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Articles avec #histoire tag

Histoire: Les bourgeois de Calais -1346 2/2

Publié le par modimodi

A-t'on vraiment exagérer

L’héroïsm' des bourgeois d'Calais ?

Était-ce vraiment très glorieux

Que de se rendre tout piteux,

Aux pieds du roi d'Angleterre,

Capituler, sans être fiers

Et livrer la ville à l'ennemi,

Si l'on s'en tient aux faits précis !

 

Mais doit-on croire ce que l'on dit

Ou croire ce qui est écrit?

Jean Froissard a-t-il falsifié

Les faits si souvent rapportés ?

 

Les récits qui sont historiques

Sont-ils toujours chronologiques,

Tous les faits sont-ils véridiques ?

L'héroïsme est-il chimérique ?

Le chroniqueur a-t-il brodé

Des événements enjolivés ?

 

Les bourgeois ont-ils proposé

De mourir pour voir épargnés

Tous les habitants de Calais,

Depuis un an exterminés ?

Edouard avait-il exigé

La tête des six sacrifiés ?

 

Avait-il app'lé le bourreau

Pour les raccourcir illico ?

La reine Philippa de Hainaut

Les a-t-elle sauvés du billot,

Suppliante, à deux mains jointes

Que son mari ouït sa plainte ?

 

Fut-il à ce point attendri

Qu'il leur laissa sauve la vie ?

Ainsi d'une histoire banale

Crée-t-on un mythe national,

Que Rodin immortalisa

 A la gloire des six bourgeois !

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Histoire: Les bourgeois de Calais- 1346 1/2

Publié le par modimodi

Après la bataille de Crécy (6 août 1346)

Qui fut une atroce boucherie,

Edouard III, le roi d’Angleterre

Avant de reprendre la mer,

Toujours empli d'humeurs guerrières

Assiège la ville de Calais.

 

Idéalement située,

En face du rivage anglais,

Il projette d'y installer

Une base sécurisée

Pour lui revenir débarquer

Et conquérir le sol français !

 

Il ceint la ville de remparts

Et mène le siège sans retard.

Impossible de ravitailler,

Les Calaisiens sont affamés !

Le roi de France lève une armée

Pour chasser ces maudits Anglais.

 

Mais Philippe VI est refroidi

Par le désastre de Crécy.

Il cherche donc à négocier

Plutôt qu'à nouveau batailler.

Edouard III ne veut pas traiter,

Le roi de France est offensé.

 

Il décide de se retirer

Et d'abandonner Calais !

Depuis plusieurs mois, assiègée

Sans vraiment plus rien à manger

Que chevaux, chats et chiens crevés,

La ville n' veut pas capituler.

 

Son gouverneur meurtri, forcé,

Veut entamer des pourparlers

Mais Edouard III veut humilier

Les Calaisiens jusqu'au dernier.

Personne ne sera épargné

A moins de le supplier !

 

"Que six bourgeois soient désignés,

Tête nue, corde au cou, nu-pieds,

Qu'ils aillent humblement l'implorer

Et donner les clés d'la cité !"

Six notables sans résister

Acceptent de se sacrifier.

 

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Histoire: La guerre de cent ans (1337-1453 ) 2/2

Publié le par modimodi

 

Charles VI, le roi bien aimé (1380-1422)

Qui devint fol, s'mit à tuer

Six de ses propres chevaliers. (1392)

Personne n'a pu l'oublier

Comme cette autre rivalité:

 

D'Armagnacs contre Bourguignons. (1407-1435)

Harcèlements et provocations,

Au Marais, dans un guet à pens

Jean sans peur versera le sang

D'son cousin, Louis d'Orléans. (1407)

 

Ce meurtre anim' les conquérants.

L'Angleterre montre les dents

Et débarqu' sur le continent.

Azincourt est une boucherie, (1415)

10 000 Français ont péri.

 

La lutte des clans se poursuit,

La terreur s'installe à Paris.

Les Armagnacs font ralliement,

Echarpe rouge et croix en blanc,

Les Bourguignons, chaperon vert

Ont peint croix rouge à leurs bannières.

La guerre civile en est le prix.

Tous les Armagnacs sont trahis.

Les massacres d'une seule nuit (1418)

Laissent 10 000 corps sans vie.

 

Jean sans Peur cherche à négocier.

Il voudrait se réconcilier

Avec celui qu'il a chassé,

Le Dauphin, jeune et outragé.

L'entrevue est organisée.

 

Sur le vieux pont de Montereau,

L'duc de Bourgogne, fleur au chapeau

S'y rend confiant pour pactiser

Mais il est déjà condamné,

Il s'ra roué, assassiné ! (1419)

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Histoire: la guerre de 100 ans 1337-1453 1/2

Publié le par modimodi

Si le hérault n'sait pas couper

Les récits d'exploits, les hauts faits

Louangés à la sauce lauriers,

L'histoire ne sait pas écourter

Ces conflits de primauté.

 

"Ouf ! Tout est bien qui finit bien !"

Ont soupiré les Capétiens,

Après cent ans d'rivalités

De disputes, de conflits armés

Avec tous les Plantagenêt.

 

Guerre des Valois contre British,

Des Lancastre, des chips and fish,

De leurs très nombreux alliés

D'Aragon, Castille ou d'Ecosse,

D'Allemagne, tous ennemis féroces !

 

Ce sont un long siècle durant,

Dix sept grands belligérants,

Douze Rois, Comt's, Ducs, Anglais, Francs

Et deux pays à feu, à sang

Conquis, repris au moindre arpent.

 

Pas de quartiers, pas de détail,

Perpétuels conflits, batailles,

Trêves courtes, paix de feu d'paille,

Famine, peste, pillage et racailles,

Jacqueries, meurtres, épouvantails !

 

Souvenez-vous d'avoir appris

La grand' bataille de Crécy, (1346)

La défait' de la chevalerie

Et le triomphe de l'infanterie,

Coups de bombarde, flèches en pluie !

 

Rappelez-vous de Du Guesclin, (1320-1380)

Chef des armées et fier Breton

Qui défait tous les grands bretons !

N'oubliez pas Pierr' le cruel,

Le Princ' noir battu à Montiel ! 1369)

 

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Histoire: Saint Louis - 1226-1270- 3/3

Publié le par modimodi

SAINT- LOUIS

Part de légende ou véritéx?

On l'voit souvent représenté

Dans des actions d'humilité.

Invitant le pauvre à sa table,

Il le sert, âme charitable,

Le fait même raccompagner

Après don de quelques deniers.

 

Il veut soulager la misèrex!

Pour 300 croisés, tous ses frères,

Victimes des rayons solaires

Aveugles, privés de lumière.

Il fait construire un hôpital,

"Les Quinze-Vingts" ! Fierté nationale,

Toujours de renommée mondiale.

 

Son destin est phénoménal.

Il laiss' les traces fondamentales

D'un patrimoine monumental.

Il finance les cathédrales,

Favorise l'art, la tapisserie,

Enluminures et joailleries,

Fonde le collège de Sorbonne.

 

Paris rayonne dans l'Europe !

Par son humanisme philanthrope,

Notre culture se développe,

L'université est au top !

La France s'ouvre au grand commerce:

Foir's annuelles, ventes à la pièce,

Echang's prospères, tonneaux en perce !

 

Mais le roi reste humble et fort pieux,

Chaque jour sur son prie-dieu,

Il suit les offices religieux.

Il a la ferveur des reliques,

Témoignages des saints catholiques.

Il rachèt' la couronn' d'épines,

Symbol' de la passion divine.

 

Pour sauvegarder l'amour christique,

Rien n'est trop beau, rien n'est trop chic :

La Saint' chapelle, la magnifique

Splendeur des édifices gothiques !

Pour tant d'efforts de chrétienté,

L'Eglise va le récompenser.

Louis sera canonisé.

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Histoire: Saint Louis - 1226-1270- 2/3

Publié le par modimodi

 

SAINT-LOUIS

Joinville, au coeur de ses chroniques

En fait un modèle monarchique.

On oubliera donc ses excès

De religion exacerbée,

D'une piété démesurée :

La conversion à imposer

A tous les Juifs persécutés,

 

La rouelle à devoir porter,

Le Talmud en autodafé,

Son amour de la chrétienté,

Deux expéditions de croisés

Aux ordres de la papauté

Et des milliers de sacrifiés

Sous la bannière du roi guerrier...

 

Nous retiendrons donc ses hauts faits

D'un pays bien administré

En circonscriptions structuré,

Par baillis, prévôts contrôlé.

Et des institutions créées.

Parlement, Cour des Compt's sont nés

La monnaie unique est frappée.

 

St Louis est un roi chrétien,

Il veille sur ces citoyens:

Instauration du bien commun,

Pas d'jeux d'argent ni de catins,

De prêts d'usure par des coquins.

Une femme n'est plus punie

Pour les fautes de son mari.

 

Abolition de l'ordalie,

Le jugement de Dieu pour impies,

Remplacé par les témoignages

Et la foi du bon voisinage.

Les blasphèmes sont interdits !

Le roi est seul juge suprême,

De droit divin, oint de saint-chrême.

 

Il invite à fair' pénitence,

Il instaur' la bonne confiance

Et la présomption d'innocence.

Lui même est simplement vêtu,

Plum' de paon au chapeau cousue.

C'est à la ville de Vincennes

Qu'il rend la justice sous un chêne.

 

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Histoire: Saint Louis - 1226- 1270- 1/3

Publié le par modimodi

Ce n'est pas pêcher par outrance

Que de dire, en toute innocence,

Qu'au hit parade des rois de France,

Y'en a un qui mène la danse.

Neuvième de la dynastie

Des Capétiens et des Louis,

C'est notre bon roi Saint Louis !

 

De sa mère, Blanche de Castille,

Il acquiert l'esprit de famille,

La piété et l'éducation,

L'instruction et la contrition.

Il est sacré roi à douze ans !

Un sacré pouvoir, écrasant,

Pour ses épaules d'adolescent.

 

Mater la fronde des barons,

Fair' cesser toute rébellion,

Livrer bataille, prendre Bellême,

Comm' les aïeux, Jérusalem,

Affronter le roi d'Angleterre

Et aux révoltés réfractaires,

Fair' mettre un genou en terre !

 

C'est Marguerite de Provence,

A treize ans, en fleur d'innocence,

Qui se fait passer l'alliance

Et portera la descendance...

Après six ans, (c'n'est pas trop tôt),

De onze rejetons royaux.

L'un d'entre eux sortira du lot :

 

Philippe III, dit "le Hardi",

Roi en 1270.

Mais revenons au roi Louis.

C'est d'royal destin qu'il s'agit ! 

D'anecdotes, d'images embellies,

De légendes et de récits,

L'histoir' de France en est remplie.

 

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Histoire: 1214 - Philippe-Auguste

Publié le par modimodi

Moi, j'aime bien Philippe Auguste!

Un monarque jamais injuste,

Un grand, un brave, un robuste!

Quand l'adversaire tape l'incruste,

Avec lui ou moi, il déguste !

 

J'ai disposé mes soldats de plomb,

Pour affronter l'armée d'Otton,

Le vilain empereur des Teutons

Et Jean Sans Terre, roi d'Angleterre,

Qui porte haut l'âme guerrière !

 

Mais ils font une erreur grossière !

Ils veulent toucher à ma terre,

Aux racines ch'ti dont j'suis fier !

Avec mes cheveux en bataille,

Je vais percer les cott's-de-maille

Et dans l'vif, faire des entailles !

 

J'ai une stratégie sans faille.

À Bouvines, je ruse et ferraille...

Pris à revers, l'ennemi se taille,

Philippe et moi, on le tenaille !

 

L'un d'eux, pour me désarçonner,

De mon cheval me fait tomber.

Otton veut me fair' prisonnier

In extremis, je suis sauvé,

Par mes fidèles chevaliers.

 

Sous mon oriflamme, rassemblés.

Tous les combats sont relancés,

L'ennemi piégé est encerclé

Et sur tous les flancs, enfoncé.

Sa plein' déroute est assurée.

 

Prouesse tactique et militaire,

Not' victoire est spectaculaire !

De partout le bon peuple accourt,

La France donne tout son amour.

Les fêtes dureront 6 jours !

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Deux dates, deux rois: 987, Hugues Capet // 1111, Louis VI, dit le Gros.

Publié le par modimodi

Etre châtelain, roi, souverain,

C'n'est pas sans risqu' ni sans Pépin,

Succès garanti, clés en mains !

Mérovingiens, Carolingiens

Place au règne des Capétiens !

 

C'est en 987,

Que Hugues remport' la compète !

Ses vassaux n'en font qu'à leur tête

Il faudrait bien qu'ils les soumettent

Mais ceux-ci refusent les courbettes !

 

Qui a pu oublier, ma foi,

La réplique, pleine de sang-froid

D'Adalbert, le rabat-joie !

- Qui t'a fait comte ? - Qui t'a fait roi ?

Qui nous laissa royalement coi !

 

Si le règne d'Hugues fut court,

Que neuf années au compte-tours,

Les Capétiens ont un parcours !

Leur dynastie fit les trois huit

Jusques en 1328 ! 

 

Mais il était temps pour la France,

De mettre fin à l'arrogance,

De restaurer l'obéissance,

De réinstaurer la confiance,

Louis VI fut la bonne chance !

 

Appelé l'Gros depuis l'enfance,

Par quelques kilos d'abondance

Le roi fait preuve de vaillance

Il fait cesser le brigandage

Des seigneurs au sein des villages.

 

Le château d'Hugues du Puiset

Est conquis, détruit et rasé.

Le seigneur est fait prisonnier.

Le pays retrouve la paix

Et la liberté d'circuler.

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Histoire: Les croisés 2/2

Publié le par modimodi

Cent mille hommes sur le pied de guerre,

Maladie, fatigue et misère,

Jérusalem reste une chimère.

Bien peu d'entre eux y arrivèrent !

 

Échec pour la prime mission,

L'Orient terre de soumission,

La chrétienté en perdition !

Pèlerin, Croisé, reprends l' bâton!

 

L'pape Urbain lance la promotion :

Pour tous péchés, la rémission !

Son vibrant appel de Clermont

Redonne foi et convictions.

 

Une nouvelle expédition !

À sa tête, Godefroy de Bouillon,

Le grand Bouillon de la religion !

La guerre est sa dévotion.

 

Difficile est la progression :

La faim, la soif, les répressions,

Trois ans de pérégrination,

De sacrifices, de restrictions !

 

Anicroches, carnage, prise d'Antioche,

À feu, à sang, chacun s'embroche !

Mais le but reste Bethléem

Et le siège de Jérusalem !

 

En mille quatre-vingt-dix-neuf, enfin

La ville est prise, le but atteint !

Deux jours d'assaut, fleuve de sang

Le grand massacr' des mécréants !

 

Tous les vœux sont donc accomplis,

Mais Seigneur Dieu, oui ! A quel prix !

Pour le saint Sépulcre et le Temple

Fallait-il des malheurs si amples ?

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