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Grammaire Est-ce ma faute ? 6/9

Publié le par modimodi

 

Est-ce ma faute ?

 

Je résiste aux propositions,

Ou par nature ou par fonction,

Je suis plus dans la rébellion

Que dans la subordination !

 

En général, je suis raccord,

Sauf pour quelques fautes d'accord

Du verbe avec tous ses sujets.

Difficile d'être toujours fixé !

 

Féminin ou efféminé,

Au p'tit genre indéterminé,

Y'en a un ou y'en a plusieurs,

Je dois me décider sur l'heure !

 

Mettre des x, des os, des aux,

Plein d'chevals pour des chevaux !

Mais où sont passés les sceaux,

Et les seaux que tenaient les sots ?

 

Les termes, les sons, je les malaxe.

La graphie des mots me désaxe,

Les homophones me surtaxent.

Ça devient pire que la syntaxe !

 

J'n'fais pas l'âne pour avoir du son,

J'apprends comme j'peux mes leçons.

Mes deux oreilles sont en friction,

Finition et définitions !

 

Je déclam' ma récitation,

Je confonds bonbon et pompon.

Pourquoi sans une explication,

Mes bonnes actions m'valent expulsion ?

 

Pourquoi faut-il que je retrouve

Les poules du couvent qui couvent ?

J'suis pas un coq, dès les matines

Moi, je laiss' dormir les mutines !

 

Je fais des fautes, j'me tape la honte !

Pourquoi être content qu'ils comptent

Sur mes progrès en ortographe...

J'vais pas leur signer d'autograffes !

 

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Célébrités

Publié le par modimodi

Pénélope: Une fille de la nuit, dont l'amour filait du mauvais coton.

Ohm: Ce physicien survolté ne résista pas au désir d'être tenu au courant.

L'évêque Cauchon a t'il dit à Jeanne d'Arc: "Je te cuisine d'abord et si tu n'es pas crue, tu seras cuite!"

Proust: Wanted! Il perdit son temps à écrire à l'ombre des jeunes filles en fleurs, en rêvant de tremper sa madeleine! L'amour était-il sa tasse de thé?

Tom Pouce: C'est paraît-il en mangeant sur le pouce, un jour qu'il était pressé, qu'il s'en mordit les doigts.

Pétain: Né à Verdun, mort à Vichy, sans Célestins, y'a de l'eau dans le gaz!

Adam: A en croire la bible, son ange gardien n'était pas garde-côte mais un dégourdi de la onzième!

Ovide: Caméléon de l'art d'aimer, ce poète découvrit que le vers est dans le fruit défendu.

Pâris: Une passion capitale qui s'accentua pour Hélène.

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Hypocrite 1/4

Publié le par modimodi

Le beau vase de tante Anna

Est fracassé en mille éclats.

Oh ! Non, bien sûr ce n'est pas toi !

C'est d'la faute de ce sal' chat

Qui a sauté, le maladroit

Sur la mouch' qui passait par là !

 

Tu le jur' sur la croix de bois

Sur ta foi, il faut qu'on te croie!

C'est jamais toi, t'étais pas là.

Tu l'affirmes d'un air benoît !

T'as du toupet et du sang froid

On peut se fier à ton minois !

 

T'as d'la confitur' plein les doigts

Mais tu n'sais vraiment pas pourquoi.

T'as pas d'pot, tu n'en reviens pas !

Te voilà en plein désarroi

Car t'as horreur des fruits des bois,

Tu n'aimes que le chocolat

Mais y'a même' plus de Nutella !

 

D'un pied sur l'autre, tu te trémousses,

Et pour un rien, tu te courrouces.

Mais com' tu fais tes coups en douce,

Y'a jamais rien qui t'éclabousse !

Non ! Y'a pas d' porc dans le couscous

Allô tonton, pourquoi tu tousses ?

 

Tu ne r'gard's pas dans l'blanc des yeux,

Tu es fuyant, tu es peureux.

Ton témoignage n'est pas douteux,

Pas du tout ! Tu jur's tes grands dieux,

Sur la têt' de tous tes aïeux...

Il y'a bien d'la fumée sans feu !

 

Tu es rusé, tu es matois,

Le loup ne sort pas de son bois,

Il te surveille, en tapinois.

Tu as trouvé un vrai emploi : 

A la porte, tu fais le Judas !

Tu cach's ton jeu, tu es sournois.

Tu emploies la langue de bois !

Elle est chargée comme un putois !

 

Tu veux éviter les faux pas,

Alors tu marches de guingois,

Tu te dérobes ou tu louvoies !

De cachotteries en chattemites,

Tu t'comportes comme un jésuite,

Fair' semblant est devenu un rite.

Tu n'es qu'un vilain hypocrite !

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Funambule

Publié le par modimodi

Il est des avis qui sont tenaces et contradictoires. Ainsi en est-il de ces deux expressions opposées : "Le ridicule tue." ou "Le ridicule ne tue pas."

Qui a raison ?... Au premier degré, celui dont on se moque, celui qui prête à rire et qui n'est plus pris au sérieux est traité de ridicule. Dans ce monde des apparences, iI est socialement mort avant même de mourir de sa belle ou méchante mort.

Par contre, celui qui a de l'humour vis à vis de lui-même, qui reconnaît que bien des fois, il se retrouve gauche, emprunté ou risible, celui-là sait que le ridicule n'est pas mortel. La preuve vivante, c'est qu'il y a survécu... C'est que moi-même, j'y survis !

Que devrions-nous craindre, alors ? Le regard de l'autre ou notre propre sensation ?... Si la vie est une grande scène de théâtre où chacun joue avec plus ou moins de talent la comédie, alors oui, notre personnage peut apparaître grotesque et clownesque ou émouvant et pathétique ! Soit il tient son rôle en forçant le trait, soit il incarne la vérité du sentiment, l'instantanéité du moment, la fragilité de l'émotion ! En cette alternative, ma plume hésite toujours !

Etre un bouffon ou un acteur authentique, quel choix ! Il n'est pas besoin d'exagérer, parfois le naturel suffit... De toutes façons, c'est d'abord le jugement de l'autre qui vous rend génial ou ridicule. Vous pouvez par votre attitude, pressentir voire même induire une appréciation générale, un point de vue d'ensemble. Mais son vrai degré de pertinence vous échappe. Car l'impression que vous laissez à votre observateur se module en fonction de son éducation, de sa culture, de ses mœurs et même de la mode du moment! Ainsi en est-il du rapport écrivain, lecteur !

Moi, je suis au bord du vide des idées et ma plume hésite et vacille au bord du précipice de l'encrier. Je ne tiens pas sur le fil de ma plume rasoir. Pauvre funambule, je chancelle devant le lecteur qui parfois me balance ! Je peux travailler sans un filet, ma bêtise me les tend. La preuve, immédiatement sur la piste aux étoiles ! ...

C'est ainsi! Une maladresse de langage peut vous jouer un mauvais tour et rendre comique ce qui se voulait sérieux ou pathétique ! Une mauvaise tournure de phrase peut vous jouer un mauvais tour, rendre affecté votre style et empêtrer votre bête expression au point de faire "tourner le dos au cercle de vos admirateurs !" CQFD !. ...

- "Holà ! Holà ! Je vous arrête ! Monsieur l'accroc-bath écrivain, quelle est cette figure : "faire tourner le dos au cercle..." - "Et bien, ce n'est rien que la preuve d'un nouvel et bel exemple du ridicule consommé et assumé par votre serviteur, ce grand guignol de la plume au chapeau!..."

D'ailleurs, je suis tellement conscient de mes défauts d'écriture, de mes fausses perles que j'ai créé pour me dédouaner une piètre rubrique, intitulée:  "sans queue ni tête !" Avec l'espoir que le ridicule ne me tue pas, je vous y offre allègrement, balivernes et calembredaines !

Je renouvelle ainsi les inepties syntaxiques du galantin bourgeois gentilhomme. J'abuse d'inélégantes turlupinades sous forme de "mystères et boules de comme". Je suis prétentieux comme Trissotin. Je suis parodique. Vous pourriez me mettre en boîte, j'en surgirais encore comme un diablotin !

Et pourtant comme le ridicule ne tue pas, en toute invraisemblance, certains m'apprécient encore... Mon ridicule, mon sac de nœuds et le saugrenu de mes élucubrations sont parfois récompensés... Sans doute à ma juste valeur ! Comme on ne prête qu'aux riches, moi, je prête donc à rire et j'ai une vraie richesse de fond, celle de mes illusions, pas toujours comiques ! Vous pouvez donc bâiller, ô Corneille !

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Laisse tomber ! 1/3

Publié le par modimodi

Je n'aurais jamais dû te dire,

Dépité, entre deux soupirs :

Allez ! C'est bon, laisse tomber !

Tu m'as pris au premier degré,

Aussitôt, tu t'es dérobée,

J't'ai perdue, tu t'es éclipsée !

 

Mais j'parlais pas d'moi, ma beauté !

Tu n'devais pas m'abandonner !

Je n'devais pas me fracasser,

M'entailler, me recroqueviller,

Cœur en miettes, éparpillé, 

En mille morceaux à ramasser !

 

J'n'veux pas d'amour en pointillé !

Tout avait si bien commencé...

Nous allions au même lycée.

Main dans la mienne, yeux renversés,

Contre toi, je m'étais pressé,

Je sentais ton cœur s'emballer.

 

J'n'cherchais pas à t'embrasser,

Tu t'étais laissée enlacer.

Douces caresses esquissées,

Doigts polissons, jupe plissée,

Tu les avais laissé glisser

Com' le serpent du caducée !

 

Tu ne m'as pas dit de cesser.

Tu ne m'as jamais repoussé,

Je m'suis montré plus empressé !

Dans un rêve, comme un insensé

"Je t'aime !", avais-je prononcé,

D'une voix blanche, bouleversé !

 

J'ai été de suite, exaucé.

Dans mes bras, tu t'es enchâssée.

Quand nous nous sommes embrassés,

L'amour en nous s'est condensé. 

J'étais embrasé, transpercé,

Tu rayonnais en mes pensées.

 

Je ne pouvais plus échapper

A ton cœur, la cage dorée

Où tu m'avais cadenassé.

Oh ! Je n'm'étais pas fait prier

Quand tu m'avais fait jurer

De t'aimer pour l'éternité.

 

Pourquoi veux-tu te libérer ?

Pourquoi voudrais-tu me quitter ?

A quoi bon vouloir t'envoler ?

Tu es déjà auréolée.

L'amour à ton front a posé

Sa couronn' de ciel étoilé.

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Grammaire Mais, ou, et, donc, or, ni, car ? 5/9

Publié le par modimodi

Mais, ou, et, donc, or, ni, car ?

 

Chaque élément est à sa place !

Pas un petit mot qui n'dépasse.

L'adverbe est là, invariable

Il se tient sage, comme une image.

 

Mots et groupes de mots, en ment,

Ne m'donn' pas de tourment, maman !

Pas de manière, de temps, de lieu

Ils vont tous à la queue leu leu !

 

Pour faire la circulation,

Je fais très bien la distinction

Entre tout's les prépositions,

Ces belles, préposées à l'union.

 

Ah ! Les petites liaisons,

Les sept discrètes conjonctions

Dit' de coordination,

Bien loin des juxtapositions !

 

Sur ma chaise, j'ai pris position,

Je concentre mon attention

Pour écouter le maître expert.

Je ne regarde jamais derrière.

 

Quand j'écris au petit hasard,

Qu'mes résultats sont en pétard,

J'efface mes boulettes au buvard 

Pour reprendre un nouveau départ.

 

Je n'échange plus un seul regard

Je me reconcentre sans retard

Afin d'coordonner dare-dare

Mais, ou, et, donc, or, ni, car.

 

"Peut-être bien au septième ciel !"

Gémit un vieux circonstanciel !

Oh ! Comment, où, quand et pourquoi,

C'est encore à moi, qu'ça échoit ?

 

N'avais-je donc pas d'autre choix,

Pour quel but, quel moyen sournois ?

Parce que je suis maladroit ?

Que mes mots n'sont pas à l'endroit ?

 

Que j'confonds souvent et parfois ?

Qu'j'ai pas la manière, ma foi,

Qu'j'ai tous mes accords de guingois,

Qu'on m'traite de chinois, d'iroquois ?

 

J'n'ai pas de veine, je fn'ais pas l'poids,

J'apprends tout sur le bout des doigts,

Mais j'ai les méninges à l'étroit,

Comme des flèches au carquois !

 

Je suis un ballot, je n'décoche pas !

Il peut s'marrer Robin des bois !

Au chant du coq, seul sur mon toit,

Y'a qu'le verbe qui donne de la voix !

 

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Boules de comme

Publié le par modimodi

La femme, c'est comme l'étiquette, du décor, homme! Du protocole à la colle, on s'y attache sans retenue!

La mort, c'est comme la lance de l'amour, son fer vous frappe en plein cœur!

La vie, c'est comme un onguent, elle vous passe la pommade jusqu'à l'extrême onction.

L'homme, c'est comme le tabac, du chiqué ou à rouler!

L'amour, c'est comme l'apparition, un miracle pour les jeunes filles encore vierges.

La mort, c'est comme la roulette: " Rien ne va plus, faites vos jeux ", dit le faux-jeton!

Le sexe, c'est comme le fruit: cueilli, pelé, mordu, il peut vous mettre à l'amande et vous réserver des pépins!

La vie, c'est comme le train, si on ne prend pas la bonne voie, on s'égare! On patiente parfois sur une voie de garage et l'on déraille quand on n'est pas ferré. Au final, on est tous des chefs de gare!

L'amour, c'est comme les impôts, il ne suffit pas de connaître le barème. Pour s'en payer une bonne tranche, il faut sauter!

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Ringard 2/2

Publié le par modimodi

 

Tous tes espoirs sont en jachère,

Ton mot préféré, c'est hier !

T'es en super-régime, croisière !

Tu t'es acheté un Land Cruiser,

Un modèl' révolutionnaire,

Une march' avant, cinq march' arrière !

Tu frein's plus que tu n'accélères !

 

Pas question d'être à bout de nerfs

Ou de se montrer téméraire,

Si on veut passer ses hivers

Avec sa jolie routinière !

 

T'es pas dans l'anticipation

Plutôt en rétro-réaction.

T'es pas connecté en 4 G,

Tu n'vois pas le monde en 3 D,

T'as des vinyles, pas des CD !

 

T'as suivi l'dernier procédé

Qui donn' de la suite aux idées...

Et y'a... 30 ans, que t'es fixé !

Tu n'as pas vu le train passer.

On dit que t'es un retardé,

Que tu t'es laissé déborder !

 

Non ! Pas question de galvauder !

On ne va pas tout bazarder

Tant qu'on peut l'raccomoder !

A quoi servent les inventions,

Ces conneries d'innovations,

Pour une espèce en extinction ?

 

Toi, t'es pour la conservation

Des bonn's manières et traditions !

Absent aux inaugurations,

Aux premières, aux retransmissions,

Tu n'aimes pas les créations !

 

Rien qu'le mot de concours Lépine,

Ça t'effraie et tu te débines !

Tu passes pour un démodé :

En patt's d'eph, en pull tricoté

T'as le look du soixante-huitard ;

Tu fais tarte, dans ton blouson noir !

 

T'as été révolutionnaire

Mais y'a trente ans et des poussières !

Plus question de faire des projets.

Tu parais avoir renoncé

Avant mêm' d'avoir commencé !

 

Tu vis au présent, dans l'passé,

D'avance, on te dit attardé !

T'es un pâlot, décoloré,

Mais t'as un'chance inespérée

Car c'est la mode du délavé !

 

T'es poussiéreux et dépassé,

Tu passes pour un arriéré,

Un ignorant dégénéré,

Un gros naze ! Oh ! Miserere !

 

Mais à tous ces bachi-bouzouks

Qui t'ont étiqueté de gros plouc,

Toi, tu réponds du tac au tac,

Qu'y'a pas besoin d'être réac

Pour être un lion du zodiaque !

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Bête comme mes pieds 3/3

Publié le par modimodi

Ah ! Mes bons amis, je crains, qu'en temps que mauvais rimailleur, je n'arrive plus désormais qu'à "prendre mon pied" dans l'absurde d'un beau "sans queue ni tête" ! Je me mets moi-même le pied aux fesses !

J'ai grand besoin d'un bon chausse-pied. Je dois consulter un orthopédiste, spécialiste en versification pour poète éclopé, qui sache redresser les rimes bancales et les vers estropiés. J'aurais du m'appeler clopin-clopant au lieu de "modimodi"aux maudits mots dits.

Ma muse me fait des crocs-en-jambe ! Quand je me précipite sur la vibrante inspiration, que le lyrisme s'avance sur la pointe des pieds, que mon poème prend corps et que je suis tout près de faire danser la gaillarde à mes vers, patatras, je bute et j'achoppe !

Je suis le roi du bal des casse-pied ! Du coup, je ne sais plus sur quel pied danser et vous avez raison de m'envoyer valser. Il me faut tout reprendre et retomber sur mes pieds pour à nouveau versifier pied à pied. Je suis un jongleur de mots, un bateleur, un danseur polypode qui vous amuse de mes pieds et mes mains !

Je peux bien "aller au diable" avec mes "pieds fourchus" et mes rimes qui "ne riment à rien", car, m'a t'on dit, seul le diable, surgi de sa boîte va savoir "retomber sur ses pieds" ! Que dire en cette circonstance : Au diable vos vers ! Ou au diable vauvert ?... Sans savoir, je reste là et je persévère dans mes vers de vieux trouvère. Alors, si vous aussi, lassés de mes "bains de pied", vous vous en lavez les mains, moi, je me jette dans "le pédiluve" !

Amis, je vous le dis ! Vous jugez trop durement ces vers, vous vous en tenez aux faits, dits vers ! Vous ne connaissez pas mon terrible univers !... Car ma muse infernale me prend à revers et me pousse à versifier encore et toujours sur un rythme endiablé ! Peste soit de la géhenne ! C'est ma traversée du disert. A l'aide les poètes ! Par St Georges et St Paul, sans rencontrer le moindre petit pin parasol du "cimetière marin", je n'ai pas le moyen de m'y mettre à l'ombre et de reposer "mes pieds à son pied" !

Je n'ai plus qu'à souhaiter que ma muse, cette diablesse que je révère, cesse de se lever "du pied gauche". Je lui demande d'inspirer mon lyrisme et ma plus belle prosodie afin d'achever mon oeuvre littéraire, si proche du supplice dantesque "d'Enfer et Damnation" ! 

Oui, je reste prosaïque car je ne suis en vers et contre tous que le vulgaire de La Vulgate ! Je ne suis compris que par le commun des mortels et peut-être uniquement par ma muse, qui m'attend à la porte de l'enfer ! Mon bel enfer !... Mais chacun de vous sait bien qu'Orphée échoue à ramener Eurydice à la lumière.

M'adonnant aux rites païens, je n'ai peut-être plus qu'à prendre quelques licences poétiques pour lui sauter dessus "à pieds joints" ! J'en serai d'avance, bienheureux ! C'est là, mon seul paradis encore possible et peut-être promis !... J'espère y parvenir sans vous laisser en plant dans la vigne au nectar parnassien. Je voudrais éviter d'avoir à vous quitter trop vite "les pieds devant" pour le grand, définitif et mérité "repose-pied" !

C'est, je le sais, l'avenir de tout poète ! Rester attaché à son terroir et à ses vers de terre afin de vivre éternellement, la tête dans les étoiles et les pieds dans l'eau de l'oubli, du Léthé !

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Autant en emporte le vent 2/2

Publié le par modimodi

 

Nous n'allons pas à contre vents,

Nous allons tête et nez au vent !

Si petite pluie abat grand vent,

Nous domptons tous les éléments.

Contre les marées et le vent,

Le bonheur est un brise vent !

 

Nous ne craignons pas les coups d'vent,

Les courants froids et décevants.

Nos cœurs s'enlacent sous l'auvent.

Ta chemis' flotte au gré du vent !

Nus, derrière ce paravent,

Nos désirs nous rendent émouvants.

 

Autant qu'en colporte le vent,

Nous leur gémissons : au suivant !

Autant qu'en exporte le vent,

Nous confions nos ébats au vent

Pour que monte le plain-chant

De nos émois, tambour battant !

 

Comm´ des oiseaux, ailes au vent,

Nous fendons le ciel, en gravant

Nos cœurs, enlacés tendrement.

Notre amour glisse, en écrivant

La chanson d'amour et de vent

Que font les amants en rêvant.

 

Nos corps vont pleine voile au vent !

Nous volons en virevoltant,

En filant l'amour à tout vent.

En cœur à cœur dorénavant :

Nous prenons le temps et le vent

De nous aimer aux quatre vents.

 

Autant qu'en comporte le vent,

Nous cueillons les roses des vents,

Que nous effeuillons au levant !

Moi, j'vais vers toi, flamberge au vent

Pour que tu penses à moi souvent !

Autant t'en apporte le vent !

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