les intempéries !

Notre amour doit garder le nid.

Pas d’prises de bec, que des cui-cui !

 

Pour sans crainte le préserver

J'te fais d'mon corps, un bouclier !

Prudence est mère de sûreté,

Pas d'épingle ! Elle est bien bouclée,

La ceinture de sécurité.

 

Tu n’as qu’un désir à l’esprit :

Ta tranquillité à tout prix !

Tu m'exiges des garanties,

Des assurances, sans souci :

Du tout risque, sans brouillamini.

 

Pas d'pépins, ni de parapluie !

Nous n'vivrons pas en Normandie

Sous un ciel Lacryma Christi !

Faut du grand bleu au ciel de lit,

Des preuves de tendresse infinie !

 

Cupidon n'est pas un Brutus

Qui fait des promesses au roi d'Prusse !

Aux accrochages, toi, tu dis : « Sus ! »

Les anicroches : « Au terminus ! »

Tu fais droit d'habeas corpus.

 

Tu m’l’as imposé mordicus :

Pas de malus !  Que du bonus

Pour avoir droit à ton quitus !

Ou je peux t'apporter des gages

Ou sans hésiter, tu m'dégages !

 

Pour me bloquer en cas d’tangage,

J'ai besoin d'un solide ancrage.

J'ai renforcé mon arrimage

Avec bretelles au bastingage

Et une ceinture en gros cordages.

 

Je suis au bord du dérapage,

Je suis à deux doigts du naufrage.

Pour ne pas risquer le largage,

Pour éviter le décrochage,

Je me raccroche au bastingage.

 

Tu l’as écrit en bas de page :

Pas le plus petit badinage,

Pas de regard dans les corsages,

Pas le moindre marivaudage.

Au moindre doute, tonne l'orage.

 

J'ai droit à ton grand déballage :

Lessivage, rinçage, essorage !

Stop ! Promis ! Je serai bien sage

Et j'aurai droit à tes images,

D'oiseaux libres mais pas volages !

 

Pour éviter les p'tites cassures,

Je dois t'rassurer, à coup sûr !

Pas de faux pas, ni d'aventures !

Pas de doigts dans la confiture !

Impec sur toutes les coutures !

 

Pas d'écarts et pas de faux pas,

Pas de coup d'canif dans le contrat

Ou j'passe de vie à trépas

Et je me retrouv' dans d'beaux draps

Comme une momie pour l'au-delà !

 

Jurer allégeance, sous serment,

C'est l'devoir de tous les amants.

Celui qui aime, faut qu’il le jure,

A cors et à cris, à murmures !

"Pour la vie, oui, je te l'assure !"

 

Pas de doutes, pas de clair-obscur !

Toi et moi, dansons sous l'azur,

Sans risquer la moindre foulure.

Pas de coups et pas de blessures,

Pas un seul défaut dans l'armure ! 

 

L'amour n'est pas une torture

Il n’y'a pas de tourment qui dure !

Ma foi en toi est pure et dure !

Pas d'intempérie, ni froidure,

La passion est sous couverture ! 

 

Tu m'as donné la procédure :

Du certifié sous signature,

Sans un pâté et sans rature !

Pour qu’la fidélité perdure,

Tu exiges, bretelles et ceinture !

 

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Belle

Publié le par modimodi

Mon fruit d'or, petite mirabelle,

Toi, ma trop belle, ma toute belle, 

Dans la soie comme dans les dentelles,

Tu es cent et mille fois belle,

Belle, belle, belle et encore belle,

Belle, belle, belle, toujours rebelle.

 

On t'a appelée, Gabrielle,

Le prénom qui donne des ailes.

Pourquoi pas choisir Isabelle

Car tu es à jamais, la belle, 

De la beauté, son vrai label....

Elle en pâlit d'envie, Cybèle !

 

Moi, j'pouvais m'appeler Raphaël,

Abdel ou Bébel de Babel,

On m'a prénommé Jean-Michel.

Depuis, je braie, depuis, je bêle

Des belle, belle, belle en ribambelle

Pour écarquiller tes prunelles.

 

Pas besoin d'une grande échelle

Ni de monter sur l'escabelle

Pour inspecter les nues si belles.

A l'horizon, pas une ombelle

Et nulle belle sous ombrelle,

Tu es mon unique arc-en-ciel !

 

Si j'pouvais, j'ferais des étincelles,

J'danserais la valse, la tarentelle,

J'sauterais plus haut que les gazelles,

Pousserais si fort ta balancelle 

Que j'm'envolerais au septième ciel !

Mais... je m'raccroche à mes bretelles !

 

J'voudrais fuir au maquis, ma belle,

Me retirer dans le djebel,

Crier, hurler mes décibels,  

Et t'entonner un vieux gospel,

Pendant ta balade en chamelle...

Mais je chante comme une crécelle.

 

J'voudrais remplir ton escarcelle

D'étoiles, de rêves, perpétuels !

Sans brûler trente-six chandelles,

L'histoire propose un bon cocktail :

De César à Papa Noël,

D'Cléopâtre à Cadet-Rousselle !

 

Le temps est une douce aquarelle

De jours gris et de jours pastels

Pour ma mémoire à l'eau d'Javel !

Pour t'endormir ma demoiselle,

J'te parlerai de la Pucelle,

D'Colombine et de Polichinelle.

Pendant qu'tu joues à la marelle,

Je te conterai mille nouvelles,

Sans logique, un fourre-tout, pêle-mêle !...

 

Ecoute bien la ritournelle :

Jézabel trahit l'Eternel ;

Isaac grimpe sur l'autel,

Sans qu'on lui fasse la courte-échelle.

La tour de Babel monte au ciel 

Entre vingt cris et cent appels.

Icare se prend une belle gamelle, 

Elles sont fondues ses deux ailes !

Là-bas, Caïn tue Abel.

Là, le peuple se rebelle

Pour le sel de la gabelle.

C'est à Poitiers, qu'Charles Martel

Prend la tête des Infidèles !

 

Tourne, tourne le carrousel !

Des rois des reines, des kyrielles, 

De portraits qui s'entremêlent : 

Charles le Chauve et Philippe le Bel,

La frondeuse, la Grande Mademoiselle.

Des prises de forts, de citadelles...

Tiens ! On fait l'siège à La Rochelle,

Tandis qu'en Suisse à Neufchâtel,

D'une flèche de Guillaume Tell,

V'là, la pomme qui s'écartèle !

 

Parfois, le monde est bien cruel,

Parfois, toute la vie étincelle

Mais tu n'en as cure, mam'zelle

Toi, tu vis, petite hirondelle,

En paix avec les tourterelles.

Tu es trop belle, colombelle !

 

Mêm' si j'n'suis plus un ménestrel,

Si je suis, ma beauté, ta brêle,

Si j'titube et si je chancelle,

Finirais-je à la croque au sel

Ou serais-je jeté à la poubelle,

Comme une croûte de Babybel ?

 

Avant d'filer à tire-d’ailes

Et d'm'envoler faire la belle,

Pour échapper à tes querelles,

Eviter ton courroux, donzelle,

Je te décerne jouvencelle,

De la beauté, le prix Nobel 

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Vice-versa 2

Publié le par modimodi

 

Pas besoin de dire, mon p'tit chat,

Que t'faire l'amour me met en joie !

Oh ! Combien je plains celle-là !

Je crois qu'elle s'app'lait Ludmila,

Petite, épaisse comme un d'sous-d'plat,

Tombée dans les bras d'un rasta,

Qu'la malédiction engrossa

Et qui dans le vice versa,

Vendant son corps, son camélia,

Pour une vodka, deux téquilas !

 

Toi, tu me sautes dans les bras,

Je ne peux pas rester de bois !

Pas d'patati ni d'patata

Et avanti pour la fiesta !

Pas besoin d'valpolicella,

De chicha, de marijuana

Ou des photos de Lolita

Pour mettre mes sens en émoi !

Tu as ce p'tit, je ne sais quoi !

 

J'dégraf' le haut, j'enlèv' tes bas

Et moi, je t'aime de haut en bas !

Je fais tes desiderata,

Tu es ma reine de Saba !

Les yeux bandés, je n'y vois pas,

J'apprends à lire du bout des doigts !

Jeux de bouches et langue-de-chat,

De caresses, on fait plein emploi,

En pas de deux et entrechats,

De souplesse, on fait des exploits !

 

Hier, c'était un grand soir !

J'ai sauté du haut de l'armoire,

Aussi souple qu'un jaguar,

Sur toi, ma jolie couguar,

Alanguie sur le plumard,

Toute nue, dans ton peignoir !

 

Sur le lit, dans la baignoire,

Nous avons pris un panard

A nous luxer les nageoires,

A cramer l'allume-cigare,

A en perdre la mémoire,

A ne plus jamais savoir

Prendre le sens giratoire !

 

Tout est permis à nos ébats !

Sur la table ou sur le sofa,

Sur le carr'lage ou le mat'las,

En toi, moi dessous, toi sur moi !

En tête bêche et vice versa

Comme à l'envers ou à l'endroit,

On récit' le kamasutra !

Jambes en l'air, sursum corda !

 

Non! Jamais tu n'es flagada!

Quand je te crie: Pause! Halte-là !

Hissant le drapeau blanc des draps,

Tu me dis: encore un chouia !

On n'a pas fini le repas !

Y'a toujours un nec plus ultra,

Il reste une bell' chipolata !

 

Pour ranimer le vieux soldat,

Tu déclenches la lambada,

Tu m'allumes, tu te frottes à moi,

Tu ondules comme un boa !

Car tu connais le résultat,

Je me r'dresse, effet immédiat !

Ferme et prêt au branle-bas-d'combat !

 

J'suis ton mercenaire, ton forçat.

Jamais ma vigueur ne décroit.

Flamberge au vent, Anjou! Montjoie !

Sus aux manières de p'tit bourgeois !

J'vais t'aimer comme un hors-la-loi !

J'te prends à l'envers, à l'endroit,

Recto, verso et vice-versa,

J'escalade le Golgotha !

Je veux mourir les bras en croix !

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