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Les 7 péchés capitaux: la paresse et l'acédie 6/6

Publié le par modimodi

 

Il est l'heure d'adresser une ultime prière., au nom de l'espèce humaine.

Notre père, toi qui es où, toi seul le sais, quelque part, là haut! Toi, le démiurge, le Grand Fait Tout, tu as pris ton temps! 6 jours pour créer l'univers puis repos syndical! Au septième jour, tu tires le rideau du ciel et tu te retires dans ta nuée .

Merci Dieu, merci très cher camarade syndiqué, d'avoir instauré le repos dominical, je suis adepte de ta religion. Tu es sur le Trône, le Saint Siège, moi je banquette et je fais du fauteuil! Il n'y a plus que tes églises qui sont ouvertes le dimanche! Tout le monde à droit au repos hebdomadaire, sauf les curés! C'est peut-être la définition du sacerdoce? Pas de repos, avant le repos éternel!

Suivant en tout point ton exemple, je suis moi aussi un peu dilettante et je revendique le droit, à la sieste, au repos, au farniente. Je me rends disponible. Je fais le vide en ma tête pour faire le plein d'idées. Je ne pense pas et quand je pense, je ne pense à rien! Au soleil, je lézarde, pas besoin de l'hiver pour dormir comme un loir. et bayer aux corneilles. Je rêvasse, laissant à l'eau des songes inspirés, le soin de se la couler douce. J'aime la vacuité et je fais à mon tour l'éloge de la PARESSE. J'en revendique le droit, Je la tiens, comme Rousseau, pour naturelle, à "l'état sauvage".

Moi, le drôle de paroissien, pas toujours catholique, plutôt adepte de l'incurie romaine, chaque dimanche, je respecte le jour du Seigneur et même certains autres jours, coinçant la bulle papale, je me fais porter pâle. Je fais néant, répugnant au travail, me nourrissant oisif, à la mamelle de la mère de tous les vices.

Indolent, je remets aux lendemains, dans l'espoir qu'ils m'enchantent. Souvent, plus en flemme qu'en flamme littéraire, j'honore mon statut d'écrits vains. J'ai la plume engourdie, l'imagination en sommeil, j'ai la langueur de l'inspiration et les idées s'étirent en longueur dans des lourdeurs de style, emprunté et mollasse.

Bien sûr, que j'exagère et que je force, un peu le trait, rien que pour quelques lecteurs du pays de Cocagne!

Certes, la religion nuance davantage, le sens des péchés capitaux! Par exemple, le terme de paresse s'applique moins à l'activité quotidienne, qu'à la flemme spirituelle. C'est elle qui gagna St Antoine, dans le désert. Il s'agit plutôt d'une baisse de régime, d'appétence de lecture des textes sacrés, en quelque sorte d'un détournement de la littérature religieuse, d'un éloignement de la prière, d'une moindre attitude de repentance et de pénitence. Ce relâchement de l'ascèse, cet abandon de la lutte contre le mal, cette paresse morale est appelée, ACÉDIE par l'Eglise, catholique, apostolique et romaine. C'est la guerre sainte déclarée à nos cinq sens!

Moi, je suis plutôt un mauvais apôtre. Je le prouve, en aimant les lectures people de belles saintes Ni-touches, auréolées de gloire éphémère, en préférant les petites vertus aux grandes vertus et, Suzanne au bain ou Marie-Madeleine, la grande pécheresse, aux enfants de Marie, tout de bleu vêtus. Je suis un bon pratiquant, je fais assidûment mes dévotions au sein des seins, plutôt qu'aux saints du calendrier. J'opte pour les cinq à sept plutôt que pour la messe basse, de sept heures et j'adore aller à con-fesse!

Si je pouvais racheter ma conduite avec un gros paquet d'indulgences plénières, je pourrais gagner mon paradis sur terre et peut être, tant bien que mal, mourir en odeur de sainteté.

Avant la révélation du Jugement Dernier et la résurrection des justes et des pécheurs, pour moi, pauvre pécheur, promis à la peine capitale, l'Eglise a tout prévu! Aux sept péchés capitaux, et sans être strictement leur inverse, correspondent sept grandes vertus catholiques: la Chasteté, (elle reste bien,un vœu pour moi), la Tempérance, la Prodigalité, la Charité, la Modestie, le Courage et l'Humilité.

Quel programme moral et vertueux, illimité pour mes pauvres limites! Mais peut-être ai-je, même sans le savoir, quelques belles vertus, si mes vices ont eu la bonne idée de s'envelopper dans le manteau de la vertu?

Mais pour moi être parfait, il faudrait aussi posséder, les vertus théologales, à l'image originelle de Dieu, c'est à dire : la Foi, l'Espérance et la Charité. Et pour être plus que parfait, doux Jésus! crème chantilly sur la sainte hostie! je devrais encore compléter ma panoplie du petit saint, par quelques nobles vertus cardinales, d'origine humaine: la Tempérance, le Courage, i.e. la force morale, la Justice et la Prudence.

Gloire donc à l’Éternel! mais aussi à moi même, pauvre pécheur et saint martyr de mes propres imperfections! Pour tant de dévouement à ma propre cause, pour tant d'abnégations à faire pénitence, ne voulant pas confesser mes péchés dans l'espoir intéressé d'être pardonné, pour mieux recommencer, j'ai mérité d'être déclaré Bienheureux!

Sainte Mère l'Eglise, vous auriez bien encore quelques bougies en magasin pour me faire vos dévotions? Et pour mieux m'honorer, brûlez un peu d'encens afin de parfumer l'autel de mes vertus. Moi, le béat, béatifiez- moi! Et par le droit canon, moi, qui ai toute ma vie terrestre, tiré le boulet de mes péchés, canonisez-moi!

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Célébrités

Publié le par modimodi

Adam, soit disant le premier homme, un tire-au-flanc qui eut la cote, auprès d’Ève. C'est quand elle tomba dans les pommes, que Dieu lui dit d'aller se brosser.

Quand la bible dit: "Quiconque s'abaissera, sera élevé", est-ce une con-solation pour les con-descendants?

Beaumarchais, un auteur et un style d'avant-garde révolutionnaire qui, du Barbier à Figaro ne coupait pas les cheveux en quatre.

Doux Jésus, pardonnez cette pensée abrasive mais Pilate avait-il un cœur de pierre?

Boulanger, ce général fut le levain des mécontentements. Avec lui, la République a chaud aux miches mais mené à la baguette par sa maîtresse, sa mie, flûte! Il se tue sur sa tombe.

L'amour, c'est comme un discours de De Gaulle, je vous ai, con pris.

Vulcain, un dieu tout feu, tout flammes et dans tous ses Etna!

Javert à Jean Valjean: "Au bagne, avec qui faisais-tu Cosette?"

Talleyrand, dans l'enfer de la politique, il fut l'ennemi des solutions boiteuses.

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Les 7 péchés capitaux: l'orgueil 5/6

Publié le par modimodi

Qui aurait envie de se joindre à l'humble prière universelle de l'Homme? Qui reprendrait sa respectueuse supplique?

Vous le Grand Architecte, sans doute, êtes-vous fier de votre Création? Organiser le monde, le faire tourner en rond, et tout cela en 6 jours! Bel exploit, même s'il y reste, ça et là quelques imperfections. Vous l'avez créé en moins d'une semaine, eh bien moi, j'ai fait mieux, j'ai gagné le premier lot de consolation, à la tombola de la genèse. J'ai même failli remporter le gros lot: un séjour tout compris, clé du grand saint Pierre en mains, au Paradis terrestre! Hélas! Pour ma pomme, pas de grand ticket gagnant et pas de premier prix. J'ai eu gratuitement, à la place, 7 gros péchés originels et capitaux! Tout compte fait, je n'en suis pas peu fier!

Sujet de votre royale majesté, je suis Homme d'ambitions. Oui! J'ai assurément de l'ORGUEIL, pas nobiliaire mais littéraire. Je suis homme de plumes d'oie, taillées par le gratte-papier Dufrénoy. Peu me chaut, les particules, je me contenterai d'une once de talent!...de l'aumône d'un compliment! Je suis le mégalo de la générale. Me croyant à la veille, chaque jour, je me répète le discours de la remise des prix! Stylite, du haut de mon piédestal, vermoulu et bancal, je ne vois jamais rien venir! C'est au contraire, l’indifférence générale, qui me nargue et me toise, du haut de mon estrade.

Ô, toi le Roi du Ciel et de la Terre, Ô toi, le Roi des Rois, tu me comprends, j'espère! Car je suis désespérément vain, attaché aux vains honneurs, aux vaines vanités. Par Lucifer, moi aussi, je veux ma part de lumière! Qu'on me donne comme à toi, ici ou là, un petit coup d’encensoir.

Faute de m'admirer, au moins, regarde-moi! Vois! J'astique l'auréole. Je gonfle la poitrine, je donne du menton, je boursoufle de l'ego. j'ai la gloriole en guise d'amour propre. Pigeon en roucoulade, je gonfle le jabot. Comme Artaban, je roule des mécaniques, je fais de la gonflette! Hélas! Mongol fier gonflé d'air, je ne brasse que du vent! Tartarin habitant La Palisse, sans répit, je me louange et vante mes rares capacités. Un effort devient un exploit, un accessit, un triomphe. Aux yeux éteints ou borgnes de mes rarissimes lecteurs, je suis présomptueux par tous les stéréotypes affichés mais à vos yeux étincelants, tout est pire! Je suis co(n)cu, pissant par tous les pores!

Pourtant, je suis Ô Très Haut, semblable aux serviteurs de votre Eglise Triomphante, moi aussi, je débite des platitudes avec emphase. Je suis même capable de déclamer le bottin, en le déclarant mondain. Dans les clichés et la banalité, mon style prosaïque fréquente les lieux communs et les souverains poncifs. J'excelle dans l'insignifiance de la jactance et des fadaises, le dédain et l'outrecuidance. Je rêve du grand soir, veille historique du jour de gloire, celui du Jugement Dernier.

Immodeste invétéré, je pourrais aisément faire mienne sa requête. J'ai l'orgueil mal placé. Ce n'est pas un vain mythe œdipien, si j'ai les chevilles qui enflent. L'énorme est hors de normes, prisonnier de la forme, empâtée de ratures. Mon encrier de scribouillard déborde! Amoureux des Belles Lettres, celles-ci ont tout perdu: leurs caractères bien trempés et tous leurs déliés. N'affichant que des pleins, les b et les p ont pris de la bedaine et les d et les q sont devenus callipyges.

Mon style est bourratif. Faisant de l’esbroufe et de l'épate, je suis lourdaud et pataud, logique! J'ai de la superbe, mais pour la basse-cour, mon style est ampoulé. Dans le parc du jardin des lettres, je me pavane comme un paon, fier de ma roue et de mes plumes qui ne sont que poisseuses dans cette roue des supplices. J'espère toujours savoir lire entre les lignes du destin qui, étrangement me ressemble. En effet, Seigneur, si au grand livre, tout est écrit, moi, je vous l'affirme, c'est vraiment mal écrit! Pourquoi, dans ce cas, n'ai-je pas, au moins, voix au chapitre?

Pourquoi rester sourd à la con-plainte du pauvre pécheur? Ai-je tort de garder l'arrogance auto-satisfaite de mes quelques mérites et l'hautaine prétention de mes maigres qualités? Peut-être ne devrai-je jamais oublier que ces quelques vertus plumassières sont bien, des dons de Dieu. Mais, alors donnez moi davantage! Donnez-moi une plume de l'archange victorieux, St-Michel, de Menton!

A bien y réfléchir, j'ai peut être encore mieux à vous proposer: un deal métaphysique! Un succès universel, planétaire garanti! Partagez votre gloire, en me cédant les droits d'auteur de votre best-seller: La Bible! Hosanna! Hosanna! Au plus haut des cieux! Moi, le prétentieux, me voici, prêt en cieux. Je monte, jusqu’à vous! Oui! C'est moi qui offre les flyers et qui rédige les ex-voto!

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Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme les friches, les terre à terre s'abandonnent.

La vie, c'est comme le fromage, son problème est mental.

La mort, c'est comme la poésie, césure de sûr! ... Une coupe d'arrêt, en vers et contre toute rime ou raison.

La vie, c'est comme les pantoufles, les mules y prennent leur pied.

La femme, c'est comme la fortune, on peut se faire la bonne.

Le sexe, c'est comme l'échappement, il faut y aller plein pot, sans arrière-pensée.

L'homme, c'est comme le rapace: aigle ou butor, il peut s'entendre avec la buse.

L'amour, c'est comme les lèvres, une plaie parfois pour passer, de la bouche à la vulve.

La mort, c'est comme les dents, oh rage! Il ne faudrait pas claquer.

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Les 7 péchés capitaux: avarice et colère 4/6

Publié le par modimodi

 

L'homme n'en finit pas d'adresser sa prière: "Grand Dieu, je ne suis qu'à votre image! Vous avez été, envers moi, dès ma naissance, avare de bienveillance, me refusant toute clémence. Vous m'avez chassé du Paradis, me privant de ses douceurs fruitées. Vous m'avez ôté le pain de vie de la bouche. Vous m'avez con- damné, rejeté, sans mansuétude ni indulgence. Vous ne m'avez rien donné que votre condamnation arbitraire en me faisant porter 7 malheureux péchés capitaux! Alors oui, je suis avare de gratitude et sous le poids de mes péchés, chiche de reconnaissance.

Par St Martin et St Vincent, si je suis prodigue, c'est d'activité, me dépensant sans compter et j'aime paradoxalement d'ailleurs, l'argent jusqu'à l'AVARICE.

Cupide parfois, intéressé souvent, je suis insatiable de richesse matérielle, héritier impie du démon Mammon. Je veux toujours plus de chance, de talents, de biens, de richesses et de bénéfices, dans l'intention de les dispenser aux autres. Fécond en pensées altruistes, économe de pensées dispendieuses, je fais la chasse au gaspi. Je tricote des bas de laine, remplis de résolutions généreuses. J'entasse, je thésaurise mes élans de solidarité, dans l'espoir, utopique d'aider plus tard mon prochain. Ah! Je ne suis pas regardant en bonté du cœur, en largesse d'engagements. je ne lésine pas avec les promesses de dons, je ne mégote pas avec les appels les plus fumeux à la générosité publique.

Je ne suis pas pingre ou mesquin à l'excès, ni homme de ménagerie, éleveur de chien, de rat, dresseur de rapace, de vautour ou chasseur de requins, mais je paye parfois en monnaie de singe.

La grande question existentielle: la bourse ou la vie? Moi, je sais la bonne devise, " c'est la bourse, c'est la vie au long et bon cours "! Je dois prendre et faire des bonnes actions, car charité bien ordonnée commence par soi- même!

Indulgent envers moi-même, je suis, comme le poltron qui se dit prudent, non pas avare mais économe et je suis homme de biens, sous tout rapport. Égoïste non! Parcimonieux, oui! Grippe-sou mais pas Picsou, pleure-misère mais pas Harpagon, à plus d'un titre!

Sans doute, ai-je mérité votre ire céleste. Vous, Promesse de Rédemption, vous, la porte du Paradis, nul doute que je sais vous faire sortir de vos gonds! Car, au delà de mes platitudes, j'ai du relief et du tempérament. J'échauffe un peu ma bile, je m'emporte et vois rouge. L'injustice m'indigne, la bêtise me fâche. La COLÈRE quelquefois emporte un peu les digues de la sagesse, quand mon courroux déborde. Alors, outré ou irrité, je peux être excessif en paroles, exubérant en mots mais bien sûr, pas en actes. Je me fais violence pour ne pas exploser comme un pétard.

Au contraire parfois, elle me donne du tonus et de la fermeté pour convaincre les mollassons de la décision probabiliste, les empêtrés de l'explication floue, les chicaneurs de la démonstration illogique ou les faux philosophes à la dialectique pâteuse d'arguties et de sophismes. Elle s'agace souvent de l'indécision tiède et nourrit la véhémence de mes arguments.

La colère est toujours ma bonne conseillère, quand elle renforce, dynamise et enthousiasme mes humeurs. Gare aux éclopés, aux boiteux et aux culs-de-jatte du raisonnement éculé, gare à ceux qui ont les deux pieds dans le même sabot ou qui balancent d'un pied sur l'autre, je les bouscule et je les tire, d'arrache- pied.

J'enrage souvent, les poings fermés. Mais, je me domine et me méfie, évitant de paraître faible, car je connais le proverbe birman: "Si le coq hérisse ses plumes, il est aisé de le plumer." Je fulmine et tempête en silence, emporté par le vent de ma révolte intérieure.

Souvent, je m'exaspère car je ne supporte pas les frustrations, y compris les miennes. Elles me mettent en boule, j'ai la dent dure et la rancune parfois tenace. Je suis amer et j'écume, je peste, je jure et je blasphème. Par Bélial, ma révolte porte l'anarchie dans les humeurs et dans les vices. Je suis un mauvais esprit.

Tous les dieux du Panthéon me sont témoins, ils sont grands, ils sont vingt! Dans ces moments de rogne, où j'ai la tête près du bonnet, où la moutarde me monte au nez, je ne mange plus que de la soupe au lait!

A la fin, m'entendrez-vous?"

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Les 7 péchés capitaux: gourmandise et luxure 3/6

Publié le par modimodi

 

Humble humain suppliant, je vous prie, mes frères en humanité d'entendre ma supplique: "Père de bonté, vous qui m'avez comblé de vos largesses divines en me faisant cadeau de 7 péchés capitaux. je fais amende honorable. J'ai exposé tantôt mon sort pas toujours enviable d'enfant de Dieu, condamné dès sa naissance à la mortification, par verdict suprême, sans bien savoir pourquoi, j'enflammai votre courroux. Vous, la source de Vie, est-ce répréhensible de tant aimer la vie?

Gourmand de cette vie, je savoure et déguste sans contrainte ni limite, le délicieux péché de dame GOURMANDISE. Vous me comblez, Yahvé, des fruits de votre Création! J'ai bien raison d'aimer sans modération, la vie, la bonne chair et d'en faire bonne chère.

Je me délecte avec délicatesse des plaisirs raffinés. Ah! qui dira l'enchantement d'une poularde au vin jaune. Qui chantera le parfum de l'omelette aux morilles, du salmis de palombes, de simples pâtes aux truffes banches d'Alba! Escoffier et Brillat Savarin devraient être canonisés et béatifiés pour le paradis et l'extase de tutoyer les anges.

J'ai nobles références! "Lever matin n'est point bonheur. Boire matin est le meilleur." Oui, Rabelaisien, je suis aussi! C'est moi, "Frère Jean- (Michel) des Entommeurs", adepte des libations, de moultes et dives bouteilles aux divins nectars ! "Car le jus de la vigne, clarifie l'esprit et l'entendement, apaise l'ire, chasse la tristesse et donne joie et liesse". Pieux paroissien, je prie à pleins calices, St Emilion, St Estèphe et St Julien et partage les flacons.de la vigne du Seigneur. Ventre bleu, je bedonne à belle bedaine et j'ai du cœur au ventre, pas le verre solitaire, car onaniste soit, qui mal y panse!

Gourmandise est mon péché mignon même si, en digne fils de Grangousier, je suis Gargantuesque! Je gloutonne, me goinfre, j'ingurgite et je bâfre, sans honte et sans affres. Je trousse la volaille, cailles, perdrix, bécasses, poules faisanes, ogresses et bougresses. Je fest-oie et j'engouffre toutes viandes, force bons bœufs, bien gras, jambons, salaisons,tripes, frites et grillades... En bamboche et ripailles,comme un étouffe-chrétiens! Je suis insatiable, gourmand, vorace, paillard, jusqu'à la démesure, aveuglé de désirs, comblé, repus de mille et un plaisirs!

Pléthorique, généreux de nature, large de taille et d'esprit, je n'en suis pas moins souple pour les sports corporels, en nature ou en chambre! Faisant du mont de Vénus, un mont de grande piété, je passe de lit en lit, je suis Jean-Mi, le pieux! Leste et gaillard, jouisseur, libertin, j'y courtise les gourgandines, je suis un luxuriant luxurieux. LUXURE est le foyer où je puise et j'épuise toute mon énergie, en me dévergondant.

L'amour, la passion, l'exacerbation des sens, les émois, les vertiges, l'ivresse et l'extase de la chair, sont des ravissements. Les filles perdues mais heureusement de joie, les polissonnes beautés terrestres, les fruits mûrs du jardin d'Eden sont mes anges de délices. L'enchantement rayonne. Il est sur chaque peau frissonnante et languide, en la félicité exquise des corps lascifs. L'abandon dans les coussins, sur les tapis, les éclats des rubis, les feux des diamants, l'opalescence des perles se mêlent aux jeux charnels. Les jouissances érotiques et orgasmiques triomphent dans ma libido orgiaque et effrénée. Elles sont les chemins dévoyés du paradis céleste et l'opulence promise des plaisirs divins, au milieu de 72 vierges vouées à Asmodée.

Oh mes aïeux, mes amis! Licences, débauches de générosité dans le don de moi-même, volupté des plaisirs, délectation des sens, sont mes péchés capiteux, plutôt que capitaux. La luxure est mon luxe, sûr!"

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Mystères

Publié le par modimodi

Quand on n'a plus la cote, qu'on tient des propos vagues, qu'on fait marrer les autres, est-ce qu'on devient amer?

Les rosières qui n'ont pas eu de rosiers grimpants, se piquent-elles d'honneur aux épines de leur virginité?

Est-ce ragoûtant de fricoter ensemble?

Est-ce vraiment un supplice que de passer par les verges?

Quand on hésite entre douilles et c..., ouille! ouille! ouille! Il faut mettre toute la gomme.

Si la femme était bonne, on tirerait les rideaux?

Si avoir la bourse pleine est un signe extérieur de richesse, en amour, n'est-ce pas trop singulier?

Pour ne pas marner et faire carrière en amour, faut-il exploiter ou aller au charbon ?

Quand l'amour capitule, les cœurs d'artichaut doivent-ils s'effeuiller?

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Les 7 péchés capitaux: l'envie 2/6

Publié le par modimodi

 

Frères humains, ouïssez-vous la complainte de l'homme universel? "L'imposture du péché originel m'a con-damné, dès ma naissance à être un pauvre pécheur. Si je suis riche, c'est de posséder sept péchés capitaux: la Colère, l'Envie , l'Avarice, la Gourmandise, la Paresse, la Luxure et l'Orgueil. Comme le Petit Tailleur, Till Eulenspiegel, 7 d'un coup! Ah! Bon Dieu, sans faire le détail, si mes péchés sont capitaux, c'est surtout ma peine qui est capitale!

Saint Thomas d'Aquin, au XIIIème siècle, dans sa Somme Théologique ( question 84, Prima Secundae ), préfère même appeler mes beaux et gros péchés, les 7 Vices Capitaux. Ainsi, en plus d'être oppressé par la malédiction divine, ma vie devient irrespirable. En plus, d'avoir l'air con- pâtissant, d'une mauvaise réputation, je suis aussi porteur de tendances tendancieuses, vicieux, errant dans un environnement vicié.

Qu'importe, Seigneur Dieu, pardonnez-moi, je ne sais ce que je fais! Iconoclaste, ignorant, absurde, stupide, intellectuellement limité, concupiscent et irascible, je persiste et je signe, j'y suis, j'y reste! Pécheur un jour, pécheur toujours!

S'il est vrai, comme dit Le Livre des Proverbes que "7 fois, le juste tombe, et il se relève", autrement dit, le juste pèche 7 fois, par jour! Au long de mes jours bien remplis, à mon tour, je fais miens ces sept beaux péchés capitaux. Ils sont les sept couleurs des sept jours de ma semaine, qui irisent l'arc-en-ciel de ma vie.

Je confesse mes travers, pourtant si humains et j'avoue être vraiment pêcheur, heureux d'être avec mon épuisette de petits péchés, sur le chemin de la rédemption car je suis déjà, à n'en pas douter, à moitié pardonné, si j'en crois, la sagesse populaire.

Dès l'âge de 7 ans, l'âge dit de raison, j'ai été intéressé par le nombre 7. Oui! Je chausse, "Les Bottes de Sept Lieues" qui me permettent de franchir tous mes rêves, j'adore Tintin et "Les Sept Boules de cristal", et la nationale 7 qui offre chaque année, l'évasion estivale. Sans doute, par hérédité judéo-chrétienne, fils d'Ève et d'Adam, haut comme trois pommes et plutôt gringalet, je suis humble.

Con-vaincu par l'enseignement du catéchisme, au plus jeune âge, je me fais tout petit et doux comme un agneau. Simple bout d'homme, je suis ainsi, depuis l'enfance, tour à tour les sept nains: Grincheux, Prof, Dormeur, Simplet, Atchoum, Timide et Joyeux!

Père Éternel, qu'importe donc le péché, pourvu qu'on soit heureux! Divine Providence, qu'importe l'au-delà, s'il coule de l'eau-de-vie à la fontaine de jouvence et des douceurs terrestres de la corne d'abondance!

Avec la force de la prière pour le pardon de mes péchés, je porte allègrement, mon fardeau quotidien.Plus qu'un besoin, mon désir de possession est bien réel. Parce que je mérite le mieux! L'ENVIE est mon moteur de vie, j'en vis! Je résiste mal à la tentation. Alléché par la nouveauté, je voudrais m'offrir tous les caprices, contenter mes lubies. Je souhaite progresser dans les arts, le beau est une émulation. Il me donne des ailes et du zèle. Je mets alors toutes mes compétences en compétition. Je motive mes efforts, je n'ai pas d'autre rival que moi-même. J'ai le feu sacré. Réussir me démange, l'incitation m'excite. Je suis passionné, emballé comme un ballot. Grand con-pétant, je déborde avec entrain, d'énergie positive. je suis dans le vent!

Pardonnez-moi divin Sauveur, mais je vis au gré de mes humeurs et me dissipe. Je suis même abattu, mécontent, je guigne, revanchard, presque triste, quand je vois l'insolente possession de ceux qui ne la méritent pas. Par jalousie ou convoitise, habité par Léviathan, je voudrais parfois m'approprier, à tout prix, leurs biens acquis, sans mérites. Si, comme le dit Pindare (Odes pythiques ) "Vaut mieux faire envie que pitié". Je ne suis que le con-descendant de la cuisse de Jupiter!"

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Les 7 péchés capitaux 1/6

Publié le par modimodi

 

La religion attire l'Homme. L'entendez-vous? Percevez vous dans cette interpellation, ses doutes et ses aspirations? Amis de l'art, sûrement, connaissez-vous, l'oeuvre de Jérôme Bosch et son tableau, visible au très catholique musée du Prado : "Les Sept Péchés capitaux et les Quatre Dernières Etapes Humaines."

Sans doute, avez-vous été frappés par la roue des 7 péchés, avec en son moyeu céleste, Dieu en personne! Le voir ainsi, émerger du tombeau et lire l'inscription latine: "Cave Cave Deus Videt" ( Attention, Attention, Dieu vous voit ) laisse un sentiment d'étrange. 

Désarçonné, le pauvre humain soupire en murmurant: "Je me savais l'enfant de mes adorables parents et le fils présumé de Dieu, mais je ne me savais pas aussi, être le frère de Big Brother, l'agent secret au service de sa Majesté Céleste. Voltaire avait raison, Dieu qui est partout et nulle part, n'est qu'un gendarme mobile, l'Oudjat de ma conscience! Il m'a à l’œil! je suis dans son colli-mateur!

Dans ce chef-d'œuvre, Dieu, point central au milieu du cercle du monde, fait la roue et je tourne en rond avec mes semblables, pauvres pécheurs promis à la "Mort", au "Jugement dernier", à "l'Enfer" et enfin, à la "Gloire"... Oui, mais seulement, à la fin des temps, autant dire jamais!

En route, donc avec moi sur le chemin de la foi! Le baluchon, déjà empli pour l'au-delà, des sept péchés capitaux: la Colère, l'Envie, l'Avarice, la Gourmandise, la Paresse, la Luxure et l'Orgueil !... Autant dire, mes amis, des plaisirs de ma vie, frissons, délectations, jouissance, volupté dans l'affolement de mes cinq sens!

Pourquoi, Dieu de justice et de miséricorde, m'avoir ainsi placé, au comble de la misère? Pourquoi m'avoir, en plus con-damné et déprécié, pour l'éternité, par les citations de la peinture, tirées du Deutéronome(32:28-29). "Car c'est une nation dépourvue de jugement, et il n'y a en eux aucune intelligence." "Oh! S'ils étaient sages! Ils considéreraient ceci, ils réfléchiraient à ce qui leur arrivera à la fin."

Victime de cet anathème et de cette menace, me voici, devant Vous, Principe Universel, Omnipotent, moi, votre tout petit, faible, insignifiant, médiocre, méprisable et pauvre d'esprit! Moi, humain dérisoire, ridicule, minable créature, abandonné à mon triste sort, résigné jusqu'à la fin de ma vie terrestre, voué comme un pauvre pécheur, aux gémonies chthoniennes et célestes, angéliques et démoniaques.

Ecce Homo! Me voilà, dans l'éblouissante lumière de votre gloire, condamné à errer comme une ombre, promis au séjour des ombres, au repos éternel, près des sombres rivages. Pourquoi, dois-je expier les fautes que je n'ai pas commises? Ai-je mérité la peine du sens? Suis-je maudit, pour tous mes mots dits? Pour ma défense, aurais-je droit à l'avocat du diable?"

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Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme les parkings, pour prendre place, il faut payer ou avoir un ticket.

La mort, c'est comme le trekking, réservé au dernier raid(e).

La femme, c'est comme la pâte, roulée dans la farine puis brisée, si elle est tarte.

L'homme, c'est comme le combat, entre branle-bas et corps à corps, allons sus!

La mort, c'est comme l'embarras, ça vous met dans de beaux draps.

La vie, c'est comme la serrure, on ne la gâche pas sans pêne.

Le sexe, c'est comme le dernier sacrement, le con sacré reçoit l'extrême onction.

La vie, c'est comme la potion, du compte-gouttes au goutte à goutte, on n'y voit rapidement plus goutte.

L'amour, c'est comme les épluchures, ça n'épargne pas les patates.

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