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Souris-moi

Publié le par modimodi

Nous avons pris perpète

Pour les joies, les défaites !

Cinquante ans, des brouettes

D'une vie en tête-à-tête,

D'amour, des clopinettes ! 

 

Souris-moi blondinette,

Arrêt'de faire la tête,

Quand tu vois qu'je répète

Mon solo d'castagnettes 

Pour la prochaine compète !

 

Est-ce que moi, je me plains

Quand tu joues d'l'arrièr'-train,

Pour moi et les voisins,

Le pétulant refrain :

Cassoulet toulousain ?

 

Souris-moi la Germaine !

Ne fais pas ta vilaine,

N'te moqu' pas d'ma bedaine,

N'm'reproch'pas mes fredaines,

C'n'était que des neuvaines !

 

Est-ce que moi, j'ai la haine,

Quand à longueur d'semaine

Tu dis qu't'as la migraine,

Qu'tu chantes la mêm' rengaine

En agrafant ta gaine ?

 

Souris-moi ma trop sage,

Ma fleur de retour d'âge,

Ma p'tite bête d'orage !

Finis c'peinturlurage

N'rate pas ton maquillage !

 

Achèv' tes barbouillages,

Occup'-toi du séchage

Des trois couches de plâtrage

Collées sur ton visage !

T'es en mod' boursouflage

 

Fais gaffe au décollage

Au lieu d'un effeuillage,

Tu vas fair' d'l'épluchage !

T'as pas d'chance au grattage,

T'as l'rimmel en coulage !

 

Souris-moi tête de piaf !

J'n'veux pas d'ton épitaphe, 

Claqu' pas du bec, fais gaffe !

T'as l'dentier en carafe,

On voit plus qu'les agrafes !

 

Ne me croque pas la pomme

Epargne ton bonhomme !

Mâche plutôt du chewing-gum,

Ou prends ton magnésium,

J'voudrais finir mon somme !

 

Souris-moi Belzébuth !

Finissons la dispute,

Avant qu'on se charcute !

Ouvrons le parachute,

Avant qu'on se percute !

 

Et j'te l'dis : Viv' la chute,

Si tu m'offres tes flûtes,

Enfin pour la culbute.

J'te prends à la minute 

Et place à la turlutte !

 

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Voyageur immobile

Publié le par modimodi

Il faut la patience à ce corps de tumultes

Et c'est la vie qui va et l'ennui qui exulte.

 

Le temps a jeté l'ancre, la mer au port croupit,

L'amour s'évanouit dans sa propre utopie

Et le jour près de l'âtre lentement s'assoupit.

 

Ma raison extravague, ma peine se languit.

Je poursuis les chimères de mon bonheur enfui.

Il n'est pas de frontière aux rêves infinis.

Je sais de grands voiliers cinglant pour l'Amérique

Et des pirogues lasses sur les cours d'eau d'Afrique.

Sous le vent de la lande courent des poneys sauvages,

Les taureaux de Camargue paissent aux marécages,

Insouciants d'ignorer la dernière estocade.

Du haut des cimes blanches, les eaux font la cascade

Et se jettent aux pieds des belles Oréades.

Et depuis mille nuits chante Shéhérazade,

Pour adoucir le cœur du sultan de Bagdad !

 

Je voudrais être brise pour claquer dans les voiles

Comme un enfant poète, faire la course à l'étoile

Etre le chant du vent glissant dans les herbages

Inviter chaque oiseau aux fous vagabondages !

 

Je veux vous supplier d'oublier d'être sage,

Mettre un joyeux désordre aux plis de ce corsage,

Effleurer de ma bouche vos désirs qui s'affolent

Vous donner des frissons de caresses frivoles,

Dans vos soupirs tremblant d'extases qui s'envolent.

 

La moindre goutte d'eau revient d'un long voyage,

Saurai-je la dérive de mon cœur qui nuage ?

Ne me reste-t-il plus que mille et une nuits ?

Et c'est l'ennui qui va et la vie qui s'enfuit !

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Sécurité : ambiance générale 2/7

Publié le par modimodi

 

Ambiance Générale

La France est dans la dèche et le gaspillage ! Mais au fond, je ne fais pas exception, tout me ressemble ! Je suis dans l'ambiance générale du pays ! ...

Après tout, gardons espoir ! ... Mais ça c'était encore possible, hier ! Aujourd'hui, il n'y a plus rien ! De fond en comble, c'est un comble, plus de fonds ! De la cave au grenier, plus de blé ! La chute nous précipite au fond du trou. On ne peut même plus dire à fond la caisse ni du reste. Au surplus, il n'y a plus rien, qu'un surcroît de pénurie à se partager ! Tout diminue, sauf la dette augmente !

Tenez ! Je suis un citoyen modèle, un écrivain référence ! Je me dépense sans compter et je dilapide mes maigres idées. Je suis un prolixe, en abondance de bas goûts ! Je gaspille l'inspiration et l'encre. Je laisse courir ma plume. Je bats le pavé littéraire et mes mille-feuilles ne me laissent fatalement que d'innombrables miettes. Je gratte même les os de mes cadavres exquis ! Si mon esprit est vif, la chair est faible et parcheminée.

J'essaie tous les genres et tous les styles. Je fais dans la crème et l'onctueux, dans le pâteux et le pataud, dans le vert et le cru...Je suis licencieux parfois, mon encrier déborde, je perds contenance ! Alors ce sont, inévitablement mes lecteurs qui me débauchent. Je n'ai souvent plus d'audience. Pointer de ma plume en trouant le papier est devenu mon plein emploi !

Idem, pour mon beau pays, riche d'illusions et de promesses mais indigent de sa dette publique. On le dit, on le lit. Pas le temps de crier gare ! Le train de mesures déraille. La France est à l'arrêt et danse devant le buffet. La croissance est en panne. L'économie est sur une voie de garage et il n'y a forcément plus de sécurité de l'emploi ! Trop de jeunes agités, appelés désormais à avoir les rythmes scolaires dans la peau, sortent sans formation.

Dans les vases communicants de la précarité sociale, le chômage augmente et le niveau de vie baisse. Nous atteignons des records aux limites du supportable. Attention ! Aux caprices du temps comme au climat social qui lui aussi se dégrade ! Avis de tempête !... Les cirés comme les gilets sont jaunes et le rouge est mis aux yeux lacrymogènés comme aux bonnets !

Nos nerfs sont comme les dépenses, de plus en plus difficilement maîtrisables. Les efforts gouvernementaux sont soutenus, non pas pour redresser l'économie mais pour nous garder le moral en plein emploi. Les miraculeuses promesses de baisse des impôts sont constantes mais seule la régression du pouvoir d'achat est en progression triomphante.

Tout devrait aller bien pour moi ! Mes conditions de travail sont excellentes ! Je ne suis pas soumis aux cadences infernales. Ma plume trottine plus qu'elle ne court sur le papier.  Je ne risque pas de foulure ou de crampe de l'écrivain. A moins de me mettre le doigt dans l’œil, je ne risque pas de m'aveugler d'un subit éclair de génie ! J'écris en toute sécurité en respectant l'hygiène mentale de mes lecteurs. Je suis aux petits soins avec eux pour ne pas faire confronter leurs goûts éclectiques à mes douleurs arthritiques. Mon style est soigné, même si certains jours, il est comme les cataplasmes, appliqué !

Il n'en est pas toujours de même pour tous les braves salariés. Par précaution, le monde du travail a développé des outils de protection de la santé et d'amélioration des conditions de travail. L'évaluation des risques professionnels est censée minimiser les accidents et inspirer des mesures de prévention, normatives et prescriptives. Tout est désormais encadré : la productivité, les outils de travail, l'organisation, la rémunération. Tout est surveillé et contrôlé... Mais il est évidemment plus facile de garantir la sécurité dans l'emploi que la sécurité de l'emploi.

Moi, je dois juste garder de la ressource et ne pas puiser dans mes réserves. Je risquerais l'appauvrissement dans l'approvisionnement des idées, si j'en épuisais trop vite le filon. Qu'espéreriez-vous alors? Hormis, une longue complainte en sol mineur et une bien triste mine si, par malheur, je n'épatais plus la galerie ! 

Mais rassurez-vous, je ne causerai pas de dommages collatéraux, si mon talent soudain explosait ! Je pourrais juste empoisonner le climat littéraire du lecteur, si je lui tenais des propos faisandés ou fumeux. Je peux encore polluer le cours de ses pensées si je charrie dans les remous de ma propre pensée, des déchets d'inspiration.

Par contre, le mineur lui, risque toujours le coup de grisou, le chimiste, la contagion par une mauvaise manipulation de produits. Elle est impressionnante la table des matières dangereuses ! Dans l'industrie, on peut prévoir au maximum mais il reste toujours l'imprévisible, l'aléatoire, la conjonction d’événements fortuits, et par le plus grand des hasards, la défaillance ou la malveillance, la faute technique ou humaine.

Quel que soit le huilage des réglementations et le renforcement des vérifications, la roue du destin se grippe ou se casse ! Sans parler de quelques fous, pyromanes ou imprudents qui jouent avec le feu, à l'apprenti sorcier...

 

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Boules de comme

Publié le par modimodi

L'homme, c'est comme les tombolas, si c'est un bon numéro, tu tombes holà!...sur un gagnant ou un lot de consolation!

L'amour, c'est comme la macédoine, l'ananas trouve la poire et les pommes, quelques mûres.

La mort, c'est comme l'escale, elle vous débarque à terre.

Le sexe, c'est comme la gâchette, trop fine ou trop de détente n'assure pas le bon coup.

La vie, c'est comme le tabac, un passage, un départ en fumée et quelques cendres.

La femme, c'est comme la critique, elle se déchaîne sur l'article, parfois sans intérêt.

L'homme, c'est comme le blaireau, quand il se fait mousser, il vous barbe.

La vie, c'est comme la chasse, dès l'ouverture, on se fait tirer comme un lapin, seuls les rescapés les posent.

Le sexe, c'est comme le cocktail, un lait de poule à l'eau de vit! Un vrai remontant, un rien détonnant s'il est explosif!

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Cassandre

Publié le par modimodi

Mais vous n'êtes plus là !

Je frissonne, j'ai froid.

Je froisse entre mes doigts

La soie fauve des draps.

Je referme mes bras,

Mais vous n'êtes plus là !

 

Vous n'êtes plus blottie !

Dans le fond de mon lit.

Je fixe à l'infini,

Les étoiles d'ennui

Au plafond blanc des nuits

D'amères insomnies.

 

Je suis un cri d'amour,

Un appel au secours

Mais le ciel reste sourd.

 

Je suis désespéré

De ne savoir aimer.

Dies irae, dies irae

De l'amour en allé.

Je ne peux vous garder,

Aimer et être aimé !

 

Je suis si seul sans vous

Que j'en deviendrais fou

A hurler comme un loup !

 

Je n'ai plus de repos.

J'ai besoin de vos mots,

Des fleurs de votre peau.

 

J'ai besoin de vos lèvres,

Des désirs qui enfièvrent,

J'ai besoin de vos mains,

Pour tenir en chemin.

 

Je suis las, sans défense.

Je me cogne au silence.

Cruelle, atroce absence !

 

Hier, joies de jouir

D'impétueux désirs,

A présent, vains soupirs

Tristes à en mourir.

 

Où est notre jeunesse,

Le bonheur, ses promesses,

La liesse, l'allégresse,

La danse des prouesses,

Tresse folle de caresses,

De frissons et d'ivresses ?

 

Pourquoi tant de rudesse,

Pluie de pleurs de détresse,

Voile noir de tristesse ?

 

Je suis si las, Cassandre

De vos promesses tendres !

Plus de bras à vous tendre !

 

Je vis seul en misandre,

Cœur de braises et de cendres,

Froides de vous attendre !

 

Le temps met son emprise,

Sans vous tout est traîtrise.

L'amour me brutalise.

 

Si loin de vos yeux bleus,

De leurs éclats radieux,

Reverrai-je les cieux ?

 

Ma céleste solaire,

Où trouver la lumière,

Sans baiser vos paupières ?

 

Vais-je vivre au désert

Les brûlures de la chair,

Les tourments de l'enfer ?

 

Messager sagittaire,

Prendrez-vous dans vos serres

Mon cœur à découvert ?

 

Je suis nu, un pauvre hère !

Dans les bras de l'hiver,

Au grand ciel vide, offert !

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Écrits et Sécurité 1/7

Publié le par modimodi

Chers compatriotes, vous comme moi et comme l'Etat dont la fonction est de nous gouverner, nous voulons vivre en toute sécurité et en avoir des assurances. Pour tout citoyen, la valeur de sa liberté, c'est de pouvoir aller et venir, vivre, agir, aimer et penser. C'est un objectif qui doit être poursuivi, c'est un droit individuel et collectif permanent. Mais voilà ! Il y a les promesses et il y a les actes, il y a les méthodes et il y a les résultats !

Amis lecteurs, aujourd'hui, je viens à vous, confiant, sur un sujet qui m'offre toute garantie. Je vous écris en toute sécurité sur un thème qui fait le Buzz en permanence. 

C'est certain, votre environnement de lecture est stable, le texte n'est pas piégeux. Vous êtes hors de tout danger et vous courez le moindre risque. Je suis fiable, accordez-moi ce constat amiable ! Faites-moi toute confiance ! Donnez-moi votre caution. Vous allez baguenauder sans crainte sur un sentier battu et pavé de bonnes intentions littéraires. Le chemin est sûr. Je roule pour vous. Suivez-moi, amis lecteurs ! Et façon de parler, les yeux fermés !

Je ne vais pas risquer, moi-même, un dérapage de plume, un encrier renversé, une sortie de page, si mes écrits tiennent la route et respectent les codes orthographiques, grammaticaux et syntaxiques. Seule l'expression pas toujours contrôlée glisse un peu ! Je passe du sans queue ni tête au tête-à-queue ! Mes idées chassent de l'arrière pensée !

Mais voyez les incessants efforts pour que mon style se range des voitures. J'ai la conscience tranquille, vous ne courez aucun danger en traversant ma page ! Je respecte les limitations de vitesse de votre compréhension. Inutile donc de vous gendarmer car de moi-même, je mets le bonnet et je fais le dos d'âne.

Par contre, sur la route, les résultats publiés font état, malgré toutes les mesures de prévention et de répression, d'une aggravation du nombre d'accidentés ! Les avis sur la réduction de la vitesse sont partagés selon qu'on soit automobilistes ou victimes.

La sécurité routière, ferroviaire, aérienne, maritime en prend un sacré coup... Les matières dangereuses en de périlleux transports jouent avec nos atomes crochus comme avec les carambolages. Les avions décollent et se volatilisent, les bateaux de croisière cabotent et s'échouent, les trains se télescopent et déraillent. Nulle part, nous ne sommes en sécurité. Va où tu veux, meurs où tu dois !

Alors inévitablement, chacun cherche à se couvrir ! Qui ne veut pas d'une couverture contre les pannes ? Qui ne se réjouit pas de la vigilance assurantielle dans l'application forcenée du principe de précaution ? Tout le monde peut être prévoyant, même les mal voyant. L'entraide entre l'aveugle et le paralytique est renforcée. Sortez couverts ! L'amour libéré a son slogan. Chacun espère aller voir Naples sans mourir.

On nous le dit sans cesse : La sécurité n'est pas un accident ! Les ingénieries les plus complexes cherchent, dans tous les domaines à garantir une démarche universelle de sécurité. La coopération internationale s'y exerce. Des outils aux mécanismes perfectionnés et des nouveaux produits plus efficaces sont inventés. Des méthodes sont expérimentées pour diminuer les risques ou leurs conséquences. Des organismes et des services sont créés.

La nature et l'homme sont des champs permanents d'expérimentations pour nous préserver de prochains périls, en tout genre. Mais arriverons-nous à échapper à la dernière extrémité quand il ne nous restera plus qu'à risquer le tout pour le tout ?

Les codes aussi se rédigent à jets continus. Impossible d'être à la page du mille-feuille administratif ! Seuls les légistes et les juristes officiels enfournent à la vitesse de l'éclair et du baba leurs pavés et clafoutis, en y incorporant amandes, marrons et pruneaux. Seuls les moules à gaufres, la crème des bons citoyens sur le flanc et les bonnes pattes brisées des moutons de Panurge pâtissent et rient jaune dans le pétrin !

D'ailleurs ! Moi aussi, je peux me plaindre de trop de règlements, de mesures nouvelles, de textes de loi et de jurisprudence. Comme un dévot de la démocratie, je peux égrener avec vous, le chapelet des saintes litanies laïques et républicaines... Les yeux au ciel vide, bouché ou lourd de menaces, vous allez pouvoir avec moi, vous lamenter, gémir et prier.

Oyez la complainte de la crise sociale du mécontentement généralisé, de l'incertitude économique, de la menace du pire ! Oyez les cris des noyés et des enchaînés ! Ils s'accrochent mais ils sont ficelés ! Oyez, ceux qui refusent de la boucler, de trop faire ceinture, sans sécurité !

 

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Mystères

Publié le par modimodi

Grands dieux, faut-il se athée, ma foi, quand sa seule religion, c'est l'amour du prochain ou de la prochaine?

Les gens qui ont de l'étoffe, vivent-ils à laize ou dans les grandes largeurs? S'effilochent-ils au fil des lustres?

Ceux qui se croient sortis de la cuisse de Jupiter, peuvent-ils viser plus haut ou tomber sur un os?

Les hommes qui ont de l'oseille, tiennent-ils des propos aigres-doux aux dames encore vertes?

Quand une poule vous fait la bouche en cœur, n'est-ce pas pour vous offrir le reste?

Entre la vierge et la verge, la différence, est-ce le i du désir ou le i du plaisir?

En amour, penser à toi, est-ce un comble ou une tuile?

La différence entre la supposition et le suppositoire, n'est-ce pas le fondement?

Pour enflammer les sens, l'amour doit-il être raffiné?

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Abandon

Publié le par modimodi

Oui, j'ai le mal de vivre !

Oui, j'ai le mal de toi !

Mon âme a pris le givre,

 

Ma peine a pris le pas.

Je ne pourrai plus vivre,

Plus vivre loin de toi.

 

Sans ardeur, sans émois,

Sans écho de ta voix,

L'amour demeure coi.

 

En moi, le temps louvoie,

Pèse de tout son poids

Et s'insinue sournois,

Entre peines et joies.

 

Mon cœur à contre-emploi

Tremblote dans le froid

Et les larmes d'effroi

De son chemin de croix.

 

Oh ! Halte-la ! Qui vive ?

Rien ? Nulle tentative !

Le silence me rive…

 

De nous, j'ouvre le livre.

Hier encore, j'étais ivre

De tant d'amours à vivre.

 

Toute à moi et lascive,

Je te croyais captive,

Tu n'étais que passive.

 

Tu files, tu t'esquives

De ton corps, tu me prives

D'une moue répulsive

 

A quoi bon, que j'écrive

D'une plume plaintive

Des douleurs fugitives ?

 

Faut-il que je cultive

La forme possessive

De nos amours craintives ?

 

Tu n'es plus réceptive !

Trop d'humeurs explosives

De fureurs éruptives !

 

Refus de mes missives,

Espérance relative,

Vaines expectatives !

 

Fi des initiatives,

Assez de tentatives,

De jets d'encre, de salive !

 

Réponses négatives

Toute chance est fictive,

L'espérance est naïve !

 

Déceptions corrosives,

Rien qui ne nous survive !

Toute attente est fautive,

 

L'heure se fait tardive,

Le jour est en esquive,

Même l'ombre est furtive !

 

Mes souvenirs me suivent,

En mon esprit s'archivent,

Dans mon passé dérivent !

 

Mémoire négative,

Aucune alternative,

Aucune perspective !

 

Plus rien de toi n'arrive.

Fuite consécutive

Rupture définitive.

 

Pour dernière offensive,

Tes fantômes me poursuivent,

De leur ombre évasive.

 

Spleen et blues récidivent

Leurs tristes leitmotivs.

Peines répétitives,

 

Langueurs maladives,

Mille angoisses nocives

Que la douleur avive.

 

Chants de merles et de grives !

Mon cœur est en déclive,

Il part à la dérive.

Reviens-moi, morte ou vive !

Je meurs seul, sur la rive !

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Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme la gestation, il faut s'en faire une conception pour en mesurer la portée.

Le sexe, c'est comme le piano, qu'il soit à queue ou droit, il faut avoir de la technique et du doigté.

La vie, c'est comme le pavé, mieux vaut se tenir sur le haut que de finir à la rue, dans le ruisseau ou dans la mare au diable!

La femme, c'est comme la bécasse, à plumer.

La mort, c'est comme le train, il vaut mieux le manquer pour éviter un départ précipité ou patienter sur le quai, en attendant le dernier.

L'amour, c'est comme toi, c'est comme moi, et c'est fou, tu...!

L'homme, c'est comme les babouches, il trouve mule à son pied.

La vie, c'est comme les sandwiches, les cornichons marchent à la baguette.

Le sexe, c'est comme la folie, sur un coup de tête, on finit sur le divan ou on s'aliène.

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Parano 3/3

Publié le par modimodi

Ô Parano, attention !

Tu as l'esprit en hameçon,

Le haut mal des grands soupçons,

L'aspect d'un vieil hérisson

Et l'humeur d'un charançon !

 

Tu es tout en suspicion !

De pures interprétations,

De fausses persécutions, 

De l'auto-persuasion,

Un gâchis pour tes r'lations !

 

Ô Parano, attention !

Tu as fait fuir Cupidon,

T'as perdu ta Marion 

A te monter l'bourrichon !

Parc'que dans ta confusion,

Tu as pris un p'tit bouton

Pour un vilain gros suçon !

 

Ô Parano, attention !

Tu passes le mur du son !

Tu vis trop dans le soupçon,

Tu accuses sans façon,

Tu répands l'odieux poison 

De tous les qu'en dira-t-on.

 

Tu connais même le nom,

De ce soldat furibond

Qui a cassé sans raison,

Le beau vase de Soissons !

Tu connais aussi l'glouton

Qui a piqué les jambons,

Et la cassett' d'Harpagon.

T'as vu le petit fripon

Qui a caché le chausson

De la pauvre Cendrillon !

 

Tu es dans le tourbillon !

Doutes et suppositions,

Pressions et contradictions

Méfiance en toutes saisons !

Tu épies à profusion, 

Et tu a mis à foison,

Tous tes yeux dans le bouillon !

 

Ici, comme à la maison,

Tu a pris le mode espion :

Caméra dans le salon,

Cryptage du téléfon !

On te truques l'information,

Tu pièges donc, ton pavillon !

 

Ô Parano, attention !

Tu franchis le Rubicon !

Tu es en mode agression,

Tu es doux comme un chardon,

Tu piques comme un scorpion !

Tu déclenches l'aversion

Tu es en mode répulsion !

 

Ô Parano, attention !

Tout le monde est en tension

En pleine exaspération,

Nullement en soumission !

Tu t'exposes à l'abandon,

Aux rejets et l'éviction

Bien plus qu'à la trahison !

Là voilà donc, ta sanction :

Etre seul comme un œilleton,

Seul, à l'huis de ta prison !

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