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Mumuse avec ma muse 1/4

Publié le par modimodi

À longueur de poèmes,

Moi, je te dis : je t'aime.

 

Mais j'te l'dis, tu abuses !

J'ai beau t'appeler ma muse,

Tu te montres obtuse.

Tu ne m'offres que ruses

Et flèches d'arquebuse !

 

Tu crois que ça m'amuse,

Quand à moi, tu t'refuses,

Qu'en mes vers, tu t'infuses,

Transformant sans excuse,

Ma sirène en méduse,

Ma Colombine en buse,

Mon luth en cornemuse ?

 

Quand j'titille l'expression,

Tu troubles ma raison,

Mets ma plume en tension,

L'encre en ébullition.

Plus d'harmonisation !

L'amour et l'intuition

Ont l'esprit sauvageon

Et font le grand plongeon

Dans ton cœur tourbillon.

 

Dans l'encrier sans fond,

J'fonce comme un espadon.

Dare-dard pour aiguillon,

Je pique une impression,

J'éperonne une expression

Mais j'perds la flottaison,

Quand j'prends au plus profond

L'idée, sans un soupçon

De versification !

 

J'ai un simple poinçon

Pour pêcher l'émotion

Et tu ris d'mon harpon...

Tu m'trouves mollasson,

Tu m'traites de crampon,

Tu n'mords pas à l'hameçon,

Tu m'noies comme un triton,

Dans le marais sans fond

Des troubles confusions.

 

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Calcul mental Cantique arythmétique ! 3/3

Publié le par modimodi

Cantique arythmétique !

 

L'école est didactique

Autant que dogmatique.

J'apprends la mécanique

Des calculs frénétiques :

Système am, stram, grammique,

Métrique, Kilométrique,

Tracés géométriques,

Monnaie et trucs antiques.

 

Je n'y entends que pouic !

Mais je chante les cantiques !

J'ai pigé la rythmique,

La tagada tactique

D'la grande arithmétique.

Je trouve vraiment chic 

D'faire la somme des piques

Du moustiqu' porc-épic !

 

S'il t’attrape, il te pique !

N'Crie pas : Caïc! Caïc !

Tords lui l'cou en un clic !

C'est à lui d'faire Couic ! Couic !

Prends tes claques et tes cliques !

Mathématiques, tic ! tic !

Colle et grammme et pic, pic,

Bourre et bourre, la bourrique !

 

Mais j'n'ai pas le déclic !

Dit l'gentil Frédérique. 

J'calcul' pas, j'pronostique,

Je ne suis pas logique,

Je suis dyscalculique !

Onze plus onze, je panique !

Pour mon âme bucolique

Compter, c'est la colique !

 

On croit que je fais l’œuf

Mais j'ne fais aucun bluff !

Pour faire la preuve par neuf,

Meuhh ! Je sue comme un bœuf !

Si j'multiplie par deux,

J'ai une paire de bœufs.

Gare au taureau ! Vingt-deux !

Me v'là un vrai bouseux !

 

J'suis aux mains des comptables !

Moi, l'écolier passable,

Je deviendrai notable,

Épicier ou comptable,

Un sort pas très enviable !

Je serai corvéable,

Forcément imposable,

Brave contribuable !

 

Ne croyez pas que j'hâble,

J'dois apprendre mes tables,

Que j'répète inlassable,

Un nombre insoupçonnable

De fois incalculables,

Comm' les grains innombrables

De notre bac à sable !

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Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme la lune, un rêve qu'on voudrait décrocher.

L'homme, c'est comme les coïncidences, porté sur les rapports communs.

La mort, c'est comme les abréviations, pour nos mots et nos maux.

La femme, c'est comme les matelas, capitons ou bourrelets, on aime ses rembourrages.

La vie, c'est comme l'horloge, elle s'égrène d'heures en heures, d'heurts en leurres!

Le sexe, c'est comme l'engrenage, il s'en faut d'un doigt qu'on s'y laisse prendre.

L'amour, c'est comme l'artichaut, on s'effeuille pour une affaire de cœur et on finit par toucher le fond.

La mort, c'est comme l'hémistiche, un repos, une césure et des vers.

La vie, c'est comme l'embolie, un coup de veine, un coup de sang, un coup de cœur.

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Fleur bleue 1/2

Publié le par modimodi

Pour rêver, il n'y'a pas d'âge

Chaque signe est un présage,

Chaque événement, un message:

Un murmur' dans les branchages,

Une trill' dans le feuillage,

Un chant, un lointain ramage,

Un oiseau dans le nuage,

Une plum' sur une page,

Une fleur bleue au treillage,

Un bateau près du rivage,

C'est la chance qui voyage

Vers ton cœur toujours trop sage!

 

L'amour parle son langage

Aux vagues bleues de la plage,

Dans le creux des coquillages.

L'amour offre ses mirages

Aux timides fleurs d'alpage.

Anémo'ne sans effeuillages,

Véroniqu' au frais visage,

Jacinthe d'amour en cage,

Sages comme des images,

Vous vous méfiez des volages,

Des jolis cœurs de passage!

 

Puis un jour, sans un présage,

Un sourir' qui vous engage,

Un rien pour tout avantage,

Un appel au badinage,

Un hello pour l'abordage,

Une main pour l'arrimage,

Quelques mots pour bavardages...

La tête est en décrochage,

Le cœur en tambourinage,

Fleur bleue est prête au partage!

 

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Mal Baisé 1/3

Publié le par modimodi

"Mal baisé !" Avec un tel titre, j'imagine déjà la vindicte populaire des bouches pincées et des culs serrés ! Je sens la pétition de la ligue des vertus. Pas des petites, j'espère, mais des grandes parées de prude componction !

Allons ! Pas de moue dédaigneuse, belles lectrices chastes et vertueuses ! Je viens à vous, la bouche en cœur pour vous commenter le bon vieux proverbe : "Qui trop embrasse mal étreint."

Bien sûr, il ne s'agit pas de vous parler d'embrassades, à bouche que veux-tu ! La sagesse populaire ne cherche ici qu'à freiner les ardeurs du brave journalier, qui, très attaché à son emploi, prend son courage à deux mains et qu'on qualifie de travailleur infatigable ! Elle lui signifie que celui qui veut trop en faire risque de ne rien réussir.

Je ne suis pas sûr que le message soit si clair ! Une compréhension au premier degré porterait le sens premier de la maxime plus, sur un excès démonstratif d'affection avec moult baisers, plutôt que sur un surcroît de zèle et d'activité.

Or donc, rien de grivois ni de sentimental, pas de sous-entendus un peu lestes ni de mise en garde pour pratiquants du lèche-babines. Cette sage invitation proverbiale n'enjoint pas à ne pas être trop entreprenant ni trop gourmand d'embrassades. Elle ne pointe pas ceux qui ont l'eau à la bouche, avide de bisous mais elle met en garde ceux qui ont des cals aux mains... Un conseil : pas de sueur ni d'huile de coude ; s'user au charbon n'est pas le bon filon ! Si trop d'appétit tue la gastronomie des gourmets, trop d'ardeur professionnelle tue le métier.

Pas de recommandations non plus, pour les amateurs de bagatelle mais un avertissement pour les fous de travail, ceux qui ne pensent qu'à fournir plus d'efforts dans l'espoir de plus de gains et de pain sur la planche.... La morale bien pensante est encore une fois sauve.

Tant pis donc ! Pas de lippe gourmande ni pour la picole, ni pour la faribole encore moins pour la petite bricole du dimanche. Non ! Pas de colle ni de bricolage, le jour du Seigneur ! Il est recommandé de ne pas se taper la cloche, sauf celle de l'église. Pas de coups de marteau pour les folles de la messe... Pas question de se taper sur les doigts mais de joindre les mains. Le clou du spectacle n'est pas au lit mais sur la croix !

Pieux bigots des dévotions au pieu, point trop de litanies! Rendez de bons offices ! A genoux, adorez et soyez pratiquants. Vénérez votre déesse mais n'offensez pas Dieu ! Ne mélangez pas l'eau du bidet avec l'eau bénite. Ne confondez pas la passion à Vénus et ses voluptueuses libations corporelles à la passion du Christ et ses contemplatives offrandes de transsubstantiation métaphysique !

Adorez donc ! Baissez, levez la tête ! Oui ! La jouissance est ostensiblement orgasmique et extatique. Mais pour les plaisirs terrestres, il vous faudra simplement boire le calice jusqu'au lit. Car seule la grâce divine vous permet de le boire jusqu'à la lie du sacrifice rédempteur afin d'accéder aux plaisirs de félicité céleste.

Oui ! Croyants à l'amour ou en Dieu, adonnez-vous à la communion érotique, bien plus ou tout autant qu'eucharistique ! Jouissez ! Dieu reconnaîtra les siens ! Et dommage pour les athées et les abstinents... Oh ! L'exercice est exigeant et tient parfois du miracle. Bon sang, n'est pas Dieu qui veut donner son corps ! Si les églises sont désertées, les bien ou mal baisés n'ont plus qu'à se compter.

Soyez donc de préférence, de voluptueux assidus mais n'oubliez jamais ces diables de commandements ! Attention ! Mes petits paroissiens à gros grains de ferveur et mes bons vieux cagots des rituels d'amour, suivez les yeux mis clos ce précepte suprême : "Qui trop embrasse le cul-te, mal étreint la religieuse... en lui froissant le voile !"

Trop d'aveux en con-fesse et vous voilà con-damnés à tirer le diable par la queue ! Pourtant l'amour n'est que concupiscence et jamais repentance. Certains proverbes de mauvaise chaire prêchent pénitence pour les pêcheurs de bonne chère. En vérité, je vous le dis : "Si ceux qui trop embrassent mal étreignent"... seuls, ceux "qui aiment mal, châtient bien !"

 

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Calcul mental En avant la zizique ! 2/3

Publié le par modimodi

En avant la zizique !

 

Nombres pairs ou impairs,

En maths, je suis pépère !

Je sais multiplier,

Diviser, retrancher

Les billes et les osselets,

Ajouter, mélanger

Les choux et les navets

En rata et purée !

 

C'est la diététique,

Le régime monastique,

Le jeûne scolastique,

La bure didactique,

La diète algorithmique,

Le doute théorique,

La tactique famélique,

La cure arithmétique !

 

C'est la grand' gymnastique !

J'ai l'cerveau athlétique :

Figur's géométriques,

Pirouett's algébriques,

Mes méning' sont critiques !

Je roul' des mécaniques,

Mais je manqu' de déclic

Pour être acrobatique !

 

Je défie la logique

Mais j'suis pas Copernic,

Plus comic' que cosmique,

Je trouve astronomique

D'apprendr' comme un cantique

Les refrains et répliques

D'la rythmiq' numérique.

En avant la zizique !

 

J'fais la claque et la clique

De manière symétrique !

J'aime les mathématiques !

J'vais faire polytechnique !

J'deviendrais politique !

J'causerais économique.

Je tiendrais la boutique

Du déficit public !

 

Vive la République !

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Mystères

Publié le par modimodi

Est-ce, parce qu'il avait une mine de déterré, que la mort lui a sauté dessus?

Dé-laisser sa femme, n'est-ce pas, nom d'un chien, lui rendre sa liberté?

Les gens en nage sont-ils rouge écrevisse?

Entre Paris et la province, y a-t-il une différence capitale?

Quand l'autre vous manque, est-ce pour absence ou par maladresse?

Quand on a vécu sur un grand pied, doit-on mourir en grande pompe?

La réputation de l'huile de foie de morue, vient-elle de sa raie, fait rance?

Un scout qui ne sait ni A, ni B, démontrera-t-il par A+B, qu'il est un béat bas?

Est-ce, parce que l'amour nous aveugle que les femmes nous coûtent les yeux de la tête?

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Bip! Bip! 2/2

Publié le par modimodi

Ah ! Sacré nom d'une pipe!

Pourquoi tu te dissipes

Et te prends pour Bip Bip,

Qu'tu cours à tout'vapeur

Com' Woody woodpecker ?

 

Vraiment pas mou du ge'nou,

Tu fonces à travers tout.

T'es une flèch' de Sioux !

Les coyotes ou les loups

En sont dev'nus jaloux !

 

Faut qu'ça vole, c'est urgent !

Tu n'as jamais le temps,

Tu bombes, le mors aux dents

Sur un rythm' trépidant.

Gare à ton palpitant !

 

T'appuies su'l'champignon,

Tu te mets la pression,

T'es en hypertension,

En super propulsion

D'avion à réaction !

 

Si ta sœur, elle bat l'beurre,

Toi, t'as piqué l'mixeur !

Dix-huit mill' mots à l'heure

T'es pas un orateur

T'es un ventilateur !

 

Sans être du tonnerre,

Tu files com' l'éclair.

Ceux qu'tu port' sur les nerfs

Disent qu'tu brass' de l'air

En clignant des paupières !

 

Bourré d'tics et d'grimaces,

Tu ne tiens pas en place,

Tu m'trait' mêm' d' limace.

De mollasse carcasse...

J'peux pas t'suivre à la trace !

 

T'as l'impression que j'cale,

Que jamais je n'm'emballe.

Moi, je suis un cérébral,

J'm'agite, mais du bocal,

Sans perdre les pédales.

 

T'as pas l'temps de m'parler !

Exalté, déchaîné,

Tu fonces, t'es débordé

Mais pas par tes idées,

Ell's se sont envolées !

 

Tu m'laisses interloqué

En m'jetant essoufflé

Sur un rythme effréné,

Un'phrase à la volée :

"Tu diras qu'j'suis passé !"

 

Tornade ou ouragan,

Tu n'aimes qu'en coup d'vent.

A corps et à cris, gourd,

Tu ne fais pas ta cour,

Tu fais la chasse à courre,

 

Pas doué pour l'amour,

Tu pars au quart de tour !

Il faut qu'ta Pompadour

Jouisse et te savoure,

En un aller-retour !

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Le tort des absents 2/2

Publié le par modimodi

La sagesse proverbiale dit que "les absents ont toujours tort!". Il faut peut-être relativiser !

Car il en est qui brillent déjà ou uniquement par leur absence. Soit, ils le font au premier degré, telle l'éclipse qui rend le soleil alors plus dangereusement éclatant, soit ils se manifestent au second degré, dans l'ironie mallarméenne d'une absence remarquable !

Je le concède bien volontiers, les absents ont grand tort, quand il s'agit d'esprit. Je parle de ceux qui à la Pentecôte sont restés derrière la porte quand circulait l'Esprit. J'évoque ceux (et j'en connais) qui parlent à tort et à travers et qui, bien que présents physiquement n'ont pas de présence d'esprit. Ceux là, sont dans l'erreur, se trompent, ont souvent tort.

Mais les absents n'ont pas toujours tort ou à demi seulement ! Surtout si leur "Faute avouée est à moitié pardonnée !" Peut-on ranger dans cette catégorie les abstentionnistes, pris en faute de sens civique et d'exercice de leurs pleins droits démocratiques ? Dans ce cas, ne parlons plus d'une absence mais plutôt d'une défaillance, d'un écart de conduite citoyenne. Mais qu'ils ne se plaignent pas ensuite ! Ils ne vont rien gagner, pas d'indulgence plénière de ma part ni même une demi-excuse, rien qu'un président normal !...

Les présents peuvent aussi être fautifs d'avoir par exemple, congédié ou répudié, par caprice ou carence de cœur, des "fidèles" au poste... ("Merci pour ce moment!") ou pire encore, d'avoir rendu passifs des acteurs de progrès de la vie publique... Et l'on s'étonnera du désintérêt et de la méfiance envers les politiques !...Quel intérêt d'ailleurs pour un participant de faire acte de présence, noyé dans la foule du meeting, réduit au simple rôle de figurant, juste pour faire la claque au candidat ? Les absents ont peut-être eu raison de rester à l'écart de la liesse démagogique ?

Pourtant dans notre petite vie, l'éloignement et l'exil volontaire ou la disparition involontaire peuvent aussi avoir des effets négatifs comme positifs. Ainsi, quand Properce pense : "Loin des yeux, loin du cœur " ou quand l'amoureux soupire : "Loin des yeux, près du cœur!"

Dès que l'autre vous manque, ou bien l'oubli s'installe et "Tout est dépeuplé" (Lamartine. L'isolement) ou bien, le temps ou l'espace ne font rien que rendre l'autre encore plus présent par le manque, le vide et le désir qu'il crée en votre esprit ou votre cœur : " Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir. " (Baudelaire. Harmonie du soir)

Votre escapade peut aussi pour votre environnement être une bonne aubaine. " Quand le chat n'est pas là, les souris dansent ! ". Oui ! Nous avons tous en mémoire quelques souvenirs d'enfance, de bêtises qui bravaient l'interdit parental. Quand venaient les remontrances, chacun pouvait tenter l'absence de mémoire et l'innocente amnésie passagère dans le but de se faire tout petit !... Comme le disait Roger-Gérard Schwartzenberg : " Les peuples heureux n'ont pas d'Histoire. Ils n'ont donc pas de héros."

Je me rappelle enfin, mon statut d'écolier rêveur, où je brillais par mes absences. Assidu, je ne faisais pourtant pas l'école buissonnière mais la tête buissonnière. J'étais distrait et inattentif, absent par l'esprit et présent par le corps. J'étais un coureur de rêves au vent qui se prenaient dans les voiles de mon cerveau lent. Tête en l'air ! Linotte ! Dans la lune, mieux qu'un cosmonaute, je passais parfois pour un cancre. Mes maîtres me faisaient alors comprendre que j'avais tort d'être absent par la pensée. J'enrichissais grâce à eux ma collection de zéros qui m'auréolaient comme un petit saint sorti des nuages.

" Oh ! Là ! là ! Que d'amours splendides, j'ai rêvées !

" Petit -Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course

" Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.

" Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou...

Je suis resté au fond de moi, cet enfant rimbaldien qui a transformé ces rêves bohémiens en une vie de cueilleur d'étoiles ! Je me plais à répéter : " Il faut passer par les nuages ! "

Aujourd'hui, je prends volontiers le contrepied-de-nez de la morale scolaire et je dis : "Laissez-les rêver !" Car je sais que j'ai conservé ce penchant pour les songes et que de pensif, je suis devenu penseur. La méditation et la réflexion peuvent parfois laisser croire à un observateur que je ne suis pas présent au monde, bien au contraire !...

L'idée avant de devenir parole s'élabore d'abord dans le silence. Il faut simplement être réceptif à son éloquence.

 

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A fleur de peau 2/2

Publié le par modimodi

Mes amis, je ne suis jamais révolutionnaire dans mes écrits mais l'obsession de certains, c'est de me faire la peau ! Allez savoir pourquoi ! ...Des critiques enragés à la Nini peau de chien me piquent et m'embastillent ! A mots feutrés, sans prendre de gants, quelques faux censeurs et encenseurs, en peaux de lapins de garenne, pour mieux se défiler sans doute, me marquent à la culotte. Ils me menacent.

J'ai le choix entre deux options ! je peux comme en 1789 avoir droit à la lame affûtée qui tranche dans le vif ou comme en 1936, avoir cadeau de douze balles de 38... dans la peau !

Sur le marché de la vindicte populaire, au milieu de la foule aux basses insinuations, de félons foulons se sont insinués. En plus de leurs critiques en peau de serpent, ils ne pensent qu'à me glisser leurs peaux de banane, en rampant jusqu'à moi. Ils sont tous prêts, d'une langue affilée ou d'un coup de poignard, à me trouer la peau, la mienne et celle de mes parchemins. Certains qui ne sont même pas dans le bain, veulent en plus me filer une trempe !

Mal inspiré, je n'aurais plus ainsi qu'à sécher à l'air libre, au vent de bise, sous les bourrasques cinglantes et les rafales glaciales. Je finirais comme un agneau, glacé ou pire, déplumé comme un Peau Rouge dans une dernière danse des Esprits. Je devrais alors, comme Big Foot, abandonner sur le champ de bataille de mes vieilles ruses de Sioux littéraires, ma peau de bison sacrée, hélas pas trop futée.

Je devrais, sans gloire, y laisser mon scalp de crâne en peau de fesse-mathieu, lésé de tant d'usure ! ... Pitié ! J'ai la peau délicate et fragile et chaque coup de griffe est une mauvaise éraflure. Pourquoi m'égratigner et écorcher jusqu'à mon nom ? Je n'en sortirais pas indemne...

J'ai d'ailleurs, de plus en plus de mal à entrer dans la peau de mes personnages et je ne me sens jamais très bien dans ma peau ! Peut-être, est-ce la raison pour laquelle quelques lecteurs me jouent de vilains tours de cochon et me tannent la couenne ! Qu'elles ne s'illusionnent pas ces petites têtes de lard, j'ai la douleur épidermique des bonnes premières têtes de l'art ! Ceux qui visent mes côtes ne font que me chatouiller et j'en ris franchement !

Heureusement ! Mon amie a la peau de pêche. Elle ne ressemble pas à toutes ces vieilles peaux ! Elle m'a pris par les cornes de mon talent de vieille vache enragée. Elle est côté fleur et côté chair, à pleine peau contre moi !... Pas besoin de reliures dans notre liaison. Nous sommes vélin pour l'autre!... Que nul ne vienne à s'étonner de découvrir ces quelques souffles murmurés, à fleur de peau : "Ô ma douce, ma petite fleur de papyrus, mon corps se juxtapose au tien. Effleurons-nous en signes mystérieux, imprimons de tendresse le manuscrit d'amour.

Balbutions ensemble l'alphabet des désirs. Oui ! Viens lire sur mes lèvres ces tendres mots du cœur. Prends en le fruit et la pulpe. Murmurons dans la langue des oiseaux, effeuillons-nous dans le langage des fleurs. Nos cœurs sont des bouquets de roses pâles qui nous offrent leurs parfums. Nos étreintes ont des pavots éclatants qui nous enivrent à fleur de peau. Mégissons et gémissons.

J'aime tant tes offrandes !.. J'aspire à la blancheur de ton volubile lys ! Enfin, tu me donnes ta bouche nacrée. Vois mon impatience se trouble en tes mains diaphanes. Amour, laisse-moi suivre d'un doigt fiévreux la voie de l'étoile sur ta peau lactée.

Louange à toi ! Ta vertu m'offre sa corolle d'innocence délicieuse. Moi, je me donne et patiemment, je lisse le grain de ta peau d'un millier de caresses.... Toi, tu me tatoues de quelques coups de dent. Oui ! Je t'ai dans la peau !"

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