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Histoire: 1214 - Philippe-Auguste

Publié le par modimodi

Moi, j'aime bien Philippe Auguste!

Un monarque jamais injuste,

Un grand, un brave, un robuste!

Quand l'adversaire tape l'incruste,

Avec lui ou moi, il déguste !

 

J'ai disposé mes soldats de plomb,

Pour affronter l'armée d'Otton,

Le vilain empereur des Teutons

Et Jean Sans Terre, roi d'Angleterre,

Qui porte haut l'âme guerrière !

 

Mais ils font une erreur grossière !

Ils veulent toucher à ma terre,

Aux racines ch'ti dont j'suis fier !

Avec mes cheveux en bataille,

Je vais percer les cott's-de-maille

Et dans l'vif, faire des entailles !

 

J'ai une stratégie sans faille.

À Bouvines, je ruse et ferraille...

Pris à revers, l'ennemi se taille,

Philippe et moi, on le tenaille !

 

L'un d'eux, pour me désarçonner,

De mon cheval me fait tomber.

Otton veut me fair' prisonnier

In extremis, je suis sauvé,

Par mes fidèles chevaliers.

 

Sous mon oriflamme, rassemblés.

Tous les combats sont relancés,

L'ennemi piégé est encerclé

Et sur tous les flancs, enfoncé.

Sa plein' déroute est assurée.

 

Prouesse tactique et militaire,

Not' victoire est spectaculaire !

De partout le bon peuple accourt,

La France donne tout son amour.

Les fêtes dureront 6 jours !

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Complaisant 1/2

Publié le par modimodi

Tu chantes le "miserere" !

De ton prochain, tu as pitié,

T'es arrangeant et mesuré.

Rien ne peut te contrarier :

Les pât' ne sont pas al dente

Au moins, ell' ne sont pas collées !

Si l'entrecôt' n'est pas grillée,

A moitié cuit, c'est pas brûlé !

Quand t'aim' pas le café serré,

Par bonheur, y'a l'café au lait !

 

Pour ne jamais avoir d'histoires

Tu fais semblant de ne rien voir.

T'es d'accord avec le pouvoir

Mêm' s'il faut serrer les mâchoires.

Tu défendras l'indéfendable

Si le coupable est un notable.

 

Comme tu n'veux pas te distinguer,

T'acceptes la médiocrité

De la télé-réalité.

Tu n'es pas fan mais intégré !

 

Avec toi, on peut s'arranger !

Tu fermes les yeux en été,

Quand le soleil haut t'éblouit

Et tous les jours, par compromis !

 

Tu ne seras jamais mouillé

Ni impliqué, éclaboussé.

Tu es le roi d'la concession,

Même contre tes opinions.

Tu n'seras jamais un pur et dur

Tu fais dans la demi-mesure !

 

T'as le caractère élastique,

T'as le tempérament mastic !

Tu n'as pas la langue d'aspic

Ni le propos à l'arsenic.

 

A la moindre pique ironique,

Tu n't'hérisses, pas en porc-épic.

Toi, t'as l'humeur diplomatique,

Tu t'arranges avec les loustics...

Com' tu sais truander le fisc,

Tu ferais un bon politique !

 

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Corne d'abondance 2/2

Publié le par modimodi

 

Et pour bien vivre dans l'aisance :

Du travail, d'infernales cadences,

Des sacrifices et des finances.

Vive les projets, vive les dépenses,

La luxuriance et l'opulence !

 

Et puis un jour sans importance,

Tentations, un air de romance,

Regards, sourires et attirances.

Sans penser à mal ni méfiance.

Le cœur hésite, penche sa balance.

 

On ne voit pas de l'imprudence

À aimer être en sa présence,

À échanger des confidences.

Intimité, douce prégnance,

On se plaît au cœur du silence !

 

On oublie tout, mêm' la prudence !

Viennent les temps des impatiences,

De l'éloquence, de l'expérience,

Des rendez-vous de l'inconstance,

Des faux pas et des imprudences.

 

P'tits coups de canifs dans la confiance,

Quelques retards et des absences,

Des oublis et des négligences,

Emportement, intolérance,

Abondance de remontrances !

 

Mais pour sauver les apparences,

Pour nier notre déchéance,

Refuser les condoléances,

Avoir un reste d'influence,

Nous clamons avec insistance...

 

Comme les déchus de la présidence

Et tous les politiques en France

Qui masquent leur incompétence

Et ne font plus de résistance

Que pour leur fauteuil en balance !

 

" Voyez l'retour de la croissance,

Fini le temps de l'abstinence,

La relanc' reprend d'la puissance,

Ayez confiance, ayez confiance ! "

 

Nous avons des cornes, d'abondance !

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Deux dates, deux rois: 987, Hugues Capet // 1111, Louis VI, dit le Gros.

Publié le par modimodi

Etre châtelain, roi, souverain,

C'n'est pas sans risqu' ni sans Pépin,

Succès garanti, clés en mains !

Mérovingiens, Carolingiens

Place au règne des Capétiens !

 

C'est en 987,

Que Hugues remport' la compète !

Ses vassaux n'en font qu'à leur tête

Il faudrait bien qu'ils les soumettent

Mais ceux-ci refusent les courbettes !

 

Qui a pu oublier, ma foi,

La réplique, pleine de sang-froid

D'Adalbert, le rabat-joie !

- Qui t'a fait comte ? - Qui t'a fait roi ?

Qui nous laissa royalement coi !

 

Si le règne d'Hugues fut court,

Que neuf années au compte-tours,

Les Capétiens ont un parcours !

Leur dynastie fit les trois huit

Jusques en 1328 ! 

 

Mais il était temps pour la France,

De mettre fin à l'arrogance,

De restaurer l'obéissance,

De réinstaurer la confiance,

Louis VI fut la bonne chance !

 

Appelé l'Gros depuis l'enfance,

Par quelques kilos d'abondance

Le roi fait preuve de vaillance

Il fait cesser le brigandage

Des seigneurs au sein des villages.

 

Le château d'Hugues du Puiset

Est conquis, détruit et rasé.

Le seigneur est fait prisonnier.

Le pays retrouve la paix

Et la liberté d'circuler.

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Tricheur 3/3

Publié le par modimodi

 

Au quotidien, tu fais semblant,

Faut te croire ! Quand t'as mal aux dents,

C'est soi-disant le mal d'amour ! 

Mais si on t'croit, on est balourd

Comm' Louis d'vant la Pompadour !

 

Moi, je t'ai cru au quart de tour,

Quelques baisers et des mamours, 

"Viens ici, que je te savoure !"

Et depuis, j'attends ton retour...

 

Tu es experte en duperie,

T'as l'oscar d'la supercherie !

Tes lunettes à double foyer

Auraient sûr'ment dû m'alerter.

 

Où as-tu encore égaré

Ta carte de fidélité ?

Si je viens à te questionner,

Toi, tu sais me désarçonner !

 

" - Mais voyons, t'as dû oublier

La nouvelle expo du musée ! "

" - T'as raté, l'rencard de quatre heures ! "

" - Oh ! C'est à caus' du changement d'heure  "

 

Faut-il vraiment que je te crois

Quand tu fais les sold' chaque mois?

Mais t'as un prétexte pour tout,

Ton bagout est ton passe-partout!

 

Si je te vois, moi, je vois trouble.

C'est normal d'vant un agent double !

T'as été vue! C'n'était pas toi...

T'as sûrement un sosie, ma foi !

 

Anastasia, Mata Hari,

D'l'imposture, de la jalousie,

De faux airs de faussaires à vie,

T'es déjà une anthologie !

 

Tu t'prends pour la reine d'Autriche,

T'es jamais qu'la rein' de la triche.

Mais tu n'sais pas que je m'en fiche

Comme de ta quiche aux pois chiches !

 

Moi aussi, j'suis à double face...

Car sous mes petits airs bonasses,

Je suis l'roi des tours de passe-passe.

Mais t'es pas assez perspicace

Pour percer l'défaut d'ma cuirasse !

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Histoire: Les croisés 2/2

Publié le par modimodi

Cent mille hommes sur le pied de guerre,

Maladie, fatigue et misère,

Jérusalem reste une chimère.

Bien peu d'entre eux y arrivèrent !

 

Échec pour la prime mission,

L'Orient terre de soumission,

La chrétienté en perdition !

Pèlerin, Croisé, reprends l' bâton!

 

L'pape Urbain lance la promotion :

Pour tous péchés, la rémission !

Son vibrant appel de Clermont

Redonne foi et convictions.

 

Une nouvelle expédition !

À sa tête, Godefroy de Bouillon,

Le grand Bouillon de la religion !

La guerre est sa dévotion.

 

Difficile est la progression :

La faim, la soif, les répressions,

Trois ans de pérégrination,

De sacrifices, de restrictions !

 

Anicroches, carnage, prise d'Antioche,

À feu, à sang, chacun s'embroche !

Mais le but reste Bethléem

Et le siège de Jérusalem !

 

En mille quatre-vingt-dix-neuf, enfin

La ville est prise, le but atteint !

Deux jours d'assaut, fleuve de sang

Le grand massacr' des mécréants !

 

Tous les vœux sont donc accomplis,

Mais Seigneur Dieu, oui ! A quel prix !

Pour le saint Sépulcre et le Temple

Fallait-il des malheurs si amples ?

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Corne d'abondance 1/2

Publié le par modimodi

Depuis notre plus tendre enfance,

L'amour nous offre l'opulence.

Baisers, tendresse et bienveillance

Du premier cri de la naissance

Aux jours bénis de la croissance.

 

Petits soins pour notre existence,

Indulgence pour notre innocence,

Education, jeux, insouciance,

Maternelle et douce présence,

Au paternel, obéissance !

 

Ah ! Nos émois d'adolescence,

Acnés, rougeurs, impertinences,

Maladresses et inexpériences,

Défis, désirs, exubérance

Et des tire-couettes à Laurence !

 

Pas d'avenir sans la vaillance !

Besoin de chance, de compétences,

D'efforts et de reconnaissance,

D'amitié forte et de confiance

Pour le chemin de l'existence.

 

Puis un jour, ô bonheur immense !

Temps des semailles et de jouvence,

L'amour offre sa récompense.

Nos deux cœurs unis se fiancent,

Nous nous passons les alliances.

 

Cadeau de deuxième naissance,

Notre nouvelle vie commence.

Plaisirs, caresses et jouissances,

Corps tremblants d'extase et de transes,

La vie se donne en abondance.

 

Chaque jour est de providence.

L'autre a toute votre importance.

C'est votre unique référence :

Attention, grâce et révérences,

Bienfaits, mutuelle assistance.

 

D'la joie en toutes circonstances,

Des besoins en surabondance,

Du confort, belle résidence,

Toujours plus : loisirs et vacances.

Au diable, soucis, prévoyance !

 

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Histoire: Les croisés 1/2

Publié le par modimodi

 

L'histoire, balbutie, se répète.

Que ce soit récit de conquêtes,

Défaites ou victoires parfaites,

Y'a pas d' place pour les mauviettes !

 

Pour rentrer un jour dans l'histoire,

Faut pas rester dans son manoir,

S'faire balancer de l'encensoir,

Faut avoir la foi et y croire !

 

Ah ! Noms de dieux ! Quelle panade,

Les illuminés d'la croisade !

Païens crétins, crétins chrétiens

Endoctrinés, les bons pèlerins!

 

Il faut défendre les lieux saints,

Reprendr' Jérusalem en mains,

Israël, à cors et à cris

Et le tombeau de Jésus-Christ !

 

Têtes de turcs et d'infidèles,

Des hérétiques à la pelle,

Sus à l'ennemi, combats cruels,

Ce pèlerinage est mortel !

 

Pierre l'Ermite rapport' des horreurs :

Bain de sang, massacre à toute heure !

Le pape prêche d'un ton vengeur,

Le voyage purificateur.

 

"Aux armes, prends ton épée, ta croix,

Comme au temps de Roland : Montjoie !

Croisé, en marche pour de longs mois,

Ta voie est un chemin de croix !"

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Tricheur 2/3

Publié le par modimodi

 

T'en as maintenant l'habitude !

L'école n'était qu'un prélude.

La vie te donn' tout' latitude

Pour développer tes aptitudes.

 

Y'a du plaisir à friponner,

Il suffit d'un peu d'habileté !

L'état est l'premier des escrocs,

Faut pas s'gêner pour les impôts !

 

Ce n'est pas commettre d'abus

Qu'd'oublier une retenue,

C' n'est pas une malversation,

Rien qu'une faut' d'inattention !

 

Les coquettes sous maquillage

Se trompent toujours sur leur âge !...

Le commerçant le plus honnête

Confond les prix des étiquettes !

Y'a plus que l'erreur qui soit nette !

 

C'est l'époqu' du : pas vu, pas pris !

Le monde lance des défis,

Il vaut mieux gagner ses paris

Que de se faire harakiri !

 

Apprends à jouer au bonneteau,

Tu gagneras plus, qu'au loto !

Y'a des flambeurs et des gogos

A qui tu peux dire banco !

 

Si t'as un moral de vainqueur,

Tu n'peux pas être un pt'it joueur !

A pile, tu perds, face, je gagne !

A eux, le pays de Cocagne

A toi, les châteaux en Espagne !

 

La vie n'est qu'un grand jeu de dés

Sur la piste des jours, lancés.

Toi, tu sais comment les piper,

Tu ne paieras pas la tournée !

 

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C'est ma faute, c'est ma très grande faute ! 5/5

Publié le par modimodi

 

Vive la réforme de l'orthographe ! Il faut écrire droit et filer droit avec les orthopédagogues aux pieds plats ! Adieu l’étymologie, adieu la sémantique ! La langue française est reconnue difficile. Les sms et mms sont bien plus accessibles pour des esprits au bon sens abrégé ! Les 40 académiciens jivaros l'ont donc réduite et scarifiée.

Dans les grands faitouts de l'orthographe, 2400 mots portés au nouveau lexique vont subir ce lifting : "Oignon pourra s'écrire ognon et nénuphar, nénufar." C'est ainsi : soit tu pleures, soit tu t'effares ! Elle est éléfantesque cette réforme, mes bons enphants. Tout le monde pourra donc se tromper !

En restant droit comme un i, ne pensez-vous pas que nos habits verts auraient mérité de se prendre une belle tarte à l'ognon, un entartage à la pissaladière et d'aller s'occuper de leurs "onions" ! Boris Vian, lui-même, aurait sûrement "écumé tous les jours" de devoir tailler le nénufar qui pousse dans le poumon droit de Chloé et aurait déclaré nos immortels bons pour le caveau, de Saint-Germain ou d'ailleurs !

Mais ainsi l'ont-ils voulu ! L'imbécile frappé d'imbécilité fera moins de zèle qu'avec ses deux ll. Et comme on ne fait pas d'omelette sans casser d'œufs, on ne fait pas de réforme sans casser des "e" ! Chacun pourra s'assoir et se rassoir quand le maitre ou la maitresse qui ne feront plus porter le chapeau (ni le bonnet d'âne) vous mettront les points sur les "i" et vous y autoriseront ! Dernier chaussetrappe : le joailler pourra manger les fruits du groseillier ! Hi ! Hi ! Sans s'étrangler !

" Oignez vilain, il vous poindra, poignez vilain, il vous oindra." La sagesse est toujours proverbiale ! En attendant, c'est nous qui sommes piqués au vif ! Nous l'avons dans l'oignon, et des gnons et des gnons dans l'ognon ! Vous verrez bien qu'un jour, par pudeur, ils supprimeront la lettre Q pour éviter les coquilles !

Mais pour nous rassurer, la réforme non contraignante sera facultative et la graphie pourra être alternative ! Ainsi l'avait voulu en 1990, nos académiciens valétudinaires : " Il ne peut être évidemment demandé aux générations antérieures de désapprendre ce qu'elles ont appris et donc l'orthographe actuelle doit rester admise. " L'Académie, maison de tolérance et de délirium trémens !... La réforme est peut-être le symptôme de dégénérescence littéraire de nos perpétuels à la mémoire en pelures d'ognon !

Mais vous en ferez le constat, au final, voilà beaucoup de bruit pour rien !... Nous sommes en présence d'un statuquo linguistique pour une nouvelle langue clignotante et une écriture à clochepied ! Il nous est octroyé une double chance, celle de réussir ou de nous tromper. A la rentrée, les manuels scolaires présenteront les deux usages. Les nouveaux professeurs devront être formés aux différentes possibilités et aux tours de passepasse. J'imagine bien les corrections de dictée à options d'un français placébo.

Au grand piquenique de l'orthographe, c'est le prof croquemitaine qui te pique et te nique ! Mais assez de persifflage, inutile d'être combattif comme un boursoufflé, tirebouchonné de l’ego. Je suis, nous voilà tous embarqués sur le charriot ou la charrette révolutionnaire qui mène à l'échafaud du langage ! Inutile, la mort dans lame, de se faire en plus une crise d'exéma ou un douloureux harakiri.

Ainsi le diront haut et fort et le clameront les agités de la plume et de la bienpensance qui s'inquiètent depuis toujours des tempêtes dans les verres d'eau dans lesquels ils se noient ! Ainsi au nom d'un apriori souvent mal étayé porteront-ils l'anathème suprême en parlant de déchéance de "circonflexité" ou de nationalité pour ces jeanfoutre du français.

Mais inutile de s'entredévorer entre les sympathisants de la réforme et les classiques réfractaires ! Pas de vaines querelles entre les pas assez anciens et les presque modernes ! Tout est question de conventions. Rien n'est jamais figé ni gravé à vie dans le marbre, sauf dans celui de la mémoire universelle.

Au-delà de l'attachement affectif et esthétique à nos habitudes d'écriture, n'oublions pas, mes bons et indulgents amis lecteurs, qu'une langue est vivante. Elle se modifie en permanence à l'écrit comme à l'oral. Ni le ministère de l'Education ni l'Académie française ne peuvent freiner son évolution ! La vitalité est toujours créatrice. Nous sommes des millions en France et dans le monde à l'ensemencer, à la perpétuer et à l'aimer pour la léguer aux futures générations qui prendront notre relai. Éternels écoliers !

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