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Articles avec #tendre ardeur tag

Par tous les temps

Publié le par modimodi

Je t'attendais depuis longtemps.

Je me disais même : Passe-t'en !

Elle se joue de toi ! Va-t'en !

Tu as attendu trop longtemps,

Elle te fait perdre ton temps.

 

En trois mouvements et en deux temps,

Je me suis donné du bon temps !

J'avais peur de manquer de temps,

Alors, j'ai gaspillé mon temps

En vains plaisirs, petits passe-temps.

 

Tu m'es advenue entre-temps.

Plus de temps mort ! Il était temps !

J'ai dansé la valse à mille temps,

Sans un faux pas ni contretemps.

J'ai perdu la tête en rien d'temps !

 

On s'est aimé par tous les temps.

Tu m'as donné plus de printemps,

Que d'hivers et de mauvais temps.

J'ai conjugué à tous les temps

Nos corps, nos amours, nos vingt ans !

 

Au temps présent du grand beau temps,

A l'imparfait des pertes de temps,

J'ai voulu être de mon temps

En conjuguant aux quatre-temps,

Le verbe aimer à tous les temps !

 

Je t'ai perdue de temps en temps...

A présent ? J'ai tué le temps

Pour ne garder que l'bon vieux temps.

Nous le savons depuis longtemps,

Le bonheur nous arrive à temps.

 

L'amour n'est pas intermittent

Tapi dans l'ombre, il nous attend.

Pas besoin d'être combattant,

Il nous mitraille à bout portant

De frissons et désirs constants.

 

Il ne peut siffler la mi-temps,

Nous n'avons pas fait notre temps...

N'aurions-nous plus qu'un dernier temps.

Pour nous donner plus de bon temps,

A la mode et dans l'air du temps ?

 

Vent d'autan ne dure qu'un temps !

Si l'présent est notre seul temps,

De nous aimer, il est grand temps !

Je cours plus vite que le temps,

Je ne crains pas la fin des temps.

 

Laissons aller le temps au temps.

Nos cœurs battent sur le même temps,

Sans un temps mort depuis longtemps.

Passe la vie, passe le temps !

L'amour nous lie, la mort distend.

 

Nous n'pouvons arrêter le temps,

Il fait soleil, il fait beau temps.

Oui ! Je t'aime au-delà du temps,

Au futur, à l'instant, tout l'temps,

Pour l'éternité, à plein temps !

 

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Timides

Publié le par modimodi

Elle rougit devant lui, il bafouille devant elle,

Ces deux-là ont le corps, le cœur en parallèle.

Face à face, tendrement, à peine, du bout de l'aile,

Ils s'effleurent, ils se frôlent, dans ce vol d'hirondelles.

 

Cupidon a tendu son plus bel arc-en-ciel

Leurs yeux ont des silences, des mots couleur pastel.

En grâce et légèreté pour seule gestuelle,

Le désir vient de naître en frêles étincelles.

 

Leurs élans lentement se font la courte échelle.

Chacun entend de l'autre, les mystérieux appels,

Rien qu'un souffle, un murmure, un chant de tourterelle,

Un aveu, un espoir en retenue charnelle.

 

De languissants soupirs passent la passerelle

En délicats festons de leur passion dentelle !

L'attente la plus tendre, reste confidentielle,

Pudeur et discrétion leur sont consensuelles.

 

Les envies et les rêves donnent la ritournelle

En langage d'amour, en code universel,

Langue des troubadours et voix des ménestrels,

Aux lueurs vacillantes, de leurs émois chandelles.

 

La patience qui glisse, sur l'archet de la vielle,

L'harmonie de la voix, la douceur des voyelles,

Portées par les étoiles, les blanches noctuelles,

Incendient leurs deux cœurs de flammes graduelles.

 

Nul assaut, null' pensée de moindre bagatelle,

Les timides transis le prouvent avec zèle.

Ils n'ont pas d'ennemi, pas de vaine querelle

La guerre contre eux-mêmes est leur ardant duel.

 

Leur gauche modestie est leur seule querelle ;

Chacun est à soi-même, son intime rebelle.

Les intentions cachées s'amassent à la pelle.

L'amour n'est éloquent qu'au feu de leurs prunelles.

 

La tendresse s'imprime en touches d'aquarelle,

Chacun voudrait trouver le cri originel,

La fleur du paradis de l'Amour immortel

Et libérer enfin leurs "je t'aime" en kyrielle.

 

Ô ! Gloire à l’Éternel, l'instant est solennel.

Les timides ont osé… Colportez la nouvelle !

Ecoutez le ramage que font sous la tonnelle

Cou dans cou, roucoulant, les tendres tourterelles !

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Belle

Publié le par modimodi

Mon fruit d'or, petite mirabelle,

Toi, ma trop belle, ma toute belle, 

Dans la soie comme dans les dentelles,

Tu es cent et mille fois belle,

Belle, belle, belle et encore belle,

Belle, belle, belle, toujours rebelle.

 

On t'a appelée, Gabrielle,

Le prénom qui donne des ailes.

Pourquoi pas choisir Isabelle

Car tu es à jamais, la belle, 

De la beauté, son vrai label....

Elle en pâlit d'envie, Cybèle !

 

Moi, j'pouvais m'appeler Raphaël,

Abdel ou Bébel de Babel,

On m'a prénommé Jean-Michel.

Depuis, je braie, depuis, je bêle

Des belle, belle, belle en ribambelle

Pour écarquiller tes prunelles.

 

Pas besoin d'une grande échelle

Ni de monter sur l'escabelle

Pour inspecter les nues si belles.

A l'horizon, pas une ombelle

Et nulle belle sous ombrelle,

Tu es mon unique arc-en-ciel !

 

Si j'pouvais, j'ferais des étincelles,

J'danserais la valse, la tarentelle,

J'sauterais plus haut que les gazelles,

Pousserais si fort ta balancelle 

Que j'm'envolerais au septième ciel !

Mais... je m'raccroche à mes bretelles !

 

J'voudrais fuir au maquis, ma belle,

Me retirer dans le djebel,

Crier, hurler mes décibels,  

Et t'entonner un vieux gospel,

Pendant ta balade en chamelle...

Mais je chante comme une crécelle.

 

J'voudrais remplir ton escarcelle

D'étoiles, de rêves, perpétuels !

Sans brûler trente-six chandelles,

L'histoire propose un bon cocktail :

De César à Papa Noël,

D'Cléopâtre à Cadet-Rousselle !

 

Le temps est une douce aquarelle

De jours gris et de jours pastels

Pour ma mémoire à l'eau d'Javel !

Pour t'endormir ma demoiselle,

J'te parlerai de la Pucelle,

D'Colombine et de Polichinelle.

Pendant qu'tu joues à la marelle,

Je te conterai mille nouvelles,

Sans logique, un fourre-tout, pêle-mêle !...

 

Ecoute bien la ritournelle :

Jézabel trahit l'Eternel ;

Isaac grimpe sur l'autel,

Sans qu'on lui fasse la courte-échelle.

La tour de Babel monte au ciel 

Entre vingt cris et cent appels.

Icare se prend une belle gamelle, 

Elles sont fondues ses deux ailes !

Là-bas, Caïn tue Abel.

Là, le peuple se rebelle

Pour le sel de la gabelle.

C'est à Poitiers, qu'Charles Martel

Prend la tête des Infidèles !

 

Tourne, tourne le carrousel !

Des rois des reines, des kyrielles, 

De portraits qui s'entremêlent : 

Charles le Chauve et Philippe le Bel,

La frondeuse, la Grande Mademoiselle.

Des prises de forts, de citadelles...

Tiens ! On fait l'siège à La Rochelle,

Tandis qu'en Suisse à Neufchâtel,

D'une flèche de Guillaume Tell,

V'là, la pomme qui s'écartèle !

 

Parfois, le monde est bien cruel,

Parfois, toute la vie étincelle

Mais tu n'en as cure, mam'zelle

Toi, tu vis, petite hirondelle,

En paix avec les tourterelles.

Tu es trop belle, colombelle !

 

Mêm' si j'n'suis plus un ménestrel,

Si je suis, ma beauté, ta brêle,

Si j'titube et si je chancelle,

Finirais-je à la croque au sel

Ou serais-je jeté à la poubelle,

Comme une croûte de Babybel ?

 

Avant d'filer à tire-d’ailes

Et d'm'envoler faire la belle,

Pour échapper à tes querelles,

Eviter ton courroux, donzelle,

Je te décerne jouvencelle,

De la beauté, le prix Nobel 

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Feux d'amour

Publié le par modimodi

Hier, j'étais sans feu ni lieu.

Mon cœur était aventureux,

Aimer n'était plus qu'un jeu,

Pour amoureux ténébreux,

Moyenâgeux malchanceux,

Aux désirs piteux et fumeux.

 

Puis le grand miracle a eu lieu.

Je n'en croyais pas mes yeux,

Tu m'as donné de doux aveux.

Tu m'as murmuré : "oui, tu peux !"

Je n'ai plus rien de langoureux,

Je suis prêt au voluptueux,

 

Tu es l'éclair, tu es la foudre,

Ton corps a fait parler la poudre !

Je suis l'homme le plus heureux, 

Mes désirs incendient les cieux.

Les anges, eux-mêmes sont fiévreux,

Devant Marie et le Bon Dieu,

Ils mènent la danse du feu.

 

Vois! Je prends mes bott' de sept lieues

Pour convaincre les amoureux,

Les timides et les vertueux,

Qu'en amour, il n'est pas dangereux

D'oser jouer avec le feu.

 

Amants d'un jour ou pour toujours

Ne craignez pas les feux d'amour ! 

Aimez-vous donc à petit feu

Ou embrasez-vous, vertubleu

Comme une bigote à son prie-Dieu !

 

Ne clamez pas à qui mieux mieux :

"Au feu ! Au feu ! Sauve-qui-peut !

Couvrez le feu ! Cessez le feu !

Amoureux, pour être joyeux,

Clamez plutôt ce fol aveu :

"Viv'les coups d'feu qui font long feu !"

 

Jeunes naïfs, boutonneux,

Apprentis d'amour, boutefeux

Ou vieux noceurs au coin du feu,

Aux songes creux, tout neigeux

De souvenirs déjà cendreux,

Ne laissez pas jouer le temps 

Qui veut calciner vos serments !

 

Brûlez aux feux de la Saint-Jean

Vos cœurs de blé, vos corps ardents

Sur le grand bûcher des amants.

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Cœur sur la main 2/2

Publié le par modimodi

 

Garde-moi, à portée de mains

Et laisse mon cœur sur ta main.

Pas d'jeux de vilains ou de coups d'mains !

Hauts nos cœurs ! Mais pas hautes mains !

 

Traces d'amour, revers de main,

Désunion à cinq doigts d'la main...

Je n'veux pas en venir aux mains,

Je n'veux pas tomber sous ta main.

 

L'amour ne salit pas les mains.

Ne t'en lave donc pas les mains !

J'ai déchiré les essuie-mains.

Prends-moi plutôt à pleines mains.

 

Avec toi, je suis en bonnes mains!

Aucun besoin de frein à mains,

Ne serr' pas mon cœur dans ta main,

Il pourrait t'échapper des mains !

 

Moi, l'innocent aux pleines mains,

Je suis ta tendre affaire en mains,

Sur moi, tu as la haute main,

Prends-moi com' ton homme de mains !

 

Je ne veux pas changer de mains.

Je viens te manger dans la main

Et je me donne en baise-mains,

Sous la caresse de tes mains.

 

Ne me dis pas après-demain !

Mais prends mon cœur, tends-moi les mains,

Ne l'agrippe pas d'une seule main,

Je n'veux pas te glisser des mains.

 

Pour aujourd'hui et pour demain,

Nouons nos doigts, nouons nos mains.

J'veux écrire l'amour à la main,

Sa partition à quatre mains !

J'ouvre mon cœur, ouvrons nos mains.

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Cœur sur la main 1/2

Publié le par modimodi

Plus besoin de joindre les mains,

De faire des pieds et des mains,

De m'engager, la bague en mains,

Pour à tout prix forcer ta main !

 

Je n'tiens plus ma tête à pleines mains,

J'ai coupé mon poil dans la main

Et pris mon courage à deux mains

Pour moi te demander ta main.

 

Quand je t'ai prise par la main,

L'amour s'est donné haut la main,

Sans chichis, en un tournemain,

Sans la crainte des lendemains.

 

A présent, je me frott' les mains.

Ce bonheur, c'est du cousu-main

Pour nos petits cœurs, brodés-main,

Parchemins enluminés-main !

 

Ligne d'amour en pleine main,

Nous nous aimons main dans la main.

La chance nous tend la main,

Le destin nous a pris en mains.

 

D'amour, joignons nos deux mains !

Mettons la confiance en sa main.

Papillon d'amour en ta main,

Moi, je pose mon cœur sur ta main.

 

Je l'abandonne entre tes mains,

Tu peux le prendre à pleines mains,

Mais n'le laiss' pas tomber des mains.

Il est à toi, de première main !

 

Ouvre ton cœur, ouvre ta main,

J'te donne mon amour, clés en mains.

Ne le pass' pas de mains en mains.

Retiens-moi au creux de ta main.

 

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Fleur bleue 2/2

Publié le par modimodi

 

Fleur bleue est prête au partage!

Des rires, des enfantillages,

Un compliment, un hommage,

Un baiser, un effleurage,

Une fleur pour le corsage,

Un cadeau, un premier gage,

Un premier oui qui engage...

Plus de force, de courage

Branl'-bas et remue-ménage!

 

Envie de bras, de cordages,

D'ancrages et d'arrimages!

Mer et ciel ont des sillages,

Champs d'azur pour le naufrage

De ces corps hier si sages!

Dans les cœurs, un grand tapage!

Bleuet pur des moissonnages,

Pervenche des pâturages,

Campanule, iris sauvage,

Violette dans l'herbage,

Sortent du vert hermitage!

 

Plus de petits babillages,

Plus de badins papotages!

L'amour lance ses messages,

Mots doux, aveux et ramages,

Frissons, désirs au bocage!

Le rouge feu de l'orage,

Tous les sens en affolage,

Les désirs prêts au fanage,

Aux coquins libertinages,

Aux plus fous dévergondages!

 

Fleur bleue offre son corps sage,

S'abandonne à l'effeuillage,

Vœux, ardeurs au rouissage.

La raison est en largage

La vertu au laminage,

Tremblements, roulis, tangage,

Mirages en essaimage,

Les rêves sont au glanage,

Le bonheur est au passage!

 

Besoin de plier bagages,

De liberté sans ambages!

Le ciel offre son péage.

L'oiseau peut ouvrir sa cage!

Fleur bleue gagne les nuages,

Des anges lui font équipage...

Dans l'herbe, un divin bruissage!

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Fleur bleue 1/2

Publié le par modimodi

Pour rêver, il n'y'a pas d'âge

Chaque signe est un présage,

Chaque événement, un message:

Un murmur' dans les branchages,

Une trill' dans le feuillage,

Un chant, un lointain ramage,

Un oiseau dans le nuage,

Une plum' sur une page,

Une fleur bleue au treillage,

Un bateau près du rivage,

C'est la chance qui voyage

Vers ton cœur toujours trop sage!

 

L'amour parle son langage

Aux vagues bleues de la plage,

Dans le creux des coquillages.

L'amour offre ses mirages

Aux timides fleurs d'alpage.

Anémo'ne sans effeuillages,

Véroniqu' au frais visage,

Jacinthe d'amour en cage,

Sages comme des images,

Vous vous méfiez des volages,

Des jolis cœurs de passage!

 

Puis un jour, sans un présage,

Un sourir' qui vous engage,

Un rien pour tout avantage,

Un appel au badinage,

Un hello pour l'abordage,

Une main pour l'arrimage,

Quelques mots pour bavardages...

La tête est en décrochage,

Le cœur en tambourinage,

Fleur bleue est prête au partage!

 

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Attentes

Publié le par modimodi

Mon amour, je t'attends 

Comme la fleur attend le fruit

Comme Roméo attend Juliette.

Comme la mort attend la vie.

 

Pourquoi te refuser

Pour vivre l'aventure

Et les amers hasards

Des désaccords parfaits.

Pourquoi t'émerveiller

Du chant des discordances

De l'été à l'automne,

Du soleil à la foudre,

De la rose à la neige.

 

Ne t'étonne pas des cadences,

Quand elles marquent les heures

Désunies et rebelles

De tes révoltes tourmentées,

De mes pathétiques attentes.

 

Souviens-toi,

Quand dans l'éclat de nos yeux pâles,

Nous riions comme des enfants

De l'or des sabliers,

Écoulés en nos vies.

 

Je suis comme l'instant,

L'émotion, les désirs

Quelques éclats de verre

En ta fragilité.

 

Je suis comme la lueur,

Un éclat de soleil

Égaré dans tes yeux 

Enfoncé dans ton cœur. 

 

Je suis comme la trace 

De ton pas dans le sable

Mouvant et provisoire

En attente du large.

 

J'ai rêvé d'infini.

Tu ne m'as pas emporté

Dans les galops bleus

De l'océan exalté de conquêtes.

 

Je suis comme une coque vide

Envasée et noyée

Dans cette laisse, à découvert.

 

Je t'appartiens sans le vouloir.

Tu es le rose coquillage,

De mes pêches à la quarantaine.

J'ai eu tous les délices

Et les plaisirs de mer.

J'ai dormi dans tes plis

Et tes grands bras d'écume.

J'ai appris le monde en tes yeux

De perles et de nacres.

 

Je me suis échoué

Aux brisants de ta vie.

J'habite, à présent,

Les lieux insolites et austères,

Ces manoirs mélancoliques,

Forteresses de ta séduction

Dressées sur les éperons orgueilleux

De ton cœur assiégé.

 

Je suis sans repos.

J'ai le cœur au créneau.

Il te cherche dans chaque meurtrière,

Ébréchée de lumière !

Tu t'échappes d'entre deux pierres,

Tu te métamorphoses,

Jette sur moi ton voile !

Es-tu encore réelle ?

 

Vais-je errer comme un spectre ?

Suis-je l'ombre d'Hamlet

Aux remparts d'Elseneur ?

Régnerais-tu en ma folie

Ô ma blanche Ophélie ?

 

Tu es mon eau dormante,

Mes ténèbres et mon silence.

Tu es l'ange de la tentation,

Ultime déraison

De vivre et de mourir,

De languir et dormir,

Dans ta nuit éternelle !

Tu es la blessure

Et la splendeur du rêve

Qui me tient éveillé, ce soir.

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Sursaut

Publié le par modimodi

Je chante l'amour,

Je crie ses révoltes.

Hier, pas un jour,

Sans une récolte !

Câlins et tendresses,

Nos cœurs en jeunesse,

Frissons et caresses,

Nos corps en ivresse !

 

Six ans de bonheur !

Plaisirs en douceur,

Mille corps à corps

Sans le moindre effort !...

Je t'effleure encore

Mais déjà tu dors !

 

Oui, le temps qui passe

Nous fait la grimace ! 

 

Pas de lassitude...

Mais quand tu t'dénudes,

Poids des habitudes !

Chang'ment d'attitude !

Oubli des préludes,

Trop de promptitude,

Moins de plénitude !

 

Trop de platitudes

Et d'incertitudes.

Moins de gratitude

Et moins de quiétude.

Temps des lassitudes,

Bonjour solitude !

L'amour se fait rude.

 

La passion s'étiole,

Nos désirs somnolent

Plus de gaudrioles,

De feu ! Des fumerolles !

 

Nos élans usés,

Nos cris étouffés

Souvent exprimés

En mezza voce…

Crincrin de l'archet !

Faudrait pas s'lâcher...

 

Allons, c'est trop tôt

Pour le dos à dos !

Sonnons la révolte !

Je t'envoie mille volts.

Je ne suis pas vieux,

Je t’emmène aux cieux !

 

L'amour vocalise,

Je repoétise,

Je te recourtise,

Que mes vers te grisent !

Qu'l'amour t'électrise !

Je te veux conquise,

J'arrach' ta chemise !

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