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Mumuse avec ma muse 1/4

Publié le par modimodi

À longueur de poèmes,

Moi, je te dis : je t'aime.

 

Mais j'te l'dis, tu abuses !

J'ai beau t'appeler ma muse,

Tu te montres obtuse.

Tu ne m'offres que ruses

Et flèches d'arquebuse !

 

Tu crois que ça m'amuse,

Quand à moi, tu t'refuses,

Qu'en mes vers, tu t'infuses,

Transformant sans excuse,

Ma sirène en méduse,

Ma Colombine en buse,

Mon luth en cornemuse ?

 

Quand j'titille l'expression,

Tu troubles ma raison,

Mets ma plume en tension,

L'encre en ébullition.

Plus d'harmonisation !

L'amour et l'intuition

Ont l'esprit sauvageon

Et font le grand plongeon

Dans ton cœur tourbillon.

 

Dans l'encrier sans fond,

J'fonce comme un espadon.

Dare-dard pour aiguillon,

Je pique une impression,

J'éperonne une expression

Mais j'perds la flottaison,

Quand j'prends au plus profond

L'idée, sans un soupçon

De versification !

 

J'ai un simple poinçon

Pour pêcher l'émotion

Et tu ris d'mon harpon...

Tu m'trouves mollasson,

Tu m'traites de crampon,

Tu n'mords pas à l'hameçon,

Tu m'noies comme un triton,

Dans le marais sans fond

Des troubles confusions.

 

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Confusion 2/3

Publié le par modimodi

Amis, nous avons besoin d'exprimer notre sensibilité et de livrer nos impressions. Nous avons des ressentis perceptibles et des sensations observables. Notre corps parle pour nous. Une rougeur, un rictus, un regard, une ouverture des mains, une fermeture des bras et nous voilà étiquetés et catalogués par les morphopsychologues !

Il y aurait sans doute beaucoup à dire sur ces techniques d'outillage rationnel qui prétendent cataloguer nos manifestations physiques. Mais là, n'est pas l'objet ! Un renflement, une turgescence ne vous rendent pas forcément viril ! ...

Parfois, nos sens sont remués, nos pensées se mélangent. Notre cœur s'emballe, notre tête s'affole. Nous voilà troublés, dominés par nos sensations. Notre conscience passe au second plan. Comme tous les êtres affectifs, nous sommes vulnérables.

Souvent sous le choc ou le stress quotidien, nous nous sentons mal. Nous avons l'impression de prendre un coup sur la tête, Nous commotionnons. Alternant agitation et désarroi, nous sommes émus, nerveux ou abattus. Les flegmatiques, impassibles nous reprochent d'être hypersensibles, impressionnables, de nous laisser piéger par nos sensations que nous confondons avec nos sentiments.

Qui serait assez prétentieux pour prétendre distinguer de manière formelle l'ordre du cœur de la raison. Comme si nous n’accomplissions pas en nous-mêmes la mystérieuse synthèse alchimique du cœur et de l'esprit. Comme si nous n'avions pas perçu par nous-mêmes la difficulté d'être pleinement conscients de la complexité des mécanismes de notre personnalité et des opérations de l'esprit.

Quand on baigne sa plume, comment ne pas confondre les termes quand ceux-ci révèlent des réalités proches et finement sensibles ? Comment exprimer la gamme étendue de nos sentiments, c'est à dire notre affectivité et rendre compte de la variété de toutes nos sensations, c'est à dire notre sensibilité?

Confondre et embrouiller les termes est ici ignorance plus qu'erreur ou méprise ou défaut de méthode et de clarté. Ne soyez pas gênés, il n'y a pas à en rougir de confusion. L'homme peut placer sa honte érubescente à un plus haut niveau quand il est question de morale et de passion. Réservez plutôt votre empourprement à la modestie ou à l'amour naissant..

Notre peau frémit, notre cœur est touché, notre existence prend ou laisse des empreintes en permanence. Hé bien, tant mieux ! Vive la sensibilité qui nous permet d'avoir la sensation de bien être au point d'en devenir euphoriques. Vive l'affectivité qui permet à nos passions de se dévoiler dans leur violence et leur profondeur !

Personne ne pense à prendre ses jambes à son cou, quand il prend son pied ! Personne ne prend la clef des champs, s'il tient celle du paradis. Oui, nous n'agissons pas uniquement avec raison et réflexion mais aussi par élans et coups de cœur ! Oui, nous pouvons aimer la confusion des sensations et le dérèglement rimbaldien de tous les sens ! Mais aimer à en perdre tête et raison est une troublante confusion mentale, parfois poétique, parfois traumatisante.

Oui, deux morales coexistent. Celle des principes et du devoir et celle des émotions et des sentiments. La première nous range dans les caractéristiques sociales des individus comme pour tout être humain. Elle est universelle. Elle pourrait même, au hasard de votre fidélité de lecteur ou de spectateur, déclencher sans quiproquo votre estime ou votre admiration pour l'auteur et l'artiste.

La seconde nous donne notre originalité, marque notre caractère d'une personnalité unique. Elle nous permet d'obtenir amitié et amour. Elle n'appartient qu'à chacun,  elle lui est spécifique et privée. Elle s'affirme dans son unicité, son intériorité et sa liberté.

Pourquoi voudriez-vous que ma propre passion d'aimer ou d'écrire m'aliène? Oui, dans l'exercice de style de ma poésie romantique, j'aime à décrire son trouble envahissant et la violence de ses désirs. Je veux à loisir, m'apitoyer sur ma perte de conscience et me dire victime de la tyrannie d'amour.

Alors, la fusion avec l'autre n'est plus que confusion au point de vouloir ne plus faire qu'un..."Aimer jusqu'à la déchirure, même trop, même mal"... Disparaître dans l'infini du sentiment d'aimer. Oui, les tourments d'amour inspirent des pages bouleversantes et somptueuses... de la chanson pour de romantiques don Quichotte ou d’œuvres de littérature pour la littérature !

Oui! L'amour passe l'oubli et le temps. Car l'amour n'est pas aliénation et soumission, l'amour est la seule réalisation de chacun dans sa pleine et entière liberté, hic et nunc et parfois, in saecula saeculorum, ad vitam aeternam ! Les grands croyants et petits pratiquants peuvent même murmurer... Amen !

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Calcul mental Cantique arythmétique ! 3/3

Publié le par modimodi

Cantique arythmétique !

 

L'école est didactique

Autant que dogmatique.

J'apprends la mécanique

Des calculs frénétiques :

Système am, stram, grammique,

Métrique, Kilométrique,

Tracés géométriques,

Monnaie et trucs antiques.

 

Je n'y entends que pouic !

Mais je chante les cantiques !

J'ai pigé la rythmique,

La tagada tactique

D'la grande arithmétique.

Je trouve vraiment chic 

D'faire la somme des piques

Du moustiqu' porc-épic !

 

S'il t’attrape, il te pique !

N'Crie pas : Caïc! Caïc !

Tords lui l'cou en un clic !

C'est à lui d'faire Couic ! Couic !

Prends tes claques et tes cliques !

Mathématiques, tic ! tic !

Colle et grammme et pic, pic,

Bourre et bourre, la bourrique !

 

Mais j'n'ai pas le déclic !

Dit l'gentil Frédérique. 

J'calcul' pas, j'pronostique,

Je ne suis pas logique,

Je suis dyscalculique !

Onze plus onze, je panique !

Pour mon âme bucolique

Compter, c'est la colique !

 

On croit que je fais l’œuf

Mais j'ne fais aucun bluff !

Pour faire la preuve par neuf,

Meuhh ! Je sue comme un bœuf !

Si j'multiplie par deux,

J'ai une paire de bœufs.

Gare au taureau ! Vingt-deux !

Me v'là un vrai bouseux !

 

J'suis aux mains des comptables !

Moi, l'écolier passable,

Je deviendrai notable,

Épicier ou comptable,

Un sort pas très enviable !

Je serai corvéable,

Forcément imposable,

Brave contribuable !

 

Ne croyez pas que j'hâble,

J'dois apprendre mes tables,

Que j'répète inlassable,

Un nombre insoupçonnable

De fois incalculables,

Comm' les grains innombrables

De notre bac à sable !

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Lettre sur le fil à Damoclès 1/3

Publié le par modimodi

Mon cher Damoclès, je ne sais pas si tu l'as appris, j'ai un vieux frère en éloquence, un homme politique athénien qui vivait au IVème siècle avant J.-C. Mince ! Ça ne me rajeunit pas tout ça ! Mais ce qui est intéressant, c'est qu'il s'appelait Damoclès, comme toi ! Un homonyme pour toi, un homologue pour moi.

C'était un orateur, disciple de Théophraste "le Divin Parleur", un ardent défenseur des enfants de Lycurgue. Je m'identifie à son art rhétorique mais je ne pérore pas. Je t'envoie cette bafouille mais je ne bafouille pas. Oh non  J’affûte mes arguments. J'aiguise ma pensée à la taille de ma plume. Je les veux tranchants ! Si je fais fort dans l'expression, si j'ai l'exorde vigoureux, c'est dans l'espoir de valider l'opinion répandue que "la raison du plus fort est toujours la meilleure." Je me veux convaincant, j'ai l’orgueil du péché de chaire sans toutefois sermonner !

Je suis un écrivain pacifiste, plutôt du côté "Paix" que du côté "Guerre". Mais je sais à l'occasion, quand il le faut, croiser le fer. Je ne suis peut-être pas une fine lame mais ma plume a la pointe acérée, même si de nature, je préfère bretter à fleuret moucheté. Pas d'excès d'épéiste zélé! Je ne cherche pas à laisser quiconque sur le flanc. Je m'escrime plutôt, par petites touches à atteindre mes lecteurs ! Il faut dire que je suis du bon côté du manche pour leur chatouiller les côtes !

Par contre, à l'inverse de toi, intrigant Damoclès, je ne suis ni flatteur, ni courtisan. Je ne recherche pas l'estime des puissants et des rois ! Ma noblesse est dans la distinction des actions et l'élégance des pensées. Je fustige si nécessaire mes contemporains, mes amis, mes liseurs de passage. Je ne les pommade pas pour percer et devenir un écrivain à la pointe de la cime littéraire !...

Brrrrr ! Je leur ferais plutôt tâter de la pointe de ma plume piquante comme une aiguille de curiosité... Vois-tu ! Mes coups de pointes sont des pointillés appliqués de plumitif pointilleux !...Mes pointes sont des pointes d'esprit et je peux aussi jouer de l'épée à deux talons à tous ceux qui me les tournent !

Je n'envie pas pour moi comme pour eux, d'autres richesses que celles de l'esprit et du cœur. Mon bonheur n'est pas dans l'admiration éphémère de mes proches mais dans les joies durables que je leur procure. Je veux être utile pour leur seul profit, celui d'une vie qualitative. Vivre, c'est donner de l'amour, pas des leçons.

Mais dis-moi ,qu'est-ce qui t'a pris, Damoclès, toi, le roi des orfèvres, d'exciter ainsi le roi Denys l'Ancien, le tyran de Syracuse ? Pourquoi as-tu voulu rassurer cet inquiet, en maniant l'encensoir ? Pourquoi envier et louanger sa magnificence et son opulence, sinon pour espérer en tirer un profit secret ? Il l'avait sans doute perçu...

En homme avisé et faussement généreux, il s'est sûrement creusé un court instant la tête ! Ne te plains pas ! Il t'a quand même permis d'apprécier ses splendeurs et t'a offert ses largesses, mais le temps dérisoire d'une unique journée ! Preuve ironique d'un cœur royal mais ô combien mesquin ! Avoue qu'il t'a bien eu, "en beauté, de toute sa hauteur et dans les grandes largeurs".

Un instant, je conçois ta fierté de recevoir l'invitation royale ! Je te vois y courir en grande pompe comme à toutes pompes et te prendre pour le roi ! Mais j'aurais voulu aussi voir ta mine quand, au milieu du festin, tu as levé la tête pour te rendre compte qu'un glaive était suspendu au-dessus d'elle.

J'imagine ta panique quand tu as réalisé que le support n'était qu'un simple crin de cheval ! Plus question de hausser le col ! Ta vie de petit crâneur ne tenait plus qu'à un cheveu, toi, le chevalier d'un jour ! Ah ! La triste figure !

Belle dérision et beau message symbolique de la part de ton maître ! Cruelle mais sage démonstration aussi, pour te signifier que le danger peut, d'un moment à l'autre, s'abattre sur chacun, autant sur toi, pseudo-monarque d'un jour que sur le roi lui-même. La jouissance et les plaisirs ne sont pas illusoires, ils sont aléatoires dans leur dispense et leur durée.

Moi, je le sais, mon vieux Damoclès ! Dans l'existence, tout peut arriver, le meilleur comme le pire. Personne n'est à l'abri du risque ni interdit de chance. Ne sois pas rabat-joie ! Il ne faut pas laisser tomber !

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Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme la lune, un rêve qu'on voudrait décrocher.

L'homme, c'est comme les coïncidences, porté sur les rapports communs.

La mort, c'est comme les abréviations, pour nos mots et nos maux.

La femme, c'est comme les matelas, capitons ou bourrelets, on aime ses rembourrages.

La vie, c'est comme l'horloge, elle s'égrène d'heures en heures, d'heurts en leurres!

Le sexe, c'est comme l'engrenage, il s'en faut d'un doigt qu'on s'y laisse prendre.

L'amour, c'est comme l'artichaut, on s'effeuille pour une affaire de cœur et on finit par toucher le fond.

La mort, c'est comme l'hémistiche, un repos, une césure et des vers.

La vie, c'est comme l'embolie, un coup de veine, un coup de sang, un coup de cœur.

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Fleur bleue 1/2

Publié le par modimodi

Pour rêver, il n'y'a pas d'âge

Chaque signe est un présage,

Chaque événement, un message:

Un murmur' dans les branchages,

Une trill' dans le feuillage,

Un chant, un lointain ramage,

Un oiseau dans le nuage,

Une plum' sur une page,

Une fleur bleue au treillage,

Un bateau près du rivage,

C'est la chance qui voyage

Vers ton cœur toujours trop sage!

 

L'amour parle son langage

Aux vagues bleues de la plage,

Dans le creux des coquillages.

L'amour offre ses mirages

Aux timides fleurs d'alpage.

Anémo'ne sans effeuillages,

Véroniqu' au frais visage,

Jacinthe d'amour en cage,

Sages comme des images,

Vous vous méfiez des volages,

Des jolis cœurs de passage!

 

Puis un jour, sans un présage,

Un sourir' qui vous engage,

Un rien pour tout avantage,

Un appel au badinage,

Un hello pour l'abordage,

Une main pour l'arrimage,

Quelques mots pour bavardages...

La tête est en décrochage,

Le cœur en tambourinage,

Fleur bleue est prête au partage!

 

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Mal Baisé 1/3

Publié le par modimodi

"Mal baisé !" Avec un tel titre, j'imagine déjà la vindicte populaire des bouches pincées et des culs serrés ! Je sens la pétition de la ligue des vertus. Pas des petites, j'espère, mais des grandes parées de prude componction !

Allons ! Pas de moue dédaigneuse, belles lectrices chastes et vertueuses ! Je viens à vous, la bouche en cœur pour vous commenter le bon vieux proverbe : "Qui trop embrasse mal étreint."

Bien sûr, il ne s'agit pas de vous parler d'embrassades, à bouche que veux-tu ! La sagesse populaire ne cherche ici qu'à freiner les ardeurs du brave journalier, qui, très attaché à son emploi, prend son courage à deux mains et qu'on qualifie de travailleur infatigable ! Elle lui signifie que celui qui veut trop en faire risque de ne rien réussir.

Je ne suis pas sûr que le message soit si clair ! Une compréhension au premier degré porterait le sens premier de la maxime plus, sur un excès démonstratif d'affection avec moult baisers, plutôt que sur un surcroît de zèle et d'activité.

Or donc, rien de grivois ni de sentimental, pas de sous-entendus un peu lestes ni de mise en garde pour pratiquants du lèche-babines. Cette sage invitation proverbiale n'enjoint pas à ne pas être trop entreprenant ni trop gourmand d'embrassades. Elle ne pointe pas ceux qui ont l'eau à la bouche, avide de bisous mais elle met en garde ceux qui ont des cals aux mains... Un conseil : pas de sueur ni d'huile de coude ; s'user au charbon n'est pas le bon filon ! Si trop d'appétit tue la gastronomie des gourmets, trop d'ardeur professionnelle tue le métier.

Pas de recommandations non plus, pour les amateurs de bagatelle mais un avertissement pour les fous de travail, ceux qui ne pensent qu'à fournir plus d'efforts dans l'espoir de plus de gains et de pain sur la planche.... La morale bien pensante est encore une fois sauve.

Tant pis donc ! Pas de lippe gourmande ni pour la picole, ni pour la faribole encore moins pour la petite bricole du dimanche. Non ! Pas de colle ni de bricolage, le jour du Seigneur ! Il est recommandé de ne pas se taper la cloche, sauf celle de l'église. Pas de coups de marteau pour les folles de la messe... Pas question de se taper sur les doigts mais de joindre les mains. Le clou du spectacle n'est pas au lit mais sur la croix !

Pieux bigots des dévotions au pieu, point trop de litanies! Rendez de bons offices ! A genoux, adorez et soyez pratiquants. Vénérez votre déesse mais n'offensez pas Dieu ! Ne mélangez pas l'eau du bidet avec l'eau bénite. Ne confondez pas la passion à Vénus et ses voluptueuses libations corporelles à la passion du Christ et ses contemplatives offrandes de transsubstantiation métaphysique !

Adorez donc ! Baissez, levez la tête ! Oui ! La jouissance est ostensiblement orgasmique et extatique. Mais pour les plaisirs terrestres, il vous faudra simplement boire le calice jusqu'au lit. Car seule la grâce divine vous permet de le boire jusqu'à la lie du sacrifice rédempteur afin d'accéder aux plaisirs de félicité céleste.

Oui ! Croyants à l'amour ou en Dieu, adonnez-vous à la communion érotique, bien plus ou tout autant qu'eucharistique ! Jouissez ! Dieu reconnaîtra les siens ! Et dommage pour les athées et les abstinents... Oh ! L'exercice est exigeant et tient parfois du miracle. Bon sang, n'est pas Dieu qui veut donner son corps ! Si les églises sont désertées, les bien ou mal baisés n'ont plus qu'à se compter.

Soyez donc de préférence, de voluptueux assidus mais n'oubliez jamais ces diables de commandements ! Attention ! Mes petits paroissiens à gros grains de ferveur et mes bons vieux cagots des rituels d'amour, suivez les yeux mis clos ce précepte suprême : "Qui trop embrasse le cul-te, mal étreint la religieuse... en lui froissant le voile !"

Trop d'aveux en con-fesse et vous voilà con-damnés à tirer le diable par la queue ! Pourtant l'amour n'est que concupiscence et jamais repentance. Certains proverbes de mauvaise chaire prêchent pénitence pour les pêcheurs de bonne chère. En vérité, je vous le dis : "Si ceux qui trop embrassent mal étreignent"... seuls, ceux "qui aiment mal, châtient bien !"

 

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Confusion 1/3

Publié le par modimodi

Amis, je ne sais pas si vous aimez les sensations fortes, la grande roue ou le grand huit ! Mais la vie vous place sur le manège : le carrousel de l'enfance, la chenille des jours, des mois et des années et le train fantôme à prendre sans trop réfléchir, pour passer le dernier tunnel !

Dans l'existence, tout est sensation mais bien peu d'entre nous sont sensationnels, au point de déclencher l'admiration. Pourtant, nous éprouvons en permanence de multiples perceptions d'intensité variable ! Nous passons du chaud au froid, du plaisir à la douleur, nous ressentons la faim ou la soif, la plénitude ou le manque. Les impressions en noir, en blanc ou en couleurs se marquent en nous comme sur un film d'images !

Les événements mais les êtres aussi provoquent en nous, des réactions en bien comme en mal et affectent notre conduite, élans et emballements, colère ou joie, réticences ou rejets, etc. En général, la tendresse nous émeut, le désir nous excite, l'amour nous laisse sous le choc. Nous sommes troublés par la gentillesse, peinés par la malchance.

Nous avons en constance des manifestations physiques marquées dans les attitudes corporelles ou les mimiques. Nous affirmons notre personnalité, nos forces comme nos faiblesses. Nous faisons preuve de caractère. Certains traits distinctifs comme nos comportements nous cataloguent dans un portrait psychologique ou une figure morale.

Ainsi, sommes-nous timides ou craintifs, renfermés ou entiers, francs ou dissimulés, adaptés ou asociaux, vertueux ou malfaisants, rétractés ou sanguins d’Hippocrate... Autant de types de caractères que d'yeux dans le bouillon de culture, que d'herbes dans le bouillon de sorcière!

Nos tempéraments sont le résultat de notre patrimoine génétique, social ou culturel. C'est ainsi que l'âne est un âne parce qu'il a de grandes oreilles ! ... " Et mmmoi, dit l'autre, jjjee suis bèèègue, mmais j'me me soigne ! ...

C'est congénital ! Celui-là a hérité de toutes les tares familiales, des névroses maternelles, des psychoses paternelles, des phobies de grand-mère et des obsessions de grand-père ! C'est ça l'esprit de famille ! Et pour tout arranger, quand le papa a été licencié, comme il n'y avait plus de quoi vivre, le petit s'est mis à voler ! Voilà qu'il passe pour un délinquant, alors qu'il ne voulait être qu'un bon fils débrouillard !

On a dit qu'il avait un fichu et sale caractère. Que voulez-vous ? Les gens ont toujours besoin de parler de tout et de rien ou de commenter les faits divers. Sinon, qu'est-ce qu'ils pourraient bien dire d'intéressant au voisin occasionnel, pilier de bistrot et compagnon de biture ? Moi, je vous le dis, ne vous étonnez pas que les mouettes soient rieuses !

Alors, on l'a traité de tous les noms: vaurien et son synonyme bon à rien, graine d'assassin et même gibier de potence. Il n'a d'ailleurs pas manqué d'être à la hauteur de la situation. Il a un jour, tout bonnement tué père et mère ! Bien sûr qu'on n'a pas fait de sentiment avec lui, mais simplement appliqué la loi : de parricide en matricide, il s'est retrouvé orphelin !

Oui ! jJabuse un peu des faits, des notions et de vous. Je me moque des naufragés du comptoir, des gentils rescapés de la noyade dans leurs pintes de bibine. Je raille aussi les ultraviolés solaires, les beaux paradeurs bronzés et bien fondus, ces braves victimes consentantes de l'abrutissement estival, de ses mièvreries et futilités. Assurément que je me gausse des plaisanteries bistrotières comme des minauderies extasiées pour quelques prises de vue déjà photographiées, l'an dernier et l'année précédente...

Bien sûr, à vous, ma dernière paire d'abonnés au blog, mes ultimes lecteurs de l'été aux deux derniers neurones en surchauffe, épargnés par la canicule, je peux bien avouer feindre ironiquement de confondre ici, toutes les notions légales et morales habituelles... J'agis simplement comme chacun a tendance à le faire en permanence en mélangeant les notions, par exemple, celles liées à la polysémie du verbe "sentir". Je joue avec la confusion des situations...

Allez ! Vous sentez bien vous-mêmes que je force le trait de mauvais humour pour l'exagérer. Forcément, que la justice ne va pas laisser passer un tel méfait. Le malheureux jeune homme va le sentir passer. Pauvre garçon, il peut se sentir mal, car pour lui, ça sent mauvais, le roussi et le brûlé. Il doit pressentir la sanction et j'espère se sentir fautif.

Ainsi, mélangeons-nous allègrement les notions quand il s'agit d'exprimer nos sensations et de faire preuve de sensibilité. Ainsi, manquons-nous de vocabulaire précis pour laisser parler nos sentiments et nos cinq sens... Mais c'est l'été et la torpeur de fin juillet !

 

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Calcul mental En avant la zizique ! 2/3

Publié le par modimodi

En avant la zizique !

 

Nombres pairs ou impairs,

En maths, je suis pépère !

Je sais multiplier,

Diviser, retrancher

Les billes et les osselets,

Ajouter, mélanger

Les choux et les navets

En rata et purée !

 

C'est la diététique,

Le régime monastique,

Le jeûne scolastique,

La bure didactique,

La diète algorithmique,

Le doute théorique,

La tactique famélique,

La cure arithmétique !

 

C'est la grand' gymnastique !

J'ai l'cerveau athlétique :

Figur's géométriques,

Pirouett's algébriques,

Mes méning' sont critiques !

Je roul' des mécaniques,

Mais je manqu' de déclic

Pour être acrobatique !

 

Je défie la logique

Mais j'suis pas Copernic,

Plus comic' que cosmique,

Je trouve astronomique

D'apprendr' comme un cantique

Les refrains et répliques

D'la rythmiq' numérique.

En avant la zizique !

 

J'fais la claque et la clique

De manière symétrique !

J'aime les mathématiques !

J'vais faire polytechnique !

J'deviendrais politique !

J'causerais économique.

Je tiendrais la boutique

Du déficit public !

 

Vive la République !

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Mystères

Publié le par modimodi

Est-ce, parce qu'il avait une mine de déterré, que la mort lui a sauté dessus?

Dé-laisser sa femme, n'est-ce pas, nom d'un chien, lui rendre sa liberté?

Les gens en nage sont-ils rouge écrevisse?

Entre Paris et la province, y a-t-il une différence capitale?

Quand l'autre vous manque, est-ce pour absence ou par maladresse?

Quand on a vécu sur un grand pied, doit-on mourir en grande pompe?

La réputation de l'huile de foie de morue, vient-elle de sa raie, fait rance?

Un scout qui ne sait ni A, ni B, démontrera-t-il par A+B, qu'il est un béat bas?

Est-ce, parce que l'amour nous aveugle que les femmes nous coûtent les yeux de la tête?

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