Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Articles avec #fou d'amour tag

Corne d'abondance 2/2

Publié le par modimodi

 

Et pour bien vivre dans l'aisance :

Du travail, d'infernales cadences,

Des sacrifices et des finances.

Vive les projets, vive les dépenses,

La luxuriance et l'opulence !

 

Et puis un jour sans importance,

Tentations, un air de romance,

Regards, sourires et attirances.

Sans penser à mal ni méfiance.

Le cœur hésite, penche sa balance.

 

On ne voit pas de l'imprudence

À aimer être en sa présence,

À échanger des confidences.

Intimité, douce prégnance,

On se plaît au cœur du silence !

 

On oublie tout, mêm' la prudence !

Viennent les temps des impatiences,

De l'éloquence, de l'expérience,

Des rendez-vous de l'inconstance,

Des faux pas et des imprudences.

 

P'tits coups de canifs dans la confiance,

Quelques retards et des absences,

Des oublis et des négligences,

Emportement, intolérance,

Abondance de remontrances !

 

Mais pour sauver les apparences,

Pour nier notre déchéance,

Refuser les condoléances,

Avoir un reste d'influence,

Nous clamons avec insistance...

 

Comme les déchus de la présidence

Et tous les politiques en France

Qui masquent leur incompétence

Et ne font plus de résistance

Que pour leur fauteuil en balance !

 

" Voyez l'retour de la croissance,

Fini le temps de l'abstinence,

La relanc' reprend d'la puissance,

Ayez confiance, ayez confiance ! "

 

Nous avons des cornes, d'abondance !

Voir les commentaires

Corne d'abondance 1/2

Publié le par modimodi

Depuis notre plus tendre enfance,

L'amour nous offre l'opulence.

Baisers, tendresse et bienveillance

Du premier cri de la naissance

Aux jours bénis de la croissance.

 

Petits soins pour notre existence,

Indulgence pour notre innocence,

Education, jeux, insouciance,

Maternelle et douce présence,

Au paternel, obéissance !

 

Ah ! Nos émois d'adolescence,

Acnés, rougeurs, impertinences,

Maladresses et inexpériences,

Défis, désirs, exubérance

Et des tire-couettes à Laurence !

 

Pas d'avenir sans la vaillance !

Besoin de chance, de compétences,

D'efforts et de reconnaissance,

D'amitié forte et de confiance

Pour le chemin de l'existence.

 

Puis un jour, ô bonheur immense !

Temps des semailles et de jouvence,

L'amour offre sa récompense.

Nos deux cœurs unis se fiancent,

Nous nous passons les alliances.

 

Cadeau de deuxième naissance,

Notre nouvelle vie commence.

Plaisirs, caresses et jouissances,

Corps tremblants d'extase et de transes,

La vie se donne en abondance.

 

Chaque jour est de providence.

L'autre a toute votre importance.

C'est votre unique référence :

Attention, grâce et révérences,

Bienfaits, mutuelle assistance.

 

D'la joie en toutes circonstances,

Des besoins en surabondance,

Du confort, belle résidence,

Toujours plus : loisirs et vacances.

Au diable, soucis, prévoyance !

 

Voir les commentaires

Bonne année !

Publié le par modimodi

Encore une ! Oui ! Une de plus !

Une année d'plus à l'argus,

Voilà l'année 2016

Qui nous ramène sa fraise !

 

Blottie, tendrement, à l'aise

Dans mes bras en parenthèse

Je te câline et t'apaise.

Le chat s'étir' sur la chaise !

 

Qu'à Blaise et qu'à Dieu ne plaise,

Profitons de 2016

Pour quitter nos charentaises,

Faire monter la mayonnaise.

 

Pour douze mois, même treize,

J'veux chanter la Marseillaise,

Pratiquer le steaple chase

Dans notre lit en fournaise.

 

Je t'veux chaude comme une merguez,

Rougeoyante sur la braise !

J'veux grimper sur ta falaise,

Y danser la javanaise !

 

Entre caresses et baisers,

Janvier a bien débuté.

Je me suis à toi donné,

Vive la nouvelle année !

 

2016 est bissextile,

Je suis déjà tout fébrile.

L'appel de ton sex-appeal

Aiguise mes sens tactiles.

 

Je ne me fais pas prier

Pour adorer, prosterné

Les saints du calendrier

Et tes jolis seins aimés.

 

Je te fais le doux serment

De t'aimer jusqu'au bout d'l'an,

D'être dévot, toujours pieux

Durant l'jour, le couvre-feu.

 

Partageons les mêmes vœux,

Aimons-nous à qui mieux mieux !

En semaine ou en neuvaine,

J'donne mes étrennes à la reine !

Voir les commentaires

Nos Noëls

Publié le par modimodi

Dans le ciel, ils la scrutaient,

Les rois mages l'attendaient,

L'étoile s'est allumée,

Le ciel s'est illuminé,

Nous avons un nouveau-né !

 

L'Amour vient de se donner

Au monde, à nos cœurs lovés.

Moi, je viens de m'éveiller

Entre tes deux bras noués,

Mon corps est enrubanné.

 

C'est Noël toute l'année !

Pas besoin de déposer

Au pied de la cheminée

Mes chaussons d'espoirs fourrés,

Tu les a tous exaucés.

 

Après tant d'hivers et d'étés,

Ton cœur traîneau est chargé

De cadeaux à déballer :

Des caresses et des baisers

Pour nos grasses matinées.

 

Même aux mauvais temps d'la dèche,

A nos jours de paille sèche,

Tu ne te fais pas revêche,

J' peux mettre, sans qu'tu m'en empêches,

Le p'tit Jésus dans la crèche !

 

Que des flammes, pas de flammèches !

Tu n'peux pas m'appeler Joseph,

M'accuser de mauvaise greffe,

Nous avons plein le berceau

D'un triplé de gros marmots.

 

Trois diablotins, trois angelots !

La vie nous mène au galop.

Nous n'pouvons sauter plus haut,

Rêver de printemps plus beaux

Parmi tous leurs chants d'oiseaux.

 

C'est toujours fêtes et dimanche !

Y'a du bonheur sur la planche.

Nous nous accrochons aux branches,

Si le temps est assassin,

Nous ne sentons pas l'sapin !

 

Il peut nous mettre les boules,

Dans la ramure, on roucoule.

Et lorsque l'on s'enguirlande

Je m'agrippe à tes offrandes ;

C'est moi qui en redemande!

 

Et si les ans s'amoncellent,

Neiges d'antan éternelles...

Si nos cheveux étincellent

Comme notre étoile au ciel,

Nous croyons au père Noël !

Voir les commentaires

A croquer 4/4

Publié le par modimodi

 

Ah ! Si j'avais su écouter,

Ma p'tite maman couronnée

Quand elle me servait la purée !

Mais j'pensais : Pourquoi m'charrier

Pour trois petites dents cariées ?

Aujourd'hui, j'ai la bouche en friche :

Plus qu'deux chocottes et trois ratiches.

 

J'suis au supplice de dental,

C'est pire que celui de Tentale

Pour un glouton ou un morfal !

J'aurais dû au chaud conserver,

Bien planquées, sous mon oreiller,

Toutes mes p'tites dents de lait.

 

Ô toi, que je trouve al dente,

Toi, ma si bell', belle à croquer,

Je pourrais au moins t'mordiller

Mais j'peux même plus te papouiller

Tu m'as plombé à tout jamais !

 

J'suis excité et énervé,

Mais j'ai l'corps dévitalisé !

Je me suis vraiment bien planté !

Désirs et dents s'en sont allés,

Celles qui rest' sont déchaussées

Je n'arriv' plus à prendr' mon pied.

 

Je ne sais plus que bougonner !

Mon unique dent de sagesse

Lanc' des S.O.S de détresse.

Où sont ces périodes heureuses

Où j'me remplissais la dent creuse !

J'prenais la lune à pleines dents.

J'étais ton gourmet, ton amant

Je t'aimais tant ! La fleur aux dents !

 

A présent ! Je hais ces tourments,

Orties, soucis et mouron blanc

Que tu m'as mis entre les dents.

Je vais, je viens en mâchonnant !

De toi, je suis resté gourmand,

J'voudrais t'dévorer à pleines dents

Mais j'manqu' de galette et d'cran.

Je suis branlant et j'ai la dent !

 

 

Petit' croqueuse de diamants,

Tu as fait de moi un croquant !

Voir les commentaires

A croquer 3/4

Publié le par modimodi

 

Toi, mon plus tendre des nougats,

J'ai toujours été mordu d'toi.

Mais je n'avais pas vu, ma foi,

Que ton cœur glacé était froid

Et qu'il ne donnait, à l'étroit,

Que des pistaches, noisettes, éclats,

Que d'l'amour à la mords-moi l'doigt !

J'ai gardé un' dent contre toi !

 

Pendant que j'me pass' le cure-dent,

Toi, tu ris de toutes tes dents

Comme l'âne de Buridan !

Je désirais d'la confiture

De fraises, de coings et de mûres,

J'ai eu des biscuits bien trop durs,

Une vraie épreuve, une torture

Pour ma mâchoire et sa denture !

 

Croquants, craquants, Pan ! Dans les dents !

J'laiss' mes canines sur le champ !

Maint'nant, je suis à la merci

De ton amour en dents de scie.

Aurais-je encore droit au sursis

Avant que tu n'me supplicies ?

Mais t'as mis mon cœur en charpie

Et nos amours en confettis !

 

Elle avait bien raison, maman !

J'n'étais pas assez vigilant.

Trop de sucre, des caries aux dents.

Elle m'envoyait m'brosser les dents,

Mais j'n'étais pas obéissant, 

J'y allais grognant et rognant !

J'suis trop resté, mon frein rongeant.

J'aurais dû être sur les dents,

Je n'aurais pas eu d'rage de dents !

 

Si j'avais gardé l'protège-dents,

Celui du grand Marcel Cerdan,

Je ne serais pas un brèche-dent,

Je ne port'rais pas de fausses dents

Sur ce dentier brinquebalant !

Au lieu de grincer d'mes fauss' dents,

J'pourrais t'croquer à pleines dents

Et te donner... mon cœur d'enfant.

 

Voir les commentaires

A croquer 2/4

Publié le par modimodi

 

Tu étais tout sucre et tout miel,

Aujourd'hui, tu m'cherches querelle!

Mon calisson, ma nougatine,

Tu me balances des pralines!

Plus d'chocolat fourré coco,

Des pastilles et des berlingots!

Pour te savourer illico,

Il me faudrait avoir les crocs

Pas d'quenottes ou de chicots!

 

Mais je subis ton agacement,

Adieu bonbons, adieu fondants!

Moins de douceurs, plus de coups d'dents,

Œil pour œil et dent pour dent.

Tu me parles sur un ton coupant,

Et c'est du fiel que tu répands.

 

Ta langu' de chat est de serpent!

Au prétexte, au moindre incident,

Tu me fais du rentre-dedans.

J'devrais prendre le mors aux dents,

J'devrais m'armer jusqu'aux dents

Ou m'acheter un protège-dents!

 

Tu m'résistes comme un chiendent,

J'ai de quoi me casser les dents!

Comme un très très vieux caïman,

Je n'peux mêm' plus claquer des dents

Ni te croquer à pleines dents.

Je dois t'aimer du bout des dents,

Riant jaun' de mes dernièr' dents!

 

Je suis ta brave pomme, d'Adam.

T'avais rien à t'mettre sous la dent

T'avais les crocs, c'est évident,

J'n'étais pas à corps défendant,

Tu n'étais pas trop regardant,

Tu voulais me mordre à bell's dents!

 

Je peux me plaindre entre mes dents!

Y'a jamais eu d'buisson ardent,

Plaisirs d'amour? Un accident!

Y'a pas d'paradis, que des glands!

J'irais peut être en couinant,

Mais quand les poules auront des dents!

 

Voir les commentaires

A croquer 1/4

Publié le par modimodi

Ma sucette, ma pâte de fruit,

Mon sucre d'orge et de candi,

Ma praline rose, mon fondant

De ton amour, je suis gourmand.

A Cambrai, je fais des bêtises,

A Valenciennes, j'fais des sottises.

Pour tes douceurs, tes friandises,

Je m'adonne à la convoitise.

Tu es ma gâterie promise,

J'veux tes p'tits choux sous ta chemise !

 

Pour tes exquises mignardises,

Je perds raison, je perds maîtrise.

Je veux t'emmener à Venise,

Te renverser, ma tour de Pise !

Ton cœur est une bonbonnière

Pour nos printemps et nos hivers.

Je t'aime sur le bout d'la langue,

T'es mon délice passion et mangue.

 

Pour rien, nous n'aurions présagé

Ce qui a pu nous arriver.

Qu'est-ce qui t'a pris d'appeler

Ta bonne fée, la fée dragée

Qui te disait : "T'es à croquer !"

J'avais l'bonheur entre les dents

V'là maintenant que j'ai du mordant !

 

J'n'ai rien dit d'ton aspect collant,

Quand, au parfum vanille cannelle,

Tu m'as offert ton caramel.

Mais vouloir me mettre à l'amande,

Tu m'as mis à la réprimande.

J'aimais ton regard cacao,

Ton doux teint de pêche abricot,

Mais je n'voulais pas des noyaux !

 

Voir les commentaires

A corps perdu

Publié le par modimodi

L'amour a planté son décor,

Sa flèche a traversé nos corps.

Nous nous aimons en plein accord,

En coeur à coeur, en corps à corps,

En abandon d'âme et de corps.

Nous faisons folie de nos corps.

 

Nous possédons l'esprit de corps.

Nous frissonnons de tous nos corps,

Dessus, dessous, à travers corps,

A cors à cri, encore, encore !

Aucun désir en dés-à-corps.

Nous nous donnons de tous nos corps,

Nous ne faisons plus qu'un seul corps.

Nos cœurs ont mis leur justaucorps

Pour danser aux divins accords

De la lyre de Terpsichore.

 

Mais j'n'étais pas garde du corps !

L'amour t'a mis le diable au corps.

Pour un galant au corps accort,

Un séducteur aux cents records.

Tu es tombé dans le décor,

Bêtement comme une pécore!

Un mot doux et tu t'édulcores,

Pour deux baisers, toi, tu picores !

 

Je te garde, contrainte par corps,

Tu me repousses de tes haut-le-corps.

Je vis trop mal nos désaccords !

Trop injuste est mon pauvre sort !

J'voudrais te prendre à bras-le-corps

Mais tu te poses en anticorps.

En contre-pied d'esprit retors,

Tu me distribues tous les torts !

 

À contretemps, je t'aime encore

Et je t'espère jusqu'à l'aurore,

Mais en dos à dos, tu t'endors !

Je perds ton corps, je perds le Nord !

Est-ce que vraiment je t'aime à tort

Ou simplement que j't'aime trop fort ?

Voir les commentaires

Dans les orties

Publié le par modimodi

L'amour est un aiguillon

Qui vous parcourt de frissons.

Il vous pique, il vous excite,

Et dérègle les conduites.

Il perturbe le jésuite

Qui médite et qui s'agite

De pensées de sybarite,

En psalmodiant l’introït.

Il trouble la carmélite,

En agitant l'eau bénite.

Il affole Marguerite

Qui s'effeuille à la va-vite.

 

Nous avions vingt ans, ma foi,

Naïfs, tendres, de vert bois,

Tout en rêves, en rires, en joies...

Il nous a pris de sang froid

Sans nous en donner le choix.

D'un' flèche de son carquois,

Nous a piqués toi et moi.

Et nous a remplis d'émois,

Des désirs au bout des doigts.

 

Nous voilà émoustillés,

Remués, électrisés.

Nos corps fous sont survoltés,

Par la passion enflammés.

 

Nous ne savions pas qu'aimer

Pouvait tant nous secouer.

Chacun se sent picoté,

Chatouillé et démangé.

C'est la danse de Salomé,

Le besoin de s'trémousser,

Un' furieuse envie d'sauter,

Contre l'autre se jeter.

 

Hélas ! Rien ne peut durer !

Adieu ! La lubricité,

Nos exploits d'agilité !

Le temps sur nous a passé...

La tendresse a tempéré

Nos élans et nos excès.

Après tant d'hivers, d'étés,

Nous manquons d'vivacité

Pour élans et chevauchées.

 

Mais j'te vois te trémousser,

Qu'est-c'qu'y'a bien pu t'arriver ?

La vieillesse a-t-elle frappé ?

Je pouvais le redouter.

Quand les fraises sont à sucrer,

On finit, un jour, par trembler !

 

Mais nous n'somm' pas encore morts !

On est bien loin du transport,

Au pied du grand sycomore.

On a encor' plein d'ressort

Et on ne perd jamais l'Nord !

 

Non ! C'est bête ! Je suis en tort !

J'suis un grincheux, un butor !

Parce qu'en plein désaccord,

J'ai poussé, un peu trop fort,

Ma mémé dans les orties,

Elle a la danse de St Guy !

 

Finies migraine et insomnie,

Malaises, refus et litanie !

J'ai la solution ! Sapristi !

Je sais comment chaque nuit,

Ranimer l'corps de la momie !

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>