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Primaires, vous avez dit primaires ! 1/5

Publié le par modimodi

 

Mai 2016

La course aux honneurs suprêmes est déjà lancée. Les Etats Unis sont en campagne. Les Primaires américaines dans les différents états doivent désigner le représentant des Républicains et des Démocrates pour le sprint final vers la Maison Blanche, vers la case de l'oncle Sam !

Primaires, vous avez dit primaires ! En France, les candidats se pressent déjà aux portes du pouvoir et de la bergerie. De vieux renards de la politique connus comme le loup blanc et des jeunes loups affamés s'auto-désignent candidats !

Plus la défiance des citoyens envers les hommes politiques s'affirme, plus ces mêmes partis politiques regorgent de nouveaux prétendants aux déclarations ambitieuses, emphatiques mais creuses. La génération spontanée des médiocres se porte bien. " On apprend à hurler, dit l'autre, avec les loups ! "

Chacun ne manque pas de souffle mais cherche à nous tenir en haleine pour trouver le second souffle d'une légitimité. Il veut rassembler avant novembre ou avant janvier, ses partisans dans le but d'impliquer de fidèles membres, des sympathisants et des parrains... C'est la foire d'empoigne des bons sentiments, la promesse des solutions miracle jamais chiffrées ou des utopies irréalistes sans oublier la critique larvée contre les adversaires. Mais du bluff ! Du bluff ! Les loups ne se mangent pas entre eux.

Pour être compris chacun avance des arguments simplistes dits novateurs. Merveilleux ! Notre système électoral convient parfaitement aux politicards de tout âge comme de seconde zone, qui ne dépassent jamais le premier degré des raisonnements racoleurs.

Alors amis lecteurs électeurs, à l'heure où au pied du mur des images, chacun pose sa candidature, qu'il me soit permis de choisir le terrain d'élections pour y jeter quelques pierres. Pas de moelleux dans le moellon ! Non que je veuille sur un ton rocailleux, m'ériger en censeur, je laisse à d'autres les grands airs pétrifiés, éreintés de calculs et je leur abandonne l'album des propos édifiants au style lapidaire. Je veux simplement dresser dans ces colonnes le tableau d'un paysage de campagne qui dit-on ne vaut pas briquette.

Pour construire la maison France, il faut un nouvel architecte. On a eu Mimi puis Chichi puis un petit Napoléon à talonnettes. On a aujourd'hui un petit baigneur reconverti en capitaine de pédalo. Il pleut. On prend l'eau et le bateau coule.

Pour ériger le temple républicain, il nous faut déjà penser à un nouveau maître d'oeuvre au style flamboyant. Assez du rococo cocorico ! Inutile non plus d'en faire des tonnes en ramassant des caillasses ou de jeter davantage de pierres dans le jardin de L'Elysée. L'enfer est déjà suffisamment pavé et nos gouvernants qui piochent dans nos poches ont tous des cœurs de pierre.

Mais nous devons nous y préparer. Nous allons être mis en demeure, par l'arrêt public de désigner un candidat président, censé être la clé de voûte de notre constitution. Les médias déjà s'agitent. D'ailleurs, notre pays est en campagne permanente et les plans de campagne s'étalent sur les tables à desseins de ceux qui s'imaginent avoir un destin national.

Le système démocratique leur permet d'espérer ! Les élections s'enchaînent : législatives, municipales, européennes, régionales et on voudrait en plus, lancer des référendums. Hélas ! La lassitude l'emporte dans l'opinion et l'abstentionnisme est déjà le premier parti ! Mais les impétrants aux primaires présidentielles ne doutent de rien. L'optimisme est encore moins boursouflé que leur ego !

A l'école primaire des primaires, les petits nouveaux sont comme de petits écoliers en culotte courte. Ils ne savent pas qu'ils se feront probablement tailler un short ! Certains ont même préféré porter la jupette.

Mais tout ce petit monde de carriéristes pense probablement que les mots "premier" et "primaire" sont synonymes ! Ils semblent oublier que parfois les premiers seront les bons derniers, de première bourre. Car rien ne sert de courir deux lièvres à la fois, il faut partir à point... comme les souvenirs dans la mémoire !

D'autant qu'on ne croit plus les perdants qui disent avoir un moral de vainqueurs comme on ne croit plus les vieux chanteurs qui n'en finissent pas de faire leurs adieux. Car ceux qui se déclarent candidats aux primaires ne sont pas forcément des primeurs. Leurs salades sont souvent défraîchies et leurs programmes comme leurs bulletins de vote ne sont parfois que des papiers recyclés, sur lesquels ils impriment des livres-portrait et énoncent des vérités faussement neuves ou irréalisables !... Personne n'a trouvé le sérum de longévité ni de vérité. Et nous savons tous que l'éternelle Vérité est ontologiquement indémontrable.

Un nouveau candidat tout fiel et tout miel, par semaine, c'est le rythme ! La France est une ruche pour faux-bourdons !

 

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C'est ma faute, c'est ma très grande faute ! 5/5

Publié le par modimodi

 

Vive la réforme de l'orthographe ! Il faut écrire droit et filer droit avec les orthopédagogues aux pieds plats ! Adieu l’étymologie, adieu la sémantique ! La langue française est reconnue difficile. Les sms et mms sont bien plus accessibles pour des esprits au bon sens abrégé ! Les 40 académiciens jivaros l'ont donc réduite et scarifiée.

Dans les grands faitouts de l'orthographe, 2400 mots portés au nouveau lexique vont subir ce lifting : "Oignon pourra s'écrire ognon et nénuphar, nénufar." C'est ainsi : soit tu pleures, soit tu t'effares ! Elle est éléfantesque cette réforme, mes bons enphants. Tout le monde pourra donc se tromper !

En restant droit comme un i, ne pensez-vous pas que nos habits verts auraient mérité de se prendre une belle tarte à l'ognon, un entartage à la pissaladière et d'aller s'occuper de leurs "onions" ! Boris Vian, lui-même, aurait sûrement "écumé tous les jours" de devoir tailler le nénufar qui pousse dans le poumon droit de Chloé et aurait déclaré nos immortels bons pour le caveau, de Saint-Germain ou d'ailleurs !

Mais ainsi l'ont-ils voulu ! L'imbécile frappé d'imbécilité fera moins de zèle qu'avec ses deux ll. Et comme on ne fait pas d'omelette sans casser d'œufs, on ne fait pas de réforme sans casser des "e" ! Chacun pourra s'assoir et se rassoir quand le maitre ou la maitresse qui ne feront plus porter le chapeau (ni le bonnet d'âne) vous mettront les points sur les "i" et vous y autoriseront ! Dernier chaussetrappe : le joailler pourra manger les fruits du groseillier ! Hi ! Hi ! Sans s'étrangler !

" Oignez vilain, il vous poindra, poignez vilain, il vous oindra." La sagesse est toujours proverbiale ! En attendant, c'est nous qui sommes piqués au vif ! Nous l'avons dans l'oignon, et des gnons et des gnons dans l'ognon ! Vous verrez bien qu'un jour, par pudeur, ils supprimeront la lettre Q pour éviter les coquilles !

Mais pour nous rassurer, la réforme non contraignante sera facultative et la graphie pourra être alternative ! Ainsi l'avait voulu en 1990, nos académiciens valétudinaires : " Il ne peut être évidemment demandé aux générations antérieures de désapprendre ce qu'elles ont appris et donc l'orthographe actuelle doit rester admise. " L'Académie, maison de tolérance et de délirium trémens !... La réforme est peut-être le symptôme de dégénérescence littéraire de nos perpétuels à la mémoire en pelures d'ognon !

Mais vous en ferez le constat, au final, voilà beaucoup de bruit pour rien !... Nous sommes en présence d'un statuquo linguistique pour une nouvelle langue clignotante et une écriture à clochepied ! Il nous est octroyé une double chance, celle de réussir ou de nous tromper. A la rentrée, les manuels scolaires présenteront les deux usages. Les nouveaux professeurs devront être formés aux différentes possibilités et aux tours de passepasse. J'imagine bien les corrections de dictée à options d'un français placébo.

Au grand piquenique de l'orthographe, c'est le prof croquemitaine qui te pique et te nique ! Mais assez de persifflage, inutile d'être combattif comme un boursoufflé, tirebouchonné de l’ego. Je suis, nous voilà tous embarqués sur le charriot ou la charrette révolutionnaire qui mène à l'échafaud du langage ! Inutile, la mort dans lame, de se faire en plus une crise d'exéma ou un douloureux harakiri.

Ainsi le diront haut et fort et le clameront les agités de la plume et de la bienpensance qui s'inquiètent depuis toujours des tempêtes dans les verres d'eau dans lesquels ils se noient ! Ainsi au nom d'un apriori souvent mal étayé porteront-ils l'anathème suprême en parlant de déchéance de "circonflexité" ou de nationalité pour ces jeanfoutre du français.

Mais inutile de s'entredévorer entre les sympathisants de la réforme et les classiques réfractaires ! Pas de vaines querelles entre les pas assez anciens et les presque modernes ! Tout est question de conventions. Rien n'est jamais figé ni gravé à vie dans le marbre, sauf dans celui de la mémoire universelle.

Au-delà de l'attachement affectif et esthétique à nos habitudes d'écriture, n'oublions pas, mes bons et indulgents amis lecteurs, qu'une langue est vivante. Elle se modifie en permanence à l'écrit comme à l'oral. Ni le ministère de l'Education ni l'Académie française ne peuvent freiner son évolution ! La vitalité est toujours créatrice. Nous sommes des millions en France et dans le monde à l'ensemencer, à la perpétuer et à l'aimer pour la léguer aux futures générations qui prendront notre relai. Éternels écoliers !

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C'est ma faute, c'est ma très grande faute ! 4/5

Publié le par modimodi

 

Au Panthéon des belles lettres, dans le temple de la langue française, les gardiens et les défenseurs de la langue à vouloir faire les vulgarisateurs sont tombés dans le vulgaire. Les esprits les plus élevés ont laminé et nivelé par le bas l'orthographe lexicale et grammaticale. Pôvres de nous !

Il suffit d'aller lire le rapport présenté le 19 juin 1990 par M. Maurice Druon, secrétaire perpétuel de l'Académie française au premier ministre de l'époque pour juger si les buts assignés sont atteints : " Formuler des propositions claires et précises sur l'orthographe du français, apporter des rectifications utiles et des ajustements afin de résoudre, autant que faire se peut, les problèmes graphiques, éliminer les incertitudes ou les contradictions et permettre aussi une formation correcte aux mots nouveaux que réclament les sciences et les techniques." En quelque sorte, une réforme passepartout pour le grand fourretout.

Afin de garder notre langue universelle, il s'agissait de " proposer des retouches et des aménagements, correspondant à l'évolution de l'usage et permettant un apprentissage plus aisé et plus sûr."

Par chance, la loi était votée, publiée au JO du 6 décembre 1990 mais jamais encore appliquée ! Fallait-il la laisser encore sommeiller ou la réveiller d'urgence dans cette atmosphère nationale de grand branlebas de combat ! Était-ce la priorité nationale du moment ? (Parution au bulletin officiel de l'Education nationale du 26 novembre 2015.)

La Ministre qui s'en défend, n'avait sans doute rien de mieux à faire pour notre école que de sacrifier notre langue et d'inciter à la paresse intellectuelle. Oui ! Le français est riche de ses particularismes et toutes les langues ont leurs spécificités et leurs verbes irréguliers ! Mais la Ministre est une adepte de l'allègement du savoir, de l'assèchement des programmes, du nivèlement de la culture de masse par le martèlement des notions !

Alors fallait-il tout chambouler et se frapper la poitrine en criant : " C'est ma faute, c'est ma très grande faute ! " tandis que les médias faisaient des maximums de nos mea culpa ! Horreur ! Encore des mots latins ! Je vais définitivement le perdre ! Vite ! Réfugions-nous à la cuisine !

La réforme de l'orthographe voit les choses en grand ! Pour les nouveaux manuels ou dictionnaires, un potpourri de 2400 mots nous concerne. Quand on sait que sortis en général des cités ghettos, certains ne possèdent que 350 à 400 mots courants pour parler et qu'il faut 2500 mots pour s'exprimer, la tâche est immense pour ne pas faire tache en société ! Parler la langue des cités ne suffit pas. Beaucoup de jeunes en ont conscience et rappent que : "Le savoir est une arme, que les mots sont des balles." Mais parler le français commun, la langue des bouffons, en plus ! "Zarma !" C'est un combat épique, mon frère !

Les porteurs de bicornes qui nous prouvent qu'ils sont immortels comme la bêtise ont décidé de dégainer l'épée coupecoupe et de supprimer le petit chapeau chinois. Ne tirez pas sur l'ambulance, elle va tout droit à la clinique pour cas psychiatriques syntaxiques ! C'est déjà la pagaille aux urgences ! A présent, avec la réforme de l'hôpital, nous l'avons doublement dans l'hos et dans l'os, si nous devons logiquement nous faire "hopitalisés" dans le plus proche hosto ! Mais un immortel par définition n'en a cure !

Nous n'avons pas fini d'en entendre parler ou d'y regarder à deux fois par dessus nos bésicles. Il circule que l'accent circonflexe serait facultatif sur les"i" et les "u", mais demeurerait sur les "a" et les "o" . Pas d'allègement donc des impôts ni du chômage ! F. Hollande va encore pouvoir porter le chapeau dans son château. Sa réélection en sera le cout douçâtre ou le coup fatal, s'il plait au bon peuple de se souvenir des piqures de promesses pêlemêle... L'accent subsisterait encore dans la conjugaison, au passé simple, à l'imparfait et au plus-que-parfait du subjonctif comme dans : il eût voulu qu'on le prévînt.

L'accent est également conservé quand une distinction de sens s'impose comme pour : dur, jeune, mur, sur, du, ... Remboursez ! Je ne demanderais pas mon dû du mauvais spectacle imposé par quelques académiciens cacochymes ! Il faut boire le vin quand il est tiré. Encore eût-il fallu que ce fût fût bon, ne fût-ce qu'un instant et que ce cru fût cru buvable !

A ce sujet, l'humour printanier fleurit en abondance sur les réseaux sociaux! "Je suis sûr ta sœur, elle va bien." et "je suis sur ta sœur, elle va bien." ou "Je vais me faire un petit jeûne." et "je vais me faire un petit jeune."

 

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C'est ma faute, c'est ma très grande faute ! 3/5

Publié le par modimodi

Les académiciens sans doute nostalgiques sont retournés à l'école.

La réforme annoncée de l'orthographe fait couler beaucoup de salive dans les dîners en ville et d'encre chez les éditeurs de manuels scolaires. 

Elle nous offre une nouveauté réductrice de difficultés. Les mots anciennement en olle et les verbes anciennement en otter s'écrivent désormais avec une consonne simple. Ainsi, la jolie Carole, petit bouquet de printemps qui, ouverte à vos compliments, vous avait offert sa corolle se ravise et se renferme. Oubliez donc vite sa corole. Vous n'êtes qu'un mariole ! Ramassez vos groles et fuyez à toutes jambes sur vos deux guiboles !

Les dérivés du verbe ont aussi une unique consonne simple. La petite qui frisotte ne frisera plus le ridicule, dès aujourd'hui, elle frisote comme elle zozote, la sosotte ! Mais font exception à cette règle : colle, folle, molle et les mots de la même famille "qu'un nom en otte comme botter de botte !" Une chance pour Ch. Perrault qui a ainsi évité d'être à la faute avec son "Chat botté" !

L'académie joue donc au père Noël et distribue des jouets de sa hotte avec le mode d'emploi de la prononciation ! Le tréma est désormais déplacé sur la lettre "u" prononcée dans les suites güe et güi et est ajouté dans quelques mots. Avec ce déplacement de tréma, croyez-vous, sans ambigüité, que Socrate aurait-eu une fin moins aigüe en buvant la cigüe ? Quelle révolution de fauteuils et de dentiers ! Les mots dans lesquels est ajouté un tréma sont : argüer ( j'argüe, nous argüons, etc.), gageüre, mangeüre, rongeüre, vergeüre.... L'Académie française nous dit : " Les déplacements du tréma évite les difficultés de lecture ; son ajout empêche les prononciations jugées fautives. " Ah mes aïeux ! Soutiendriez-vous la gageüre de faire une phrase en employant ces quelques mots qui ne font que nous narguer, sans tréma !

Que de fautes vont nous être évitées grâce à la réforme de l'orthographe ! A présent le participe passé de laisser suivi d'un infinitif est invariable. On n'écrira plus : elle s'est laissée maigrir mais elle s'est laissé maigrir et je les ai laissé partir au lieu de je les ai laissés partir. Vous aurez ainsi tout le plaisir d'enseigner la règle d'accord du complément d'objet direct avec ses exceptions !

N'ayant pas réussi à réduire leurs fractions politiques, nos gouvernants veulent réussir au plus petit dénominateur commun la simplification du français. Ainsi, les mots empruntés forment leur pluriel de la même manière que les mots français et sont accentués conformément aux règles qui s'appliquent aux mots français : des matchs pour des matches, des miss pour des misses et un révolver à un coup désormais accentué.

Vive l'Europe ! On comprend mieux le Brexit (British Exit) de D. Cameron et de Boris Jonhson !... Nous prendrons plaisir dans nos bluejeans décontractés à lire des scénarios en écoutant des solos de jazzmans.

Nos écoliers apprendront-ils pour autant mieux à lire et à écrire ? Faudra-t-il oublier la lecture des auteurs classiques à jamais vivants de notre panthéon littéraire et passer à l'écriture sans faute ! Déjà Balzac était honoré d'un "Cousin ponce" et d'une "Cousine bête", Montaigne marquait des essais et Chateaubriand était d'origine béarnaise !

Alors Oui ! Aujourd'hui tout est pensé pour les simplets et tout doit être simple... Je crains que la brillante consigne gouvernementale ne soit désormais : " Parlez comme vous marchez et écrivez comme vous votez, c'est à dire sans réfléchir ! " Hier, notre orthographe était d'usage, aujourd'hui, elle est d'usure.

Oyez ! Oyez ! Les petits pépères, les perplexes de l'accent circonflexe ! La grande réforme de l'orthographe est lancée ! Ne passez plus, comme en 14, craie au fusil, au tableau noir pour écrire : << Ô mes bons maîtres, ils sont tombés sur la tête!  >> Vous devriez désormais taper sur votre tablette : << Ô mes bons mètres, ils sont tombés sur la tète ! >>

Et ne vous avisez pas de commenter la nouvelle norme ! Vous passeriez pour un ringard à dire que la nouvelle orthographe prend ici des mesures qui vont de mal en pis ! ... A ne plus savoir à quel sein se vouer ou à se faire la grosse tête pour mieux se faire avoir dans les grandes largeurs.

Bien sûr que j'exagère en parodiant l'ortograffe mais je ne suis pas le seul ! En 1990, nos habits verts de l'Académie française étaient devenus adeptes non pas du mieux disant culturel mais du moins disant. Alors, sans doute plus assez jeunes pour le Conseil supérieur et de révision, ils avaient décidé d'imposer un coup de jeûne à l'orthographe...

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C'est ma faute, c'est ma très grande faute ! 2/5

Publié le par modimodi

La réforme de l'orthographe veut-elle sauver l'écolier français et l'aider à échapper à la méchante et sournoise faute d'orthographe qui le bombarde en permanence ?

Si nous avons retenu la leçon précédente, il suffirait simplement de remplacer les traits d'union par la soudure des mots, mis à part pour l'écriture des nombres au delà de 100 ! Mais non, mes petits pioupious ! C'eût été bien sûr, trop simple !

L'Académie française avait d'ailleurs bien compris avant de proposer sa réformette qu'il était impossible de prendre en compte tous les emplois du trait d'union !... Pourrions (-) nous le retirer dans cette simple phrase interrogative ? L'emploi syntaxique lors de l'inversion d'un pronom sujet exige de le conserver entre le verbe et lui.

De la même manière si l'on veut distinguer : " il intervient à propos" ou "il a de l'à - propos." La liste est longue ! Les hésitations et les différences entre dictionnaires prouvent les nombreuses disparités. Ecrit-on : mille-feuille(s) ou millefeuille, ramasse-miette ou ramasse-miettes... ? Les nouvelles dispositions à l'intention des lexicographes prévoient toujours de distinguer la langue-de-bœuf quand il s'agit de botanique, de la langue de bœuf que l'on cuisine, sans doute pour mieux la charger ou en varier les odeurs et les saveurs!

Le deuxième point proposé pour les rectifications de l’orthographe concerne le pluriel des mots composés. Un compte-gouttes devient un compte-goutte au singulier et des compte-gouttes restent des compte-gouttes au pluriel ! Ainsi, le trait d'union est resté mais le "s" a disparu au singulier ! Mais dites-moi ! Est-il bien besoin de compter, s'il n'y a plus qu'une seule goutte ! Une chose est devenue sûre, il n'y a plus dorénavant de science infuse ! Celle-ci s'infuse au goutte à goutte !

Désormais, dans les noms composés avec trait d'union, le second élément prend la marque du pluriel, lorsque le mot est au pluriel : Un après-midi, des après-midis, un pèse-lettre, des pèse-lettres et plus bizarrement des perce-neiges, (sans doute parce qu'elles sont éternelles...) et des abat-jours (pour les abonnés des mauvais jours ou les insomniaques aux nuits interminables...) Moi, qui croyais que l'orthographe avait majoritairement du bon sens intuitif, me voilà perdu ! L'école de la vie ne m'a rien appris.

Par contre dans cette réforme iconoclaste et, vous le constaterez, pas très catholique, on écrira toujours des prie-Dieu, des trompe-l’œil et des trompe-la-mort ! Adieu joyeux casse-tête de la grande loterie des pluriels incertains aux mots cure-dent et cure-ongles ! Cette proposition a enfin du bon ! On ne va plus se casser les dents ni se ronger les ongles, simplement les sangs quand l'orthographe tourne en eau de boudin !

Mes bons maîtres m'avaient appris à me méfier et à réfléchir quand j'écrivais un mot. Ils m'avaient convaincu que l'orthographe était à jamais une matière instable. Ils m'avaient appris que phonème ( s ) peut s'exprimer par des graphèmes différents : s / ss / c / ç / sc / t. Ils m'avaient dit que la prononciation était trompeuse et contradictoire : porc, coq, jonc, arc.

Il m'avait fait mettre les points sur les "i" et sur les "j" et appris à placer les accents. J'avais reçu quelques astuces pour échapper aux pièges. "Son avènement fut un événement" était un bon moyen mnémotechnique. L'accent grave sur les voyelles autres que "e" servait à distinguer "a" et "à", "la" et "", "ou" et "". Il fermait la prononciation tandis que l'accent aigu l'ouvrait. Mais ça c'était avant !

Depuis l'Académie est passée par là ! Le nouvel emploi de l'accent grave à la place de l'accent aigu modifie règlementairement les mots comme l'évènement ou le cèleri . Il influe aussi sur le futur ou le conditionnel des verbes comme céder : je cèderai, ils règleraient, j'altèrerai, ils allègeraient. Le modèle de référence est la conjugaison du verbe semer. Ironie probablement intentionnelle pour mieux semer dans la clarté ou le doute le brave écolier ! Puissè-je m'en souvenir moi-même !

Dans cette logique, on conjugue les verbes en eler et eter sur le modèle de peler et acheter. J'amoncelle les bêtises devient j'amoncèle les fautes. Tu époussetteras l'orthographe devient tu époussèteras, probablement pour mieux planquer la poussière sous le tapis et tu étiquetteras s'écrit, tu étiquèteras, bien entendu avec des étiquettes neuves ! Où est donc la bonne vieille logique dans cette modification prétendument amélioratrice ?

Car quand on croit que tout est simplifié, on déchante. Il faut bien en plus, comme toujours, quelques exceptions qui en jettent pour confirmer la règle ! C'est fait avec les verbes appeler et jeter. Ainsi écrira-t-on : "Je me pèle les miches car je t'appelle depuis une heure !" " Oh! Excuse-moi, au milieu de mes amis, je ne t'avais pas entendu m'interpeler !"

 

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C'est ma faute, c'est ma très grande faute ! 1/5

Publié le par modimodi

Ne criez plus vive la France ! Citoyens, la révolution populiste est en marche pour prendre la bastille de la langue française et abattre les murs des règles du vocabulaire et de l'orthographe. Les arbres de la liberté n'ont plus de racines.

L'entreprise de démolition a commencé. Hier, la communauté internationale s'est émue de la disparition des bouddhas de Banyan. Elle s'est indignée de la destruction de l'arc-de-triomphe à l'entrée de la colonnade de Palmyre, la ville phare de l'empire romain. Les médias ont parlé d'un crime contre le patrimoine culturel de l'humanité.

Ici dans l'hexagone, tout est quasi pareil. La culture de masse veut oublier les racines gréco-latines de notre langue maternelle. Ce gouvernement qui ne fait plus que du latin de cuisine électoraliste veut le supprimer. Il a d'ailleurs sûrement oublié que le parti qu'il représente appelé PS veut dire post scriptum ! il nous envoie nous faire voir chez les Grecs, pleurer avec Homère et crier Horace au désespoir !

Avec l'orthographe phonétique calquée sur la prononciation, nos gouvernants veulent lutter contre le déclin de la langue française. Ils ont exhumé une réforme de 1990 élaborée par l'Académie française et voulu rattraper le temps perdu. Ils ont oublié les priorités du pays et simplement, une fois de plus dans la précipitation, fait franchir à leur bête ignorance, le mur du çon de la connerie franchouillarde !

Dites-moi, messieurs, c'est cela l'état d'urgence ? Sans avoir la moindre lueur du génie d'Einstein, ils nous ont tiré la langue. Une belle langue chargée de leur arrogance, pâteuse de leurs fautes de gouvernance.

Leur pensée est tellement décousue qu'ils ont tantôt supprimé, tantôt rajouté les traits d'union. Ils ont ainsi surfilé tous les numéraux composés: vingt et un s'écrira vingt-et-un et deux cents, désormais deux-cents.

Mais pour le reste, on est fixé et on danse collé serré : le week-end devient weekend, la chauve-souris agglutinée au plafond de sa grotte devient une chauvesouris et le porte-monnaie reste fermé en portemonnaie ! Une aubaine pour les fauchés des fins de semaine qui se déguisent en nyctalopes de boites de nuit et dansent comme des millepattes !

L'agglutination ou soudure s'impose dans un certain nombre de mots, en particulier:

- Dans les mots composés de contre(e) et entr(e) : Contre-appel s'orthographiera contrappel et entre-temps, entretemps. Soyez donc toujours au top, ni à contrecourant ni à contresens !

- Dans les mots composés de extra, infra, intra, ultra : c'est extraordinaire ! Un extra-terrestre débarquera plus vite en extraterrestre pour s'unir et habiter sur terre et un extralarge perdra quelques XL en bouclant sa ceinture !

- Dans les onomatopées et dans les mots d'origine étrangère ou savants : Le tic-tac dont le trait d'union pouvait figurer le mouvement de balancier de gauche à droite et de droite à gauche dans l'horloge, contracte le temps en un tictac, tictac !

Et moi, en toute impertinence, si j'applique à la lettre la réforme, je m'offrirai le luxe de troubler votre repos littéraire. Je vous jouerai du tamtam comme un indien pour déranger le cowboy dans son traintrain ou je vous gaverai de blabla et de prêchiprêcha comme un vendeur d'électroménager !

Nous sommes tous condamnés à retourner à l'école sans faute !...

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Googlito ++ 4/4

Publié le par modimodi

Googlito est même excité,

Toute la nuit, il va veiller,

Un plein d'amitié quémander.

Entre deux thés et trois cafés,

Il va poster et reposter :

Des bombasses, tee shirt mouillé,

Des mâles, sexys, bodybuildés.

 

Sur l'écran, les yeux explosés,

Il n'a plus d'suite dans les idées !

Coq à l'âne au café au lait !

Il est à jamais enfermé,

Comme de l'intérieur, les WC

Qui vous affichent : Occupé !

 

La googleuse de minuit passé,

Dans le spleen, toute entière plongée,

Fait dans la douce intimité.

Culture, émotion prononcée,

Ell' se croit seule, abandonnée,

Ell' confidence à mots feutrés,

Lutte pour rester éveillée,

Tchatche pour rester connectée,

"Tu dors déjà, dis, ma beauté ?"

 

De la rose, au jardin mouillé,

De l'herbe folle à la pensée,

Le mond' virtuel est beauté

Pour qui aim' la diversité,

Le brassag' des genres, des idées.

 

À l'univers, tous reliés,

Tous inconnus mais réseautés,

En tendresse et en compassion

Dans des milliards de connexions !

Sur le mêm' pied d'égalité,

Créations et chats écrasés 

Et des rencontres improbables :

D'un inuit et d'un baobab !

 

À quoi bon, donc se lamenter,

Me disait un jeun' Facebooké !

On cherche tous à se montrer

Par procuration, s'afficher.

Sur les réseaux, mêm' prisonnier,

De la grande toil' d'araignée,

On est peinard, on est planqué,

On peut fair' discret ou kéké,

Avoir l'impression d'exister,

D'avoir des idées, de penser,

De pouvoir aimer, être aimé,

D'être actif, toujours occupé

D'avoir des amis par milliers

Et de vivr' comme un naufragé,

Comme un oiseau emmazouté,

Dans le virtuel, englué,

Démodé, aigri, isolé,

Inspiré, réac, exalté

Mais branché et googlisé !

 

ENVOI :

"Lorsqu'il se prend pour the best

Ce modimodi, quelle peste !

Car entre le zist et le zest,

C'est le moindre mot qu'il moleste

Avec un culot manifeste !

Qu'il aille se fair' voir à Brest

Ou qu'il retourn' finir sa sieste !"

 

Il répondit : "Bouseux agrestes,

Citadins aux idées modestes,

Esprits pointus et immodestes,

Cousine Nelly, oncle Ernest

Googlitos, Nord, Sud, Est, Ouest !

De la lune ou de Bucarest

Je suis sur G+ et j'y reste !"

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Googlito ++ 3/4

Publié le par modimodi

Y'a plus d'une astuc' sur G+

Pour rechercher le consensus :

On évit' les sujets cactus,

On n'fait pas d'honneur, au médius.

Adoucis, les mœurs de Brutus

Un chorus de "Christus ! Agnus ",

Mozart : "Clémence de Titus."

Le son d'un stradivarius,

Un zoom su' l'sabot-de-Vénus,

Un ciel bleu d'altocumulus,

Un smile enivrant de Bacchus,

L'embarquement pour Uranus,

En fumant de l'eucalyptus !

 

Dans un incessant défilé,

G+ vous envoie promener,

Les posts se suivent, pied à pied :

Dans un désordre échevelé,

Vlà, un' photo plutôt ratée,

Un souvenir du temps passé

D'un vieux romantique esseulé,

Un chat, une fleur, une poupée,

Un' têt' d'oiseau ébouriffée,

Les mimiques d'un chimpanzé,

Une expo, cache-pots tricotés,

Un beau bol de p'tit déjeuner,

"Pour bien commencer la journée !"

 

Un pigeon, deux cygn' enlacés,

Des fleurs, des fleurs, de pleins bouquets,

"Humez l'odeur de sainteté,

Cœurs de Marie, lys de pureté

Délices du jardin d'curé"

Une chaise-longue abandonnée,

La vieill' brouette de pépé,

La mer toujours recommencée,

A l'étale ou flots déchaînés,

Quelques palmés, des champs, des prés,

Le bonheur en train de filer.

 

Un' symphonie inachevée,

Un aria, un andante,

Un air au piano-forte,

Des rafal' de mots, des voiliers,

Des rêves sous les alizés,

Un proverbe dédicacé,

Des chats, des chiens dans un panier

Qui s'animent, au doigt appuyé !

 

Une citation illustrée,

Une porte, un rest' de muret,

Un pantin désarticulé,

Une ruelle, un parc ombragé,

Une girouette, sur un clocher,

Qui n'sait plus où d'la têt' donner,

St Jean d'été, sept épis d'blé,

Un enfant, un bougainvillier,

Illusions, miroirs et reflets,

Des animaux persécutés,

Petit Jumbo, trompe en danger,

Une blague d'ado attardé,

Le soleil en train d'se lever,

Le mêm' soleil à son coucher,

Des tournesols Van Gogh-lisés

Une définition d'la beauté !

Des commentaires, à la volée

Et des platitudes, par flopée !

 

Un' pauvre idée décomposée,

Cent photos d'une randonnée,

Par des Bretons des monts d'Arrée,

Un parangon d'virginité,

La pieuse vie de Ste Aimée !

Un tableau pour vous intriguer,

Des cœurs attachés, envolés,

Lov' secrets, cent façons d'aimer,

L'inventair' de Prévert entier,

Des ratons laveurs, un baiser,

Du bon sentiment étalé,

A toute heure de la journée !

 

Du "Good morning !" à "Bonne soirée" :

Des" mercis amis", rabâchés

Des "bisous, bisous" par milliers !

Wow ! Thank you ! Nice ! Grazie mille !

Des lieders et des canzone

Maria, Wolfgang, Felipe,

Gérard, Michelle, Kristi, Noé,

De tous pays, du monde entier !

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Googlito ++ 2/4

Publié le par modimodi

Sur G+, on peut tout oser !

Bouche pincée et cul serré,

Certains affich' leur vanité,

Donnent des avis, bien tranchés,

Ont le goût de la nouveauté,

Sont extasiés et enchantés

Par des trouvailles dénichées,

Au fond des coffres de Circé !

 

Narcisses, adeptes de Psyché,

D'un petit cercle, congratulés,

En experts, autoproclamés,

Ils cherch'à faire autorité !

Sans aucune difficulté,

Dans le monde des googlisés !

 

Leurs annotations sont chiadées

Ou banal'ment paraphrasées.

En voici, un plein plat de nouilles :

"Un miracle, cette pluie qui mouille" !

"Tarte aux reinett' de tant' Gribouille"

"Nu d'Cendrillon à la citrouille"

"Le portrait de Milord l'Arsouille"

"Cette mozartienne, qui gazouille,

Tellement culte, que j'en bafouille !"

 

Y'a jamais d'lézard, ni d'embrouille,

Sur G+, on n'est pas bredouille !

 

Y'a à manger pour les niquedouilles,

Purée de posts en ratatouille :

Un gros plan sur une gargouille,

La réédition de "Pot Bouille",

"Chers zoiseaux" de Jean Anouilh,

La vertu de la bonn' chatouille,

Les bienfaits d'un régim' fenouil,

Vingt photos d'la fêt' de l'andouille,

Un poèm' qui part en quenouille,

La recett' de la vraie bistouille,

Politicards et p'tites magouilles :

L'art de s'en mettre plein les fouilles,

L'astuc' du roi de la débrouille,

Le moyen pour enlever la rouille

Et les mains moites des pattemouilles !

 

Rejoins G+, y'a pas d'bisbrouilles,

Tu peux y faire ta tambouille,

Personnaliser tes bafouilles,

Vendre ton quart, vider tes douilles,

Faire mille et une papouilles !

Allez, fissa, magne-toi, grouille !

J'te cont' pas de carabistouilles !

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Googlito ++ 1/4

Publié le par modimodi

 

Cela fait des jours, tant et plus

Que je s'coue mes puces sur G+...

 

Je dédie, ce billet cactus

Aux Romulus et aux Rémus,

Qui ont fondé l' réseau ++.

Aux dix milliards d'Olibrius,

Qui se prennent pour Confucius !

Je célèbre tout' les Vénus,

Les Nimbus et les Marius,

Tous les gogols de Google+.

A toi, ô glorieux Phébus,

Qui poste orbi et omnibus,

Je t'offre ce joyeux laïus,

Je te tir' ma langu' Lucullus !

 

Tu affich' ton plus beau portrait.

Et t'en changes, comme il te plaît,

L'important, c'est de paraître,

Et de sans cess' réapparaître !

Car, c'est toujours tout pour ma gueule...

Dans l'univers ++ Google !

On est loin du Washington post,

Plutôt proch' du Huffington post,

Où on r'cycle, on fait du compost

De potins, à longueur de posts !

 

On gorge chaude, on gargarise,

On s'ébahit d'un' queue d'cerise,

D'la queue du chat qui électrise,

Du penchant pour la tour de Pise !

On dédicace, on privatise,

"Rien que pour toi, tante Artémise !"

 

On est complices, on sympathise,

On est amis, on fraternise !

On remercie, on s'fait la bise !

On trouve géniale, la sottise,

On commente, on hyperbolise,

On flatte un peu, on ronsardise,

On se fait miel et mignardises,

On roucoule, pigeons de Venise,

Pour fair' rêver, la douce exquise,

Et finir comme cul et chemise !

 

On poste en public ou privé,

On fait la course aux abonnés,

On choisit ses communautés.

Et les G+ pompaient, pompaient !

Trop souvent secs, à court d'idées,

Ils copient, ils sont Youtubés

Et grâce à G+, entubés !

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