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Rouge

Publié le par modimodi

Fièvre nocturne, songes hallucinés, mes rêves ont des tonalités lumineuses et colorées. Mes songes sont les prismes des spectres de la nuit!

Au matin, les images imprimées livrent des éclats bigarrés, des reflets diaprés, des nuances irisées du kaléidoscope de mes souvenirs polychromes. Ma mémoire éblouie est une palette retrouvée, des peintures figuratives ou abstraites de ma mémoire rupestre. Mes songes sont des grenats au collier de la nuit.

J'ai brûlé au feu des fantasmagories! Rouge est mon récit nocturne, enluminé en ses lambeaux d'ocre foncé ou pâle. Mes visions ont des images écarlates, aux contours estompés. Je les cueille dans la corbeille, comme des fleurs et des fruits, fraîcheur de fraises et coquelicots, de framboises et de pavots. Mes idées retrouvées sont des anémones violettes, des coraux orangés. J'ai pris la mer, j'ai fait mille voyages, croisé mille visages.

Ici, Apollinaire m'a présenté "un marin de Shanghai, un maquereau roux et rose, tiré d'un bordel de Formose." Là, j'ai musé avec Musset. "Dans Venise la rouge, pas un bateau ne bouge!" Des rumeurs montent sans cesse, en ma tête. J'ai des flashs stupéfiants. Je me shoote aux délires de l'alchimie du verbe.

Toi-même, ma tendre inspiration des poèmes d'amour, tu m'as rendu visite, cette nuit! Tu as agité mes rêves! Ma douce querelleuse, je suis encore au fourreau et tu me crois épée, d'estoc et de tranchant, à la lame effilée. Je ne taille que le porphyre antique des lettres du mot amour et j'en sculpte les sons et j'en polis les rimes.

Dans le miroir de ma pensée, j'ai croisé tes regards dont tu tires les fers. Tu m'effleures à fleurets mouchetés.Tes mots arrachés au silence sont des perles rubis. Je suis en duel contre toi mais je n'ai pas d'esquive. Moi seul, je vais mourir... Ce soir ou bien demain, je vais tomber, comme un fruit rouge, pulpe de sang, de tes lèvres ouvertes sur mes mots et mes vers. Cocteau me l'a chanté: "Mon sang est devenu de l'encre." Depuis, j'écris toujours avec ton sang! Et le verbe en toi, s'est fait chair!

Oh muse! Je me suis endormi sur ma page d'écriture! Les lettres forment des signes, les O sont des cerises suspendues aux branches de la nuit. Ma plume trempe dans l'orange sanguine des A, des abandons, des idées sacrifiées.

Je donne la force aux mots brisés en toi. J'investis tes fêlures mais je m'écorche à leur tranchant. Je me déchire à leurs accents. Ma prose demeure aride malgré la rosée de mes larmes nocturnes. Tu m'as abandonné et tu triomphes d'arrogance et de silence.

Posée en plein désert de mon inspiration, tu es le monolithe pourpre et rose des sables. Ne me réveille pas!

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Méprise 1/4

Publié le par modimodi

Je t'attendais

Sur une ligne de ma main,

Je t'attendais

Dans les herbes folles du hasard,

Je t'attendais

Dans les galops bleus de la mer,

Je t'attendais

Dans le chant de la sève,

Je t'attendais

Dans la houle des ciels de blés...

 

Tu es venue,

Parée de soleil et d'éclairs,

En plein midi d'éternité.

Tu es venue,

Constellée d'azur et d'étoiles,

Sur une route de lumière.

Tu es venue,

A mon cœur cadenassé,

Révéler tes secrets.

 

Si la vie n'est qu'une méprise,

Pourquoi m'es-tu advenue ?

 

J'ai tant habité de brouillard,

Tant foulé le sable des jours,

J'ai tant battu de vents du soir,

Tant serré la main de l'ennui...

 

Si la vie n'est qu'une méprise,

Pourquoi m'es-tu advenue ?

 

Tu t'es tant enivrée aux pavots de l'aurore,

Tu as tant cueilli de gerbes de lune,

Tant fait voler d'oiseaux au ciel de mon lit,

Tant donné d'ailes aux anges de mes nuits…

 

Si la vie n'est qu'une méprise,

Pourquoi m'es-tu advenue ?

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Excroissance, ex-croissance 2/2

Publié le par modimodi

La croissance est en panne sèche, par voie de conséquence, on n'a plus que des voies de garage. Le pays va mal et la maladie n'est pas diplomatique. Nous sommes dit-on, en phase critique, mais pas encore en phase terminale. Y'a plus de remède miracle ! La récession nous ronge, jusqu'à l'os.

Elle nous grignote, moi, elle me mange mes maigres moyens ! De partout, on me rogne, aussitôt, je m'y mets ! Ça me démange, j'ai du prurit. La crise économique et financière me file de l'urticaire et des boutons.

C'est la guerre, Petitgibus ! Tu vois, on nous assaille ! On nous fait la grosse tête avec de faux chiffres pour justifier un possible redressement. Mais dans le même temps, pauvres cons citoyens, on nous taille des croupières, aujourd'hui en shorts et culottes courtes, demain en va-nu-pieds et sans culotte. Quand est-ce que "Ça ira" ?

Quelques politicards, bouffons bouffis, à la buvette du palais aux bourbons, me conseillent faute de remède, d'aller me gratter le bubon ! Je gratte déjà à droite, à gauche, pour m'en sortir ! Ça m'irrite et me démange mais me gratter davantage, messieurs les députés, vous me voyez bien éraflé et dépité ! Fausses promesses que ce slogan trompeur : "La malchance au tirage mais la chance au grattage !" C'est bon pour la tombola des naïfs, la martingale des bureaucrates, des petits gratte-papiers, pelliculeux et pustuleux.

Gratter son ticket modérateur pour augmenter ses taux de remboursement ! Voilà qui serait une bonne mesure économique, bien économe pour la Sécu, éternellement au fond du trou et dans l'impasse. Mais y'a plus rien à gratter que des guitares désaccordées pour de gauchers frotte-manche.

Ravaudage et rabotage sont en même temps, les deux mamelles asséchées de la vache enragée ! Mais il y a pis ! Certains prônent le protectionnisme avec des discours sécuritaires, bien sûr inefficaces pour la sécurité sociale et la sécurité de l'emploi. Car quoi qu'ils aient le front de dire, les vaches, peau sur les os et la queue en matraque, pour prendre les mouches qui les ont piquées, resteront maigres comme un jour sans foin. Elles rumineront encore longtemps, après l'herbe verte et grasse, en regardant passer les trains de mesures économiques. Et nous pleurerons avec elles, en regrettant le temps des vaches à lait.

Plus pauvre que moi, que nous, tu meurs ! On nous bombarde, on nous matraque ! Faut tenir le coup sous les coûts ! Nous sommes tous tuméfiés et boursouflés par les coups de boutoirs des impôts. Nous sommes tous soufflés comme des pions sur les cases vides de l'échiquier du travail! Du jeu de quilles au jeu d'échecs, renversés, échec et mat !

On t'affirme que tu es dans l'économie de marché. Oui, surtout celle de marcher droit ! Et marche ou crève ! Au boulot, tu dois te dépenser sans compter, le patron ne t'épargne pas. Les cadences augmentent. Même pas le temps de souffler ! Faut bien bouffer ! Tu l'as dit bouffon bouffi !

Quelques vieilles bedaines en brioche, pérorent sur le perron, sur la stabilité du croissant pur beurre, un indice pur leurre pour le retour de la croissance. Il ne reste déjà plus que des miettes ! Les pros éminences grises de l'économie, au nez bourgeonnant, ne manquent pas d'air, pour gonfler leurs baudruches, en bombant le torse. Ils te gonflent ! Tu as pris un sacré coup, sur les bronches. A toi, la fluxion, à eux la protubérance d'autosatisfaction !

Ah! Bien sûr, l'Etat prend des mesures pour mieux tailler ton costard ! Il te rhabille pour l'hiver, mais tu en as déjà plein le dos. D'autant que tu es à découvert. Mais il paraît que le climat se réchauffe et que la conjoncture devient clémente. Les prévisionnistes muets de stupeur, Doublepatte et Patachon te parlent de prévoyance mais leurs prévisions sont toujours fausses, seuls les déficits sont exacts et au rendez-vous. L'équilibre monétaire est instable, la balance du commerce penche du mauvais côté.

Faut dire que le pays a tout misé et tout mis à gauche ! De fait, au paradis fiscal, les bons sont forcément à droite et les mauvais à gauche ! Le bateau penche sur bâbord. Le capitaine apparemment n'a plus de cap, ou il tient mal sa barre. Est-il à ce point d'une gauche si gauche et si godiche qu'il aille, à la godille tandis que nous ramons et écopons ? Est-il en même temps, à ce point à droite que nous trouvions la main du destin maladroite ?

Les salaires diminuent, pas les années de cotisation ! L'économie sonne le déclin et la retraite pour tous. Mais le système à points n'est pas vraiment au point. Pas de libéralités au pays du libéralisme ! Dans ce libéralisme social, où tout déraille, c'est d'ailleurs, toi, le cas social, le ballot au bout du quai, empoté et balourd. 

Pour tenir le choc, moi, je suis gonflé à bloc, comme un airbag ! J'hypertrophie du moi, surtout de ma fin de mois ! Je m'arrondis, je fais de l’œdème par privations et de l'aérophagie par jeûne et abstinence ! Je ballonne de promesses inflationnistes. Mais je suis pauvre comme Job et bientôt sans job ! Les difficultés grossissent, mais pas mes revenus. Je m'aigris !

Ah ! Si le temps, c'est de l'argent, je ne vais pas tarder à toucher le Pactole. Je prends chaque jour de la valeur ! Oui, appelez moi Crésus, je suis riche de tant d'espoirs !

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Mystères

Publié le par modimodi

Les femmes qui ont la "peau douce", est-ce pour donner le change?

Quand la vie ne tient plus le cou, qu'elle ne serre plus... à rien, la mort est-elle son carcan?

Ceux qui font la gueule en coin, sont-ils prêts, un de ces quatre, à avoir la tête au carré?

Les esprits aériens tiennent-ils des paroles en l'air?

Est-ce parce que la vie nous emballe, qu'on se transporte dans l'au-delà, avec la boîte?

Les chefs d'escadrille sont-ils des idiots de haut vol ou des cons de haute volée?

De la chambre de commerce à la chambre à coucher, y a-t-il libre échange?

Se dépouiller pour se mettre au pucier, avec Marie-Rose, eh ben punaise!

Les gays qui s'aiment nez au vent, chantent-ils: Ô gays ! Vive la rose!

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Je ne sais rien de vous 3/3

Publié le par modimodi

Je ne sais rien de vous,

Que les giboulées de vos paupières closes,

Volupté bleue de clair silence,

Dans la houle des vagues à l'âme.

 

Je ne sais rien de vous,

Que les mousselines de vos épaules,

Tentures de voile et de silence,

Au miroir brisé des chimères.

 

Je ne sais rien de vous,

Que l'extase de vos baisers,

Mourante opaline de silence

Sur le halo froid de mes veilles.

Je ne sais rien... et je suis bien...

 

Je ne veux pas savoir,

Je veux vivre,

Au moins jusqu'à l'aube,

Jusqu'aux lisières du jour,

Dans la fracture accomplie de l'horizon.

 

Je ne veux pas aller au bout de mon désir.

Il suffit de ma main,

Plus grande que la nuit.

 

Je ne veux plus que vous,

Je ne veux plus que nous,

Dans nos désirs enclos.

 

Il suffit de nos mains,

Par cet anneau, scellées.

La passion est ce fil de soie

Qui se tisse entre nos doigts.

 

Quand l'aurore jette ses lueurs.

Il faut hélas, nous détacher

Du satin de nos bras noués.

Mais l'amour rougeoie encore,

Dans la cendre des désaccords

De nos ultimes corps à corps.

 

Merveille, nous n'avons plus d'âge !

Le temps d'aimer est un mirage,

Un bonheur, pour mille voyages,

De nos cœurs en vagabondage,

Pour nos désirs d'oiseaux sauvages,

Vols en étoiles, fuyants sillages

Dans le plein ciel de nos visages.

 

A la croisée des apparences,

Je ne sais toujours rien de vous,

Que le velours de nos frissons

Et l'enfer de vos abandons.

Je ne sais toujours rien de nous,

Que vos caresses, langues de feu

Au brasier de ma chair en flammes.

 

Peu m'importe nos noms,

Nous n'avons plus d'adresse;

Oasis ou désert,

Pour nos fleuves de sable.

Ombres du jour,

Fleurs coupées de la nuit,

Lumières du soir,

Larmes en ruisseau d'étoiles,

Voix ou murmures

Pour le puits des oublis.

 

Plus rien n'est à savoir,

Il faut juste survivre.

Notre amour se tient en coulisse,

Dans votre cœur, moi, je me glisse !

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Excroissance, ex-croissance! 1/2

Publié le par modimodi

On peut le lire partout ! " Le pays est en récession ! " Après les trente glorieuses, les trente piteuses puis les quarante calamiteuses et aujourd’hui ? Les cinquantièmes rugissantes ?...La colère gronde. Tonnerre de Brest ! Ici et là, on pousse des gueulantes, on hurle des goualantes de pauvres gens. Les bonnets phrygiens sont passés au rouge sang. Dans son gilet, le peuple a la jaunisse. On a dépassé les bornes et les portiques. " Taxes, écotaxes ", répondit l'écho... !

Partout, ça râle avec les mouettes ! On a même entendu : " Casse-toi, pauv'con ! " Depuis tout s'est accélèré ! Les cerveaux et les capitaux ont pris la fuite. Bientôt, nous ne serons plus que des fossiles de la croissance, à l'énergie non renouvelable. Nos ressources s'épuisent mais pas les discours !

La citoyenneté est sélective. On est bon à jeter à la poubelle, alors, on nous en fait voir de toutes les couleurs ! On voit rouge, on rit jaune mais il faut se mettre au vert pour recycler l'espoir. Quand on ne sait plus quoi faire, on trie, le linge sale de la famille et les déchets ménagers ! Mais y'en a plus ! On n'a plus rien à jeter ! Les caisses de l'Etat comme nos assiettes sont vides. On ne peut même plus demander son reste.

Les économies au logis sont censées faire de nous, les nouveaux chantres de l'écologique éco-logis ! Royale attitude pour tout vert galant de la bravitude éco-responsable ! En période de vaches maigres, on nous paye en nature. Chacun peut ainsi se mettre au vert, brouter et ruminer mais mieux vaut éviter de manger les pissenlits par la racine.

C'est un fait vérifié! La croissance est au point Zéro et la prospérité est au ralenti, la France est en panne. L'Etat Providence est devenu l'Etat déchéance. Haro généralisé sur la politique, le pays, l'Europe, le monde et ses gouvernants! Privations et lendemains qui déchantent, faut faire ceinture et la boucler. Nous sommes tous à crans !

Tandis que certains engraissent et se déballonnent, la production est en régression. Tout baisse, même nos bras et nos yeux sur le bout de nos chaussures! Le moral des ménages est à plat, seules la gêne et la pauvreté pointent au Pôle Emploi. L'économie tourne en rond. Pendant que les ronds de cuir rondouillards font des ronds dans l'eau des promesses, le citoyen travaille pour pas un rond et en bave des ronds de chapeau. Au pays de Flamby et de la macronnie, on en reste comme deux ronds de flan !

Le redresseur de tors l'a dit, la nation pour se relever, doit prendre un virage. Mais la courbe n'est jamais la bonne ! Seuls les dividendes augmentent. Toujours plus d’excédents pour les profits d'actionnaires et toujours plus d'excédents de belles paroles nous excèdent. Nos gages ne sont rien que de la mitraille, en espèces plus trébuchantes que sonnantes. Trop c'est trop ! Elles sont bien là les excroissances de profits, au temps de l'ex-croissance ! Et nous en sommes tous las.

Et pourtant ! Nous avons, toujours plus de besoins et moins de consommation, toujours plus d'envies et moins de pouvoir d'achat, toujours plus d'attentes et de dépit, moins d'espoir et de moral ! Notre condition, c'est : Tout, mais de moins en moins ! Rien, mais de plus en plus ! L'école m'y avait préparé : "Moins par moins, ça fait plus ", m'avait-on rabâché autrefois, en me traitant tant et plus, de moins que rien.

Moral en baisse, ma confiance se dévalue. L'euro fait des heureux. Tant mieux ! Mais pour parler franc, ce n'est pas moi, l'heureux bénéficiaire, moi, l'auguste des financiers, qu'on paye en monnaie de singe pour m'accorder plus de crédit et me faire banquer. La bourse ou la vie ! Moi, la bourse prend ma vie et la rend sans intérêt.

Vienne le temps de la reprise, nos chaussettes seront contentes ! Car tout a fui, plus d'épargne, dans les bas de laine ! "Tu vois Toto, zéro plus zéro, je pose tout et je ne retiens rien ! Fais pas cette tête !" Dans nos poches, plus de billes, dans nos bouches plus de bulles de chewing-gum, elles sont devenues spéculatives !

Les temps sont durs ! Les piqûres de taon et des pique-sou, aussi. Ils tournent autour de nous, qui ne sommes que de pauvres bêtes de sommes nulles. Ils s'imposent, rappliquent dard-dard et sonnent la charge permanente. J'ai beau me secouer les puces, je ne trouve rien sur ce marché de dupes. Même pas une bonne idée à bon marché, qui ne serait pas piquée des vers !

Je suis résigné, je n'éprouve plus rien. Je n'ai plus de picotin mais ça me picote quand même ! J'observe alors, un gonflement soudain, une excroissance cuisante, qui me fait crier : " Ah l'enflure !" Piqué au vif, moi, le sceptique de la politique, je ne peux plus désormais me passer d'antiseptique. Je suis un écorché vif, en éruption grandissante, tombé dans le guêpier et les orties. Je suis en cloques ! Dermatose et furonculose sont en même temps, l'avenir rose qui m'est promis !

J'en ai des accès de fièvre, et le feu sauvage du bouton, comme au temps de l'Eldorado et de la ruée vers l'or. Mais, c'est moi qu'on tamise, je suis criblé de charges ! Pas de filon que des Petits Filous, pas de pépites que des Pépito !

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Boules de comme

Publié le par modimodi

La femme, c'est comme la lime, la demi-ronde ramène sa fraise et vous frotte pour vous dresser.

La vie, c'est comme les étoiles, filante.

La mort, c'est comme le gaz, ça vous cloue le bec pour ne plus fuir. Soyez donc, comme le bonze, zen!

L'amour, c'est comme les chaussettes, on peut prendre son pied dans les reprises.

L'homme, c'est comme l'ombre, la femme le lâche, en proie au doute.

La mort, c'est comme le plomb, dans l'aile jusqu'au dernier sommeil... et on y laisse des plumes!

La femme, c'est comme les dévotions, on se recueille au Saint des Saints mais avec Sainte Nitouche, aux seins de glace, on peut prier jusqu'à la Saint-Glinglin.

La vie, c'est comme l'ardoise pour le compte des jours mais la mort finit par passer l'éponge.

Le sexe, c'est comme le style classique, une belle forme s'accorde au fond.

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Je ne sais rien de vous 2/3

Publié le par modimodi

Je ne sais rien de vous,

Que la pluie sucrée de vos lèvres,

Fontaine de silence

Pour mes désirs de marbre.

 

Je ne sais rien de vous,

Que la fleur de miel de vos seins,

Délices de silence

Aux frissons de mes ivresses.

 

Je ne sais rien de vous,

Que l'onde douce de vos hanches,

Naufrage de silence

Sur l'éperon rocheux de l'amour.

 

Je ne sais rien et je suis bien !

Vous m'avez serré contre vous,

Entendez-vous battre mon cœur,

Tambour de pluie et de destin ?

Voyez-vous s’élever l'étoile,

Comme un feu follet dans la nuit ?

 

Je ne sais rien de vous,

Que l'air framboisé de vos joues,

Corbeille de silence

Pour les coquelicots de mes lèvres.

 

Je ne sais rien de vous,

Que les feux de paille de vos bras,

Éclairs déchirés au silence

Pour les grains dorés de mes rêves.

 

Je ne sais rien de vous,

Que les verveines de votre nuque,

Parfums subtils de frais silence

Sur mes songes aux grilles de givre.

 

Je ne sais rien et je suis bien !

Vous êtes le désir de la fleur dans le fruit,

Vous êtes la lueur de l'aube dans la nuit,

Vous êtes la pâleur d'une lune de neige,

Vous êtes ma folie de vivre pour aimer !

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Mystères

Publié le par modimodi

La vie serait-elle une histoire juive, si la première seconde compte et que la dernière coûte?

Quand l'amour est chic et la vie chiche, la mort est-elle mode et ration?

N'est-il pas logique de se donner du mal, pour rester dans le coup?

Si le globe-trotter est un mobile homme, les mordus du camping sont-ils aux abois, quand une caravane passe?

Les bisous et les mots doux qui vous grisent dans l'ivresse de l'amour, sont-ils des serments d'ivrognes?

Les amoureux qui vous font porter le chapeau, sont-ils des sombres héros?

L'amour vache vous fait-il la peau, à force de ruminer ou uniquement, quand elle vous envoie paître?

Est-ce parce que la mort est la dernière extrémité, qu'on en a fait un sujet tabou?

Est-ce la rose ou l'épine, (orthographe à vérifier), qui donnent du piquant à l'amour?

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Je ne sais rien de vous 1/3

Publié le par modimodi

Je ne sais rien de vous

Que les fumées de vos yeux tristes,

Insondable silence,

Sur mes hivers complices.

 

Je ne sais rien de vous

Que le brouillard cuivré de vos cheveux,

Reflets d'or de silence,

Sur mes ombres de soie.

 

Je ne sais rien de vous,

Que l'obsession de votre peau,

Silence menaçant,

Pour mes sommeils de sable.

 

Je ne sais rien… et je suis bien !

Je me tiens entre vos bras,

Dans la fracture de l'infini.

Mon cœur est au secret.

Vous êtes son mystère !

 

Je ne sais rien de vous

Que le buisson rose de vos mains,

Silence ruisselant,

Sur mes larmes nocturnes.

 

Je ne sais rien de vous,

Que le tourbillon de vos doigts,

Arpèges de silence,

Pour mes vertiges de hautes cimes.

 

Je ne sais rien de vous,

Que les roseaux de votre taille,

Sillages de silence,

A l'étrave de mes désirs.

 

Je ne sais rien... et je suis bien !

Dans les veines bleues de l'azur,

Notre amour fraye son chemin.

Mon cœur est au secret.

Vous êtes son mystère !

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