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Bout de l'an

Publié le par modimodi

Enfin ! Enfin ! L'année tire à sa fin et me laisse sur ma faim !

Certains penseront peut-être que je suis trop sévère avec moi ! Mais si vous saviez, amis lecteurs combien de fois, j'ai eu, au nom d'une fantaisie débridée, à batailler avec des idées, sans queue ni tête et des vers sans rimes ni raison ! Combien de coups de pieds tordus !

Durant toute cette année, pour être obsessionnellement nouvelle vague, ma muse qui jouait les sirènes m'a fait sans cesse des queues de poisson tandis qu'à contre-courant, je m'évertuais à mettre mon grain de sel sur la queue de l'oiseau lyre !

Hélas! Je ne suis pas parvenu à atteindre l'oiseau rare juste à approcher la tête de linotte. Avant que je ne lui vole dans les plumes, l'inspiration s'était déjà envolée. Et c'est mon talent plombé qui a pris de fréquents et sérieux coups dans l'aile !

Hélas ! Vous le savez ! Trop souvent, je vous ai fait bâiller. J'ai endormi votre enthousiasme de lecteurs exigeants. Vous m'avez peu à peu oublié ... Dans le fond de vos oubliettes, le temps s'est offert mon temps et s'est pris du bon temps. J'ai bien vu qu'il s'étirait, comme vous dans la paresse de mon imagination.

Je la houspille pourtant, je vous l'assure. Oh oui ! Mais je suis las de constater que trop souvent, elle n'en fiche pas une secousse, pas même une fantaisie de bon ton et de bon goût. A peine, tapote-t-elle parfois mon bureau de petits coups de crayons de bois agacés. Alors, je l'invective copieusement : "On ne va quand même pas y passer la Trinité ! ... Pâques ! ... et Noël " Mais amer est le constat ... Autant en emporte le vent dans les feuillets de l'éphéméride ... Le temps a filé trop vite l'écheveau de ses saisons. Mon style est atone et ma verve est aphone...

Mauvaise nouvelle pour tous ! Le 25 décembre est passé. La fête est finie ! Le père Noël est rentré en Laponie et le sapin perd ses aiguilles. Le miracle n'a pas eu lieu. Je ne suis plus qu'une bûche calcinée dans l'âtre éteint des vaines espérances et je garde vides mes gros sabots !

L'ultime occasion, est peut-être pour ce jour qui s'est mis sur son 31 !... Bon an, mal an, si je désespère, j'ai conservé la force et le réflexe de m'écrier encore" On ne va pas y passer le réveillon ! " Oui ! Ce soir, c'est le grand soir. Je n'ai plus toutes mes chances, seulement la dernière ! On va faire la fête à la dinde ! Personne ne doit être marron !

Mes amis de passage, mes anonymes virtuels, mes clandestins des réseaux, mes réfugiés psycho-pathétiques, si vous saviez ! ... Au terme d'une année de disette littéraire et de traversée du tunnel, je croyais bien ne jamais en voir le bout ! Mais enfin ! Oh oui enfin ! Après avoir tiré à bout portant sur la moindre pensée volage, me voilà au bout du rouleau et de mes peines, au bout du mois et de l'an !

Après avoir prié de bout en bout, tous les saints du calendrier grégorien, je tiens peut-être enfin le bon bout !... Le dernier de la chandelle de l'année ! Malgré sa flamme vacillante, voyez, comme je l'ai brûlée par les deux bouts et comme c'est à bout de souffle que je parviens au bout de l'an !

Mais, quelle chance ! Demain tout ira mieux ! ... En effet, quand arrive le 1er janvier, on sait toujours par quel bout commencer sans savoir, si on atteindra le bout de la nouvelle année ! D'ici le 31 décembre prochain, un arbre peut, tout à coup, cacher la forêt entière des 365 espèces à feuilles persistantes ou caduques !

Ah ! 366, ce serait mieux ! J'en rêve ! En effet, une année bissextile m'offrirait l'heureux présage de pouvoir bénéficier d'un jour d'aubaine ou de risque en plus! En attendant, il me faut sans tarder toucher du bois, m'accrocher aux branches et prier Saint Sylvestre pour une année sans gueule de bois !

En ce dernier soir de l'année, lecteurs fidèles, j'ai besoin de toutes vos forces pour faire ensemble la fête à la morosité. Allez ! Lançons cotillons, confettis et serpentins à la tête de la déveine. Que mon esprit à facettes tourneboule et vous chamboule de ses flashs stroboscopiques ! Plus de fours que des petits fours ! Si nous devons coincer la bulle que ce soit celle du champagne ! N'ayons pas les boules par crainte de manquer d'idées multicolores. Faisons des vœux en nous embrassant sous les guirlandes et le gui !  Nous avons droit à nos étrennes !

Pour nous tous, que l'an nouveau soit le signe du renouveau de l'innovation et de la création. Que mon esprit soit lumineux de tous les feux de joie de l'imagination et de tous les feux d'artifice de l'intuition. Que dans un son et lumière, vous puissiez avec moi chanter alléluia !

A l'occasion du réveillon, réveillons ensemble ma muse ! Si, lassée de mes écrits trop terre à terre, elle veut jouer la fille de l'air, laissons la s'envoler dans le vent de tous les soupirs exaspérés que j'ai poussés ... Et puis, que le souffle lyrique emporte également mes pensées. De sons de cloche en sons de cloche, que les anges portent mon blog autour du globe et qu'il devienne un blog trotteur !

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Morale Droits et devoirs 4/5

Publié le par modimodi

Droits et devoirs

 

A l'école, on m'fait la morale.

J'ai des obligations légales.

Si j'ai des droits, j'ai des devoirs,

J'ai surtout, beaucoup de devoirs !

 

Maths et sciences, géo, histoire,

Plus de temps pour la balançoire !

Elève soigné, discipliné,

Je n'dois pas corner mes cahiers.

 

Si je n'apprends pas mes leçons,

J'ai des zéros, des punitions

Et j'dois faire preuve de grand courage,

Si j'veux regagner des images.

 

Je n'dis pas d'mal de mes amis,

Je suis serviable et gentil,

Pas d'chamailleries, j'donne mes Bounty !

Je vise le prix d'camaraderie.

 

Si j'm'applique à bien travailler,

J'aime bien aussi m'amuser.

J'ai même ma propre morale :

"Garde l'sourire, t'auras l'moral !"

 

J'veux être écolier modèle,

Obéissant et plein de zèle

Mais j'ai la tête qui s'fait la belle

Aux premiers vols des hirondelles.

 

J'ai quatre épis qui sont rebelles,

Deux idées qui s'battent en duel

Et mon p'tit cœur fait la sauterelle

Quand j'vois passer une demoiselle !

 

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Lettre à l'avocat du diable 1/3

Publié le par modimodi

Tout suspect a droit de faire reconnaître sa prétendue innocence, tant qu'il n'est pas reconnu coupable!

Chacun dispose ainsi du droit de se défendre et de l'impérieuse obligation de prouver son innocence! D'ailleurs, un avocat peut lui être commis d'office! Evidemment, chacun le sait!... Mais qui accepterait de remplir cette charge, quand il s'agit d'avoir pour client... Brrr!... Le diable, en personne?

Permettez-moi de m'adresser à vous, Maître dans cette lettre que je vous ai fait porter à un train d'enfer. Peut-être, pourrez-vous en tirer des éléments de plaidoirie?

«Voyons, maître! Il faut vraiment que vous soyez en manque de client, pour décider de défendre Belzébuth! Peut-être, vous êtes-vous fait exorciser avant d'accepter, car l'exercice me paraît risqué!... Une autre explication plausible à cette folie soudaine peut venir du fait, qu'étant enfant vous étiez tellement turbulent que vos parents vous prenaient déjà pour un bon diablotin et vous disaient possédé du démon?

En effet, quelle âme, à moins d'être noire comme le four des Enfers accepterait de se porter au secours de l'ange des ténèbres? Quel tribunal d'ailleurs voudrait entendre votre plaidoyer, sans courir le risque de s'attirer les foudres célestes et de voir rougeoyer la barre? Je ne connais pas de jurés qui accepteraient de se porter volontaires à moins d'avoir le soutien express et garanti de leurs anges gardiens!

Même moi, qui fus en son temps, un brave petit diable et qui ai aujourd'hui encore une belle gueule d'ange, je ne saurais être assez roué et zélé pour faire l'apologie de Satan! Vous êtes probablement diablement machiavélique! Car même, si vous vous présentez comme athée, agnostique ou non croyant, je ne saisis toujours pas votre degré d'inconscience! Un libre penseur aurait sans le moindre doute métaphysique, plus de discernement que vous!

Seigneur Dieu! Comment sans blasphémer, pouvez vous jurer sous serment de dire toute la vérité, rien que la vérité! Croyez vous, homme de peu de foi, qu'on va écouter vos arguments maléfiques et vous croire sur parole. Espérez-vous recevoir le bon Dieu sans confession? Allez au diable, mécréant! Il y a des coups de pied au culte qui se perdent!

Quelles excuses allez-vous alléguer pour défendre l'indéfendable? Prenez n'importe quel individu et demandez-lui de choisir entre le paradis ou l'enfer. Son choix sera vite fait. Chacun aspire au bonheur et à la paix! Il délaissera, la guerre, la maladie, les fléaux et la misère! Entre l'amour et la haine, aucune hésitation! Que Faust vous damne!

Quand mon semblable lève les yeux au ciel, c'est pour goûter à sa lumière! Le diable a beau s'habiller en Prada et porter des vêtements bleu-ciel, il ne fait pas le beau temps, il ne fait pas rêver! Il a beau s'appeler Lucifer et porter la lumière, celle-ci est noire comme une nuit sans étoiles.

Maître, nul besoin de vous rappeler que dans l'obscurité profonde de son désespoir, l'homme épuisé de prendre le ciel à témoin, craint toujours qu'il ne lui tombe sur la tête! Pour éloigner cette calamité, il va jusqu'à douter de l'inépuisable bonté de Dieu, en qui il croyait tant! N'est-ce pas ce diable de fabuliste dans le "charretier embourbé" qui lui a laissé ce proverbe de mécréant: "Aide-toi et le ciel t'aidera"?

N'était-ce pas là, le moyen diabolique le plus sûr de mettre mon semblable en défiance pour le faire se détourner de Dieu! A moins de s'en remettre quand même au hasard de la divine providence, qu'aura gagné le désespéré à apprendre qu'il ne pouvait plus désormais compter que sur lui-même!

Dites-moi Maître, qui d'autre que le Malin en personne aurait pu inspirer une telle attitude? Que trouverez-vous donc bien à défendre? ... Brrr! ... Mais, n'est-ce pas votre rire sardonique que j'entends?»

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Tristounet 1/3

Publié le par modimodi

Pas besoin d'avoir un ciel gris,

Des nuages bas, de la pluie

Pour vous donner mélancolie

Et vous faire mourir d'ennui!

 

De chez lui, le bonheur a fui.

Demain sera comme aujourd'hui,

Un jour de deuil, un jour de suie.

Le ciel a son bonnet de nuit.

 

Changez bien vite de trottoir,

Fuyez ce Monsieur idées noires,

Sa grise mine de brouillard,

Si vous voulez garder l'espoir!

 

Il suffit de croiser son r'gard,

Pour vous refiler le cafard.

Vous pouvez sortir vos mouchoirs

Et vous mettre à broyer du noir!

 

D'une tristesse sidérale,

Dans une déprime abyssale

Et des soupirs de pierr' tombale,

Il vous brisera le moral.

 

Avec un entrain sépulcral,

Vous vous jetterez au canal.

Qu'il ne donne jamais la soupe,

Il démoraliserait la troupe!

 

Sa p'tite bouille tristounette

Sonn' déjà l'heure de la défaite!

Ne l'invitez pas à la fête

Il vous jouera les trouble-fête!

 

Il a bien la gueul' de l'emploi,

Celle du roi des rabat-joie,

Des rembrunis et des pisse-froid.

Des pleins pots d'colle, de glu, de poix!

 

Rejetez-le! Quand il s'amène

Avec son stress et sa migraine,

C'est pas distribution d'étrennes,

Il vous porte son âme en peine.

 

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Qui dort dîne 2/3

Publié le par modimodi

Tout petit, on cherche à nous convaincre que l'on peut se passer de manger mais pas de dormir. On nous bassine avec cette soi-disante vérité: "Qui dort dîne." Mais qui peut croire que le proverbe ait un tel effet placebo ? Qui peut nourrir de telles pensées, hormis quelques esprits dévitaminés ?

Allons un peu de dignité ! Demandez aux Éthiopiens faméliques et décharnés si après un nuit de sommeil, la faim a disparu ? La famine au pays du soleil de plomb ne se résout pas dans un magique sommeil de plomb ou en tombant dénutri et carencé, d'inanition !

"La faim est mauvaise conseillère." Elle prépare les révoltes, nourrit de faux espoirs prêchés par de faux prophètes. Elle devrait réveiller la conscience des pays riches qui en laissant mourir de faim des peuples entiers conduit à l'impardonnable exaction de non assistance à personnes en danger. La plus grande des carences, c'est celle du cœur !

Le silence médiatique qui oublie ces miséreux met aux journalistes et citoyens bien pensant un énorme bœuf sur la langue ! Horreur, ce n'est pas là qu'il devrait être, mais dans leur assiette !

Quand mes parents devant mes carottes râpées ou mon bol de soupe me disaient avec insistance : "Mange, tu ne sais pas qui te mangera !", j'aurais dû avoir l'esprit de répartie ! J'aurais pu leur dire :  "Je préférerais aller me coucher sans manger parce que j'ai appris que "qui dort dîne." D'ailleurs, mes chers parents, c'est pour cela que la belle au bois dormant a pu dormir cent ans et se réveiller en pleine forme !"... Mais en manque d'esprit de répartie, je filais vite au lit où je m'endormais rêvant de princes et de princesses et je dînais avec les chevaux de bois ! J'avais bien trop peur de finir comme le Petit Poucet, dévoré par un ogre.

Oh ! Si l'adage répandu dans l'opinion collective était vrai, nous devrions plaindre les insomniaques ! Au réveil, ils auraient toujours grande faim. Mais ceux qui ont le sommeil léger doivent au matin penser qu'ils ont dû dîner dans une gargote et n'avoir rien eu à becqueter dans l'assiette. Par contre, quelqu'un qui aurait décidé d'entreprendre un jeûne, trouverait là un moyen astucieux de se faciliter les privations en trompant sa faim ! Les faces de carême prenant pourraient bien s'en réjouir.

D'ailleurs les adeptes de la diète sont tout disposés à faire le jeûne ! Une ballerine anorexique danse avec joie devant le buffet. Un judoka habitué à se serrer la ceinture est sûrement déjà en prise réelle et bien entraîné. Un eczémateux en crise peut renoncer à casser la croûte. Une belle souris peut se contenter de grignoter.

Remarquons toutefois que les musulmans qui font le ramadan ne doivent pas croire au proverbe, puisque c'est au coucher du soleil, qu'ils se sustentent. Aucun ne va se coucher, le ventre vide ni en principe aviné. L'alcool est interdit et par modération, personne ne doit avoir le droit de dormir tout son soûl !

 

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Nos Noëls

Publié le par modimodi

Dans le ciel, ils la scrutaient,

Les rois mages l'attendaient,

L'étoile s'est allumée,

Le ciel s'est illuminé,

Nous avons un nouveau-né !

 

L'Amour vient de se donner

Au monde, à nos cœurs lovés.

Moi, je viens de m'éveiller

Entre tes deux bras noués,

Mon corps est enrubanné.

 

C'est Noël toute l'année !

Pas besoin de déposer

Au pied de la cheminée

Mes chaussons d'espoirs fourrés,

Tu les a tous exaucés.

 

Après tant d'hivers et d'étés,

Ton cœur traîneau est chargé

De cadeaux à déballer :

Des caresses et des baisers

Pour nos grasses matinées.

 

Même aux mauvais temps d'la dèche,

A nos jours de paille sèche,

Tu ne te fais pas revêche,

J' peux mettre, sans qu'tu m'en empêches,

Le p'tit Jésus dans la crèche !

 

Que des flammes, pas de flammèches !

Tu n'peux pas m'appeler Joseph,

M'accuser de mauvaise greffe,

Nous avons plein le berceau

D'un triplé de gros marmots.

 

Trois diablotins, trois angelots !

La vie nous mène au galop.

Nous n'pouvons sauter plus haut,

Rêver de printemps plus beaux

Parmi tous leurs chants d'oiseaux.

 

C'est toujours fêtes et dimanche !

Y'a du bonheur sur la planche.

Nous nous accrochons aux branches,

Si le temps est assassin,

Nous ne sentons pas l'sapin !

 

Il peut nous mettre les boules,

Dans la ramure, on roucoule.

Et lorsque l'on s'enguirlande

Je m'agrippe à tes offrandes ;

C'est moi qui en redemande!

 

Et si les ans s'amoncellent,

Neiges d'antan éternelles...

Si nos cheveux étincellent

Comme notre étoile au ciel,

Nous croyons au père Noël !

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Rendez-vous manqué ? 2/2

Publié le par modimodi

 

Alors, mes impatients amis, si pour une fois, par manque de motivation, le Père Noël faisait relâche !... Si, ayant attrapé la grosse tête, son bonnet était trop petit... Si, pour ne pas être à la mode des méchants barbus, il avait décidé de se raser la barbe... Si son traîneau, sur les champs de neige verglacés de la Laponie était tombé en panne de patins et de plaquettes de frein... Si les rennes, lassés des cadences infernales refusaient d'avancer, solidement enchaînés à leurs piquets de grève. Si toutes les étoiles devenues filantes avaient laissé la nuit noire de suie.

Seigneur Jésus, Marie, Joseph, si les crèches exigeaient dorénavant l'obtention d'un permis de construire... Si les santons, les bergers, les moutons en avaient assez d'essuyer les plâtres... Si l'accouchement se passait mal et obligeait à une césarienne à cause de l'auréole qui coince au passage ?...

Si la Mère Noël avait confisqué la hotte en obligeant exceptionnellement le Père à ne pas manquer le réveillon... " Pour une fois, ça ne pourrait pas attendre le lendemain ? Tu ne pourrais pas leur dire qu'ils te cherchent et te trouvent car tu as décidé de jouer à cache-cache ? "... Si la Reine des neiges, qui pouvait faire doublure en jetant de la poudre de diamants dans les yeux pailletés des enfants, avait bêtement sniffé la poudre et fondu pour le Prince des Eaux Chaudes... Si les Minions étaient d'affreux jojos décidés à combattre les Avengers, nouveaux héros galactiques...

Si le jeu aujourd'hui n'était plus que social... Si les jouets et les cadeaux trop classiques et pas assez dangereux ne faisaient plus rêver !... Oh ! Père Noël ! Combien de temps ce jeu stupide et malsain va-t-il durer ?

Si tout se disloquait et que les traditions se perdaient...Si les cantiques de Noël étaient passés de mode, pas assez laïques pour être chantés dans les églises, pas de la bonne religion, donc interdits dans les mosquées... Si le monde était vraiment en train de se désenchanter ! Si Joyeux Noël n'était plus qu'un trop vieux slogan ringard, plus assez festif, plus assez branché, même au néon, pour être accroché et clignoter, au front de la fabuleuse licorne, la nouvelle féerique "guest star !"...

Si au motif d'un nouveau monde, l'univers entier voulait bousculer les traditions et les renverser comme les jeux de quilles et de dominos... Si la terre avait perdu la boule, fracassée de tant de coups de boules médiatiques ! Si, mes bons lecteurs, vous doutiez vous-mêmes, de la magie de Noël ! Si ce n'était plus qu'une aubaine commerciale, un réveillon de grande bouffe ! Si la dinde ou l'oie n'était pas celle que vous croyiez ! Si !... Chut ! Chut !

Ne soupirez pas votre angoisse, ne criez pas votre colère ! Ne soyez pas désabusés. La vie vous a déjà fait un formidable cadeau... Laissez dormir l'enfant qui sommeille en vous ! Peut-être, en état d'urgence, se réveillera-t-il avant l'aube du 25 décembre... Peut-être !... Car, c'est cela votre nativité, la vraie magie de la fête de Noël.

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Rendez-vous manqué ? 1/2

Publié le par modimodi

Ah ! Mes enfants ! Modérez votre impatience ! Craignez qu'il ne vienne pas !... Pourvu qu'il ne soit pas comme moi !...

Il y a un mois, deux photographes m'ont accosté pour me proposer la chose la plus insolite qu'il m'ait été donné d'entendre. Un contrat d'embauche pour trois semaines, costume et salaire compris. J'ai refusé, sans doute un peu trop vite, d'être pris en portrait avec de joyeux enfants, plein les bras. Non ! Je n'ai pas voulu faire le père Noël !

Et si, cette année... le vieil homme à la barbe blanche décidait, lui aussi, d'annuler sa tournée de cadeaux ! Ce ne sont pas les motifs de contrariété ou de fâcherie qui lui manquent. Le monde n'est pas sage ! L'air est irrespirable, les disputes, le désordre et la violence sont partout. La chambre des mauvaises têtes n'est jamais rangée, tous leurs jouets sont cassés, le lit des bonnes résolutions est toujours sale et défait.

Dans ce monde de bellâtres à gros sabots, qui osera prétendre avoir droit à une récompense ? La planète est à feu et à sang. Au foyer, l'ambiance est austère, la paix des ménages est emplie d'embûches. Bien avant Noël, le bonheur s'est déjà pris une bûche !

Autour du sapin, chacun s'enguirlande avec verdeur. Lui-même n'a jamais eu autant d'aiguilles piquantes. Avec tous ces givrés, il devient périlleux de s'accrocher aux branches, sans risquer de glisser et de tomber dans le décor ! A moins de croire à sa bonne étoile, le Père Noël qui ne compte plus le nombre de bougies qu'il a soufflées, ne peut avoir que les boules à entreprendre sa tournée et hésiter à suspendre ses présents et ses friandises.

En plus, cette année, y'a pénurie dans les approvisionnements ! Les oursons n'ont pas pu quitter leur banquise. Avec le réchauffement climatique, les pingouins ont quitté leur peluche. Ils sont tous partis à Madagascar. Les baigneurs ont des phtalates dans le plastique et les eaux de baignade sont déjà polluées. Les balles mêmes en mousse sont toxiques. Les camions de pompiers et les ambulances sont toutes mobilisées. Les poupées Barbie en tchador ne se maquillent plus et Ken est un sniper.

On annonce une rupture de stock sur les dinosaures, (prototypes des espèces en voie de disparition) et sur les armes factices, (syndrome d'un engouement surmédiatisé). Plus de jouets en bois ou de chalets qui déciment les forêts. Zorro qui ressemble trop à un djihadiste masqué est au chômage et ne fournit plus de panoplie. Dark Vador broie du noir par la force obscure des choses de ce monde. Son sabre laser fait fureur chez Daech.

Dans ce monde cruel de l'enfance, les hélicos menaçants, les drones furtifs, les robots parlants d'une voix d'outre-tombe sont réquisitionnés sur le théâtre des opérations guerrières ! Les tablettes ne sont plus en chocolat ! Les kits multimédia de jeux vidéo sont tous parasités par manque d'antivirus propagandistes, etc, etc ! La liste est longue, très longue !

Alors mes amis, le père Noël va-t-il venir vous offrir le cadeau idéal qui vous emballe déjà ? S'il a pu survivre à la grippe et à tous les virus, descendra-t-il du ciel pour vous faire tomber des nues ? La nuit lui portera-t-elle conseil ? Levez les yeux au ciel et secouez vite et très fort votre boule à neige !

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Lettre à Dagobert 4/4

Publié le par modimodi

 

Ô Dagobert, après toi, personne n'a oublié l'image négative des rois fainéants (de 673 à 751). L'iconographie a retenu aussi la période des rois chevelus en filiation à la force capillaire de Samson et des rois de l'ancien Testament.

Pour ne citer que deux des souvenirs historiques les plus vivaces, deux personnalités aujourd'hui sont passées à la postérité. Les célèbres figures de Charles Martel qui brisa la cavalerie musulmane venue envahir l'Aquitaine et celle de Pépin le Bref qui mit fin à la dynastie mérovingienne survivent dans notre mémoire collective!

A toi, on attribue plutôt des pantalonnades que tu as dû malheureusement endosser! Chacun peut imaginer ta tête de défroqué quand tu as dû te rhabiller. Par contre, durant ton règne, personne n'avait pu te reprocher d'avoir retourné ta veste.

Mais la gloire s'amuse à te poursuivre. On te brocarde encore aujourd'hui pour tes étourderies, à travers la célèbre chanson du Bon Roi Dagobert. La culture populaire a rendu légendaire ton air distrait.

Tu l'étais à un point tel que tu avais pris l'habitude de mettre tes braies à l'envers. Selon Wulfram de Strasbourg, chroniqueur du VIII-ème siècle, tu étais en plus myope et tu te prenais régulièrement les pieds dans le tapis. Si les sources sont exactes, il t'est arrivé de chuter sous les regards médusés des témoins, en entrant dans la salle du Conseil.

En bon vivant, avais-tu alors abusé de quelques pintes ou étais-tu gêné à l'entre-jambes d'avoir enfilé tes maudites chausses, à l'envers. Les chansonniers de l'époque ont-ils pris un malin plaisir à confondre fesses en l'air avec fesses à l'air ? Avais-tu mélangé pied droit et pied gauche et bêtement interverti tes souliers ? Mais paraît-il que tu étais d'un naturel renversant et que tu riais, toi-même, de tes fréquentes maladresses.

Le chant que tout le monde fredonne, semble dater de la Révolution Française. Ecrit sur un air gaulois de danse, dit Fanfare du Cerf, il n'aurait pas pour but de transcrire ta vérité historique. En effet, tu étais plutôt mal connu à l'époque. Il vise plutôt à se moquer du roi Louis XVI, jugé comme ton digne successeur! On l'ignore souvent mais le souverain était connu pour sa personnalité distraite. S'il tenait peut-être sa culotte (et encore, rien n'est sûr, vu le tempérament de Marie-Antoinette! ), en tout cas, il ne tenait pas le cou !

La comptine fondée sur une vieille mélodie populaire était composée de 22 couplets. Elle fut reprise plus tard en 1814 pour tourner en dérision Napoléon, notamment à propos de la campagne de Russie.

"Le roi faisait la guerre

Mais il la faisait en hiver ;

Le grand saint Éloi

Lui dit : O mon roi !

Votre Majesté

Se fera geler.

C'est vrai, lui dit le roi,

Je m'en vais retourner chez moi."

Casse-cou, tête-en-l'air et cul par-dessus tête, il fallait sûrement un esprit à l'envers comme le mien pour s'intéresser à toi, Dagobert ! A part ceux qui ont pu, dans l'abbaye de Saint-Denis, se recueillir sur ton tombeau reconstruit par saint Louis, tu as laissé peu de traces. Pour ce qui te concerne, chacun a conservé joyeusement l'image populaire et chantante de ta culotte à l'envers. Beaucoup ont oublié ou ignorent simplement ta capacité à aller de l'avant comme à faire progresser le pays sans jamais rebrousser le chemin du progrès économique et social.

Voilà ! Mon rapide hommage ! Un peu d'histoire de France, un peu de ton histoire et quelques sourires en prime ! Mais que se passe-t-il ? En royal franchouillard, je me sens tout à coup frappé de ton syndrome...

Je poursuis comme toujours un arrière-train de pensées que je vais trop vite laisser tomber et je me dévoile comme un débraillé stylistique à mes lecteurs. Non content d'accumuler en général les contre-sens et les bourdes d'inattention, voici qu'à présent, je pense et j'écris en verlan !... Icrem ! Ô nom nob dnarg ior trebogaD !

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Qui dort dîne 1/3

Publié le par modimodi

Mes amis, vous qui dormez probablement du sommeil du juste, comme des petits anges, je dois vous dire que j'en ai soupé des marchands de soupe et des donneurs de leçons ! J'en ai ras le bol des sentencieux scrogneugneu qui ont un dicton en toute occasion ! Je rejette les gaveurs de mots, les bourreurs de mou ! Je régurgite les prêcheurs bouffis de leurs quatre vérités.

Je prouve leur bêtise par cette ineptie proverbiale : "Qui dort dîne " à laquelle répondent deux autres adages dont je ne sais que panser :  "Ventre affamé, n'a pas d'oreilles" et ce troisième : "Heureux qui peut dormir sur ses deux oreilles." Alors je m'interroge ! Vaut-il mieux entendre ça que d'être sourd ?

Je ne saurais m'étendre ici sur le spécimen humain qui, en plus de labourer son oreiller à grands coups de tête d'un sommeil agité, parviendrait à dormir à poings fermés. Car sans en faire toute une tartine, rien ne nous est précisé. Dans quelle position et quel état d'esprit, notre phénomène est-il parvenu à s'endormir ? Mystère ! Par contre moi je vous le dis, tous ces proverbes me donneraient plutôt l'envie de me recoucher tout habillé. Je les considère comme des histoires à dormir debout, qui me font bâiller et tomber de sommeil !

La sagesse populaire est narcoleptique ! Elle voudrait nous endormir, elle ne s'y prendrait pas autrement. Elle peut sûrement influencer les songe-creux aux mains pleines de fermer leurs yeux avec le ventre creux. Moi, elle me gonfle et me gave tant que j'en ai déjà soupé !

Une chose est sûre, personne ne risque ici la fringale avec ces maximes dans lesquelles il y a autant à boire qu'à manger ! Par contre, l'examen critique auquel nous allons procéder va chercher à savoir si le menu proposé par Morphée est plus ou moins consistant ou digeste !

Un premier constat serait celui du bon sens. Dans la logique, celui qui parvient à dormir sur ses deux oreilles n'est sûrement pas allé au lit en ayant faim ! Peut-être même s'en est-il mis avant, dans le tuyau de l'oreille ou par-dessus les oreilles ! Sûrement même n'a-t-il pas hésité à s'en fourrer au fond des trous de nez et jusqu'à la dernière extrémité afin repus, d'aller chercher à trouver le repos. Son éducation populaire l'ayant auparavant convaincu qu' " un ventre affamé n'a pas d'oreilles ".

Si tenir lit ouvert équivaut à tenir table ouverte, personne ne sait non plus, s'il s'agit d'y prendre un repas bien lourd ou plutôt léger. Les bouffis de suffisance et les forts en gueule ne se contenteraient sûrement pas de quelques amuse-gueule. Mais la diététique, qui souvent nous en bouche un coin, n'entre pas ici, en ligne... de compte pour notre compréhension.

Pour rester à l'écoute des fées qui se penchent sur son berceau et pour bien dormir du sommeil de l'innocence, bébé ne doit pas sauter de repas. Incapable de parler, en réflexes goulus de succion, il ne peut donc pas nous dire si : "l'appétit vient en mangeant."

Par contre, je crains fort que celui qui a la faiblesse de croire qu'il dîne en dormant participe à un somptueux dîner de cons ! Imaginons qu'il y croie et qu'il s'endorme le ventre vide. Au réveil, il saura bien s'il a encore faim ou pas ! Dans les deux cas, on pourra dire que le proverbe le lui a fait à l'estomac !...

Alors peut-être apprendrons-nous, un jour, que la nuit qui s'avance à pas de loup ne donne pas de faim de loup et que l'allumeur de réverbère n'a nulle nécessité de s'en mettre plein la lampe.

 

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