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Quoi de neuf !

Publié le par modimodi

Chers historiens et chers contemporains, il y a eu 1515, rendu célèbre par Marignan et puis, en ce beau jour, enguirlandé de boules de gui, nous v'là presque... ! An 2015 ! Ô vieux grognards, du haut de ces grandes années, cinq siècles nous séparent !

Le 1er janvier 1515, François 1er débute à 20 ans, son règne de roi de France. Symétrie du calendrier, notre actuel Président, François Hollande, présentera ce soir, 500 ans plus tard, à la France, ses vœux républicains de bonne année ! Grave comme un roi mage, il ne nous promet sûrement pas la galette et, quand bien même ! ... On connaît déjà, le roi de la fève !

Quoi de neuf pour le gui l'an neuf ?... Présenter ses bons vœux et ses meilleurs œufs de grand crémier, à la crème de ses concitoyens!  Au rayon, beurre, œufs, fromages, il paraît que le pays s'enfonce comme dans du beurre et que personne ne retrouve le fil à couper le beurre ! La France risque de devenir rance de rancœur, barattée et baratinée de slogan, comme "Karité bien tartinée et bien ordonnée, commence par soi-même !"

Les économistes, à mailles glissées et points comptés, parlent prudemment de la reprise pour nos bas de laine. A l'endroit ou à l'envers, la nation tricote son destin, en essayant de garder son rang !...Les prévisionnistes conjecturent sur la conjoncture ! Ils marchent à petits pas comptés sur des œufs que les braves citoyens vont pouvoir se faire cuire !

Les coquilles sont vides ou les œufs sont clairs ! Mais nos parlementaires sont là pour pondre des textes de bon aloi ! Les rois de la cocotte en papier ont de la production dans les nichoirs et au perchoir ! En attendant Pâques, nous, nous sommes chocolat ! Faut tout gober et pas se brouiller ! Doux Jésus, ce n'est pas tous les jours fêtes ni Noël, car nous sommes sur la paille ! C'est normal, me direz-vous, puisque l'espoir est en train de couver !

Mes frères et mes sœurs de lait, avec un grand fromager à la caisse de l'Etat, comment s'étonner que certains préfèrent les petits suisses ? Crème pour crème et double crème, trou pour trou, autant se réfugier à Gruyère ! Il vaut mieux laisser couler ceux qui s'encroûtent et moisissent à Coulommiers ou pontifient à Pont l’Évêque ! Quitte à prendre des bleus, mieux vaut les prendre à Gex, qu'en Auvergne ou Jura ! Si la reprise t'était comté, dis-toi, que c'est du gratiné ! Parmesan vite, autour de toi !... surtout si tu connais des quiches !

Entre les poires et le fromage, les promesses sont au frigidaire ! C'est bien normal, en période de réchauffement climatique ! Car pour le festin populaire, tout est prévu : un buffet campagnard pas gratuit, hélas ! Non, un beau buffet garni de généreuses réformes, encore et toujours des réformes ! Et des efforts, encore et toujours des efforts ! Après les omelettes bien baveuses, la poule aux œufs d'or sait qu'elle va finir au pot ! L'histoire se répète au fil des siècles !... Harmonie politique et historique de Henri et François qui cherchent à se mettre en IV !

Mais alors, si on promet la carotte aux navets, sur le marché, il y aura de l'emploi, peut être ? N'y pensez pas ! C'est déjà un vrai travail d'Hercule pour les poireaux qui ne chôment pas, de battre la semelle, devant les portes de Pôle Emploi ! Alors du travail, oui ! Mais sûrement, quand les poules auront des dents et juste un peu...mais attention !... Ce ne sera que pour le roi de Prusse !

La France a un destin épineux pour un avenir pas toujours rose. Même les vieux éléphants habillés en pied-de-poule et poularde demi-deuil disent qu'il n'y a plus de truffes pour les truffes ! Heureusement !  La France a du flair et sait quand il faut appuyer sur le champignon. La France est jeune, elle donne priorité à l'éducation, aux idées maîtresses pour l'école. Apprendre est fructueux et il reste bien toujours une poire pour la soif de connaissances !

Touchez ma Beauce, Monseigneur, les greniers y sont vides ! En effet, dans la France profonde, c'est pas Chambord et la vie de château ! Certains disent que dans les jardins à la française, il n'y a plus de perspectives ! Y'a plus que la Hollande, comme pays de Cocagne ! Pauvre France bashing ! Y'a bien des plans mais ils sont sociaux ! Le pacte pour l'emploi est un pacte avec le diable pour ceux qui le tirent par la queue !

Peuple de précaires et d'intérimaires, gardez la vitalité et l'espoir ! Nous sommes en période de transition énergétique ! Nous sommes compétitifs, surtout en déficit public ! Nous sommes même en excellence au tableau européen ! A l'ère du numérique, nous dépensons sans compter, l'argent et les belles promesses. Ivresse des profondeurs, du trou abyssal !

Mais inutile de rallumer la chaudière ! La France pète la forme et tient une sacrée couche d'ozone ! Chaud devant ! Nous allons mettre les pieds dans le plat. Ça va chauffer et s'échauffer, on prépare la grande conférence climatique. En 2017, on aura chaud aux fesses !

Oui, mais après ces écrans de fumée, comment fait-on pour sortir du tunnel?  Certains disent qu'il pleut et qu'on n'y voit goutte et qu'au royaume des aveugles, les borgnes sont rois ! Peuple aimé et souverain, ne coupez pas la tête du monarque batave, le roi n'est pas son cousin. Y'a bien eu une élue Royal, mais c'est déjà de l'histoire ancienne ! Et tout cela ne nous regarde vraiment pas. Ce n'est pas, parce que nous possédons la bravitude cocardière, que nous pourrons, un jour renverser la Muraille et nous permettre, d'être plus royalistes que le roi !

Alors bonne année ! Au gui, l'an neuf ! C'est peut-être bien parce que le gui a une fausse réputation de parasite, que certains jours, les souhaits peuvent nous filer les boules ! Moi, je ne veux qu'être au comble de mes vœux ! Avec le gui, je vous fais modestement mais précieusement présent, d'un trèfle à quatre feuilles.

Embrassez-vous sous le gui et faites un ou des vœux !

Moi, je vous offre les miens ! Pour le pays, solidarité et fraternité, liberté et égalité de droits et de devoirs ! Amis, fortune, bonheur et chance, amour et joies, délices et ravissement ! Vive la paix et la concorde ! Vive 2015 !

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Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme la grêle, quand l'autre est du tonnerre, on n'en a rien à foudre, puisqu'on ne reste pas de glace!

La vie, c'est comme les bateaux et les rideaux, ça met les voiles, au jour le jour.

L'homme, c'est comme la greffe, hanté par la fente.

La mort, c'est comme l'ourlet, une position de repli quand la vie s'effiloche.

L'amour, c'est comme l'école, les maîtresses vous font faire vos classes.

La mort, c'est comme la peau, du chagrin, moment tanné.

L'homme, c'est comme l'arbre, à force d'être dans les chaînes pour un seul être plein de charme et de s'user au boulot, il finit un peu plié.

La mort, c'est comme l'alcool, un petit verre, ça va, trois vers, bonjour les dégâts!

L'amour, c'est comme la grammaire, de temps en temps, il faut manier le verbe, être porté sur l'article et s'étendre avec attributs sur le sujet.

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Regrets ad libitum 3/3

Publié le par modimodi

J'aurais voulu m'appeler Noël !

Le papa qui descend du ciel,

Tout couvert de suie et de plâtre,

Dans les cheminées des bellâtres,

Pour apporter tous leurs cadeaux

A des joyeux, à gros sabots !

 

J'm'suis pas perdu dans l'brouillard,

J'ai pas fait de colin maillard

Avec Melchior et Gaspard,

Balthazar et l'Père fouettard.

Mais voilà ! J'ai un jour de r'tard !

J'vais vous conter mes avatars !

 

Par Saint Michel, le bel archange,

Gloire au p'tit Jésus dans ses langes !

A lui seul, concert et louanges

Que jamais rien ne le dérange !

 

Oui ! Dans le ciel tout est étrange !

Entre les étoiles et les anges,

Y'a comme un bien curieux mélange :

Pilotages en survoltages,

Dérapages et emboutissages,

Ailes froissées, télescopages,

Me v'là pris dans l'embouteillage !

 

Trop d'traîneaux qui forcent l'passage

Et c'est l'méga carambolage !

Je m'faufile entre deux nuages,

J'évite tous les accrochages

Mais comble des grands dommages,

Je me fais taxer au péage,

Pour un surplus sur l'porte bagages !

 

Mes rennes, de trop d'piétinage,

Ont les sabots en sur-chauffage,

Des problèmes au redémarrage

Et du retard à l'allumage !

Pour le traîneau, plus d'décollage,

Patinage et encalminage !

 

Faudrait dénicher un garage,

Changer batterie, vis et bielles,

Mais, c'est la mauvaise nouvelle :

Plus de bougies, la nuit d'Noël !

 

Je prends du r'tard dans mon voyage.

La grand' tournée tourne au naufrage !

J'houspille mes rennes, ma voix se casse.

J'suis dans le pudding, à la ramasse.

 

Mon vieux traîneau fait du surplace !

Maman Noël, j'suis dans la poisse!

Tout est foutu, Mary Christmas,

Dindes et bûches, dans la mélasse!

 

A la diète, les petits, les grands!

C'est pas Noël, c'est Ramadan!

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Conte de Noël

Publié le par modimodi

C'est Noël! J'ai l'esprit au Père, qui se fait la paire et qui cas hotte! Bellâtre scintillant, je m'en vais te narrer un conte mélo, dis! Tout émaillée de faux pas et de fausses notes, mon imagination des fêtes l'a trouvé, ce matin, au fond de ses gros sabots.

Ils se rencontrèrent au conservatoire. Elle jouait de l'épinette, lui, de la viole de gambe. Elle avait un cor d'harmonie qu'elle pratiquait dans sa chambrette. Elle l'invita. Il accepta. Ils partagèrent quelques accords, en cor à corps.

Touché à la corde sensible, il en pinça pour elle. Amoroso, larghetto, allegro, crescendo, fortissimo! C'était le plus beau duo de musique de chambre. Au programme: branle, gaillarde et sarabande! (Trouvez l'erreur!). Ils se produisirent sur toutes les scènes d'Europe, accompagnant maestros et divas!

Mais les chemins de la gloire ont parfois des voies de traverse. Sur les bords du beau Danube, bleus au cœur, leur amour éclata! Elle s'éprit d'un valseur mondain. Il était jeune, 25 balais! Aussitôt dans ses petits chaussons, elle fut emballée!

Il dansait comme un dieu, le meringué et la matchiche, le boston et le black-bottom. Son cœur fut transpercé par le clou du spectacle! Dans la danse du fakir, aie! aie! aie! Quelle extraordinaire vitesse de pointes! Il en brûlait les planches, elle en brûla d'amour, croyant à son étoile!

Soupirs, silences et pauses, faux pas et grand écart... C'est pour ces diables de chaussons, qu'elle envoya aux pommes son pauvre musicien. Ils donnèrent encore ensemble un impromptu en contretemps, un galop, une fugue mais pas de suite. Final et dernier accord plaqué! Voulant rompre ses fers, elle brisa même la chaîne de haute fidélité!

Sous d'autres cieux, avec son étoile, elle fila, m'a t-on dit, pour le parfait amour... Chorégraphie du grand pas de deux! Fondus et portés, style aérien! Pour les petits rats, la nuit, tous les entrechats sont gris!

L'infortuné croque notes n'étant plus de la revue, s'éloigna, à son tour sur la pointe des pieds. Abattu, il battait en retraite quand il rencontra un jeune, battant tambour. Il avait un petit nez, en trompette et en renommée.

_ "Ma corniste au cor de chasse, s'en est allée, lui dit-il! Après m'avoir fait marcher à la baguette, elle est partie, sans tambour ni trompette, dans une vulgaire caisse de frimeur, rouler quelque part sa caisse avec un gambilleur!"

_"Mon ami, imite-moi et ne désespère pas. Donne-toi à ton art, ouvre-toi encore plus à la musique! Ne perds pas de temps et du duo passe à l'orchestre polyphonique! Ne te frappe pas, si dans ce mauvais coup, c'est ailleurs, que ta rouée est partie danser la bourrée! L'amour est une histoire de gongs, une romance de deux balles, à cymbales.

Il n'y a pas d'accord parfait! Reste tonique! La passion n'est que du pipeau qui, sur toute la gamme prend le vent et se donne l'air! Adagio, moderato, lamentabile! La partition, en mode mineur, souvent inachevée, ne vous donne le la qu'avec des si. Bien fat est qui s'y fie! Nos muses s'amusent en dissonance. Change d'air ami, reprends ta cadence et la clé des chants!"

Le timbalier avait raison. C'est en cherchant une autre voie, qu'au hasard d'un brouillard, il la croisa. Elle faisait des vocalises sur les bords de la Tamise. Romances, cantates, trilles de cristal... Il en resta sans voix et lui demanda de l'accompagner dans tous ses récitals. Après quelques roulades, il se mit vite au lied avec la Prima donna!...

Amoroso, languido, gracioso, agitato! De syncope en comma, elle se pâma entre ses bras. Vertiges et feux sacrés, harmonies aux rimes embrassées. Mais un soir de gala, la cantatrice haut de gamme, coinçant dans le contre ut, s’époumona. Dans le grand air: << Gratte-moi la puce que j'ai dans le do! >> Le sol se déroba. Ce fut le fiasco, un vrai méli-mélo, en pleine mélodie. Un vrai chant du départ, un chant du cygne. Il la quitta. Elle déchanta.

Or,un 25 décembre, c'était réglé comme du papier à musique, le père Noël, ce facétieux offrit au musicien un final plus mélodieux. Ce jour là, à l'Opéra, il retrouva sa douce amie, au corps de rêve et au cor d'harmonie. On y donnait ce soir, le ballet Petrouchka. A l'air fameux: << Il avait une jambe de bois... >>, voulant aller plus vite que la musique, son danseur de mari, à la pointe de son art, glissa sur le parquet et se brisa talons et pointes. Adieu ballerines, adieu tutus, l'amour, l'amor! Les cinq sens, dessus dessous, devant derrière! Dernière danse macabre! Adieux!

Alors ne sachant plus, elle-même, sur quel pied danser, sans doute préféra-t-elle son joueur de viole de gambe à son éclopé des gambettes... Amoroso, maestoso, prestissimo! Prenant leurs jambes à leur cou, ils s'enfoncèrent dans la nuit claire...

On dit qu'il dansent pas à pas, la danse du tambourin, le passepied et la contredanse. On dit qu'étourdis d'amour et de bonheur, il dansent à en perdre la tête, la danse de Salomé et la danse de Saint Guy puis le boogie-woogie, avant les prières du soir et les dévotions de la nuit!

Joyeux NOËL! Ô alanguis, ô guillerets, au gui l'an neuf!

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Femme fleur !

Publié le par modimodi

J'en appelle à la chance !

Je demande en confiance,

Un amour de patience,

Libre, sans réticence !

 

Je n'veux plus la souffrance

D'un amour de silences,

D'un amour froid d'absences,

Pour mon cœur en béance.

 

Je n'veux plus l'impotence

D'un amour de prudence,

D'un amour de défiance

De ton cœur à distance !

 

Je n'veux plus l'abstinence

D'un amour sans constance,

D'un amour pénitence

Pour nos corps sans défense !

 

Mon cœur est, depuis trop longtemps,

Prisonnier des ronces du temps,

L'amère prison des amants,

Où ils languissent en gémissant.

 

Je prie le ciel qu'il m'offre encore

Un amour si doux et si fort,

Qui soit fortin et coffre-fort !

Un amour si doux et si fort,

Qui soit frisson et réconfort !

 

Et je brûle chandelles,

A veiller dans mes nuits,

Recherchant en vain celle

Qui embrasera ma vie !

 

Ma flamme d'embellie,

Ma tendre femme flamme,

Pâle mélancolie,

Qui envahit mon âme !

 

Oui ! Je lui veux tendresse

Oui ! Je la veux caresse

Et je suis à l'attendre

Ai-je droit d'y prétendre ?...

 

Ma fleur, mon ancolie,

Mon soleil de minuit,

Ma frêle, sans souci

C'est de Botticelli,

Ma tendre femme fleur

Que vient cette pâleur ! 

 

Ô ma belle de nuit,

Fleuron de mes envies,

Ma rose, mon patchouli,

Ma reine d'anthologie,

Mes tendres floralies

Pour mon cœur assoupi !

 

Dans vos mille fragrances,

L'amour sans réticence

Est en magnificence.

Il m'offre sa vaillance,

Jouvence et délivrance !

L'amour est renaissance !

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Mystères

Publié le par modimodi

Est-ce pour ne pas perdre le fil de la vie, qu'on se brode des histoires?

Cunnilingus : une fois donnée sa langue au chat, à prendre ou à lécher?

Est-ce pour être dans ses petits papiers, que la poule se plie en quatre, pour se donner des airs de cocotte?

Quand l'idée fuse, entre cogite et coït, y'a t-il un jet de trop?

Quand l'autre ne vaut pas un clou et que l'envie de le quitter, vous tenaille, faut-il s'arracher?

Du coin des yeux aux coins de la bouche, l'amour joue-t-il aux quatre coins?

Le comble pour un gay, n'est-ce pas d'être faux-cul?

Est-ce par souci d'égalité des sexes, que celui de l'homme fait pendant à la femme?

Quand on n'a pas de veine, faut-il se faire du mauvais sang ou simplement laisser couler?

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Cousu de fil blanc !

Publié le par modimodi

Thésée, en suivant le fil d'Ariane, avait au moins, une chance de ne pas se perdre dans le labyrinthe...

Si, le Minotaure, le "taureau de Minos" terrorisait les Athéniens, moi, c'est le Minutaure, le "taureau de Minus" qui terrorise ma prose minable, mine et dévore toutes mes idées.

Je me perds dans le dédale de mes pensées et égare mes lecteurs. J'en sais qui sont morts de faim et de soif, à chercher en vain un peu de consistance et de sapidité, à mes textes dénutris !

En effet, au fil du temps et de l'eau sous les ponts, je fais une drôle de bobine, chaque fois que je perds le fil ! Mais où est la ligne directrice, crie la petite Charlotte, aux fraises en croyant que je les sucre ! Non ! Non ! Je ne file pas de mauvais coton mais rien que des tartes, aux pommes !

Le thésaurus de Minus est tout cousu de fil blanc. La fantaisie s'y faufile sans pouvoir se défiler. Les pensées partent en quenouille et se font la Belle au bois dormant dans sa robe aux fils de soie et d'or.

Ma muse, la Belle a le sommeil profond ! Je garde un tout petit fragile espoir que l'espérance fasse de moi un centenaire. Mais, il reste, pour l'instant inconnu aux presses book de la cité des contes de fée, ce beau prince charmant, pour le temps promis du réveil ! 

Inutile donc de piquer toutes mes idées décousues ! Elles vont de fil en aiguille et donnent ma belle langue au chas. C'est à chacun d'éviter de se mettre en pelote et de ne pas se lasser avant que le récit ne soit bouclé. S'il se boucle un jour ! Mes idées tricotent et s'échappent des rangs serrés sur l'aiguille. J'ai maille à partir ainsi !

Je voudrais vous rassurer ! Avec moi, pas de sacs de nœuds ou d'embrouilles quand je fais dans la dentelle ! Je brode le canevas des histoires en attendant, un peu comme Pénélope attendait son Ulysse, le retour d'estime du lecteur. Hélas, je m'enlace et me lasse ! Personne en filature, ou si peu ! Je fais tapisserie.

Je file doux, mais mes prétentions littéraires me donnent du fil à retordre. Vous pouvez donc laisser rouiller vos reproches en barbelés, sans vous piquer du moindre commentaire... Pas de crispation de mâchoires ni de rictus de déception ! Décontractez-vous plutôt ! Vous risqueriez bien d'attraper un spasme musculaire, comme ma crampe de l'écrivain !

Ah ! Quelle plaie, savez-vous, de se mettre Martel en tête et de choper le tétanos, au fil de l'épée d'académiciens, verts de si peu d'académisme du moindre de mes textes !

Dans le fond, je suis comme le bon roi Dagobert, j'ai mis mon talent à l'envers ! Avec ce style d'écrivain défroqué, aux récits effilochés, j'ai peut-être même mérité une déculottée... Comme dans la guerre des boutons, je devrais sûrement laisser tomber, si je ne veux pas de pantalonnade. Je l'entrevois mon avenir élimé de poète maudit !... Voué aux fleurs du mal, au bagne et au pagne !

Dites-moi ! Dois-je comme un sans-culotte, tramer mes écrits d'une fibre cocardière ? Où trouverai-je le chanvre des ficelles du métier d'écrivain ? A part, la corde pour me pendre au cou de l'inspiration, que me reste-t-il à tresser ?

Et que me reste-t-il à tisser, si je n'ai plus que le fil à couper le beurre ? Dois-je avoir un moral d'acier et du cœur, bien gros au ventre pour tailler dans le gras des mots que je tartine ? "Épatant, cet empâté, dit le chipoteur charcutant !"

Ah ! Je ne veux pas non plus en découdre avec tous les Filochards ! J'ai un fil à la patte, c'est le fil de la plume ou le fil de la Vierge pour la toile du roman. Comme un tisserand des mots, je l'étire sans cesse, afin de ne pas l'emberlificoter, pour échapper au genre filasse ou ne pas recevoir la peignée.

C'est ainsi ! Mes anecdotes vont à la file et je reste leur unique chef de file. Et puis, tant mieux, si parfois le fil de ma fantaisie vous met en file d'attente du texte quotidien égaré sur ce blog. Tant pis, si ce fil vous semble retors ou ténu et que vous le cassiez d'un ton mordant ! Moi, j'y suis solidement attaché. Si je m'éraille parfois, jamais je ne déraille ou même ne me défile.

Je ne pense pas être le lampiste pour le prochain bal des lampions ! Non ! Pour la beauté des belles-lettres et la lumière des météores de la littérature, je ne suis qu'un fil mais un fil amant !

 

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Regrets ad libitum... 1/3

Publié le par modimodi

J'aurais voulu être Shiva,

Pour vous enlacer dans mes bras.

Mais vous êtes une furie,

Vous me bassinez sans merci.

Mes élans passent à la scie,

Je vous aime à bras raccourcis !

 

J'aurais voulu être Froissard,

Pour vous coucher dans mes Mémoires,

Mais vous ruez dans les brancards

En vous refusant au plumard !

 

J'aurais voulu être Roland,

Sonner d'amour de l’olifant,

Et taillader d'un seul tranchant,

Tous vos refus, tous vos tourments.

Mais, je m'retrouv' comme Vauban,

Sur la brèche d'un mauvais plan !

 

J'aurais voulu être Fanfan,

Une tulipe entre les dents

Pour, à la tête du régiment

Sonner la charge à vos amants.

 

Embrasant ce buisson ardent,

J'aurais voulu, pendant sept ans,

Faire la guerre et dix enfants !

Mais vous m'laissez clopin-clopant

Sans les dents et sur le champ,

En me tirant, à bout portant,

Deux boulets pour ronds de flanc !

 

Je voulais être mousquetaire,

Le D'Artagnan, roi d'la rapière,

J'ai croisé, vos routes et vos fers

Et je suis monté chez Saint-Pierre.

Oh ! La chance ! Plus de place, en enfer !

Il est surbooké Lucifer !

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Frimas

Publié le par modimodi

Je n'sais plus rien composer.

Je n'sais plus que gribouiller,

Rêvasser, écrivasser,

Noircir pensées et papier !

Je ne sais plus versifier,

Je m'embrouille dans mes pieds !...

 

Tu m'as coupé mes envolées

J'ai pris une drôl' de déplumée.

L'inspiration s'en est allée !

Elle ne pouvait plus endurer,

Tous les caprices improvisés

De mes idées échevelées !

 

Et tout ce temps, à ressasser

Les ringards poncifs éculés

De notre amour si mal aimé !

Tous ces efforts démesurés,

Pour quelque ridicule effet

De quelques simples bouts rimés,

 

Combien de fois, t'es-tu moquée

De mes rimes mal embrassées

De mes vers trop mal scandés,

Heptasyllabes anémiés,

Octosyllabes escamotés,

Cadavres exquis caviardés ?

 

Ma muse a retourné son nez.

Elle ne pouvait plus accepter

Les propos en couches glacées,

Au sens propre comme au figuré,

De tes humeurs réfrigérées.

Oui, trop c'est trop et bien assez !

 

Je ne voudrais plus voir, troué

L'horizon, en faux jours usés

Dans nos double rideaux mités.

Je désirerais m'abriter,

Dans un de tes regards bleutés,

Dans tes grands bras me réfugier.

 

 

J'aurais voulu tout oublier :

Les références du mot aimer

Nos belles saisons envolées,

Ton cœur d'hiver, mon cœur d'été.

J'aurais voulu tout effacer,

Nos jeux brouillons et nos ratés.

 

J'aurais voulu recommencer,

Nos essais, nos actes manqués

Nos excès inconsidérés.

J'aurais voulu tout balancer,

Ma mémoire à l'oubli, jeter,

Le temps au sablier, bloquer.

 

J'aurais voulu te rassurer

Tromper tes espoirs insensés,

Mes alarmes, t'abandonner

Tous mes désirs, précipiter

Pour à jamais, annihiler

Tes résistances et tes regrets.

 

J'aurais voulu, à tout jamais

River, clouer et crucifier

Sur la porte de ton cœur fermé

Tous tes doutes et tes oui ! Non ! Mais !

Mais je n'ai pas su sacrifier

Les corbeaux noirs de tes rejets.

 

J'aurais voulu paralyser

Toutes ces ombres agitées

De notre amour ensorcelé !

Tous ces hiboux hallucinés,

De nos nuits d'amour hantées

Par des fantômes tourmentés !

 

Auprès du feu à ranimer

J'aurais voulu te réchauffer,

Raviver d'ardeur le foyer,

Pour lentement cautériser

Les blessures violacées

De nos amours accidentées.

 

Nous voulions la félicité,

La douceur des nuits de mai,

Le bonheur pour l'éternité.

Mais les frimas sont arrivés,

Dans des tourments d'obscurité.

Nous avons tous deux frissonné

 

Notre cœur glacé a gelé,

Les roses d'amour ont fané

Et nos sentiments couperosé.

La passion s'est solidifiée,

Nos élans ont coagulé.

Mon cœur brisé s'est fragmenté.

 

Muse, m'entends-tu t'appeler ?

Retrouverais-je ton unité ?

Ma pierre de gel éclatée,

Ma fleur, mon givre, cristallisés

Parviendras-tu à scintiller

En ma poésie étoilée ?

 

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Boules de comme

Publié le par modimodi

La mort, c'est comme l'ornement, ça vous laisse des ans, paré.

La vie, c'est comme le continent, ça dérive et ça vous plaque.

Le sexe, c'est comme le mode d'emploi, agitez avant de s'en servir et respectez la mesure!

L'amour, c'est comme le partage, une communion totale avant les divisions et la séparation.

La femme, c'est comme la bêtise, elle s'accorde à la mâle adresse.

La mort, c'est comme l'indifférence, de la tiédeur à la froideur.

L'homme, c'est comme la mer, il monte, se retire et fait marrer, quand il lèche les côtes.

La vie, c'est comme les fonctionnaires, ça finit toujours avant l'heure.

L'amour, c'est comme la Bible, pour l'ancien ou le nouveau, c'est toujours le test amant.

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