Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sans début ni fin, de bout en bout !

Publié le par Modimodi

Vous avez aimé lire des textes saugrenus ? Vous ne vous êtes pas perdus dans le labyrinthe du jardin des lettres ? Alors, poursuivez l'entraînement ! Embarquement immédiat pour la suite du voyage en absurdie !

Si certains écrits peuvent parfois vous paraître, décousus ou brodés de fils blancs, si quelques paragraphes vous semblent sans queue ni tête comme sans début ni fin, n'en croyez pas votre première impression. Il n'y a aucune maligne intention de mettre votre patience à bout, ni aucune envie de passer pour un écrivain de hasard, inepte, absurde, incohérent et incompréhensible !

D'ailleurs, pour que vous ne pensiez pas cela et pour vous porter chance, je touche exprès du bois, un bon vieux morceau de bois. Je suis fidèle aux superstitions qui permettent de conjurer le mauvais sort.

Mais par imitation, ne vous avisez pas à venir casser du bois, sur mon dos ! Attention ! J'ai la tête dure, et tant que je ne l'ai pas encore perdue, je suis bien capable de ruser comme un Sioux, de faire flèche et feu de tout bois comme de montrer de quel bois, je me chauffe !

J'aimerais, si possible, éviter la moindre volée de bois vert et chercher à nous mettre d'accord. Alors, en préalable, je pose illico, le principe que dans la réalité, ou il y a quelque chose ou il n'y a rien !

Ainsi, quand j'observe mon morceau de bois, je constate de visu, qu'il y a bien deux extrémités : un début et une fin mais, ni le début ni la fin ne sont préétablis. C'est à moi, d'en désigner le devant et l'arrière, comme pour ceux qui ont une tête de cul. Une simple question de bon sens !

Maintenant, je peux aussi décider de débiter le bois, en morceaux, successivement toujours plus petits. Ainsi à force de rapprocher de plus en plus, la tête de la queue... au bout du bout du bout, le morceau de bois aura disparu en tout petits morceaux, voire en copeaux.

Et moi, sans doute, au bout du rouleau de ne plus savoir par quel bout le prendre, je n'aurai, au bout du compte probablement réussi qu'à entamer mes bouts de doigts. Je crains trop alors, de le savoir douloureusement sur les doigts, jusqu'aux bouts des doigts ! Mais comme je ne tiens toujours pas le bon bout, je ne suis pas pour autant, au bout de mes peines !

Chaque fraction obtenue, mise bout à bout, à tout bout de champ, aura toujours un début et une fin. A l'extrême de la réduction, quand il ne sera plus possible de joindre les deux bouts, il subsistera encore une ultime trace dans la sciure. Nom d'un chien, on est dans le bran !

Sciure ou poussière, tel est notre sort d'humain, de modèle réduit ! "Purée de nous autres, aurait dit Madame Parmentier à sa fille ! Même destin pour toi, mon chou, réduit aux petits bouts de chou qui t'accompagneront avec leurs propres petits bouts, jusqu'au bout de ton âge."

Il en est de même des bananes mangées par les deux bouts et des chandelles brûlées par les deux bouts ! D'un bout à l'autre, au final, la lumière est partie en odeur et en fumée noire et jusqu'au bout, on y a laissé la peau !

Oui ! L'issue est identique pour la vie qu'on a brûlée et qui vous mène aveuglément, au bout du tunnel. Car l'existence, après avoir fait un bout de chemin avec vous, finit toujours, parfois après un court ou un bon bout de temps, par mettre les bouts et à venir à bout de vous-mêmes ! Vous voilà faits néant !

Si ce n'est pas la fin du monde, c'est pour vous, humbles pèlerins, le bout de la route. Ainsi, en suivant, bon sang de bois, le raisonnement précédent jusqu'au bout, voilà la raison, ici démontrée, que si la vie a un début et une fin, elle est pour finir, sans queue ni tête !

Dans le quotidien, le problème de cette expression courante peut même être amusant. Prenez une course cycliste et imaginez l'embarras du commentateur. Comment doit-il exprimer la remontée spectaculaire du cycliste attardé, qui retrouve la vigueur de ses jambes, la force des jarrets et des reins pour recoller au peloton des poursuivants, en chasse derrière le groupe des échappés ? Doit-il dire, que de l'arrière, il passe en tête pour dépasser la queue de la course et qu'il poursuit son effort afin de rejoindre l'avant, en se rapprochant au plus vite de l'arrière de la queue du petit groupe de ceux qui roulent en tête ?

Bien sûr, Il vaut mieux éviter de se prendre la tête. Quand vous abordez ces notions, il y aura toujours quelqu'un, avec un petit vélo dans la tête et à l'esprit, cul par-dessus tête, pour dédramatiser n'importe quelle situation et pour en plaisanter...

Ainsi, de bout en bout, pouvons-nous penser que la vie c'est comme le dé, identique sur chaque face. Quand il est jeté, vous avez beau aller de l'avant, vous vous faites rouler et vous vous retrouvez au tapis, sur le derrière, à compter les points.

D'ailleurs, perdre la tête en amour peut être révolutionnaire pour le cœur qui sait trancher dans l'incertitude. Le sage vous dira qu'au faîte de son art, l'élagueur gagne sa vie en étêtant et que le haricot vert étique finira équeuté. Quand bien même, la blague est incompréhensible pour qui rejette l'absurde, l'amuseur public vous dira, qu'un eunuque décapité, connaît une fin sans queue ni tête.

Bien sûr, penserez-vous avec raison, que devant ces incohérences écervelées, aux sens noués serrés, il faut avoir un peu la tête à ça, pour apprécier cette fantaisie, à la mords-moi-le-nœud !

Sans dénouement réel, comment soutenir à bout de bras et d'arguments, cette histoire, de bout en bout, à dormir debout ! Au risque même de me faire tirer, d'un trait, à bout portant ou traîner dans la boue, je suis comme vous, complètement à bout et pour aboutir, je bous !

Commenter cet article

P
EXCELLENT !!!!!!
Répondre
P
Ne vous offusquez pas Monsieur le Conteur des mots, votre charrue trace les sillons. De vos mots sortent vos textes, les graines semées au hasard du vent donnent des fleurs, elles enchantent les collines de mon imaginaire...je me régale comme un gamin. Oui gamin, je reste allongé dans mon cockpit en brassés carrée je descends les alizées à la cadence de vos mots...et des fleurs je reste dans l'attente quelles donnent encore et encore d'autres graines.
Répondre
P
"Je suis comme vous, complètement à bout, pour finir, je bous!"
C'est sûr que nous, pauvres lecteurs, sommes complètement à bout à la fin de cette lecture, mais le cerveau de Modimodi, lui, est aussi vite en train de "bouillir" pour couvrir de nouvelles pages blanches de ses histoires délirantes.
Répondre
J
Je suis un cerveau cocotte! Minute! Mais entre l'idée et la traduction, la cuisson refroidit!
Merci Pénélope!
C
L'essentiel c'est de tenir le bon bout !
Il vaut mieux tenir le bon bout que voir le bout du tunnel !
Par le petit bout, le petit bout de la lorgnette ... toujours quelque chose à découvrir !
Des petits bouts d'idées ... peuvent nous donner une grande idée en ébullition !
Répondre
J
Je vois que je ne vous ai pas mis à bout! Bouh! Je tiens donc vent debout! Merci Chantal!