Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Quoi de neuf !

Publié le par modimodi

Chers historiens et chers contemporains, il y a eu 1515, rendu célèbre par Marignan et puis, en ce beau jour, enguirlandé de boules de gui, nous v'là presque... ! An 2015 ! Ô vieux grognards, du haut de ces grandes années, cinq siècles nous séparent !

Le 1er janvier 1515, François 1er débute à 20 ans, son règne de roi de France. Symétrie du calendrier, notre actuel Président, François Hollande, présentera ce soir, 500 ans plus tard, à la France, ses vœux républicains de bonne année ! Grave comme un roi mage, il ne nous promet sûrement pas la galette et, quand bien même ! ... On connaît déjà, le roi de la fève !

Quoi de neuf pour le gui l'an neuf ?... Présenter ses bons vœux et ses meilleurs œufs de grand crémier, à la crème de ses concitoyens!  Au rayon, beurre, œufs, fromages, il paraît que le pays s'enfonce comme dans du beurre et que personne ne retrouve le fil à couper le beurre ! La France risque de devenir rance de rancœur, barattée et baratinée de slogan, comme "Karité bien tartinée et bien ordonnée, commence par soi-même !"

Les économistes, à mailles glissées et points comptés, parlent prudemment de la reprise pour nos bas de laine. A l'endroit ou à l'envers, la nation tricote son destin, en essayant de garder son rang !...Les prévisionnistes conjecturent sur la conjoncture ! Ils marchent à petits pas comptés sur des œufs que les braves citoyens vont pouvoir se faire cuire !

Les coquilles sont vides ou les œufs sont clairs ! Mais nos parlementaires sont là pour pondre des textes de bon aloi ! Les rois de la cocotte en papier ont de la production dans les nichoirs et au perchoir ! En attendant Pâques, nous, nous sommes chocolat ! Faut tout gober et pas se brouiller ! Doux Jésus, ce n'est pas tous les jours fêtes ni Noël, car nous sommes sur la paille ! C'est normal, me direz-vous, puisque l'espoir est en train de couver !

Mes frères et mes sœurs de lait, avec un grand fromager à la caisse de l'Etat, comment s'étonner que certains préfèrent les petits suisses ? Crème pour crème et double crème, trou pour trou, autant se réfugier à Gruyère ! Il vaut mieux laisser couler ceux qui s'encroûtent et moisissent à Coulommiers ou pontifient à Pont l’Évêque ! Quitte à prendre des bleus, mieux vaut les prendre à Gex, qu'en Auvergne ou Jura ! Si la reprise t'était comté, dis-toi, que c'est du gratiné ! Parmesan vite, autour de toi !... surtout si tu connais des quiches !

Entre les poires et le fromage, les promesses sont au frigidaire ! C'est bien normal, en période de réchauffement climatique ! Car pour le festin populaire, tout est prévu : un buffet campagnard pas gratuit, hélas ! Non, un beau buffet garni de généreuses réformes, encore et toujours des réformes ! Et des efforts, encore et toujours des efforts ! Après les omelettes bien baveuses, la poule aux œufs d'or sait qu'elle va finir au pot ! L'histoire se répète au fil des siècles !... Harmonie politique et historique de Henri et François qui cherchent à se mettre en IV !

Mais alors, si on promet la carotte aux navets, sur le marché, il y aura de l'emploi, peut être ? N'y pensez pas ! C'est déjà un vrai travail d'Hercule pour les poireaux qui ne chôment pas, de battre la semelle, devant les portes de Pôle Emploi ! Alors du travail, oui ! Mais sûrement, quand les poules auront des dents et juste un peu...mais attention !... Ce ne sera que pour le roi de Prusse !

La France a un destin épineux pour un avenir pas toujours rose. Même les vieux éléphants habillés en pied-de-poule et poularde demi-deuil disent qu'il n'y a plus de truffes pour les truffes ! Heureusement !  La France a du flair et sait quand il faut appuyer sur le champignon. La France est jeune, elle donne priorité à l'éducation, aux idées maîtresses pour l'école. Apprendre est fructueux et il reste bien toujours une poire pour la soif de connaissances !

Touchez ma Beauce, Monseigneur, les greniers y sont vides ! En effet, dans la France profonde, c'est pas Chambord et la vie de château ! Certains disent que dans les jardins à la française, il n'y a plus de perspectives ! Y'a plus que la Hollande, comme pays de Cocagne ! Pauvre France bashing ! Y'a bien des plans mais ils sont sociaux ! Le pacte pour l'emploi est un pacte avec le diable pour ceux qui le tirent par la queue !

Peuple de précaires et d'intérimaires, gardez la vitalité et l'espoir ! Nous sommes en période de transition énergétique ! Nous sommes compétitifs, surtout en déficit public ! Nous sommes même en excellence au tableau européen ! A l'ère du numérique, nous dépensons sans compter, l'argent et les belles promesses. Ivresse des profondeurs, du trou abyssal !

Mais inutile de rallumer la chaudière ! La France pète la forme et tient une sacrée couche d'ozone ! Chaud devant ! Nous allons mettre les pieds dans le plat. Ça va chauffer et s'échauffer, on prépare la grande conférence climatique. En 2017, on aura chaud aux fesses !

Oui, mais après ces écrans de fumée, comment fait-on pour sortir du tunnel?  Certains disent qu'il pleut et qu'on n'y voit goutte et qu'au royaume des aveugles, les borgnes sont rois ! Peuple aimé et souverain, ne coupez pas la tête du monarque batave, le roi n'est pas son cousin. Y'a bien eu une élue Royal, mais c'est déjà de l'histoire ancienne ! Et tout cela ne nous regarde vraiment pas. Ce n'est pas, parce que nous possédons la bravitude cocardière, que nous pourrons, un jour renverser la Muraille et nous permettre, d'être plus royalistes que le roi !

Alors bonne année ! Au gui, l'an neuf ! C'est peut-être bien parce que le gui a une fausse réputation de parasite, que certains jours, les souhaits peuvent nous filer les boules ! Moi, je ne veux qu'être au comble de mes vœux ! Avec le gui, je vous fais modestement mais précieusement présent, d'un trèfle à quatre feuilles.

Embrassez-vous sous le gui et faites un ou des vœux !

Moi, je vous offre les miens ! Pour le pays, solidarité et fraternité, liberté et égalité de droits et de devoirs ! Amis, fortune, bonheur et chance, amour et joies, délices et ravissement ! Vive la paix et la concorde ! Vive 2015 !

Voir les commentaires

Inventions et découvertes 4/7 Chaussure à son pied!

Publié le par modimodi

La vie transforme parfois la maladresse en infortune comme en succès!

Nous n'en finirons pas de citer les efforts obstinés des savants dont les découvertes furent parfois fatales. Ainsi le radium emporta Marie Curie. Ainsi la nitroglycérine non maîtrisée tua-t-elle le plus jeune fils Nobel, Emile (le frère d'Alfred) et quatre ouvriers. D'autres furent malchanceux et se virent bien que tout feu tout flamme, souffler leur brevet. L'histoire de Charles Goodyear est, en ce sens, plutôt gonflante!

Il faut savoir que, bien qu'observée par Christophe Colomb, la sève d'hévéa ne retint pas son attention. Il fallut attendre le XIXème siècle, pour que l'on se rendit compte, que le latex pouvait servir à effacer les traces de crayon mais aussi, qu'il imperméabilisait vêtements, chaussures et bagages.

Dans la seule année 1842, les Etats unis avaient importé près d'un demi-million de paires de chaussures, fabriquées en Amérique du Sud par les Indiens, en coulant du latex sur des formes de bois, fournies par les importateurs américains. Mais l'intérêt pour le caoutchouc s'altéra peu à peu, car le latex devenait visqueux, en été et dur et friable, en hiver! De quoi offrir plus d'une déconvenue à qui avait eu le bonheur de trouver chaussure à son pied! Les amants avaient bien du mérite de s'attendre de pied ferme, pour démarrer d'un bon pied ou simplement pour réussir à le prendre!

Charles Goodyear s'intéressa donc à un procédé stabilisateur idéal. En janvier 1839, sa maladresse le servit. Il renversa sur un poêle, un récipient où il avait mis du latex, du soufre et, à titre expérimental du blanc de céruse. Quand le mélange refroidit, il s'aperçut qu'il avait acquis la stabilité recherchée, sans pour autant perdre son élasticité.

Hélas, la poudre de soufre qui se formait à la surface était révélatrice du procédé. Et c'est, malheureusement, un anglais, Thomas Ancok, qui réussit par analyse des produits, à le griller. Il déposa, à toute pompe, en 1843, le brevet avant lui. On ne sait, si la chance avait décidé de faire une entorse et un pied de nez à Charles! On ne saurait dire, si ce rusé English était une très grande pointure, mais il fit le premier, parler la gomme pour faire décoller sur les chapeaux de roue, l'emprunt de son invention!

L'infortuné n'y avait vu que du feu mais il renonça à s'effacer. En effet, jusqu'en 1852, il voulut lui faire voir de quel bois il se chauffait. Mais, c'est en vain qu'il se battit pour faire reconnaître d'arrache-pied, son droit d'antériorité à l'invention.

Il eût dû faire fortune! Il n'avait plus, les deux pieds dans le même sabot et le moral dans les chaussettes, qu'à battre la semelle...Pauvre crêpe! Il fut même emprisonné pour dettes, à Paris, en 1855. Ayant déjà, un pied dans la tombe, il mourut ruiné, à New York, 5 ans plus tard. L'usine de vulcanisation qu'il avait fondée, avait en effet, périclité. La gomme ne l'avait, pour finir, conduit qu'à son pauvre gommage!

 

Voir les commentaires

Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme la grêle, quand l'autre est du tonnerre, on n'en a rien à foudre, puisqu'on ne reste pas de glace!

La vie, c'est comme les bateaux et les rideaux, ça met les voiles, au jour le jour.

L'homme, c'est comme la greffe, hanté par la fente.

La mort, c'est comme l'ourlet, une position de repli quand la vie s'effiloche.

L'amour, c'est comme l'école, les maîtresses vous font faire vos classes.

La mort, c'est comme la peau, du chagrin, moment tanné.

L'homme, c'est comme l'arbre, à force d'être dans les chaînes pour un seul être plein de charme et de s'user au boulot, il finit un peu plié.

La mort, c'est comme l'alcool, un petit verre, ça va, trois vers, bonjour les dégâts!

L'amour, c'est comme la grammaire, de temps en temps, il faut manier le verbe, être porté sur l'article et s'étendre avec attributs sur le sujet.

Voir les commentaires

Regrets ad libitum 3/3

Publié le par modimodi

J'aurais voulu m'appeler Noël !

Le papa qui descend du ciel,

Tout couvert de suie et de plâtre,

Dans les cheminées des bellâtres,

Pour apporter tous leurs cadeaux

A des joyeux, à gros sabots !

 

J'm'suis pas perdu dans l'brouillard,

J'ai pas fait de colin maillard

Avec Melchior et Gaspard,

Balthazar et l'Père fouettard.

Mais voilà ! J'ai un jour de r'tard !

J'vais vous conter mes avatars !

 

Par Saint Michel, le bel archange,

Gloire au p'tit Jésus dans ses langes !

A lui seul, concert et louanges

Que jamais rien ne le dérange !

 

Oui ! Dans le ciel tout est étrange !

Entre les étoiles et les anges,

Y'a comme un bien curieux mélange :

Pilotages en survoltages,

Dérapages et emboutissages,

Ailes froissées, télescopages,

Me v'là pris dans l'embouteillage !

 

Trop d'traîneaux qui forcent l'passage

Et c'est l'méga carambolage !

Je m'faufile entre deux nuages,

J'évite tous les accrochages

Mais comble des grands dommages,

Je me fais taxer au péage,

Pour un surplus sur l'porte bagages !

 

Mes rennes, de trop d'piétinage,

Ont les sabots en sur-chauffage,

Des problèmes au redémarrage

Et du retard à l'allumage !

Pour le traîneau, plus d'décollage,

Patinage et encalminage !

 

Faudrait dénicher un garage,

Changer batterie, vis et bielles,

Mais, c'est la mauvaise nouvelle :

Plus de bougies, la nuit d'Noël !

 

Je prends du r'tard dans mon voyage.

La grand' tournée tourne au naufrage !

J'houspille mes rennes, ma voix se casse.

J'suis dans le pudding, à la ramasse.

 

Mon vieux traîneau fait du surplace !

Maman Noël, j'suis dans la poisse!

Tout est foutu, Mary Christmas,

Dindes et bûches, dans la mélasse!

 

A la diète, les petits, les grands!

C'est pas Noël, c'est Ramadan!

Voir les commentaires

Conte de Noël

Publié le par modimodi

C'est Noël! J'ai l'esprit au Père, qui se fait la paire et qui cas hotte! Bellâtre scintillant, je m'en vais te narrer un conte mélo, dis! Tout émaillée de faux pas et de fausses notes, mon imagination des fêtes l'a trouvé, ce matin, au fond de ses gros sabots.

Ils se rencontrèrent au conservatoire. Elle jouait de l'épinette, lui, de la viole de gambe. Elle avait un cor d'harmonie qu'elle pratiquait dans sa chambrette. Elle l'invita. Il accepta. Ils partagèrent quelques accords, en cor à corps.

Touché à la corde sensible, il en pinça pour elle. Amoroso, larghetto, allegro, crescendo, fortissimo! C'était le plus beau duo de musique de chambre. Au programme: branle, gaillarde et sarabande! (Trouvez l'erreur!). Ils se produisirent sur toutes les scènes d'Europe, accompagnant maestros et divas!

Mais les chemins de la gloire ont parfois des voies de traverse. Sur les bords du beau Danube, bleus au cœur, leur amour éclata! Elle s'éprit d'un valseur mondain. Il était jeune, 25 balais! Aussitôt dans ses petits chaussons, elle fut emballée!

Il dansait comme un dieu, le meringué et la matchiche, le boston et le black-bottom. Son cœur fut transpercé par le clou du spectacle! Dans la danse du fakir, aie! aie! aie! Quelle extraordinaire vitesse de pointes! Il en brûlait les planches, elle en brûla d'amour, croyant à son étoile!

Soupirs, silences et pauses, faux pas et grand écart... C'est pour ces diables de chaussons, qu'elle envoya aux pommes son pauvre musicien. Ils donnèrent encore ensemble un impromptu en contretemps, un galop, une fugue mais pas de suite. Final et dernier accord plaqué! Voulant rompre ses fers, elle brisa même la chaîne de haute fidélité!

Sous d'autres cieux, avec son étoile, elle fila, m'a t-on dit, pour le parfait amour... Chorégraphie du grand pas de deux! Fondus et portés, style aérien! Pour les petits rats, la nuit, tous les entrechats sont gris!

L'infortuné croque notes n'étant plus de la revue, s'éloigna, à son tour sur la pointe des pieds. Abattu, il battait en retraite quand il rencontra un jeune, battant tambour. Il avait un petit nez, en trompette et en renommée.

_ "Ma corniste au cor de chasse, s'en est allée, lui dit-il! Après m'avoir fait marcher à la baguette, elle est partie, sans tambour ni trompette, dans une vulgaire caisse de frimeur, rouler quelque part sa caisse avec un gambilleur!"

_"Mon ami, imite-moi et ne désespère pas. Donne-toi à ton art, ouvre-toi encore plus à la musique! Ne perds pas de temps et du duo passe à l'orchestre polyphonique! Ne te frappe pas, si dans ce mauvais coup, c'est ailleurs, que ta rouée est partie danser la bourrée! L'amour est une histoire de gongs, une romance de deux balles, à cymbales.

Il n'y a pas d'accord parfait! Reste tonique! La passion n'est que du pipeau qui, sur toute la gamme prend le vent et se donne l'air! Adagio, moderato, lamentabile! La partition, en mode mineur, souvent inachevée, ne vous donne le la qu'avec des si. Bien fat est qui s'y fie! Nos muses s'amusent en dissonance. Change d'air ami, reprends ta cadence et la clé des chants!"

Le timbalier avait raison. C'est en cherchant une autre voie, qu'au hasard d'un brouillard, il la croisa. Elle faisait des vocalises sur les bords de la Tamise. Romances, cantates, trilles de cristal... Il en resta sans voix et lui demanda de l'accompagner dans tous ses récitals. Après quelques roulades, il se mit vite au lied avec la Prima donna!...

Amoroso, languido, gracioso, agitato! De syncope en comma, elle se pâma entre ses bras. Vertiges et feux sacrés, harmonies aux rimes embrassées. Mais un soir de gala, la cantatrice haut de gamme, coinçant dans le contre ut, s’époumona. Dans le grand air: << Gratte-moi la puce que j'ai dans le do! >> Le sol se déroba. Ce fut le fiasco, un vrai méli-mélo, en pleine mélodie. Un vrai chant du départ, un chant du cygne. Il la quitta. Elle déchanta.

Or,un 25 décembre, c'était réglé comme du papier à musique, le père Noël, ce facétieux offrit au musicien un final plus mélodieux. Ce jour là, à l'Opéra, il retrouva sa douce amie, au corps de rêve et au cor d'harmonie. On y donnait ce soir, le ballet Petrouchka. A l'air fameux: << Il avait une jambe de bois... >>, voulant aller plus vite que la musique, son danseur de mari, à la pointe de son art, glissa sur le parquet et se brisa talons et pointes. Adieu ballerines, adieu tutus, l'amour, l'amor! Les cinq sens, dessus dessous, devant derrière! Dernière danse macabre! Adieux!

Alors ne sachant plus, elle-même, sur quel pied danser, sans doute préféra-t-elle son joueur de viole de gambe à son éclopé des gambettes... Amoroso, maestoso, prestissimo! Prenant leurs jambes à leur cou, ils s'enfoncèrent dans la nuit claire...

On dit qu'il dansent pas à pas, la danse du tambourin, le passepied et la contredanse. On dit qu'étourdis d'amour et de bonheur, il dansent à en perdre la tête, la danse de Salomé et la danse de Saint Guy puis le boogie-woogie, avant les prières du soir et les dévotions de la nuit!

Joyeux NOËL! Ô alanguis, ô guillerets, au gui l'an neuf!

Voir les commentaires

Femme fleur !

Publié le par modimodi

J'en appelle à la chance !

Je demande en confiance,

Un amour de patience,

Libre, sans réticence !

 

Je n'veux plus la souffrance

D'un amour de silences,

D'un amour froid d'absences,

Pour mon cœur en béance.

 

Je n'veux plus l'impotence

D'un amour de prudence,

D'un amour de défiance

De ton cœur à distance !

 

Je n'veux plus l'abstinence

D'un amour sans constance,

D'un amour pénitence

Pour nos corps sans défense !

 

Mon cœur est, depuis trop longtemps,

Prisonnier des ronces du temps,

L'amère prison des amants,

Où ils languissent en gémissant.

 

Je prie le ciel qu'il m'offre encore

Un amour si doux et si fort,

Qui soit fortin et coffre-fort !

Un amour si doux et si fort,

Qui soit frisson et réconfort !

 

Et je brûle chandelles,

A veiller dans mes nuits,

Recherchant en vain celle

Qui embrasera ma vie !

 

Ma flamme d'embellie,

Ma tendre femme flamme,

Pâle mélancolie,

Qui envahit mon âme !

 

Oui ! Je lui veux tendresse

Oui ! Je la veux caresse

Et je suis à l'attendre

Ai-je droit d'y prétendre ?...

 

Ma fleur, mon ancolie,

Mon soleil de minuit,

Ma frêle, sans souci

C'est de Botticelli,

Ma tendre femme fleur

Que vient cette pâleur ! 

 

Ô ma belle de nuit,

Fleuron de mes envies,

Ma rose, mon patchouli,

Ma reine d'anthologie,

Mes tendres floralies

Pour mon cœur assoupi !

 

Dans vos mille fragrances,

L'amour sans réticence

Est en magnificence.

Il m'offre sa vaillance,

Jouvence et délivrance !

L'amour est renaissance !

Voir les commentaires

Inventions et découvertes 3/7 Euréka!

Publié le par modimodi

La vie offre aux chercheurs l'occasion d'affirmer, avec courage, leurs convictions et leurs découvertes.

" Il faut construire un vaisseau pour explorer les océans de l'univers spatial. " Ces paroles visionnaires furent prononcées avec feu, il y a 400 ans, par l'astronome allemand Johannes Kepler.

Au creuset du vaste monde, l'étude des étoiles, de la lune, du soleil, des planètes, a, depuis Ptolémée, inspiré des vocations et des hypothèses révolutionnaires, qui firent passer bon nombre de savants pour fous et leur causèrent mille persécutions.

On a peine à concevoir, aujourd'hui le courage, qu'il fallût alors pour exposer des théories constituant un défi à ce que tous les bons chrétiens tenaient pour la parole de Dieu. Copernic n'avait-il pas retardé la publication de ses conclusions jusqu'aux derniers jours de sa vie en 1543? En l'an 1600, Giordano Bruno ne fut-il pas brûlé à Rome pour avoir affirmé que l'espace était infini et peuplé d'étoiles aussi grandes que notre soleil?

Kepler ne dût-il pas fuir à plusieurs reprises les persécutions? Galilée ne se vit-il pas interdire par l'Inquisition d'enseigner ses doctrines sur le système solaire. Ne dut-il pas, 16 ans durant, se plier à cette interdiction? En 1632, ne fut-il pas encore à 70 ans, alors qu'il était atteint d'une double hernie et d'une maladie de cœur, convoqué, à la demande du pape Urbain, par une commission d'enquête composée de cardinaux? Menacé de torture, s'il ne revenait pas sur ses conceptions scientifiques, il capitula devant le Vatican après quatre mois de détention. Mais si l'on en croit la légende, à peine Galilée eut-il rétracté sa croyance dans les mouvements de la terre, qu'il soupira et dit à voix basse: "Eppur, si muove! Et pourtant, elle tourne! " il mourut en 1642, l'année même de la naissance d'Isaac Newton.

Chercher et trouver, c'est le but de la science. La densité des études personnelles et des phénomènes les plus laborieux a permis, par poussées méritoires successives, de faire de chaque self-made-man, des disciples d'Archimède! Bien peu ont eu toutefois, au sortir du bain, l'euphorie de la découverte! D'euréka en éclairs d'intuition, les génies n'en finissent pas de tenter d'éclairer nos esprits ténébreux.

Au hasard, au XIXème siècle, citons le lumineux et scintillant Edison dont les inventions furent sanctionnées de son vivant par le nombre record de 1093 brevets!

Il a presque tout inventé: le phonographe, la lampe à incandescence, le microphone, le duplicateur à stencil, le fluoroscope, l'accumulateur alcalin fer-nickel et le principe du cinéma. Il a encore permis d'exploiter commercialement les inventions des autres:  le téléphone, le télégraphe, la machine à écrire, dont les médecins, en 1833, l'accusèrent de donner la phtisie et de provoquer la démence précoce.

C'est lui qui a conçu tout notre système de distribution d'électricité. Mais ses échecs furent aussi nombreux. Si la première invention qu'il fit breveter fut une machine électrique à enregistrer les résultats des élections, les parlementaires refusèrent de l'acheter!

On a cité souvent cette parole, qui lui est attribuée: " Le génie, c'est un pour cent d'inspiration et quatre-vingt-dix-neuf pour cent de transpiration. " Moi, j'ai bien peur que mes sueurs froides ne soient pas de cette eau là! S'il y a du génie dans l'air, pour l'instant, rien n'a transpiré!

 

Voir les commentaires

Mystères

Publié le par modimodi

Est-ce pour ne pas perdre le fil de la vie, qu'on se brode des histoires?

Cunnilingus : une fois donnée sa langue au chat, à prendre ou à lécher?

Est-ce pour être dans ses petits papiers, que la poule se plie en quatre, pour se donner des airs de cocotte?

Quand l'idée fuse, entre cogite et coït, y'a t-il un jet de trop?

Quand l'autre ne vaut pas un clou et que l'envie de le quitter, vous tenaille, faut-il s'arracher?

Du coin des yeux aux coins de la bouche, l'amour joue-t-il aux quatre coins?

Le comble pour un gay, n'est-ce pas d'être faux-cul?

Est-ce par souci d'égalité des sexes, que celui de l'homme fait pendant à la femme?

Quand on n'a pas de veine, faut-il se faire du mauvais sang ou simplement laisser couler?

Voir les commentaires

Cousu de fil blanc !

Publié le par modimodi

Thésée, en suivant le fil d'Ariane, avait au moins, une chance de ne pas se perdre dans le labyrinthe...

Si, le Minotaure, le "taureau de Minos" terrorisait les Athéniens, moi, c'est le Minutaure, le "taureau de Minus" qui terrorise ma prose minable, mine et dévore toutes mes idées.

Je me perds dans le dédale de mes pensées et égare mes lecteurs. J'en sais qui sont morts de faim et de soif, à chercher en vain un peu de consistance et de sapidité, à mes textes dénutris !

En effet, au fil du temps et de l'eau sous les ponts, je fais une drôle de bobine, chaque fois que je perds le fil ! Mais où est la ligne directrice, crie la petite Charlotte, aux fraises en croyant que je les sucre ! Non ! Non ! Je ne file pas de mauvais coton mais rien que des tartes, aux pommes !

Le thésaurus de Minus est tout cousu de fil blanc. La fantaisie s'y faufile sans pouvoir se défiler. Les pensées partent en quenouille et se font la Belle au bois dormant dans sa robe aux fils de soie et d'or.

Ma muse, la Belle a le sommeil profond ! Je garde un tout petit fragile espoir que l'espérance fasse de moi un centenaire. Mais, il reste, pour l'instant inconnu aux presses book de la cité des contes de fée, ce beau prince charmant, pour le temps promis du réveil ! 

Inutile donc de piquer toutes mes idées décousues ! Elles vont de fil en aiguille et donnent ma belle langue au chas. C'est à chacun d'éviter de se mettre en pelote et de ne pas se lasser avant que le récit ne soit bouclé. S'il se boucle un jour ! Mes idées tricotent et s'échappent des rangs serrés sur l'aiguille. J'ai maille à partir ainsi !

Je voudrais vous rassurer ! Avec moi, pas de sacs de nœuds ou d'embrouilles quand je fais dans la dentelle ! Je brode le canevas des histoires en attendant, un peu comme Pénélope attendait son Ulysse, le retour d'estime du lecteur. Hélas, je m'enlace et me lasse ! Personne en filature, ou si peu ! Je fais tapisserie.

Je file doux, mais mes prétentions littéraires me donnent du fil à retordre. Vous pouvez donc laisser rouiller vos reproches en barbelés, sans vous piquer du moindre commentaire... Pas de crispation de mâchoires ni de rictus de déception ! Décontractez-vous plutôt ! Vous risqueriez bien d'attraper un spasme musculaire, comme ma crampe de l'écrivain !

Ah ! Quelle plaie, savez-vous, de se mettre Martel en tête et de choper le tétanos, au fil de l'épée d'académiciens, verts de si peu d'académisme du moindre de mes textes !

Dans le fond, je suis comme le bon roi Dagobert, j'ai mis mon talent à l'envers ! Avec ce style d'écrivain défroqué, aux récits effilochés, j'ai peut-être même mérité une déculottée... Comme dans la guerre des boutons, je devrais sûrement laisser tomber, si je ne veux pas de pantalonnade. Je l'entrevois mon avenir élimé de poète maudit !... Voué aux fleurs du mal, au bagne et au pagne !

Dites-moi ! Dois-je comme un sans-culotte, tramer mes écrits d'une fibre cocardière ? Où trouverai-je le chanvre des ficelles du métier d'écrivain ? A part, la corde pour me pendre au cou de l'inspiration, que me reste-t-il à tresser ?

Et que me reste-t-il à tisser, si je n'ai plus que le fil à couper le beurre ? Dois-je avoir un moral d'acier et du cœur, bien gros au ventre pour tailler dans le gras des mots que je tartine ? "Épatant, cet empâté, dit le chipoteur charcutant !"

Ah ! Je ne veux pas non plus en découdre avec tous les Filochard ! J'ai un fil à la patte, c'est le fil de la plume ou le fil de la Vierge pour la toile du roman. Comme un tisserand des mots, je l'étire sans cesse, afin de ne pas l'emberlificoter, pour échapper au genre filasse ou ne pas recevoir la peignée.

C'est ainsi ! Mes anecdotes vont à la file et je reste leur unique chef de file. Et puis, tant mieux, si parfois le fil de ma fantaisie vous met en file d'attente du texte quotidien égaré sur ce blog. Tant pis, si ce fil vous semble retors ou ténu et que vous le cassiez d'un ton mordant ! Moi, j'y suis solidement attaché. Si je m'éraille parfois, jamais je ne déraille ou même ne me défile.

Je ne pense pas être le lampiste pour le prochain bal des lampions ! Non ! Pour la beauté des belles-lettres et la lumière des météores de la littérature, je ne suis qu'un fil mais un fil amant !

Voir les commentaires

Regrets ad libitum... 1/3

Publié le par modimodi

J'aurais voulu être Shiva,

Pour vous enlacer dans mes bras.

Mais vous êtes une furie,

Vous me bassinez sans merci.

Mes élans passent à la scie,

Je vous aime à bras raccourcis !

 

J'aurais voulu être Froissard,

Pour vous coucher dans mes Mémoires,

Mais vous ruez dans les brancards

En vous refusant au plumard !

 

J'aurais voulu être Roland,

Sonner d'amour de l’olifant,

Et taillader d'un seul tranchant,

Tous vos refus, tous vos tourments.

Mais, je m'retrouv' comme Vauban,

Sur la brèche d'un mauvais plan !

 

J'aurais voulu être Fanfan,

Une tulipe entre les dents

Pour, à la tête du régiment

Sonner la charge à vos amants.

 

Embrasant ce buisson ardent,

J'aurais voulu, pendant sept ans,

Faire la guerre et dix enfants !

Mais vous m'laissez clopin-clopant

Sans les dents et sur le champ,

En me tirant, à bout portant,

Deux boulets pour ronds de flanc !

 

Je voulais être mousquetaire,

Le D'Artagnan, roi d'la rapière,

J'ai croisé, vos routes et vos fers

Et je suis monté chez Saint-Pierre.

Oh ! La chance ! Plus de place, en enfer !

Il est surbooké Lucifer !

Voir les commentaires

1 2 3 > >>