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Souris-moi

Publié le par modimodi

Nous avons pris perpète

Pour les joies, les défaites !

Cinquante ans, des brouettes

D'une vie en tête-à-tête,

D'amour, des clopinettes ! 

 

Souris-moi blondinette,

Arrêt'de faire la tête,

Quand tu vois qu'je répète

Mon solo d'castagnettes 

Pour la prochaine compète !

 

Est-ce que moi, je me plains

Quand tu joues d'l'arrièr'-train,

Pour moi et les voisins,

Le pétulant refrain :

Cassoulet toulousain ?

 

Souris-moi la Germaine !

Ne fais pas ta vilaine,

N'te moqu' pas d'ma bedaine,

N'm'reproch'pas mes fredaines,

C'n'était que des neuvaines !

 

Est-ce que moi, j'ai la haine,

Quand à longueur d'semaine

Tu dis qu't'as la migraine,

Qu'tu chantes la mêm' rengaine

En agrafant ta gaine ?

 

Souris-moi ma trop sage,

Ma fleur de retour d'âge,

Ma p'tite bête d'orage !

Finis c'peinturlurage

N'rate pas ton maquillage !

 

Achèv' tes barbouillages,

Occup'-toi du séchage

Des trois couches de plâtrage

Collées sur ton visage !

T'es en mod' boursouflage

 

Fais gaffe au décollage

Au lieu d'un effeuillage,

Tu vas fair' d'l'épluchage !

T'as pas d'chance au grattage,

T'as l'rimmel en coulage !

 

Souris-moi tête de piaf !

J'n'veux pas d'ton épitaphe, 

Claqu' pas du bec, fais gaffe !

T'as l'dentier en carafe,

On voit plus qu'les agrafes !

 

Ne me croque pas la pomme

Epargne ton bonhomme !

Mâche plutôt du chewing-gum,

Ou prends ton magnésium,

J'voudrais finir mon somme !

 

Souris-moi Belzébuth !

Finissons la dispute,

Avant qu'on se charcute !

Ouvrons le parachute,

Avant qu'on se percute !

 

Et j'te l'dis : Viv' la chute,

Si tu m'offres tes flûtes,

Enfin pour la culbute.

J'te prends à la minute 

Et place à la turlutte !

 

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Amalgames 1/2

Publié le par modimodi

Aujourd'hui, nous vivons un curieux mélange des idées dans la confusion des esprits. C'est le grand foutoir de la pensée ! Nous vivons dans le monde des amalgames. Pour un peu avec mes textes hétéroclites, mes mélimélos dits, je créerai le buzz médiatique !

Oh ! Halte là ! Arrêtons de tout mélanger ! Notre société est multiraciale, multiculturelle ! Notre histoire est le résultat d'un brassage continu de peuplements, d'exodes et de colonisations. L'hétérogénéité est notre fond commun. La combinatoire a créé l'harmonie des planètes et des espèces ! Et Bing pour l'origine et Bang pour l'évolution ! Cantique des quantiques de la physique !...Ordo ab Chao.

Comme au fil des siècles, il est probable que les contraires eux-mêmes se soient attirés, la diversité humaine est notre richesse commune. Les différences se sont unies, la fusion œcuménique a créé l'unité de notre ADN ! Nous nous partageons tous un même patrimoine génétique ! Tous héritiers associés, frères en humanité et membres à part entière de la grande communauté ! Vive le métissage !

Nous sommes la résultante d'un alliage universel forgé au cours de nos migrations. Cœurs d'or aux nerfs d'acier, vifs argents au front d'airain, robustes à la santé de fer, athlètes coulés dans le bronze, blondes platines ou cuivrées, insouciants au sommeil de plomb, nous sommes tous un alliage de corps et de cœurs simples aux propriétés conductibles de chaleur humaine. Nous sommes tous fondus dans le corps social.

Il n'y a pas de race pure ni de lie du genre humain. Darwin pensait que nous descendions du singe, accrochés aux branches de notre arbre généalogique. Il ne faut pas juger de l'arbre par l'écorce!  Nous sommes des organismes multicellulaires qui se sont adaptés pour évoluer... Debout !  Homo erectus ... Au boulot ! Homo habilis ! ... Même pas dans tes rêves ! Homo sapiens !

Nos ancêtres étaient peut-être africains, n'en déplaise aux petits blonds aux yeux bleus... Il n'y a pas d'homme à abattre, nous sommes tous des hommes du monde. Nous composons une pièce infiniment petite de la mosaïque humaine. Nous avons tous le goût des origines, mais nous n'avons pas de certitude originelle.

Tout cela est même plutôt humain et dans l'esprit : bon enfant d'une mère universelle ! Nous sommes le résultat d'une union charnelle, d'une conjonction physique, d'une merveille alchimique. Bien évidemment, nous sommes intrinsèquement, nous-mêmes, un amalgame de qualités mais aussi de défauts.

Parents, ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier ! Vous éviterez la confusion des vrais jumeaux qui n'en feront qu'à leur même tête !... Mais en général, la vie nous différencie toujours. Dans le couple, celui ou celle que nous aimons, à moins de composer un couple narcissique et fusionnel, nous est plus assorti qu'identique. Nous nous en arrangeons en nous attachant l'un à l'autre.

On peut ainsi mélanger torchons et serviettes s'ils se tiennent à carreaux ! L'huile et le vinaigre s’accommodent en salades et chacun peut toujours ajouter son grain de sel ! Tout est dans tout et réciproquement ! Le tableau est même épique, à tendance érotique quand l'un dans l'autre, les libres amoureux se mélangent joyeusement les pinceaux ! Éros offre pan et facettes, risettes et fossettes quand il est comme cul et chemise pour s'adonner aux doux plaisirs !

Moi, j'aime ces amalgames, ces assemblages légaux de nos égos ! J'aime ces mouillages et ces arrimages quand la Mer de Fécondité et le ciel étoilé se confondent ! J'aime nos mélimélos, dis !

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Voyageur immobile

Publié le par modimodi

Il faut la patience à ce corps de tumultes

Et c'est la vie qui va et l'ennui qui exulte.

 

Le temps a jeté l'ancre, la mer au port croupit,

L'amour s'évanouit dans sa propre utopie

Et le jour près de l'âtre lentement s'assoupit.

 

Ma raison extravague, ma peine se languit.

Je poursuis les chimères de mon bonheur enfui.

Il n'est pas de frontière aux rêves infinis.

Je sais de grands voiliers cinglant pour l'Amérique

Et des pirogues lasses sur les cours d'eau d'Afrique.

Sous le vent de la lande courent des poneys sauvages,

Les taureaux de Camargue paissent aux marécages,

Insouciants d'ignorer la dernière estocade.

Du haut des cimes blanches, les eaux font la cascade

Et se jettent aux pieds des belles Oréades.

Et depuis mille nuits chante Shéhérazade,

Pour adoucir le cœur du sultan de Bagdad !

 

Je voudrais être brise pour claquer dans les voiles

Comme un enfant poète, faire la course à l'étoile

Etre le chant du vent glissant dans les herbages

Inviter chaque oiseau aux fous vagabondages !

 

Je veux vous supplier d'oublier d'être sage,

Mettre un joyeux désordre aux plis de ce corsage,

Effleurer de ma bouche vos désirs qui s'affolent

Vous donner des frissons de caresses frivoles,

Dans vos soupirs tremblant d'extases qui s'envolent.

 

La moindre goutte d'eau revient d'un long voyage,

Saurai-je la dérive de mon cœur qui nuage ?

Ne me reste-t-il plus que mille et une nuits ?

Et c'est l'ennui qui va et la vie qui s'enfuit !

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Sécurité : ambiance générale 2/7

Publié le par modimodi

 

Ambiance Générale

La France est dans la dèche et le gaspillage ! Mais au fond, je ne fais pas exception, tout me ressemble ! Je suis dans l'ambiance générale du pays ! ...

Après tout, gardons espoir ! ... Mais ça c'était encore possible, hier ! Aujourd'hui, il n'y a plus rien ! De fond en comble, c'est un comble, plus de fonds ! De la cave au grenier, plus de blé ! La chute nous précipite au fond du trou. On ne peut même plus dire à fond la caisse ni du reste. Au surplus, il n'y a plus rien, qu'un surcroît de pénurie à se partager ! Tout diminue, sauf la dette augmente !

Tenez ! Je suis un citoyen modèle, un écrivain référence ! Je me dépense sans compter et je dilapide mes maigres idées. Je suis un prolixe, en abondance de bas goûts ! Je gaspille l'inspiration et l'encre. Je laisse courir ma plume. Je bats le pavé littéraire et mes mille-feuilles ne me laissent fatalement que d'innombrables miettes. Je gratte même les os de mes cadavres exquis ! Si mon esprit est vif, la chair est faible et parcheminée.

J'essaie tous les genres et tous les styles. Je fais dans la crème et l'onctueux, dans le pâteux et le pataud, dans le vert et le cru...Je suis licencieux parfois, mon encrier déborde, je perds contenance ! Alors ce sont, inévitablement mes lecteurs qui me débauchent. Je n'ai souvent plus d'audience. Pointer de ma plume en trouant le papier est devenu mon plein emploi !

Idem, pour mon beau pays, riche d'illusions et de promesses mais indigent de sa dette publique. On le dit, on le lit. Pas le temps de crier gare ! Le train de mesures déraille. La France est à l'arrêt et danse devant le buffet. La croissance est en panne. L'économie est sur une voie de garage et il n'y a forcément plus de sécurité de l'emploi ! Trop de jeunes agités, appelés désormais à avoir les rythmes scolaires dans la peau, sortent sans formation.

Dans les vases communicants de la précarité sociale, le chômage augmente et le niveau de vie baisse. Nous atteignons des records aux limites du supportable. Attention ! Aux caprices du temps comme au climat social qui lui aussi se dégrade ! Avis de tempête !... Les cirés comme les gilets sont jaunes et le rouge est mis aux yeux lacrymogènés comme aux bonnets !

Nos nerfs sont comme les dépenses, de plus en plus difficilement maîtrisables. Les efforts gouvernementaux sont soutenus, non pas pour redresser l'économie mais pour nous garder le moral en plein emploi. Les miraculeuses promesses de baisse des impôts sont constantes mais seule la régression du pouvoir d'achat est en progression triomphante.

Tout devrait aller bien pour moi ! Mes conditions de travail sont excellentes ! Je ne suis pas soumis aux cadences infernales. Ma plume trottine plus qu'elle ne court sur le papier.  Je ne risque pas de foulure ou de crampe de l'écrivain. A moins de me mettre le doigt dans l’œil, je ne risque pas de m'aveugler d'un subit éclair de génie ! J'écris en toute sécurité en respectant l'hygiène mentale de mes lecteurs. Je suis aux petits soins avec eux pour ne pas faire confronter leurs goûts éclectiques à mes douleurs arthritiques. Mon style est soigné, même si certains jours, il est comme les cataplasmes, appliqué !

Il n'en est pas toujours de même pour tous les braves salariés. Par précaution, le monde du travail a développé des outils de protection de la santé et d'amélioration des conditions de travail. L'évaluation des risques professionnels est censée minimiser les accidents et inspirer des mesures de prévention, normatives et prescriptives. Tout est désormais encadré : la productivité, les outils de travail, l'organisation, la rémunération. Tout est surveillé et contrôlé... Mais il est évidemment plus facile de garantir la sécurité dans l'emploi que la sécurité de l'emploi.

Moi, je dois juste garder de la ressource et ne pas puiser dans mes réserves. Je risquerais l'appauvrissement dans l'approvisionnement des idées, si j'en épuisais trop vite le filon. Qu'espéreriez-vous alors? Hormis, une longue complainte en sol mineur et une bien triste mine si, par malheur, je n'épatais plus la galerie ! 

Mais rassurez-vous, je ne causerai pas de dommages collatéraux, si mon talent soudain explosait ! Je pourrais juste empoisonner le climat littéraire du lecteur, si je lui tenais des propos faisandés ou fumeux. Je peux encore polluer le cours de ses pensées si je charrie dans les remous de ma propre pensée, des déchets d'inspiration.

Par contre, le mineur lui, risque toujours le coup de grisou, le chimiste, la contagion par une mauvaise manipulation de produits. Elle est impressionnante la table des matières dangereuses ! Dans l'industrie, on peut prévoir au maximum mais il reste toujours l'imprévisible, l'aléatoire, la conjonction d’événements fortuits, et par le plus grand des hasards, la défaillance ou la malveillance, la faute technique ou humaine.

Quel que soit le huilage des réglementations et le renforcement des vérifications, la roue du destin se grippe ou se casse ! Sans parler de quelques fous, pyromanes ou imprudents qui jouent avec le feu, à l'apprenti sorcier...

 

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Boules de comme

Publié le par modimodi

L'homme, c'est comme les tombolas, si c'est un bon numéro, tu tombes holà!...sur un gagnant ou un lot de consolation!

L'amour, c'est comme la macédoine, l'ananas trouve la poire et les pommes, quelques mûres.

La mort, c'est comme l'escale, elle vous débarque à terre.

Le sexe, c'est comme la gâchette, trop fine ou trop de détente n'assure pas le bon coup.

La vie, c'est comme le tabac, un passage, un départ en fumée et quelques cendres.

La femme, c'est comme la critique, elle se déchaîne sur l'article, parfois sans intérêt.

L'homme, c'est comme le blaireau, quand il se fait mousser, il vous barbe.

La vie, c'est comme la chasse, dès l'ouverture, on se fait tirer comme un lapin, seuls les rescapés les posent.

Le sexe, c'est comme le cocktail, un lait de poule à l'eau de vit! Un vrai remontant, un rien détonnant s'il est explosif!

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Revenant

Publié le par modimodi

Un jour, quelqu'un t'a traité de faible d'esprit pour mieux te faire croire que seul Dieu est un pur Esprit. Tu n'en es pas revenu !

Petit frère, tout est constant et inconstant ! Tes pensées se débinent et tu t'écries parfois : "Esprit es-tu là ?" La chance et le destin sont parfois contradictoires. Et ta vie est parfois une histoire de retour de fortune voire de retour de l'être cher ! Une histoire de revenants, quoi ? Souvent plus invraisemblable que réellement terrifiante !

Chaque départ dans la vie commune est pour le couple une fête. Certains n'en reviennent pas de tant de petits bonheurs ! D'ailleurs, certains retours d'affection entraînent la même joie ! Mais les rires qui font écho à l'émotion, appellent toujours un retour en soi.

Etre heureux suppose une prise de conscience qui éclaire tout à la fois, votre cœur, votre esprit et oriente vos choix. Mais il ne s'agit pas de revenir en arrière ! La liberté de sentir et de penser est un viatique pour la vie et l'amour ! Il faut aller de l'avant sans arrières pensées ni feux arrières, surtout quand on revient de loin !

C'est ainsi ! La vie, ta vie coule de source et le fleuve retourne toujours à sa source ! L'eau coule sous les ponts, tu t'y jettes ! Tu nages, tu rames, tu bois la tasse. Mais la rivière est sans retour ! Tu appontes, tu jettes l'ancre, tu t'attaches et t'accroches ! Dernière attache, dernier ancrage, dernier havre et point de non retour !

L'existence, c'est comme la marée, un sujet vague, toujours en flux et en reflux ! Après avoir traversé la mer, essuyé grains et tempêtes, le bateau rentre à son port d'attache ! En avant proue, en arrière poupe ! Tout le monde débarque avec ses malles de souvenirs  Terre ferme pour pied marin et cœur naufragé ! Après le grand départ, c'est toujours à quai, le retour... sans fin.

Petit apprenti de la vie, toi aussi, tu es irrémédiablement appelé au grand retour... à la case départ ! Tu fais l'apprentissage de l'amour avec quelques maîtresses pédagogiquement appliquées et douées. Oh ! Tu es joyeux et bien impatient de vivre plusieurs rentrées des classes ! Tu fais sous les drapeaux de la morale et du devoir tes classes citoyennes. Tu tâches d'avoir de la classe sociale, d'être toujours bien classé et si possible à la première place ! Mais l'école ferme un jour, ses classes ! Grandes vacances d'un éternel été ! Plus possible de redoubler ! C'est ainsi, la vie prend congé !

Mon ami, tu sais bien qu'un jour, après avoir brouté les herbes amères et ruminé le mouron de tes pensées, après avoir été mis en pâture, la vie te fait son dernier coup en vache. Elle te rentre pour la dernière traite, avec le troupeau à l'étable !

Après avoir fossoyé tous ses espoirs, chacun s'en retourne à la terre matrice ! Après avoir eu des retours de bâton, avoir pioché dans ses réserves et s'être parfois planté, c'est pour toi comme pour moi, le grand retour éternel à la terre nourricière ! Dernier labour, pour le vieux cheval de retour !

Ma douce amie, nous en avons parlé... Un jour, nous passerons... Du reste, ce monde est fataliste devant l'échéance programmée du destin. Pourtant, il est hétéroclite. Quelques esprits retournés comme moi, depuis que nous nous connaissons, n'en reviennent pas au point de parler aux revenants et de croire aux fantômes !

Moi, je crois en toi ! Rêve fugace ou illusion tenace ! Moi, subjugué par ton aura, je scrute et j'écoute le silence. Déjà, un peu trop tôt sans doute... sur le retour de la vie, je guette chacune de tes apparitions. Je suis revenu de tout mais pas de toi ! 

Passé avec toi, de l'ombre à la lumière, je me suis aussi parfois égaré, en passant de belle de jour à belle de nuit. Tant pis pour moi, faut pas que je la ramène ! Je vis à présent dans ton ombre et je te parle à mots couverts. J'ai même l'esprit qui met parfois les voiles et les idées en compte à rebours! Je retombe en enfance ! Je reviens à moi, alors que je préférerais tant revenir à toi!

Fille de l'air, je flotte comme une âme en peine, au cœur de tes indécisions ! Mais mon bel esprit ne te revient pas. Tu me hantes au logis de ce beau florilège : "des rayons et des ombres" ! Je suis devenu un ectoplasme amoureux qui espère ton retour et attend son retour en grâces ! Mais, c'est toi, qui m'en donnes le coup. J'espère... pas le dernier 

J'ai pioché dans mes réserves de lueurs spectrales. J'ai une mine de déterré, remontant des enfers ! Tu m'envoies valser avec les Esprits limbiques. Entre deux temps morts de la danse macabre, je flotte comme une âme errante, sans feu ni lieu. Je t’aperçois lointaine, fugitive. Je pense te saisir ! J'agite les chaînes de notre amour ! Tu n'es qu'évanescente et vaporeuse... Je rentre dans les beaux draps de mon linceul d'illusions... Je peux toujours repasser !

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Cassandre

Publié le par modimodi

Mais vous n'êtes plus là !

Je frissonne, j'ai froid.

Je froisse entre mes doigts

La soie fauve des draps.

Je referme mes bras,

Mais vous n'êtes plus là !

 

Vous n'êtes plus blottie !

Dans le fond de mon lit.

Je fixe à l'infini,

Les étoiles d'ennui

Au plafond blanc des nuits

D'amères insomnies.

 

Je suis un cri d'amour,

Un appel au secours

Mais le ciel reste sourd.

 

Je suis désespéré

De ne savoir aimer.

Dies irae, dies irae

De l'amour en allé.

Je ne peux vous garder,

Aimer et être aimé !

 

Je suis si seul sans vous

Que j'en deviendrais fou

A hurler comme un loup !

 

Je n'ai plus de repos.

J'ai besoin de vos mots,

Des fleurs de votre peau.

 

J'ai besoin de vos lèvres,

Des désirs qui enfièvrent,

J'ai besoin de vos mains,

Pour tenir en chemin.

 

Je suis las, sans défense.

Je me cogne au silence.

Cruelle, atroce absence !

 

Hier, joies de jouir

D'impétueux désirs,

A présent, vains soupirs

Tristes à en mourir.

 

Où est notre jeunesse,

Le bonheur, ses promesses,

La liesse, l'allégresse,

La danse des prouesses,

Tresse folle de caresses,

De frissons et d'ivresses ?

 

Pourquoi tant de rudesse,

Pluie de pleurs de détresse,

Voile noir de tristesse ?

 

Je suis si las, Cassandre

De vos promesses tendres !

Plus de bras à vous tendre !

 

Je vis seul en misandre,

Cœur de braises et de cendres,

Froides de vous attendre !

 

Le temps met son emprise,

Sans vous tout est traîtrise.

L'amour me brutalise.

 

Si loin de vos yeux bleus,

De leurs éclats radieux,

Reverrai-je les cieux ?

 

Ma céleste solaire,

Où trouver la lumière,

Sans baiser vos paupières ?

 

Vais-je vivre au désert

Les brûlures de la chair,

Les tourments de l'enfer ?

 

Messager sagittaire,

Prendrez-vous dans vos serres

Mon cœur à découvert ?

 

Je suis nu, un pauvre hère !

Dans les bras de l'hiver,

Au grand ciel vide, offert !

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Écrits et Sécurité 1/7

Publié le par modimodi

Chers compatriotes, vous comme moi et comme l'Etat dont la fonction est de nous gouverner, nous voulons vivre en toute sécurité et en avoir des assurances. Pour tout citoyen, la valeur de sa liberté, c'est de pouvoir aller et venir, vivre, agir, aimer et penser. C'est un objectif qui doit être poursuivi, c'est un droit individuel et collectif permanent. Mais voilà ! Il y a les promesses et il y a les actes, il y a les méthodes et il y a les résultats !

Amis lecteurs, aujourd'hui, je viens à vous, confiant, sur un sujet qui m'offre toute garantie. Je vous écris en toute sécurité sur un thème qui fait le Buzz en permanence. 

C'est certain, votre environnement de lecture est stable, le texte n'est pas piégeux. Vous êtes hors de tout danger et vous courez le moindre risque. Je suis fiable, accordez-moi ce constat amiable ! Faites-moi toute confiance ! Donnez-moi votre caution. Vous allez baguenauder sans crainte sur un sentier battu et pavé de bonnes intentions littéraires. Le chemin est sûr. Je roule pour vous. Suivez-moi, amis lecteurs ! Et façon de parler, les yeux fermés !

Je ne vais pas risquer, moi-même, un dérapage de plume, un encrier renversé, une sortie de page, si mes écrits tiennent la route et respectent les codes orthographiques, grammaticaux et syntaxiques. Seule l'expression pas toujours contrôlée glisse un peu ! Je passe du sans queue ni tête au tête-à-queue ! Mes idées chassent de l'arrière pensée !

Mais voyez les incessants efforts pour que mon style se range des voitures. J'ai la conscience tranquille, vous ne courez aucun danger en traversant ma page ! Je respecte les limitations de vitesse de votre compréhension. Inutile donc de vous gendarmer car de moi-même, je mets le bonnet et je fais le dos d'âne.

Par contre, sur la route, les résultats publiés font état, malgré toutes les mesures de prévention et de répression, d'une aggravation du nombre d'accidentés ! Les avis sur la réduction de la vitesse sont partagés selon qu'on soit automobilistes ou victimes.

La sécurité routière, ferroviaire, aérienne, maritime en prend un sacré coup... Les matières dangereuses en de périlleux transports jouent avec nos atomes crochus comme avec les carambolages. Les avions décollent et se volatilisent, les bateaux de croisière cabotent et s'échouent, les trains se télescopent et déraillent. Nulle part, nous ne sommes en sécurité. Va où tu veux, meurs où tu dois !

Alors inévitablement, chacun cherche à se couvrir ! Qui ne veut pas d'une couverture contre les pannes ? Qui ne se réjouit pas de la vigilance assurantielle dans l'application forcenée du principe de précaution ? Tout le monde peut être prévoyant, même les mal voyant. L'entraide entre l'aveugle et le paralytique est renforcée. Sortez couverts ! L'amour libéré a son slogan. Chacun espère aller voir Naples sans mourir.

On nous le dit sans cesse : La sécurité n'est pas un accident ! Les ingénieries les plus complexes cherchent, dans tous les domaines à garantir une démarche universelle de sécurité. La coopération internationale s'y exerce. Des outils aux mécanismes perfectionnés et des nouveaux produits plus efficaces sont inventés. Des méthodes sont expérimentées pour diminuer les risques ou leurs conséquences. Des organismes et des services sont créés.

La nature et l'homme sont des champs permanents d'expérimentations pour nous préserver de prochains périls, en tout genre. Mais arriverons-nous à échapper à la dernière extrémité quand il ne nous restera plus qu'à risquer le tout pour le tout ?

Les codes aussi se rédigent à jets continus. Impossible d'être à la page du mille-feuille administratif ! Seuls les légistes et les juristes officiels enfournent à la vitesse de l'éclair et du baba leurs pavés et clafoutis, en y incorporant amandes, marrons et pruneaux. Seuls les moules à gaufres, la crème des bons citoyens sur le flanc et les bonnes pattes brisées des moutons de Panurge pâtissent et rient jaune dans le pétrin !

D'ailleurs ! Moi aussi, je peux me plaindre de trop de règlements, de mesures nouvelles, de textes de loi et de jurisprudence. Comme un dévot de la démocratie, je peux égrener avec vous, le chapelet des saintes litanies laïques et républicaines... Les yeux au ciel vide, bouché ou lourd de menaces, vous allez pouvoir avec moi, vous lamenter, gémir et prier.

Oyez la complainte de la crise sociale du mécontentement généralisé, de l'incertitude économique, de la menace du pire ! Oyez les cris des noyés et des enchaînés ! Ils s'accrochent mais ils sont ficelés ! Oyez, ceux qui refusent de la boucler, de trop faire ceinture, sans sécurité !

 

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Mystères

Publié le par modimodi

Grands dieux, faut-il se athée, ma foi, quand sa seule religion, c'est l'amour du prochain ou de la prochaine?

Les gens qui ont de l'étoffe, vivent-ils à laize ou dans les grandes largeurs? S'effilochent-ils au fil des lustres?

Ceux qui se croient sortis de la cuisse de Jupiter, peuvent-ils viser plus haut ou tomber sur un os?

Les hommes qui ont de l'oseille, tiennent-ils des propos aigres-doux aux dames encore vertes?

Quand une poule vous fait la bouche en cœur, n'est-ce pas pour vous offrir le reste?

Entre la vierge et la verge, la différence, est-ce le i du désir ou le i du plaisir?

En amour, penser à toi, est-ce un comble ou une tuile?

La différence entre la supposition et le suppositoire, n'est-ce pas le fondement?

Pour enflammer les sens, l'amour doit-il être raffiné?

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Pour ou contre

Publié le par modimodi

Dans l'existence comme en amour, il n'y a pas que les autres qui nous chagrinent et nous contredisent. Nous pouvons aussi être en opposition avec nous-même, quand nous hésitons et balançons entre deux thèses, deux arguments, deux élans du cœur ! Quand les mots se font la guerre des sens sous la plume en suspens, sèche d'encre tarie. Quand les idées se battent en duel pour la cause de la juste expression et ne produisent que des cliquetis de ferrailleurs. Quand notre conscience est mal en point et nos sentiments pas au point ! Quand de la rose, nous ne voyons que les épines !

Nous pouvons être, pour les autres et nous mêmes, un frein à l'évolution d'un problème et à sa perception, surtout si nous n'avons pas de points de vue, clairement établis. Nous pouvons aussi nous montrer d'autant plus pointilleux que nos démonstrations ne sont pas vraiment au point. Fakirs de la pensée en pointe, nous nous prenons la tête en nous clouant les deux hémisphères.

Dans l'impasse de nous-mêmes, nous nous trouvons même au point de non retour quand nous mettons un point d'honneur à nous obstiner alors que nos déductions ont la dialectique en contrepoint. Comment alors s'étonner que les commentateurs ne sont que de sombres métaphrastes qui ne traduisent qu'avec erreurs !

Nous pouvons également ralentir voir paralyser notre jugement. C'est le cas, chaque fois que notre entendement crée ses propres objections et dépose les armes. Quand nous nous disons qu'il ne sert à rien de se battre pour les fruits talés ou les queues de poire de la discorde mentale, pour au bilan ne récolter que quelques prunes ou des pruneaux !

Nous pouvons encore avoir l'esprit de contradiction et contrarier les autres en faisant tout le contraire de leurs attentes. Sans arguments, sans faire le poids, certains, à la légère, font ainsi contrepoids. C'est un vrai fléau, quand quelques tarés vous mettent en balance vos pensées et font le poids mort dans la discussion ! C'est du cirque ou du zoo quand ceux là vous singent et s'estiment malgré tout, valoir leur pesant de cacahuètes !

Mieux vaut se tenir éloignés de ceux qui fraudent, de ceux qui font bande à part ou contrebande d'idées, dans l'espoir de faire un tabac ou de vous faire pétuner ! Fuir ceux qui perdent la mesure, ceux qui se foutent du tiers comme du quart, ceux qui s'en contrefichent mais qui vous contrecarrent pour le plaisir de vous contredire ! Se tenir loin de ceux qui vous brossent dans le sens du poil ou bien vous prennent à rebrousse-poil et très loin de ceux qui vous décoiffent en argumentant à contresens, tout en coupant les cheveux en quatre ! Maudits critiques, passés de contemplateurs à contempteurs, de louangeurs de grand tribun à Trissotins pédants de la diatribe hypocrite !

Il faut cultiver l'optimisme. Ne pas se laisser désoler par les esprits chagrins des Zoïles réincarnés, par tous les bilieux qui broient du noir. Ne pas se laisser envahir par ceux qui sèment des soucis et du mouron dans les fleurs de vos pensées ! Repousser les prêcheurs de contrevérités, les faux ténors qui se poussent du col, qui se prennent pour de la haute-contre! Rabaisser ceux qui vous prennent de haut et s'élèvent contre vous. Maudits oiseaux de mauvais augures, petits serins au chant criard, aux coups de becs jaunes comme vos rires sarcastiques, je vous réponds à coups de plumes !

Certes, il n'est pas facile de tenir le haut du pavé, quand on est en contrebas. On ne peut pas toujours accuser Voltaire d'être tombé par terre ou accabler Rousseau d'avoir le nez dans le ruisseau. Il faut savoir tenir son rang et être bien rangé dans sa tête, la file ou le côté, marcher ou rouler au pas et ne pas contrevenir au code de bonne conduite. Tout doux ! Sinon, c'est la contredanse assurée et le contre-pied de nez d'un procès verbal garanti par le dernier Aristarque.

D'ailleurs le monde des idées est parfois une vraie galère. Il n'est pas donné à tout le monde de se tenir à flots contre vents et marées et de nager à contre-courant, en tenant la tête hors de l'eau et le porte-plume hors de l'encrier ! Il n'est pas aisé de faire partie de la crème quand on compte pour du beurre !

Il n'est pas évident de briller et d'être en conjonction quand on est l'un et l'autre, comme l'eau et le feu, comme le jour et la nuit. Il n'est pas aisé de garder la même ardeur quand, à tour de rôle, chacun souffle le chaud ou le froid !... Mais nous, ma douce, heureusement, nous sommes bouillants sans être échaudés. Nous savons nous tenir en face à face mais pas en volte-face. Nous nous aimons à pile ou face.

Nous ne rebroussons pas chemin sur la voie de notre amour. Aucun obstacle majeur ne vient nous barrer la route ! Par grand bonheur, toi, tu es pour la concorde, la paix du cœur et des ménages et moi, je file droit ! Nous sommes de tempéraments compatibles. Nous supportons sans nous agresser la contradiction. Tu as du caractère, du chien et l'esprit incisif ! Je suis mordu de toi mais tu n'as pas de dent contre moi.

Fidèle et généreuse, tu es ma corne d'abondance pour ma débauche de câlins aux petits mots de l'écrivain ! En veux-tu, en voilà ! Toi, tu me combles de beauté et d'intelligence. Pas de stupides contrariétés. Jamais anti, je suis nanti. Tu résistes mais ne te refuses ! Tu es mon plein plaisir des sens, ma volupté à pleines mains ! De ma plume, je t'ai taillé la croupe, hier, je te la flatterai aujourd'hui !

Au fond, mon Augustine, mon petit loup des Lupercales, pour nous, c'est un peu chaque jour la Saint Valentin ! Tu es tout pour moi, quand je me tiens contre toi. Nous ne menons pas bacchanale, notre débauche est de volupté et de caresses... Et même, un jour d'épines est un jour de roses ! Pas de contre cœur ou de contre-amour mais d'insensés plaisirs à contre sens. A l'endroit contre moi et à l'envers aussi ! Contre, tout contre ! Toute en accords, en corps à corps !

Notre amour est à livre ouvert !  Nulle envie de tourner la page !

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