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Articles avec #satire-au-flanc tag

Casse-pieds 3/3

Publié le par modimodi

 

T'es un vrai moulin à paroles

Mais je t’assure, tu n'es pas drôle !

Tes blagues ne font rir' que toi

Mais tu me les assènes, ma foi !

 

T'as toujours quelque chose à dire,

T'as connu mieux, t'as connu pire

Et tous ceux qui t'entendent, soupirent

En priant que cess' leur martyr.

 

Tu me cass' à fond  ma p'tit' tête,

Tu chantes faux et à tue-tête,

De bêtes mélodies simplettes,

Des trucs idiots que tu répètes !

 

Je n'ai plus un poil sur la base

Tant tu me barbes et tu me rases !

Je n'réponds pas, tu soliloques

J'ai du mal à tenir le choc !

 

Et tu te raccroches à mon froc

Comme une moule sur le roc.

Tu m'opprimes, tu trimes, tu t'escrimes

A m'raconter la fin du film !

 

Tu saisis tout's les occasions

Pour donner une explication.

En tête à tête, en réunion

Tu veux faire une intervention !

T'es le roi de l'interruption !

 

T'es prêt à tout's les diversions :

A mettre la radio à fond,

A faire un concert de klaxons

Pour toi, capter mon attention !

 

Moi, je te traite de crampon.

A toi tout seul, tu es légion,

Une armée de vaillants morpions.

T'es un casse-pompons, casse-bonbons !

 

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Casse-pieds 2/3

Publié le par modimodi

 

T'occup' le devant d'la scène,

Ta maman, c'est Madame Sans-Gêne.

Quand tu me vois très occupé,

T'hésites pas à me déranger.

 

Tu vas sans arrêt, insister.

Le seul problèm' qui m'est posé :

"Va-t-il finir par me laisser,

Vais-je pouvoir m'en débarrasser ?"

 

Car tu n'me quitt's pas d'un'semelle,

Mêm' quand je dors, toi, tu m'appelles.

Rien d'important, just' me parler.

"Je n't'ai quand mêm' pas réveillé ?"

 

Tu n'as vraiment pas ton pareil

Pour me casser pieds et oreilles,

Tu ne me laisses aucun répit

Que ce soit le jour ou la nuit.

 

T'es toujours à côté d'la plaque.

Tu crois qu'on t' fait du micmac,

Tu crois que c'est un coup d'Jarnac

Et tu te prends pour Ravaillac !

 

Oh ! Tu n'es pas vraiment méchant !

Mais t'es toujours à contretemps,

Tu m'agaces à longueur de temps

Et tu me fais perdre mon temps !

 

Tu vas au bluff et au culot,

Je t'ai sans arrêt sur le dos,

Tu m'inond' de mails, de textos,

Tu ne me laisses aucun repos !

 

J'vais devoir agir à huis clos,

Changer illico d'numéro,

Prendre un faux blase ou un pseudo

Pour moi passer incognito !

 

 

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Casse-pieds 1/3

Publié le par modimodi

Y'en a qui saut' les garde-fous,

Qui n'ont pas peur du loup garou

Et qui se prennent pour des casse-cou,

Avant de prendr' le coup d'bambou !

 

Y'en a qui tissent leur linceul,

Qui auront droit com' leur aïeul

A la dernièr' gerb' de glaïeuls

Pour être allé trop au casse-gueule !

 

Toi, t'es plutôt du genr' casse-pieds !

Tu ne veux vraiment pas m'lâcher !

A mes basques, tu restes collé

Comme un caramel au papier !

 

Si je cause, tu m'interromps

Avec ta voix de gros clairon.

Tu suis ton idée, tu rumines,

Tu n'peux pas la mettre en sourdine.

 

Tu interviens un peu partout,

T'es un fouille-merde et un mêle-tout.

Mêm' quand on ne t'a pas sonné,

T'as ton grain d'sel à rajouter.

 

Dans tous les plats, tu mets tes pieds,

Tu as toujours à commenter.

Inutile de te présenter

Un projet, une nouveauté !

 

Rien ne saurait t'impressionner,

Même quand tu dis, bouche-bée,

Qu'il y'a longtemps que tu l'as fait,

Que tu y es déjà allé !

 

Tu me dis qu't'as une combine

Pour toi aller gratos en Chine,

Mais tu n'as pas quitté Malines !

Tous les voyages t'enquiquinent.

 

 

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Cinoque !

Publié le par modimodi

On en rit ou on s'en moque !

Tout seul, toi, tu tiens colloque.

On a dit que t'es toc toc,

On a dit que tu débloques,

Que tu as un p'tit pet au bock,

Que t'es cinglé et cinoque,

Que t'as un trou dans la coque,

Et pris au casque, un grand choc !

 

On te voit, faut qu'on se moque,

Qu'on te traite de Duchnock !

Faut dir' que tu interloques

Avec toutes ces défroques !

Ta toque en vraie peau de phoque

Achetée dans l'Orénoque,

Et sous laquell' tu sues. Fuck !

Tu t'prends pour un amerloque !

 

T'as mis un froc en springbok,

Et des soques à la chinetoque

Fabriquées made in Bangkok,

T'arbores un tas d'vieill' breloques,

Et de fichues pendeloques

Qui font plic et qui font ploc,

Quand tu danses le jerk et l'rock

Au  bal masqué des radsocs !

 

Avec ta fluo crête-de-coq,

Et ton look de punk baroque,

Tout ce chic de strass et toc,

De bric-à-brac et de broc,

On dit qu't'es dans la provoc,

Que tu finiras vieux schnock,

A la mode des loufoques,

Du temps de la belle époque !

 

Meilleur que tous leurs médocs,

Toi, tu es sans équivoque,

Pour leurs souvenirs en stock

L'idole des petits viocs

Qui grincent et qui se disloquent

En gardant sous leur paddock

Leurs petites éconocroques,

Seuls, au fond de leur bicoque.

 

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Politicard ! 2/2

Publié le par modimodi

Tu t'es lancé en politique,

Tu sais bien tendre l'élastique

De la reprise économique,

De l'énergie démocratique,

Du bonheur d'être en République !

 

Tu te présentes œcuménique,

T'es fraternel, un vrai laïque !

T'es un orateur stratégique.

Bonimenteur pas catholique,

T'as des formules évangéliques !

 

Tu soignes ton aspect physique,

T'as fait le régime des caciques !

Entre tes dents, pas de couteau

Le loup se déguise en agneau.

Pour l'électeur, tu fais le beau.

 

L'avenir se paye de mots,

Pouvoir d'achat et moins d’impôts

Liberté, bonheur, démago !

Slogans pour attrape-nigauds...

La politique, c'est du grand art !

 

Pas un passe-temps de combinards

Qui ne font rêver qu'les tocards !

Il faut faire croire et émouvoir,

Semer la fierté et l'espoir

Nous cacher qu'on est de bonn' poires !

 

Tu hais tous ces politicards

Super doués en grand écart,

Ces arrivistes cumulards

Qui rentrent et sortent du placard,

En agitant leur étendard !

 

Toi, tu es souple et le plus leste

Pour d'un coup retourner ta veste !

Pas d'mépris pour la populace,

Toi, tu es d'une nouvelle race !

Tu as la fibre, tu as la classe !

 

Le Français n'est plus dans la masse,

Moins de paperasse, plus de caillasses,

De moral au fond des godasses,

Adieu mélasse ! Adieu paillasse !

Tu lui redonn' la première place !

 

Même si c'est au fond d'la crevasse

Ou entassé au bout de l'impasse,

Il a ton cœur et tes bonn' grâces.

P'tit poisson n'a pas vu la nasse,

Il ne r'fera jamais surface !

 

A tes discours, faut rester sourd,

Tu n'es bon qu'dans les calembours,

Les beaux jours étaient des faux jours !

Que retenir de ton parcours ?

Des débours et des petit fours.

 

À la France, tu as fait ta cour,

Saltimbanque, plus que troubadour,

On n'mord plus dans ta pomm' d'amour !

On n'a qu'des pépins, plus d'espoir,

Tu ne sais donc que faire pleuvoir !

 

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Politicard ! 1/2

Publié le par modimodi

Avant ton prochain grand meeting,

En jogging, tu fais ton footing !

Tu as ta photo à la une.

A chacun, tu promets la lune.

Les dents blanches et l'haleine fraîche,

Finie la mouise, finie la dèche !

Adieu pour toujours la détresse !

Avec toi, le pays s'redresse !

 

Très beau programme électoral,

"Le changement sera radical !"

Le premier enjeu primordial : 

Moins de politique libérale,

Mettre fin à la casse sociale.

Aux ménages redonner l'moral.

Le déficit n'est pas fatal !

C'est la faut' du marché mondial.

 

Tu as une mission principale,

Un très grand devoir initial :

Rassurer la classe patronale !

Il faut envoyer un signal

Pour que par miracle s'emballent

L'enthousiasme entrepreneurial

Et ce rebond phénoménal

De not' balance commerciale.

 

Par l'allègement des charg' fiscales,

Ta grand' politiqu' salariale,

Un nouveau dialogue social,

C'est la confiance qui s'installe

Dans une embellie nationale !

La joie est hexagonale.

Au 14 juillet, triomphal,

Le pays va danser au bal.

 

Toi, le champion des bell' promesses !

Tu te crois fort et sans faiblesses.

Toi, l'futur roi d'la maladresse,

Tu en feras plein de prouesses !

Mais tu n'tomb' pas d'la dernièr' pluie

Et tu ne t'es pas fait qu'des amis.

Tu as été élu, choisi,

Vainqueur des embrouillaminis.

 

T'es le leader de ton parti,

Éléphants roses, panier garni

D'embrouilles, magouille et compagnie !

Tu occupes les tabloïds,

Tu voudrais jouer le candide,

Faire oublier les coups sordides

De tant de luttes fratricides.

Être au pouvoir, te rend avide !

 

Tu sais nager entre deux eaux,

T'es capitain' de pédalo

Mais, tu crois que c'est un vaisseau !

Tu vas nous monter en bateau !

Tu parles bien, joues du pipeau !

Tu mets le malheur en morceaux,

Pays, nation, patrie : des mots

Qui claquent dans notre drapeau.

 

Tu vois plus loin, tu vois plus haut !

Tu n'as qu'une unique visée.

A l'ambition, t'es arrimé,

Pour grimper au plus haut sommet :

Député pour bien commencer

Mais, tu zieutes vers l’Élysée !

Tu la sens bien ta destinée

Tu as un avenir étoilé !

 

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Perrault raison 3/3

Publié le par modimodi

 

N'allez pas tirer avantage

Des privilèges de votre âge !

Plus encore que doux badinages

Méprisez le cabotinage.

D'ardeurs et de libertinages,

Ne faites pas dévergondage.

 

"Quand vous voyez qu'une fine femelle,

En même temps fait les yeux doux

A quinze ou seize jeunes fous,

Qui tous ne doutent point d'être aimés de la Belle

Pourquoi vous imaginez-vous

Qu'elle les attire chez elle

Si ce n'est pour les plumer tous ?" (5)

 

Méfiez-vous des frêles cervelles

Comme des aimables cruelles !

 

"Quand on a pris parti pour les yeux d'une belle,

Il faut être insensible à tous autres attraits,

Il faut jusqu'à la mort lui demeurer fidèle,

Ou s'aller cacher pour jamais." (6)

 

Si votre cœur fait le serment

D'épouser Belle au Bois Dormant,

Il vous faudra vertu, patience,

Mille secrets et mille sciences.

 

"Trop croire en son mérite est manquer de cervelle,

Pour s'y fier maint amant s'est perdu.

Pour gagner le cœur d'une belle,

Rien n'est tel que d'être assidu." (7)

 

Le temps ne fait rien à l'affaire

Pour une âme farouche et fière

Qui ne geint ni ne désespère

De vivre un amour éphémère.

 

"Attendre quelque temps pour avoir un Époux,

Riche, bien fait, galant et doux,

La chose est assez naturelle,

Mais l'attendre cent ans

Et toujours en dormant,

On ne trouve plus de femelle,

Qui dormît si tranquillement." (8)

 

5) Le Labyrinthe de Versailles. XXII - Le Milan et les Oiseaux

6) Le Labyrinthe de Versailles. XII - Le combat des Oiseaux

7) Le Labyrinthe de Versailles. XX - Le Lièvre et la Tortue

8) La Belle au Bois Dormant - Moralité

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Perrault raison 2/3

Publié le par modimodi

 

Oh ! Ne redoutez pas de prendre un vertigo,

J'ai belles références pour chacun de mes mots.

Je puise leur noblesse auprès du bon Perrault.

Et si parfois ma barbe bleue

S'accorde à vos penchants fleur bleue,

Ne craignez rien ma mie, ma belle

Ne prenez mouche de mes querelles,

Pas de désordre en vos dentelles,

Ni sur mon dos de coups d'ombrelle.

 

"Il n'est plus d'époux si terrible,

Ni qui demande l'impossible,

Fût-il mécontent et jaloux.

Près de sa femme, on le voit filer doux ;

Et de quelque couleur que sa barbe puisse être,

On a peine à juger qui des deux est le maître."(3)

 

Je me passerai bien de votre humeur champêtre,

Si le but recherché est de m'envoyer paître !

Vous jouvenceaux, jeunes amants,

Vous, verts rameaux de frais printemps,

Vous qui rêvez, princes charmants,

À la belle vêtue de blanc,

Si dame nature un peu ingrate

Vous a fait court ou haut de pattes,

Taille mal prise et nez camus,

Oreilles longues et dos bossu,

Grasses verrues joufflues, poilues

Contentez-vous de votre sort,

Il pourrait être pire encore !

 

"En vain un galant fait le beau,

A beaux traits, beaux habits,

Beau linge et belle tête,

Si du reste c'est une bête,

Il n'est bon qu'à jeter en l'eau." (4)

...

3) La Barbe bleue. Autre moralité.

4) Le Labyrinthe de Versailles. XXXIII - Le Dauphin et le Singe

 

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Perrault raison 1/3

Publié le par modimodi

Deux commères faibles de raison

Mais expertes en péroraisons,

Prises de fièvre et de vapeurs

M'ont demandé d'un air trompeur,

D'une ferveur plutôt hostile

De changer de ton et de style.

 

Dois-je garder l'humeur rieuse

Quand une sotte précieuse,

Façonnée de simple coquette

Cabotine, cancane et caquette,

Parée des plumes de la bêtise

Avec un geai fort en sottises ?

 

Sans doute, chiffonné et aigri,

Perrault déjà l'avait écrit :

 

"Il est des gens de qui l'esprit guindé,

Sous un front jamais déridé,

Ne souffre, n'approuve et n'estime

Que le pompeux et le sublime." (1)

 

Souffrez donc qu'à vos ridicules,

Je mette vos tares en bascule,

Que de vos sornettes affichées,

Je conserve le trébuchet.

 

Comme bons contes font bons amis,

Les navets, le salmigondis,

Nul souci que vous goûterez

Ces allégories acérées.

Je ne résiste point ma foi

Au plaisir, d'il était une fois

Vous conter, trouvère et héraut

Les morales du bon Perrault.

 

Chaperon rouge, mon petit ange !

"Ce n'est pas une chose étrange

S'il en est tant que le loup mange.

Je dis le loup, car tous les loups

Ne sont de la même sorte ;

Il en est d'une humeur accorte,

Sans bruit, sans fiel et sans courroux,

Qui privés, complaisants et doux,

Suivent les jeunes Demoiselles

Jusque dans les maisons, jusque dans les ruelles ;

Mais hélas ! Qui ne sait que ces loups doucereux,

De tous les loups sont les plus dangereux." (2)

...

1) Peau d'âne. Prologue

2) Le Petit Chaperon Rouge. Moralité

 

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Narcisse 2/2

Publié le par modimodi

 

Vise un peu com' j'me selfite !

Regard' com' je me chichite !

Vois com' je m'ouistitite ! 

Ma vie est un ostensoir !

Je me dis Bonjour ! Bonsoir !

Croyez-moi ! Venez y voir !

 

Il suffit de le vouloir,

De s'éblouir de sa gloire...

Tu peux t'prendr' dans le miroir,

De ton reflet t'émouvoir,

Croir' que t'as un auditoire

Qui te donne de l'encensoir !

 

Narcisse connaît bien l'histoire

Du selfie dans la baignoire 

Il y broie encor' du noir !

Pour toi, pas d'amer à boire,

Tu veux vivr' l'instant présent

Que tu saisis sur l'instant.

 

Pour prouver que tu existes

Pas besoin d'être ubiquiste,

De te prendre pour le Christ,

Il suffit d'être iphoniste !

Tu te plantes dans le décor ;

D'un seul shoot, tu es raccord !

 

Plus d'album et plus de book,

Tu peux briller sur facebook !

Même avec une feuill' de vigne

Toi, tu peux te mettre en ligne,

T'es un viril sur le vif,

Il te suffit d'un seul GIF !

 

Abandonnant ta pudeur.

Tu peux t'afficher sur l'heure,

Sauter sur tout ce qui bouge.

Un âne ou un poisson rouge,

Tu vas les photographier !

"C'est toi, qui brais, bouche-bée ?"

 

T'as besoin d'être admiré !

Si tu croises une vedette,

Suffit de glisser ta tête

A côté de la starlette,

T'as ton duo de binettes,

A poster sur internet !

 

Tu veux tous les épater

Et n'pas être supplanté.

Tu l'auras ta vie rêvée :

Dev'nir une célébrité !

Pour l'heure, c'est l'hilarité !

Ça rigole dans les musées !

 

Tout le Louvre est en émoi.

On fait la noce à Cana,

Milo est restée sans bras,

La Joconde en est baba,

Supplantée par Nabila,

"Nom de nom ! Mais allô, quoi !"

 

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