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Résurgence

Publié le par modimodi

J'ai le cœur fait d'écorce,

Que ton amour entaille,

Où ton amour prend force,

Où ma raison défaille.

 

Interdit d'avenir,

Je croyais au présent

Mais mon cœur indigent

Se donne aux souvenirs.

 

Séparés l'un de l'autre,

Sevré de tes sourires

Privé de tes fous rires,

Je ne suis plus qu'un autre.

 

Je ne prends plus la mer,

L'amour est portuaire.

Seul à l'embarcadère,

J'ai le cœur outremer,

Les désirs voyageurs,

Les rêves migrateurs,

Les minutes et les heures

Voient s'enfuir le bonheur.

 

Voué au ciel du Nord,

J'ai un voilier au port,

Où le froid pique et mord

Mon cœur sans réconfort…

 

Dans un seul de tes yeux,

Je voudrais embarquer

Vers des soleils radieux,

A jamais convoqués…

 

Et soudain, ô miracle !

L'amour est au pinacle !

Mon rêve est exaucé,

Les voiles sont dressées.

Prête à la traversée,

Tu m'offres l'Odyssée.

 

Je plonge au firmament

Des étoiles de mer.

J'y vois du bleu, du vert,

Saphirs et diamants,

Brillants jusqu'au gréement.

FIN

 

****Et je passe grisailles

De tes humeurs limailles

Et de ton cœur rocaille.

Tu me prends au trémail

Ton corps est un corail

Qui m'écorche et m'entaille.

 

 

****Je veux que tu tressailles

Comme fièvre en semailles

Et lumière en vitrail.

 

***Et je livre bataille

À tes seins blancs d'émail.

Je suis pris en tenaille,

Au piège de tes broussailles,

Entre tes reins, ta taille.

Ton corps est un corail

Qui m'écorche et m'entaille.

 

***J'entrouvre le portail,

Tu m'ouvres le fermail!

Désirs en éventail,

Plaisirs en épousailles,

Je franchis la muraille.

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Boules de comme

Publié le par modimodi

Le sexe, c'est comme les lunettes, ça sert plus aux presbytes qu'aux myopes.

La vie, c'est comme les traites, une affaire de tempérament!

La mort, c'est comme la nausée, d'un haut-le-cœur, elle vous renvoie.

La femme, c'est comme les blés, elle vous botte  puis vous met sur la paille.

L'amour, c'est comme les cabinets, des sentiments de fausse aisance.

La vie, c'est comme les fesses, vaut mieux les serrer pour éviter que ça foire!

La mort, c'est comme l'ombre portée dans le crépuscule de la vie.

L'amour, c'est comme le plancher des vaches, il vous émeuh!

L'homme, c'est comme le réservoir, il a beau être super et avoir le plein, s'il est vidé, il risque la panne des sens.

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Euphémisme

Publié le par Modimodi

Dans ce monde d'exagération où tout est souvent grandiloquent et surestimé, à grands renforts de : " méga ou hyper, vachement super ! ", l'humaine attitude prend parfois le dessus. Elle choisit alors d'employer une figure de style moins hyperbolique, lui préférant l'euphémisme, méthode douce de la bienséance et de la relation à l'autre.

L'appel à la générosité publique voile ainsi sa réalité. Il n'y a plus au tiers monde, de pays sous-développés mais des pays émergents, en voie de développement ! Il n'y a plus de pauvres mais des défavorisés, les vagabonds et les clochards sont des S.D.F, des sans-domicile fixe ! Ironie sociale, d'une imagination qui rame, la misère n'est plus qu'une galère !

Une mince espérance, pour tous les gratte-papiers, de paraître peut être, un peu moins bêtes ! Un léger mieux pour leur crampe d’écrivain ! Un progrès pour tous les empêtrés de la pensée. Une bonne mesure et une meilleure image pour les emphatiques de l'expression et du style ! Une pommade amincissante pour les empâtés de la plume, en surcharge pondérale comme pour les petits gros, obèses pléthoriques, qui ne sont plus par miracle, que de gentils Obélix, un peu enveloppés, forts et costauds !

Euphémisme des apparences ! Ici, on habille les rondes et les grandes tailles ! Ici, on laisse une lueur d'espoir au plumassier à l’imagination éteinte, qui peut euphémiser son état, en pensant qu'il n'est plus que l'ombre de lui-même ! Litote de bienveillance pour exprimer, au moins pire, le désespoir du plumitif déchu ! ... Le succès n'est pas pour demain mais tous les lauriers ne sont pas coupés.

Sursum corda ! L'altruisme porte à l'altérité, à l'identification généreuse et désintéressée. L'autre est un autre moi-même, égal à moi, dans la reconnaissance réciproque de nos différences, physiques, culturelles ou religieuses.

Alors, plus d'attitude de rejet ! L'empathie est la conduite positive adoptée, pour les gens de couleur et les minorités. Le racisme est de la discrimination positive. Loin de nous, les attitudes et les discours de la sujétion et de la colonisation. L'assimilation est préférée à l'intégration pour favoriser la mixité sociale ! United colors of Benetton ! Vive la génération Smarties !

L'heure est même aux regrets des dommages collatéraux des frappes chirurgicales ou à la repentance. Le conflit a remplacé la guerre, l'intervention humanitaire a pris la place de l'intervention militaire. Des tensions et des accrochages ont remplacé l'insurrection. L'horreur du génocide, des massacres, de l'extermination massive se présente désormais comme une solution finale, une barbarie sans nom, pudiquement appelée purification ethnique. Il ne faut ni choquer, ni déplaire !

La diplomatie, c'est l'art de transformer la mémoire. Les ennemis d'hier sont nos amis de demain et nos alliés aujourd'hui ! Tous frères, même les faux frères, voilà le nouvel ordre mondial, de la finance et des profits, dans le politiquement correct des marchands d'armes et du libéralisme policé.

Amodiation permanente des événements dramatiques pour soulager la conscience collective ! Masque des idées et de la réalité ! Économiquement, l'entreprise se restructure, les ressources humaines sont ajustées et les effectifs du plan social sont lissés. Les salaires ne sont pas baissés mais harmonisés. Les chômeurs licenciés, qui ont été remerciés hier, ont vu leur mission interrompue. Ce sont les nouveaux demandeurs d'emploi, en assez grande précarité pour ne pas dire, sans le sou et en extrême détresse. Plus de créanciers et de corvée, d'impôts ou de taxes, plus que des prélèvements sociaux, de solidarité ! Plus de dettes, de surendettement, des difficultés de trésorerie !

Ironie de la vie ! Les vieux, qui ne sont plus jeunes, ne sont plus vieux, ce sont des seniors qui ont un troisième âge avant de vivre un quatrième âge et plus, si affinités avec le ciel !

En attendant, il s'agit de prendre du bon temps ! Tout est permis ! Plaisirs et désirs s'étalent au grand jour ! Plus de photos obscènes mais de charme, plus de drague en douce, des rencontres sur des sites officiels, plus de coucheries, des aventures partagées, plus de sexe graveleux, des relations intimes, sans tabous ! Les libertins sont des personnes libérées aimant les cougars ou de jeunes nubiles !

Le monde doit être joyeux et gentil ! La présentation des événements doit être optimiste et non péjorative. Les travaux ne sont plus gênants, ils fleurissent dans la ville au milieu des bouchons et des ralentissements. Les pauvres sont des personnes modestes, des économiquement faibles ou d'anciens et de futurs riches, disons des personnes aisées en devenir. La crise économique n'est qu'un ralentissement, demain la courbe va s'inverser, la nouvelle orientation va l'infléchir ! Ne faudrait-il pas prendre la tangente ?

Au royaume de la bien-pensance, les banlieues ghettoïsées sont des quartiers sensibles. La grève n'est plus qu'un mouvement social. L'extrême droite est une droite dure et l'extrême gauche, la gauche de la gauche ! Les insultes sont de petites incivilités, les mensonges des contre-vérités, les échecs des contre-performances. Le travail à temps partiel une conséquence de la flexibilité.

Dans ce monde du paraître, l'atténuation des discours dore la pilule au citoyen. Quand lui cherche à se donner de l'importance, grossit et exagère le trait, les faits et les effets, quand la grenouille cherche à se faire plus grosse que le bœuf, la société réduit l'importance des réalités pour laisser une plus grande place à l'illusion ! Il faut optimiser, rassurer voire anesthésier l'opinion. La croissance est négative mais la révision est à la hausse. Dans cette période de sortie d'austérité, la situation est saine et nous nous en sortons mieux que tel voisin européen !

Dormez braves gens ! La crise n'est qu'une crise de confiance ! Les marchés ont le moral. Tout ne va pas si mal et tout ira mieux demain ! Petits enfants de la génération Woodstock : Peace and love ! On vous le dit, avec des fleurs...de rhétorique !

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Mystères

Publié le par modimodi

Les remariages ne sont-il pas les accessits, qui vous consolent de ne pas être le premier pris?

La componction est-elle réservée aux huiles ou aux cons éreintés, pris des lombes?

A quel prix, l'être cher le devient-il?

Si le mal de dents est un mal d'amour, à force de prendre son pied, est-ce qu'elles branlent et se déchaussent?

L'humilité, est-ce l'ABC des petites gens?

Ménager la chèvre et le chou, est-ce ménager les cornes ou le trognon?

Mourir centenaire, est-ce faire long feu?

N'est-ce pas un comble pour un noir, d'en voir de toutes les couleurs et de finir, saigné à blanc?

"Aux innocents, les mains pleines!" Est-ce une sentence pour cons peloteurs?

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Hypocondriaque 2/2

Publié le par modimodi

T'es mal foutu et tout patraque !

T'es à l'affût et à la traque,

Un petit symptôme et tu craques.

T'es un grand hypocondriaque !

 

Un frisson et tu deviens tiède!

Un malaise, tu crois qu'tu décèdes !

Une crampe et tu deviens raide !

Faut toujours qu'on te vienne en aide !

 

T'as essayé tous les remèdes,

Suivi le régim' Nicomède

Et pris des bains comme Archimède.

C'est ta santé qui te possède

Survivre, c'est ça qui t'obsède !

 

Tu n'veux plus lire Confucius,

Tu n'crois plus en Nostradamus

Mais au Vidal Diafoirus,

Trouvé au marché aux puces !

 

In partibus, ton beau corpus :

Radios, scanner, faut toujours plus

Pour sonder un p'tit nucleus.

Tout y passe, sinus et anus,

Plexus, radius et cubitus !

 

Sonnez tocsin et angelus !

A genoux, pour un orémus !

Ton cœur fait un collapsus,

Dix fois par an, vlan ! L'infarctus !

 

T'as lu dans un prospectus,

Que du singe, t'as le facteur rhésus !

Du coup, tu chopp' sida, virus.

Qu'est-c'qui'a tué l'diplodocus ?

Pas d'réponses, dans les papyrus !

 

Alors aux épidémies, tu dis sus !

Tu chass' les mouches, les poux, les puces,

Car la mort t'offre son bonus :

Le typhus, choléra morbus !

 

Tu te fais d'la bile et du mouron.

Tu te mont' à fond l'bourrichon,

Tu n'crois pas à la guérison.

T'as déjà l'obol' pour Charon.

 

Ce qu'on boit : fatale potion !

Pas d'miracle ni de rémission,

D'l'indigestion, pas d'guérison

Le bouillon d'onze heures : un poison !

 

Devant la glace, tu tournes en rond,

Un point d'acné est un bubon.

Tu t'auscultes, en toute saison,

Tu te tât' le cou, le menton,

T'es l'Champollion des ganglions !

 

Tu n'fréquentes que les cimetières

Et tu chantes "lala, lalalère,

Elle fait mêm' pas peur, la sorcière",

Quand c'n'est pas toi, qu'on met en terre !

 

À te voir hypocondriaque,

J'en suis devenu insomniaque,

J'ai le moral dans le cul-de-sac,

Je suis prêt à m' jeter dans l'lac !

J'ai tes maladies tout en vrac,

Mon cœur fait cric, mes os font crac,

Ma santé est un vrai micmac.

 

Je fuis le péquin, tout à trac.

Tous les êtres sont démoniaques,

Porteurs de virus à pleins sacs !

Hostile, méfiant, bête et réac,

Je prends la poussière au colbac,

Un microbe, je sors la matraque ;

J'ai déterré le tomahawk,

Prêt à parer la moindre attaque !

 

De ta compil, j'ai le play-back !

J'suis un maniaque, paranoïaque !

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Les quatre vérités 6/6

Publié le par modimodi

Est-ce au hasard de ce jour solennel de PÂQUES que doit s'achever la quête de la Vérité ? La fin de l'étude est elle la fin de l'introspection ? A l'école de la vie, doit-on cesser d'apprendre ?

Tu aimerais obtenir une réponse à cette Éternelle question existentielle : Y a-t-il un absolu et une absolue vérité ? Si, comme le dit St-Luc : "Rien n'est impossible à Dieu" (Luc, 6,46), pourquoi, à toi, déclaré enfant de Dieu, tout est impossible ? Il y a sûrement un bug dans le code génétique de ta spiritualité. Emballé, c'est pesé ! Sur la grande balance du Jugement dernier, pour faire bon poids à la vérité, c'est toi qui fais la tare.

Mais, tu n'es pas seul, c'est pour tous les humains pareil ! Quand nous faisons l'apprentissage de l'existence, que nous forgeons notre personnalité, l'éducation et l'enseignement nous assurent les apports successifs des sciences et de la vérité de l'époque, du pays et de la culture dans laquelle on vit. Ainsi, les humanités gréco-latines nous ont appris, que le panthéon est le domaine de la mythologie. Les actions des dieux par le jeu des forces en présence, supra-naturelles ou cosmiques produisent par l'enchaînement des causes, des effets jusque dans le monde des hommes. La vérité n'est qu'une représentation imagée et symbolique.

Les hauts faits et les histoires mythiques, sortes de pensées archaïques, irrationnelles, récitées au berceau de l'humanité ont peu à peu, par le logos, discours rationnel et argumenté, imprégné la philosophie et la psychanalyse. Devenus des contes et légendes, ils se sont même vulgarisés dans des figures célèbres, telles celles de Pandore, Sisyphe, Narcisse ou Œdipe... Certains les ont faites leurs, pensant que les mythes, n'étaient au fond, qu'une façon de parler de la vérité, profonde, existentielle et universelle.

Mais à la réflexion, pour tous ces héros, la vérité n'est elle pas une impasse ? A quoi va servir, à Œdipe de déchiffrer les énigmes du Sphinx qui terrorise Thèbes ? Comment pouvait-il échapper à la prédiction de l'oracle ? Son drame, n'est-il pas de se reconnaître comme étant celui qui a tué son père, Laïos et qui a épousé sa mère, Jocaste?  "Je me révèle né de qui il ne fallait pas naître, vivant avec qui il ne fallait pas vivre, meurtrier de qui il ne fallait pas tuer." (Sophocle, Œdipe roi, v 1184-1185) N'est-ce pas là, l'implacable tragédie de la vérité, insupportable à affronter en face, qui le conduira à se crever les yeux ?

Si, la vérité fondamentale est fatidique et aveuglante, voilà peut-être pourquoi, elle se tapit dans l'ombre et que nous n'en avons que la diaprure et quelques éclats. Alors, Grands Dieux, si nous n'avons aucune solution humaine, autrement que tragique pour la percevoir, ce n'est peut-être pas dans la multiplicité et le polythéisme, que nous allons trouver, la voie de la vérité.

Certains se tournent alors vers le Dieu, unique de leur baptême. "Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira." (Jean, 8, 31-36) D'emblée, le programme a des exigences. Il ne faut pas mentir, car le neuvième commandement des Tables de la Loi, interdit de proférer le mensonge : "Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain." (Exode, 20-16). Oui, mais si la vérité est incertaine, quand sait-on que l'on ment ?

Jusqu'à présent, le constat n'est pas des plus encourageants... Et puis, dans tout ce fatras d'hypothèses, où est l'assurance-vie éternelle, promise dans l'eau baptismale ? Je crains bien qu'il ne nous faille, sur cette terre, sans certitude, hormis avec la force de notre foi, vivre selon le code rigoureux des Saintes Écritures bibliques : "La bible est la vérité."( Psaume 119 ). D'accord !  Mais le scepticisme demeure. Car à moins d'être un théologien exégète éclairé, admettons que nous avons quand même, peu de moyens et de chances de succès pour approcher la vérité.

Voilà donc, une fois de plus, notre destinée contrariée. Notre esprit devient d'autant plus troublé quand, nous entendons Jésus, futur supplicié, le fils de Dieu lui-même, dire devant Pilate : "Je suis venu rendre témoignage à la Vérité." Ceci préfigurerait-il et justifierait-il, les horreurs et les sacrifices qui seront perpétrés, au nom de la Vérité ? N' y aurait-il aucun subterfuge, pour échapper à la tragédie de la vérité ? "En vérité, je vous le dis, le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point." (Mathieu 24-35) Vérité d’Évangile !

Après avoir épuisé toutes les questions, ne découvrira-t'on qu'une Unique réponse : il faut croire, pour espérer atteindre la Vérité Absolue ? Faudra-t-il attendre de se retrouver devant le Juge Suprême pour connaître enfin la Vérité ? 

Dans l'introspection de sa foi religieuse, est-ce que quelqu'un entend les paroles tourmentées et l'angoisse du croyant ? : "Seigneur, faut-il, dès ici-bas, se dépouiller des oripeaux de petites vérités, aux apparences existentielles pour, le cœur mis à nu, espérer entrer, un jour, dans l'éclatante lumière de la Vérité ?... Moïse, sur le mont Sinaï en fut totalement aveuglé et encore ! Il ne s'agissait que d'un buisson ardent, pas de ta nimbe glorieuse et céleste ! Où est donc ton éclatante vérité? Pourquoi St Luc, me dit : " On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau.", si toi-même, tu joues avec nous, à cache-cache ?   Ta Vérité n'est-elle que mon cache-misère et mon cache-poussière !

Seigneur, Toi, dans la majesté des cieux et ton silence glacé, toi qui dis être : "celui qui est, qui fut et qui vient." Toi, qui dis : "Je suis le chemin, la vérité, la vie. Nul ne vient au Père que par moi ... Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de Vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous." (St Jean , 14, 1-6 puis verset 16). Mon Dieu, me diras-tu un jour, en quoi j'ai failli ?"

Seigneur, entends-tu le pratiquant à gros grains, te dire humblement : "Je t'ai prié pourtant. Pourquoi, es-tu resté sur cette condamnation biblique, sans appel : "Tout homme est menteur." ( Psaumes CXVI, ) Oui! J'en ai fait l'amère constatation, tu es resté obstinément sourd à mes appels. A quoi bon te prier, Père éternel et tout puissant ? A quoi bon, toutes ces paroles psalmodiées par tant de pauvres pécheurs, croyants et pratiquants ? Goethe aurait-il raison quand il dit dit : "Voulez-vous être délivré de la vérité, étouffez-la avec des mots." (Maximen und Reflexionen)

Seigneur, regarde le pieux paroissien dans les affres de sa crise mystique ! Ecoute le s'exprimer : "Toi, le Très-Haut, j'aurai bien envie de te dire tes quatre vérités. Pourquoi m'avoir égaré aux quatre vents de mes passades ou de mes intérêts, pourquoi m'avoir fourvoyé dans les sentiers de l'erreur, aux quatre chemins des désirs impérieux et fugaces comme des plaisirs illusoires et enfin Seigneur, pourquoi m'avoir baladé sans cesse aux quatre coins cardinaux des simulacres, des mensonges et des aveux ?

Errare humanum est ! Est-ce au nom de ce principe commode, à l'affirmation gratuite et hypocrite que la vérité est trompeuse ? En serait-il ainsi, si j'avais reçu de toi, une étincelle divine, une parcelle de divin ? Si tu ne me réponds pas, est-ce parce que "toute vérité n'est pas bonne à dire ni à croire"?

Ton silence est éloquent. Grand Dieu ! Après avoir passé ma vie à rechercher des vérités perdues, me voici, au final, devant toi, l'âme nue et sans défense. Découvrant que la vérité est simplicité et innocence ! Me voici, écorcé comme le bois de la croix et écorché comme un larron, supplicié, victime expiatoire, offerte en sacrifice sur le fagot de l'holocauste et l'autel de la vérité ! Avec Toi, vérité est histoire sans paroles ! Vrai de vrai ! Mais dans la nuit de l'ignorance et du doute, il n'y a guère, que ta Vérité qui me blesse !"

Amère constatation  pour ce pratiquant affolé comme pour chacun de nous, sincère dans sa foi de charbonnier ! Au fond, nous ne sommes que de simples et humbles croyants emplis de doutes. C'est peut-être alors dans la foi de Pâques, en un Christ ressuscité, après être mort pour le rachat de mes péchés, qu'il nous faut avancer. Place à la vérité des saintes écritures !

Dans les dix commandements des tables de la Loi, Dieu, nous a dit d’emblée: "Tu n'adoreras pas d'autres dieux que moi." Il ne peut donc y avoir qu'un seul Dieu, unique et éternel, le reste ce ne sont qu'idoles et veau d'or ! Ma foi, là voici peut-être, cette absolue vérité que certains cherchent. La voilà, terrassante et aveuglante comme pour St-Paul sur le chemin de Damas ou pour les disciples d’Emmaüs.

Le voile du temple de la vérité se déchire. Là voilà donc, pour chacun et deux milliards de catholiques, la vérité révélée de chrétien baptisé : "Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ?" Jésus lui répondit : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.." (Mathieu 22, 36-39)

Happy end ! Pour trouver la vérité, il faut à la fois obéir et croire en Dieu et à sa parole. Le mot de passe pour l'au-delà et la vie éternelle, c'est "Dieu est amour !" La vérité est AMOUR, voilà qui me va bien, voilà qui nous convient peut-être ! Pour aujourd'hui et pour demain...

Certains vont hausser les épaules et me parler de crédulité mystique et d'illusion métaphysique, je ne leur donne pas tort ! Qu'ils sachent qu'ils peuvent encore espérer car" la vérité et le matin deviennent de la lumière avec le temps." (proverbe éthiopien)

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Mauvais poème

Publié le par modimodi

Les poètes sont facétieux,

Ils ne vous chantent que les yeux bleus.

Les poètes sont des pervers,

Qui ne vous chantent que les yeux verts.

 

Moi, scribouillard à bonnet d'âne,

Je chanterai tes yeux havane,

Les volutes de ton corps liane,

Et les secrets de ta savane.

 

Moi, qui ne suis pas Aragon,

Mais rien qu'un pauvre écrivaillon,

Je leur gémirai la détresse,

Des privations de tes caresses.

 

Ils viendront cueillir sur mes lèvres,

Le rouge de ta bouche fraise,

Et se brûleront à la fièvre,

De posséder ton corps de braise.

 

Je prendrai tous les grands navires,

Qui claquent leurs voiles blanches,

Dans le balancement de tes hanches

Et puis qui tanguent et qui chavirent,

Dans la houle de nos désirs

Et les hauts-fonds de nos plaisirs.

 

Je leur offrirai des soleils,

Dans tes yeux, à jamais pareils,

Qui éclatent dans ton sourire

Et qui s'y posent pour mourir.

 

Je leur dévoilerai les charmes

D'une perle d'or, brise larme,

Qui scintille sous ta paupière

Quand l'amour est saison d'hiver.

 

Je chanterai, sans grand talent,

Tes doux regards de femme-enfant,

Qui allument au firmament,

Ce féerique poudroiement

Des étoiles d'enchantement,

Qui embrasent nos serments.

 

Je leur dirai le ravissement

D'être ton fortuné amant.

Je leur parlerai du velours

De tes émois, au petit jour.

 

Je leur parlerai du satin,

De tes baisers de frais matin.

Je leur hurlerai les silences,

Qui me cognent en ton absence.

 

Je leur écrirai que je t'aime!

Mais sauront-ils y reconnaître,

A travers ce mauvais poème,

Ma joie, ma vie, ma raison d'être ?

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Boules de comme

Publié le par modimodi

La vie, c'est comme le vote, son bulletin finit dans l'urne.

La mort, c'est comme le fracas, avec perte. Pas besoin d'être du tonnerre, pour qu'elle frappe en un éclair.

L'amour, c'est comme la faillite, du découvert à la culbute, une mise sous les verrous.

L'homme, c'est comme le taureau, il faut le prendre par les corones ou par les cornes.

La vie, c'est comme les feuilles mortes, il faut s'accrocher aux branches et ne pas laisser tomber, car beaucoup se ramassent à la pelle.

L'amour, c'est comme le complément, il faut s'accorder directement avec son objet sans se faire avoir.

La mort, c'est comme la musique, une syncope, un contre-temps, une pause, un soupir avant le silence.

Le sexe, c'est comme le dessert, on s'entremet pour deux ronds de flanc.

La femme, c'est comme la Constitution, quand elle est bonne, le moindre article est bien dressé.

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Les quatre vérités 5/6

Publié le par modimodi

 

Dans la vie, vérité de l'esprit et vérité du corps font vérité tangible. Il est toujours possible de tricher avec son âge, pas avec ses artères ! La vérité fardée finit toujours par faire parler la poudre et craqueler les plâtrages ! Beauté éclatante ou éphémère, quand la vérité se dévoile !

On peut prendre plaisir à contempler une exposition sur le thème de : "la robe à travers l'âge" mais, on déchantera souvent du saisissant constat, de l'âge à travers la robe... La vérité est révélation, mais elle mérite parfois de rester cachée. La glasnost ne convient qu'au régime de la Pravda !

Etre vrai avec soi-même, c'est s'accepter sans renoncer. Mais force est de reconnaître qu'il est plus difficile d'admettre la réalité, quand il s'agit de soi. Le miroir révèle parfois une vérité bien amère alors, vive les miroirs déformants qui déguisent la réalité et entretiennent espoir et illusions  Le flou dans l'art et l'estompe ont encore de beaux jours pour de beaux restes ! La vérité qu'on adopte, n'est qu'une adaptation optimiste du regard et de la vision ! "La nuit, tous les chats sont gris!"

Oh bien sûr, la vérité, chacun y tend, chacun la cherche ! Elle est là au fond du puits, prête à remonter dans le seau, si vous ne l'avez pas déjà noyée. Elle sort aussi de la bouche des enfants, avant qu'ils ne grandissent et ne mentent comme des arracheurs de dents. L'âge de raison n'est-il pas l'âge du début des mensonges ?

Et pour de vrai, quelle jouissance, la toute première désobéissance, quand on découvre qu'on peut mentir avec culot et aplomb ! Quelle surprise de découvrir, que ni papa, ni maman, bien qu'ils aient menacé et dit l'inverse, ne s'en rendent même pas compte ! Cela est si vrai que restant toujours de grands enfants, nous poursuivons dans ce délicieux travers...heureusement, sans que nos nez ne s'allongent !

Dire le contraire de la vérité, mentir par omission volontaire ou bien effrontément, est parfois salutaire ou lâche. "En vérité, je te le dis, qu'en cette même nuit, avant que le coq n'ait chanté deux fois, tu me renieras par trois fois." Ces paroles de Jésus à St-Pierre, relatées dans les Évangiles font de Pierre un modèle de couardise. Pourtant, c'est à lui qu'on a confié la mission de bâtir l'Eglise et donné les clés du Paradis ! Drôle de destinée pour un drôle de paroissien ! Cette vérité là n'est pas catholique !

Toi, le cherchant assoiffé de vérité, crois-tu que, c'est avec cette simple vérité, pétrifiée et sanctifiée dans la faiblesse humaine de Pierre, qu'il soit possible de donner raison à Shakespeare, quand il nous dit que " La vérité fait rougir le diable." (King Henry IV)?

Mentir ou se taire peut aussi être la preuve et la marque d'un acte d’héroïsme. Se taire, refuser de dire ce que l'on sait, ne pas renier sa parole ou abjurer sa foi, sous la menace et la torture est un exemple d'abnégation et de bravoure désespérée, poussé à l'extrême !

Gloire aux résistants, exécutés pour notre liberté, aux croyants persécutés, à ceux qui ont donné leur vie, au nom d'une vérité plus grande que la douleur ! La vérité a la couleur du sang versé. Honneur au grand poète espagnol, Frédérico Garcia Lorca, fusillé pour ses croyances républicaines, en résistance à la dictature franquiste. Me viennent aux lèvres, ces quelques vers d'Aragon :

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Quand les blés sont sous la grêle

Fou qui fait le délicat

Fou qui songe à ses querelles

Au cœur du commun combat

La rose et le réséda

A dire vrai, personne ne sait, si son courage, son cœur, son corps et son âme seront assez forts, en ces instants cruciaux ! La vérité même la plus parfumée est aussi épineuse que la rose. Luigi Pirandello disait : "Il est plus facile d'être un héros qu'un honnête homme. Héros nous pouvons l'être une fois par hasard ; honnête homme, il faut l'être toujours."

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Ô mon amour, je veux t'aimer

Publié le par modimodi

Ô mon amour, je veux t'aimer

Comme les oiseaux fidèles

Au rendez-vous des arbres,

Dans la muraille des feuillages,

Dans la déchirure des écorces,

Dans la morsure des racines,

Dans les derniers fruits de l'automne,

Entre les bras nus de l'hiver.

 

Ô mon amour, je veux t'aimer,

Et m'endormir entre tes mains,

Murmures de sable au creux des houles.

Je veux me couler en tes doigts,

Langues de feu et de soleil.

Je veux m'envoler dans le vent

Aux voyelles de brume

De tes yeux bleu-marine.

 

Entends-tu battre la mer

Et emporter, glissant vers toi,

Mes émois et ma fièvre

En plaintes obsédantes,

En vagues impatientes?

Hormis au sablier,

Où va le grain de sable?

 

Ô mon amour, je veux t'aimer

D'aubes en crépuscules,

D'aurores en pluie d'étoiles.

Ouvre-moi les ténèbres,

Déchire-moi la nuit,

Délivre la lumière,

Incendie l'univers,

Mon cri emplit l'espace!

 

Ô mon amour, je veux t'aimer,

Je veux me rouler en ton ciel,

Me laisser embraser au feu de tes désirs

Eclater, crépiter en gerbes d'étincelles.

Je veux mourir entre tes bras,

M'oublier en ton cœur,

Volcan mémoire de notre amour.

 

Ô mon amour, prends-moi,

Contre moi, serre-toi!

Je frissonne, j'ai froid.

Donne-moi de ce feu,

Conservé dans les braises

De ton corps extasié...

 

Ô ma lueur de l'infini,

Toi, ma flamme éternelle,

Quand tout s'achève,

Tu jaillis et renais,

Illuminant la voie lactée

De nouvelles promesses.

 

Ô mon amour, je t'aime

Et chante par tes lèvres,

La source qui bleuit

Aux cendres du matin.

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