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Articles avec #fou d'amour tag

Bois tendre

Publié le par modimodi

J'avais le cœur dur com' du bois,

Incapable du moindre émoi.

La belle qui dormait au bois

Pouvait dormir cent ans, ma foi !

Je n'étais ni prince, ni roi

Pas de sang bleu, que du sang froid.

 

Le loup pouvait sortir du bois,

Les fées pouvaient ôter leurs bas,

Pour mettre dans tous mes états

Mes sens, mon corps en branle-bas !

Je me vantais à pleine voix

De résister à leurs appâts.

 

J'évitais les hauts et les bas,

Et partais toujours du pied droit.

Ma vie glissait sans un faux pas

Prenant garde aux amours verglas,

Aux ballerines à pas de soie

Qui vous lient dans leurs entrechats.

 

Mais Cupidon est un matois,

Tout entier dévoué à toi !

Ton amour se tient aux abois.

Tu veux mon cœur à claire-voie

Et tu m'attends au coin du bois

Comme le loup attend sa proie.

 

Tu me désignes et patatras !

Cachée au fond de son carquois

Tu te fais flèche de tout bois.

Mon cœur se fend en mille éclats.

Je suis à genoux, bras en croix,

Cœur brisé comme un petit bois.

 

Puis je crépite entre tes bras,

Et me consume au feu de joies.

Près de l'âtre, sous le même toit,

La passion rougeoie et flamboie.

Du bout des lèvres, au bout des doigts

C'est moi qui fais feu, de tout bois !

 

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Chien et chat 2/2

Publié le par modimodi

 

Pas facile de cohabiter,

Quand on est chien et chat, collés !

Chacun veut être caressé, 

On se dispute pour la pâtée.

C'est à qui mangera l'premier !

Elle, la coquette des croquettes,

Moi, l'Bali ballot des boulettes.

 

On se surveille en vis à vis,

On s'fait des crises de jalousie

Pour une place sur le tapis !

On s'poursuit comme Tom et Jerry

Moi, je suis le Snoopy d'Charlie !

J'suis pas Hercule, j'prends sur le Pif

De la part du grand Escogriffe !

 

Je n'suis pas un chat de gouttière,

Je suis un facétieux Pinsher,

De pure race et j'en suis fier.

Fidèle à ma bonne maîtresse,

Pas besoin de collier, de laisse !

Non ! Je n'fais pas comm' ces chats gris,

Je n'cours pas la nuit, la souris !

 

J'ai de l'allure et de la classe,

Je garde mon rang et ma place.

J'habite à Lille sur la grand-place !

J'suis pas en chasse pour une bécasse,

Aux abois, quand l'défilé passe !

J'me sauv' pas les jours de ducasse, 

Je n'fréquente pas la populace !

 

Pour que j'l'appelle "son chat beauté",

Minette s'occupe, toute la journée

A sa toilette de poils lissés.

Mais j'fais mine de pas la r'garder

Car elle se moque trop de moi !

Elle m'appelle son ch'ti ouah, ouah ! 

Et veut être mon aristo chat !

 

J'n'ai p't'êtr' pas ses beaux grands yeux verts,

Je n'sais pas cligner des paupières,

Mais j'ai du charme, on dit : du chien !

Tout l'monde m'appelle royal Canin...

Si la miss n'est pas du gratin,

On reste amis et bons apôtres !

Car n'est-on pas félin pour l'autre ?

 

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Chien et chat 1/2

Publié le par modimodi

Nous cohabitons, toi et moi,

Nous sommes comme chien et chat

Et nous nous entendon, ma foi !

Oh ! C'est parfois, cahin-caha

Et pas toujours câlins, ouah ! ouah!

Petits ronrons et entrechats,

Queue agitée et sauts de joie !

 

Quand elle me prend à rebrousse-poil,

Y'a quelques jours de mauvais poils,

Des coups d'pattes à voir les étoiles,

Des coups d'griffes à effet tire-poils !

Et j'n'ai plus l'droit au lit douillet,

Je dois dormir su'le canapé 

En douce, sans me faire remarquer !

 

Minou en haut, porte fermée !

Médor en bas de l'escalier,

Un œil ouvert, un œil fermé,

Museau froid, oreilles dressées.

Mauvais sommeil, tout agité !

Si chat échaudé craint l'eau froide,

Toutou vexé lui, est maussade !

 

Au lever, dès potron-minet,

Faudra qu'ell' se fass' pardonner,

Même sacrément ronronner,

Faire chattemittes frôlées,

A pattes de velours fourrées

Pour que je veuille bien donner

Ma langue au chat, minou, minet.

 

Si j'n'ai pas d'chat à fouetter,

J'pourrai jouer à chat perché

Mais à une condition près :

Que mimine fass' pas son greffier,

Son dos rond aux poils hérissés

Et qu'elle ait les griffes rentrées,

Si elle s'avise de me toucher !

 

Depuis que nous sommes accouplés,

Notre vie passe à la télé :

Tous nos desseins sont animés.

Elle me joue sa petite lady,

Rose organdi, Hello Kitty,

Elle veut m'faire faire le Chat Potté

Pour me séduire et m'exciter !

 

 

 

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Au parfum

Publié le par modimodi

En cette nuit de chèvrefeuilles,

Aux chants mélodieux du bouvreuil,

Dans tes rêves de midinette,

Tu t'es laissée conter fleurette !

En effeuillant la pâquerette,

Tu t'es offerte guillerette ;

L'amour m'est monté à la tête !

 

J'ai versifié des bergerettes,

J'ai fredonné quelques bluettes,

J'ai fait rimer à l'épinette,

Bergeronnette avec fauvette,

J'ai humé dans ta collerette,

Mille parfums à l'aveuglette

Qui m'ont étourdi ma coquette.

 

Ton corps est un jardin fleuri,

Où je savoure avec envie

Les arôm's de ta modestie,

Tes senteurs de douce folie,

Les essences de l'ambroisie,

Dans l'ivresse d'un pot-pourri

De fragrances et de féerie...

Iris, jasmin, lavande, anis,

Florilège et anthologie

Des secrets de la parfumerie !

 

Chaque plaisir est entêtant,

J'ai perdu la notion du temps !

Ta beauté aux éclats subtils

Se révèle à moi volatile.

Les désirs de nos corps à corps

En brume légère s'évaporent !

Ta nuque orange et bergamote

Sous mille baisers s'escamote.

Tes bras et paumes vanille-verveine

Ne m'enlacent ni ne me retiennent.

 

Ta couronn' de fleurs d'oranger

Aux blancs pétales s'est fanée.

Effarouchée sous la nuisette,

Ta violette s'est faite discrète.

 

Adieu santal et vétiver !

L'amour prend ses quartiers d'hiver.

Nos sentiments à l'eau d'toilette

Ont pris l'odeur des savonnettes.

 

Hier encore, j'étais comblé,

J'étais aux parfums, enivré,

Mais aujourd'hui, c'est le bouquet !

Notre passion s'est éventée,

Nos désirs désodorisés.

Il faut tes vertus exhaler

Pour me prodiguer, à plein nez,

Ta douce odeur de sainteté !

 

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Pigeon !

Publié le par modimodi

Holà ! Monsieur de la Fontaine !

Je n'entendrai plus vos rengaines

J'ai trop les boules, j'ai trop la haine !

Je n’veux plus prendre de la graine.

Cours et leçons ! J’ai la migraine !

 

Fable d'école à bien apprendre :

"Deux pigeons s'aimaient d'amour tendre"

 

Je vous ai cru sans faire attendre !

Des roucoulades à revendre,

De la tendresse à s'y méprendre,

Colombine avait la peau tendre,

Je ne pouvais que m'en éprendre !

 

Le temps d'aimer est le plus beau.

Je gonfle le torse, le jabot,

Je fais mieux que Cocorico,

Je ramage fortissimo

Le répertoire de Caruso !

 

Mes touchants gazouillis allument

Ma douce et belle qui se consume.

Moi je l'avoue, oui, je l'assume,

Je veux lui voler dans les plumes

Pour sans tarder me mettre au plum' !

 

Je suis un as de la parade,

J'excell’ dans l'art de l'aubade :

Belles promesses et bravades,

Coup de croupions, fanfaronnades.

Je lui pousse la sérénade.

 

Chants et roulades, danse et œillades.

Je roucoule à la cantonade.

Ailes sous elle, l'amour gambade,

Tendres aveux et accolades,

Promenades sur l'esplanade.

 

Petites pattes en escapades,

Cascad's, glissades et baignades,

Saute-pigeon sur palissades,

Prises de becs et embrassades,

Son petit cœur bat la chamade !

 

Fini le temps des dérobades !

Des chichis et des reculades,

C'est le moment de l'estocade !

Frénésies d'ardentes croupades…

Mais ce n’sont que des couillonnades !

 

Adieu le temps des pigeonnades !

Petits ramages ! Grandes salades,

Prises de bec et rebuffades,

Je m'retrouve dans la panade.

L'amour croisade ? Une passade !

 

Il faut travailler jour et nuit.

Scruter par-là, chercher par ci,

A s'donner des torticolis,

Bâtir le nid sur pilotis,

Gagner la graine pour les petits !

 

Et de midi jusqu’à minuit,

Pas d’répit ! Jusqu’à l’infini…

Faut poursuivre ses gazouillis,

Ses rrou, rrou, rrou, guili, guili,

Pendant qu'la belle garde le lit !

 

La Fontaine peut bien rrrigoler

Dans son pigeonnier étoilé !

L'amour devait tout me donner.

Il m'a servi, je suis plumé !

Colombine m'a pigeonné !

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Dernier cri

Publié le par modimodi

Qui a pu dire : pas vu, pas pris !

Moi, j'vous ai vue, j'ai été pris !

J'en suis resté, tout ébahi,

Bouche ouverte comme un baby

Au grand jour de son premier cri !

 

Vous prîtes naissance en ma vie.

Par votre candeur, attendri,

De vous, bien vite, je fus épris.

Aux papouilles, aux guili-guili.

Mon corps connut charivari.

 

En vigueur et droit comme un i,

Je fus aussitôt dégourdi.

Adieu tristesse, adieu soucis !

Sexy plaisirs, délices maxi !

L'amour nous tient à sa merci !

 

Pour nous aimer jusqu'à l'oubli !

Viv' la semaine des quat' jeudis !

Non ! Ne poussez pas des hauts cris !

J'en redemande pour lundi,

Mardi, mercredi, samedi !

 

Nous jouissons à l'infini !

Lorsque vous vous pâmez, ravie

En vous écriant : ô chéri !

Ne croyez pas que ça m'suffit,

Revenez-y ! Revenez-y !

 

Courons vite, jusqu'à la mairie,

L'amour est béni. Oui ! Oui !

Nous nous aimons à la folie,

Vous rayonnez, épanouie, 

A vos couleurs, je me rallie !

 

Vous êtes sublime à l'envie,

Votre beauté n'a pas de prix,

Vous êtes chic, au dernier cri,

Classe naturelle, sans chichis,

Ni patchouli, ni organdi !

 

Une élégante, à petits bruits !

Pour la grand-mode, une égérie !

Princesse, des mille et une folies,

Chacun vous admire, ébloui !

Vous êtes notre first lady.

 

Moi-même, je suis cramoisi,

A deux doigts de l'apoplexie, 

D'la saignée, de l'hémorragie,

Je criaille, je braille, je vagis

Comme au premier jour de ma vie.

 

Après tant de jours et de nuits,

Devant vous, je reste ébaubi,

Alangui mais jamais fléchi

Car bien vite ragaillardi

Par votre splendide appétit !

 

Vous n'êtes jamais assouvie,

Vous demandez la renchérie !

J'adore vos points sur les i ;

Encore, en corps, moi, je vous crie,

En corps à corps, moi, je supplie !

 

Vous fûtes mon premier grand cri !

Je vénère ce jour béni

Où vous m'avez offert le fruit,

Plaisir défendu, interdit

De votre divin paradis.

 

J'ai recueilli le Saint Esprit,

J'suis béni urbi et orbi

Je peux bien vous donner ma vie !

Diable et anges remonteront du puits

Pour vous hurler mon dernier cri !

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Battements d'ailes 2/2

Publié le par modimodi

Vous êtes mon Essence-ciel !

Un simple battement d'ailes,

Un unique frisson d'elle

Voilà, ma Providence-ciel !

Vous m'êtes Existence-ciel,

Mon ange, Référence-ciel !

 

Pas de jalousie mortelle

Comm'ces bêtes péronnelles

Qui me mettent à bout d'elles !

Ne soyez point si cruelle,

Ne me rognez pas les ailes

À coups de bec et scalpel.

 

À vous, je serai fidèle !

Aux cuiss' de quelques donzelles,

Je préfère encore vos ailes.

D'un' pair', je me fais la belle !

Ne soyez donc pas rebelle,

Ne v'nez pas m'plumer les ailes !

 

Ne m'donnez pas d'coups dans l'aile

Ni de flèch's comm' Guillaume Tell !

Pas de plomb, ma toute belle !

Ne me brûlez pas les ailes !

J'en garderais des séquelles,

J'aurais besoin de tutelle !

 

Je devrais prendre une oiselle,

Sans cervelle, un top model,

Une folle jouvencelle

Qui m'enlacera tel quel,

Ailes sous elle, parallèles

Pour extases graduelles !

 

Sur ses ailes, en balancelle,

Je vol'rai vers l'éternel.

Avec le ciel pour ombrelle,

Je chant'rai la ritournelle,

Enfer-paradis-marelle,

Dans un dernier battement d'ailes !

 

Mon ange, mon idéelle,

Ouvrez-moi bien grand vos ailes,

Que mes désirs vous constellent !

Mon amour, mon Logis-Ciel,

Faites-moi une passerelle

D'étoiles et d'étincelles !

 

Divin ! Ce bruissement d'elle !

Elle m'a rendu fou d'elle !

 

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Battements d'ailes 1/2

Publié le par modimodi

Ma colombe, ma dame-oiselle,

Je vous aime à tire d'ailes !

J'accours pour la bagatelle,

Pour vos froufrous, vos dentelles,

Votre coquin porte-jarretelles,

Votre peau parfum cannelle !

 

Mon oiseau de l'arc-en-ciel,

J'veux d'l'amour, du passionnel,

J'veux d'l'extase intemporelle,

J'veux du feu, des étincelles

J'veux vos bas pour une échelle

Qui grimp' jusqu'au 7ème ciel !

 

Ma douce, mon hirondelle,

J'ai du zèle plein mes ailes !

Je veux bien que l'on s'emmêle

Pour danser la tarentelle

Avec tout's les colombelles,

Palombes et bartavelles.

 

J'veux du bonheur, plein mes ailes,

Comme sur les coccinelles,

Sous l'odorante tonnelle,

Qui dansent en ribambelle,

Au cœur d'or des immortelles,

Ou des blanches asphodèles.

 

Mais pas de vaine querelle,

Vous chantez comme un' crécelle !

Vous grincez comm' cent sauterelles,

Hannetons et cicindèles,

En m'aimant à crincrin d'ailes !

C'est bien trop de décibels !

 

Je n'cours pas la tourterelle,

La fausse vieille pucelle,

La roucouleuse d'hôtels

Qui s'fait chatte et sensuelle,

Offrant ses plaisirs charnels

Pour s'faire conduire à l'autel !

 

Vous êtes mon Essence-ciel !

Un simple battement d'ailes,

Un unique frisson d'elles,

Est pour moi Providence-ciel !

Vous m'êtes Existence-ciel !

Mon ange, Référence-ciel !

 

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L'amour vache

Publié le par modimodi

Notre histoire est une ménagerie !

C'est la cata, une vraie vacherie !

Tu te prends pour la vache qui rit !

On t'entend de la fromagerie !

 

Moi, j'm'attendais au Saint Esprit,

Au ramage et aux gazouillis

Des beaux oiseaux du Paradis,

Mais tu bavardes comme une pie !

 

Je t'ai appelée, ma perdrix,

Mon rossignol, mon colibri,

J'ai chanté comme un canari,

L'amour et ses pots-pourris !

 

Toi, tu m'as pris pour une perruche,

Et p'tit à p'tit pour une autruche.

J'suis ta p'luche et tes fanfreluches, 

Je m'suis fait enduire la baudruche.

 

Je voudrais m'suspendre à tes lèvres,

Alors n'me fais pas tourner chèvre !

N'me dis pas de fuir les dondons

Qui s'font friser comme des moutons !

 

Non ! Mon amour, ma p'tite caille,

Je ne fréquente pas la volaille,

Et encore moins le gros bétail.

Moi, je m'impatiente au bercail !

 

Mais t'es jalouse comm'cent coucous,

Faut qu'je file comme un p'tit toutou,

Le caniche du cirque de Moscou !

Tu m'tiens en laisse, faut que tu m'dresses,

Que j'disparaisse, réapparaisse

Battant papattes, de la grosse caisse ! 

Hier, tu m'offrais tes caresses

Aujourd'hui, tes griffes de tigresse !

 

Tu veux qu'je fasse des prouesses,

Que j'cavalcade avec noblesse.

 À ma crinière, t'as fait des tresses,

J'suis un baudet d'cirque en détresse !

Hier, tu m'appelais Fanfan,

Je devais te faire quatre enfants.

Aujourd'hui, tu m'traites d'éléphant.

Je dois me remuer tout l'temps !

 

Tu me prends pour ton chameau,

Faut que je bosse, t'es sur mon dos !

J'suis mêm'ton zèbre, maillot rayures

Car pour une fâcheuse éraflure :

J'dois refaire toute la peinture !

Plus le temps d'dormir comme un loir

Ou j'finis à la rôtissoire

Comme un bon gros magret d'canard !

 

Oublié, le temps des aubades !

J'suis ta bête noire, ta régalade,

Je suis ton bœuf et ta croustade,

Tu me cuisines à l'estouffade,

Tu vas m'finir en carbonnade !

Pas un jour, tu ne fais relâche,

J'voudrais simplement qu'tu m'lâches !

Je n'en peux plus de cet amour vache !

 

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Fleurs de l'âge !

Publié le par modimodi

 

Pour vivre notre plein bonheur,

J'aurais dû apprendre par cœur,

J'aurais dû savoir, par le cœur,

Le langage odorant des fleurs.

 

Il me fallait être au parfum,

Ne pas se fier à ce beau teint

Et confondre touffe de thym

Avec ces fleurs de baratin !

 

Prenez-moi, voyez, je vous donne

Pour faire ma cour, ma mignonne,

Un petit bouquet d'anémones

Et quatre baisers pour aumône !

 

Pour que vous me teniez la main,

Partageant le même chemin,

Pour aujourd'hui et pour demain,

Je vous offre mille jasmins.

 

Que les plaisirs soient nos délices,

Que nous buvions à pleins calices

Dans la blancheur fraîche des lys,

L'ivresse des amaryllis !

 

Effeuillez-vous vite ! Vite !

Comme font les marguerites.

Oui ! Je vous aime à la folie,

Ma belle de jour et de nuit !

 

Mon amante du sans souci,

Mes libations de l'ambroisie,

Vous m'offrez la fleur et le fruit

De votre beauté chaque nuit.

 

Je défaille et tourne de l’œil,

Dans la grâce des chèvrefeuilles.

Je meurs au creux de vos bras,

Dans le parfum du réséda.

 

Ma solaire, mon immortelle,

Ma rose, mon asphodèle,

Nous ne craignions ni vent ni grêle

Pour notre amour perpétuel.

 

Nous n’étions pas en radotage !

Dans nos tisanes de tussilage,

Rien n'annonçait l'amer naufrage

De nos fragiles fleurs de l'âge.

 

Le bonheur était floraison.

Nous avions quatre saisons

Pour vivre enlacés, mon liseron,

Sans jamais le moindre mouron.

 

Nous nous aimions, ma capucine,

Dans la ouatine et la mousseline.

Nous avions ôté les épines

Aux aubépines, à l'églantine.

 

Oui ! Nous ignorions que l'art-roses

Était fleur d'ostéoporose,

Et qu’la ménopause se ramène

Avec la fin des cycles. Amen !

 

 

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