Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Articles avec #tendre ardeur tag

Terre promise

Publié le par modimodi

Brodées de fils gris et noirs,

Méfiez-vous de ces histoires !

Celles des cœurs d'amateurs,

Aventuriers pour une heure !

Ils promettent une autre vie,

Cherchent à donner envie,

Doux plaisirs et griseries !

Ils restent seuls asservis

A leurs rêves évanouis !

 

Moi, j'ai cru à ta lumière,

Au soleil de tes yeux clairs.

J'ai bu à la source pure

De ton cœur de ciel d'azur.

Toi, tu t'es méfié de moi.

Tu n'as pas cru en ma voix

Qui résonnait de la joie,

De la foi puisée en toi.

 

Inutiles cris d'amour,

Mes désirs sont restés sourds !

Dans mon encrier tout sec,

Ma plume claque du bec,

Mes idées sont en échec.

Ma muse s'accorde un break !

Mes vers, bouteille à la mer,

Dans leurs suaires de verre

Aux sirènes, content chimères !

 

Loin d’Homère et de Virgile,

Échoué seul, sur mon île,

Je subis ton dur exil.

Je suis accroché, piteux

Au rocher de nos adieux !

Cœur érodé peu à peu,

Je me fais vieux et rugueux.

Je ressasse nos aveux.

 

Je desserre chaque nœud

De nos promesses emmêlées

Aux mailles de ce filet

Comm' nos cœurs, à ravauder.

Je voudrais réenchanter

Ma mémoire d'amour hantée.

Mais nos souvenirs naufragent

Au fond de ces coquillages.

Ils sont l'écho et l'oubli

De notre amour aboli,

Des interminables nuits,

De notre bonheur enfui.

 

Tu as déporté ma vie

Vers des contrées infinies

D'ennuis de cendre et de suie.

Entends-tu monter ces cris,

Cette douleur d'agonie ?

C'est celle du ghetto juif,

De tous mes frères captifs

De la haine et de ses griffes.

 

Dans cet enfer oppressif,

Avec la mort pour esquif,

Ils gémissent leurs cris plaintifs.

Le cœur nu, les chairs à vif,

Ils sont résignés, craintifs.

Sortir des temps répressifs

Vivre libres, est leur motif

Leurs désirs impératifs,

Leur chant, leur kaddish votif !

 

Moi, je n'ai qu'un leitmotiv !

Je suis revendicatif

D'un amour non punitif,

Doux et tendre, pas destructif ;

En plaisirs définitifs.

Plus de propos négatifs,

Assez de tracas nocifs !

J'évite tous les récifs,

Les reproches corrosifs

De ton vieux cœur abrasif.

 

Je veux retrouver naïf,

Mes émois de primitif !

Etre ton admiratif

Ton fiévreux contemplatif,

Ne plus être le supplétif

Ton amoureux palliatif,

Un transi figuratif,

Un d'ces soupirants furtifs

Pour tes choix ségrégatifs...

Je veux du définitif.

 

Tu tiens l'amour dans tes griffes !

A jamais, je suis captif,

Ton suppliant affectif,

Ton fervent méditatif.

Toi, mon espoir fugitif,

Mon objectif électif,

Ton cœur est-il réceptif ?

 

Mon chant, mon récitatif,

N'a pas d'accents restrictifs.

Mes pauvres vers s'hébraïsent

Pour prier Yahvé, Moïse

De me sortir de la mouise,

Pour me rendre, ma douce exquise,

L'éternelle Terre promise.

Voir les commentaires

Voyageur immobile

Publié le par modimodi

Il faut la patience à ce corps de tumultes

Et c'est la vie qui va et l'ennui qui exulte.

 

Le temps a jeté l'ancre, la mer au port croupit,

L'amour s'évanouit dans sa propre utopie

Et le jour près de l'âtre lentement s'assoupit.

 

Ma raison extravague, ma peine se languit.

Je poursuis les chimères de mon bonheur enfui.

Il n'est pas de frontière aux rêves infinis.

Je sais de grands voiliers cinglant pour l'Amérique

Et des pirogues lasses sur les cours d'eau d'Afrique.

Sous le vent de la lande courent des poneys sauvages,

Les taureaux de Camargue paissent aux marécages,

Insouciants d'ignorer la dernière estocade.

Du haut des cimes blanches, les eaux font la cascade

Et se jettent aux pieds des belles Oréades.

Et depuis mille nuits chante Shéhérazade,

Pour adoucir le cœur du sultan de Bagdad !

 

Je voudrais être brise pour claquer dans les voiles

Comme un enfant poète, faire la course à l'étoile

Etre le chant du vent glissant dans les herbages

Inviter chaque oiseau aux fous vagabondages !

 

Je veux vous supplier d'oublier d'être sage,

Mettre un joyeux désordre aux plis de ce corsage,

Effleurer de ma bouche vos désirs qui s'affolent

Vous donner des frissons de caresses frivoles,

Dans vos soupirs tremblant d'extases qui s'envolent.

 

La moindre goutte d'eau revient d'un long voyage,

Saurai-je la dérive de mon cœur qui nuage ?

Ne me reste-t-il plus que mille et une nuits ?

Et c'est l'ennui qui va et la vie qui s'enfuit !

Voir les commentaires

Abandon

Publié le par modimodi

Oui, j'ai le mal de vivre !

Oui, j'ai le mal de toi !

Mon âme a pris le givre,

 

Ma peine a pris le pas.

Je ne pourrai plus vivre,

Plus vivre loin de toi.

 

Sans ardeur, sans émois,

Sans écho de ta voix,

L'amour demeure coi.

 

En moi, le temps louvoie,

Pèse de tout son poids

Et s'insinue sournois,

Entre peines et joies.

 

Mon cœur à contre-emploi

Tremblote dans le froid

Et les larmes d'effroi

De son chemin de croix.

 

Oh ! Halte-la ! Qui vive ?

Rien ? Nulle tentative !

Le silence me rive…

 

De nous, j'ouvre le livre.

Hier encore, j'étais ivre

De tant d'amours à vivre.

 

Toute à moi et lascive,

Je te croyais captive,

Tu n'étais que passive.

 

Tu files, tu t'esquives

De ton corps, tu me prives

D'une moue répulsive

 

A quoi bon, que j'écrive

D'une plume plaintive

Des douleurs fugitives ?

 

Faut-il que je cultive

La forme possessive

De nos amours craintives ?

 

Tu n'es plus réceptive !

Trop d'humeurs explosives

De fureurs éruptives !

 

Refus de mes missives,

Espérance relative,

Vaines expectatives !

 

Fi des initiatives,

Assez de tentatives,

De jets d'encre, de salive !

 

Réponses négatives

Toute chance est fictive,

L'espérance est naïve !

 

Déceptions corrosives,

Rien qui ne nous survive !

Toute attente est fautive,

 

L'heure se fait tardive,

Le jour est en esquive,

Même l'ombre est furtive !

 

Mes souvenirs me suivent,

En mon esprit s'archivent,

Dans mon passé dérivent !

 

Mémoire négative,

Aucune alternative,

Aucune perspective !

 

Plus rien de toi n'arrive.

Fuite consécutive

Rupture définitive.

 

Pour dernière offensive,

Tes fantômes me poursuivent,

De leur ombre évasive.

 

Spleen et blues récidivent

Leurs tristes leitmotivs.

Peines répétitives,

 

Langueurs maladives,

Mille angoisses nocives

Que la douleur avive.

 

Chants de merles et de grives !

Mon cœur est en déclive,

Il part à la dérive.

Reviens-moi, morte ou vive !

Je meurs seul, sur la rive !

Voir les commentaires

Indécision

Publié le par modimodi

J'ai le cœur assez grand

Pour enserrer dedans,

Vos rêves et vos tourments,

Bercer toutes vos nuits,

Emplir le paradis

D'étoiles endormies.

 

Je saurai éclipser

Les nuages qui passent,

Je saurai rebrousser

Vos doutes, vos angoisses.

J'inventerai des mots

Qui ne seront qu'à nous.

Nous prendrons des bateaux

Pour aller à Corfou.

 

Tombé à vos genoux,

Je vous suivrai partout.

Nous irons vent debout

Au Népal, au Pérou,

 Au Bengale, au Bantou

Je construirai pour vous

Des cabanes en bambous

Des isbas, des igloos.

 

J'apprendrai le biniou

Au fin fond du Poitou

Nous élèverons pour nous

Un âne, deux caribous…

Dans vos soyeux dessous, 

Mes câlins, vos bisous,

Nous frémirons beaucoup

Aux joies de Katmandou

 

J'ai fait mille projets

Qui parlent de tendresse.

J'ai fait mille trajets

Sans laisser nos adresses.

J'ai bâti un palais

De marbre rose et blanc

Pour que vous y tissiez

Vos rêves languissants.

 

Mais vous semblez morose,

Vos lèvres restent closes.

Le silence se pose

Et offre à chaque chose

Un pétale de rose 

Que mes larmes arrosent.

 

Ma main effleure à peine,

La peau de votre joue

Et je sens la verveine

Monter de votre cou !

Vous me troublez, ma Dame,

La raison et mon âme !...

 

Départs ou retrouvailles,

Le doute vous assaille.

Il vous blesse, vous tenaille

Dans ses ronces et broussailles.

Il vous serre, vous entaille

Dans ses mailles et ses failles.

 

Livrons-lui la bataille,

Qu'il s'égare aux pierrailles,

Qu'il se brise aux murailles,

Et libère votre taille !

Vos doux seins sont d'émail,

L'amour est au vitrail,

Franchissons le portail !

 

Nous saurons nous attendre,

Nous quitter, nous reprendre.

Nous saurons nous défendre

Du gel à pierre fendre

Dans nos deux cœurs si tendres.

Il ne peut pas reprendre

Ses feux au creux des cendres.

 

Partir ou bien rester ?

Tout laisser ou sauver ?

Vous semblez hésiter.

Voulez-vous me laisser

Et vivre séparés,

A jamais naufragés,

A jamais échoués,

Sur les rochers brisés

De notre amour passé ?

 

Où vont nos destinées !

Vers quelle voie lactée ?

Aux spirales enflammées

Allons-nous nous brûler? 

Seule dans l'immensité,

Pensez-vous pénétrer

Les mystères étoilés

Afin de consteller

Votre cœur libéré ?

Ivre de liberté,

Je vous suis, je suis prêt !

 

Qu'importe l'Odyssée !

Si c'est pour nous aimer,

Si c'est pour nous garder,

Si c'est pour sublimer

Jusqu'à l'éternité,

Beauté et volupté,

Gouttes d'or et rosée

D'étoiles irisées

En nos yeux extasiés,

En nos cœurs embrasés,

En nos corps épuisés !

Voir les commentaires

Femme fleur !

Publié le par modimodi

J'en appelle à la chance !

Je demande en confiance,

Un amour de patience,

Libre, sans réticence !

 

Je n'veux plus la souffrance

D'un amour de silences,

D'un amour froid d'absences,

Pour mon cœur en béance.

 

Je n'veux plus l'impotence

D'un amour de prudence,

D'un amour de défiance

De ton cœur à distance !

 

Je n'veux plus l'abstinence

D'un amour sans constance,

D'un amour pénitence

Pour nos corps sans défense !

 

Mon cœur est, depuis trop longtemps,

Prisonnier des ronces du temps,

L'amère prison des amants,

Où ils languissent en gémissant.

 

Je prie le ciel qu'il m'offre encore

Un amour si doux et si fort,

Qui soit fortin et coffre-fort !

Un amour si doux et si fort,

Qui soit frisson et réconfort !

 

Et je brûle chandelles,

A veiller dans mes nuits,

Recherchant en vain celle

Qui embrasera ma vie !

 

Ma flamme d'embellie,

Ma tendre femme flamme,

Pâle mélancolie,

Qui envahit mon âme !

 

Oui ! Je lui veux tendresse

Oui ! Je la veux caresse

Et je suis à l'attendre

Ai-je droit d'y prétendre ?...

 

Ma fleur, mon ancolie,

Mon soleil de minuit,

Ma frêle, sans souci

C'est de Botticelli,

Ma tendre femme fleur

Que vient cette pâleur ! 

 

Ô ma belle de nuit,

Fleuron de mes envies,

Ma rose, mon patchouli,

Ma reine d'anthologie,

Mes tendres floralies

Pour mon cœur assoupi !

 

Dans vos mille fragrances,

L'amour sans réticence

Est en magnificence.

Il m'offre sa vaillance,

Jouvence et délivrance !

L'amour est renaissance !

Voir les commentaires

Paroles! Paroles!

Publié le par archibald_06

Gloire à la parole divine ! Honneurs à Dieu, ce grand bavard biblique ! "Au commencement était le verbe !" Que n'a t'il, doux Jésus, répandu son message d'amour ? Pourquoi la parole évangélique de paix universelle n'a-t-elle pas été crue ? Pourquoi avoir fait mentir Saint Pierre et trahir Judas ?

Cette bonne parole a-t-elle d'ailleurs été bien transcrite et consignée? Laïus et angélus! Les Écritures seraient-elles saintes, par l'opération du Saint Esprit ou des saints Glinglin et Frusquin? Quelles preuves certifiées conformes à l'original? Sacerdoce des exégètes! Puisque les paroles s'envolent et que les écrits restent, pourquoi faudrait-il prier et demander le pardon de nos offenses? Paroles en l'air pour le Très Haut, muet ou aphone!

Gloire aux traducteurs, en recherche d'origine, trompeurs sans le vouloir, inexacts de bonne foi! Traduire, c'est trahir! La Tradition orale ne peut donc, être crue sur paroles! La traduction écrite, elle même se paye de mots! Ma parole qui croire, alors? Le verbeux qui parle à tout vent ou le taiseux qui parle à mots couverts et ne dit pas un mot plus haut que l'autre? Au moins, nous reste t-il à déchiffrer le langage symbolique universel!

A la fin même de notre propre histoire, qui aura le dernier mot? Serait-il d'Esprit Supérieur? Motus et bouche cousue ou histoire sans paroles? Point de départ ou point final? Nouvelle vie dans l'espace éternel et silencieux de l'au-delà ou terminus dans la finitude glacée de l'ultime seconde terrestre? Lux aeterna ou requiescat in pace?

Gloire à toi, mon amour et à ta parole donnée! "Abracadabra" et "Sésame ouvre-toi"! Autant de formules rituelles et mystérieuses pour garder pendant plus de mille et une nuits, le trésor de l'amour! Je ne les ai pas mises en doute, ces paroles expressives d'engagement et de confiance. Fort heureusement, tes formules magiques ont ouvert mon cœur et éveillé mes sens. Elles m'ont séduit, elles m'ont grisé du sortilège de tes aveux. Elles m'ont étourdi mais jamais au point de t'oublier! Ces paroles n'étaient pas en l'air mais légères de douceur, le langage des oiseaux du Paradis promis. Elles ne m'ont pas pour autant échappé, au premier vent violent de quelque orage.

Gloire à notre confiante constance et à nos paroles rassurantes, nos serments ont tenu! Si j'ai manqué à ma parole parfois, jamais je n'ai failli à celle de la fidélité! Il m'a d'ailleurs été facile de toujours tenir parole, celle que nous nous étions donnée. Oui, je suis resté, au secret de mon être, ton tendre porte-parole, le gardien de tes confidences. Oui, j'ai su bien souvent joindre les gestes à la parole, prendre langues et les délier délicieusement. Nous n'avons pas, comme tant d'autres, eu envie de reprendre nos serments ou de les interrompre! Les yeux dans les yeux, nos silences sont restés éloquents. L'amour est notre parolier.

Voir les commentaires

Moisson

Publié le par modimodi

Nous nous sommes tant donnés,

De signes à nos peaux frôlées,

Nous avons tant esquissé

De gestes de plus en plus près,

Nos cœurs ont tant tournoyé

Comme des tournesols brûlés

Par la lumière de juillet…

Nous avons tant espéré !

Nous avons tant patienté !

 

Tu m'as dit : prends mon bouquet

De fleurs des champs et des prés,

Vois, nos cœurs sont des bleuets

D'azur et de liberté,

Des frissons et des sanglots,

Au rouge des coquelicots !

 

L'été dardait l'bout de son nez

Aux pointes, de tes seins cuivrés.

Les blés demain, seraient coupés…

Nos corps épis, prêts à ployer

Leurs désirs, aux grains éclatés,

Au soleil, se sont embrasés.

 

Nous nous sommes dépouillés,

Nous nous sommes effeuillés,

Comme font les marguerites,

Enfiévrés, beaucoup trop vite !

Cris et ébats sans limite,

Mots d'amour, sans fin, sans suite.

Un peu, beaucoup, pas du tout,

Plus de pétales, rien que nous…

Toi et moi, on se dissout.

 

Ton corps à moi se révèle,

Nos désirs sont en javelles.

La moisson a commencé

Nos serments, gerbes liées,

Sur les chaumes abandonnés

Annoncent la fin de l'été,

Pas de la saison d'aimer !

Nos cœurs ne sont plus en friche,

Féconds, opulents et riches !

 

L'amour est ensemencé.

L'hiver peut bien se hâter,

Nous pourrons toute l'année,

Caresses et frissons glaner,

Câlins, émois récolter,

La vie entière, ensiler

La tendresse aux grains dorés,

Douces ivresses germées

Dans tes grands yeux étoilés.

Voir les commentaires

<< < 1 2