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Articles avec #fou d'amour tag

Bizarre ! Bizarre ! Sacré bobard ! 3/4

Publié le par modimodi

Je ne suis pas Fragonard,

Le rococo du boudoir !

Je n'ai pas assez d'bel art

Pour tailler d'mon repoussoir

Ton cœur, marbre de Carrare !

Tes yeux sont de vrais poignards,

Tu m'tires des flèches au curare.

 

Je ne suis pas Jean Villars

Pour déclamer du Pindare,

A Avignon, aux remparts.

Mes vers sont bien trop ringards :

Du patois de campagnards,

Des navets et des nanards,

Des jets d'encre de calmar !

 

Bizarre ! Bizarre ! Y'a un lézard

Qui dort dans mon écritoire

Et qui s'prélasse, goguenard,

En m'traitant de scribouillard !

Je n'ai pas l'art oratoire

J'ai le style du cambrousard,

L'roi des navets à l'hectare !

 

L'amour n'est qu'un chant criard,

Des bémols et des bécarres,

Des contre-uts de nasillard !

Que ne suis-je, divin Mozart

Pour te séduire à Weimar !

Mais quand je prends ma guitare,

J'fais aboyer les clébards !

 

Je suis bien trop pleurnichard

Pour te toucher, t'émouvoir,

Embuer ton doux regard !

Comme je suis rondouillard.

Tu n'as pas cru mon bobard :

Moi, dresseur de léopards

Pour l'émission "Fort boyard" !

 

Faudrait être Jules César,

Pour ravir ton corps barbare,

Être Bayard, Hamilcar,

Un héros d'la grande histoire

Ou bien Pablo Escobar,

Pour, à grands coups de pétoire,

Mettre en déroute les pillards.

 

Je n'suis pas assez flambard

Pour t'faire fumer l'samovar

Et allumer d'mon cigare,

La dynamite, les pétards !

Non ! Je suis soixante-huitard,

Je n'sais faire que du chambard !

J'joue du sax' dans la fanfare.

 

J'suis la terreur des saloirs !

J'ai un hachoir, un tranchelard,

Je casse trois pattes au canard,

Et tout' les queues aux lézards,

Qui au soleil font du lard.

J'voudrais être ton hussard

Mais je suis bien trop trouillard !

 

On me suit sur ce trottoir,

Une espèce de malabar

Aux allures de gros loubar.

Je dois me sauver dare-dare,

Prendre la tête des couards,

Des traînards et des froussards,

De l'armée des pétochards !

 

Je n'ai pas d'échappatoire !

Je rentre comme un fuyard,

Retrouver mère fouettard

Qui m'a réservé l'crachoir :

"Non ! Je n'viens pas d'un rencard,

J'n'ai pas couru de bar en bar.

Tu peux ranger l'écumoire,

Sers la soupe ! J'ai pas de retard !"

 

 

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Bizarre ! Bizarre ! Il doit y'avoir un lézard ! 2/4

Publié le par modimodi

Je me sens bizarre, bizarre !

Je m'comporte comme un zonard,

J'ai investi ton plumard !

Pour l'amour, je suis flambard,

Aux ébats, jamais flemmard,

Plutôt le genre mâle à barre !

Je suis ton porte étend-dard !

 

Moi, l'amour me rend paillard !

D'un élan incantatoire,

Je chante comme un soudard,

La splendeur de ton pétard !

Quand je me tiens tout peinard,

Je te brode des histoires,

A petits coups d'encensoir !

 

Sur un ton déclamatoire,

Je te récite du Ronsard.

Pour Mignonne à l'arrosoir,

J’effeuille la rose du soir.

Mes émois te rendent hilare,

Tu crois qu'c'est des canulars,

Et tu m'coiff's d'un entonnoir.

 

Il doit y'avoir un lézard

Qui s'prélasse dans ma mangeoire !

Y'a un coucou dans l'nichoir,

Je vais m'le faire au plantoir,

L'empaler sur l'égouttoir,

Le changer en écumoire,

Les yeux, les trous, au beurre noir !

 

De coup d'tête en coup d'boutoir,

Je déprime, je broie du noir,

J'ai le moral en faire-part.

Faut que j'rue dans les brancards

Et prenne le mors aux mâchoires,

Mais je n'suis qu'un vieux tocard

Une ganache de corbillard !

 

Tes envies sont mes cauchemars,

Tu aimes tout ce qui chamarre.

Tu t'prends pour une superstar !

Tu voudrais en robe du soir,

Goûter homard et Pommard,

Mais j'n'ai pas assez de milliards

Pour t'tartiner du caviar !

 

Tu espères bijoux, foulards,

Palace et diams en sautoir,

Mais je n'suis pas un richard !

J'ai le compte en banque qui foire.

Pour la chance, j'suis pas veinard,

A la déveine, cumulard.

J'suis fauché mais pas avare.

 

Vois-tu, je n'suis pas vachard !

Je t'ai acheté des cuissards,

Un'chapka pour le blizzard

Et un parapluie bulgare.

T'en as marre du camping-car

Tu rêves d'avoir un manoir,

Et enfin changer d'trottoir !

 

Tu es prête au grand départ,

Mais j'n'ai pas assez d'dollars

Pour t'offrir les Baléares.

T'iras pas à Zanzibar,

A Venise ou à Ferrare,

J'n'ai qu'un aller-r'tour Colmar,

Via Morteau, Montbéliard !

 

Nous restons su'l'quai d'la gare,

On s'dit bonjour et bonsoir.

Comme tu es au désespoir,

Tu mouilles tes blancs mouchoirs !

Le ciel pisse comme une passoire

Mais je n'suis pas Saint-Médard,

Pour arrêter d'faire pleuvoir !

 

T'es déçue, l'amour se barre !

Pourtant j'suis pas bambochard,

Je suis poissard et tricard.

Rien qu'un malheureux smicard,

Plutôt pinard et Ricard,

Cassoulet-frites, épinards,

Héros de "Brèves de comptoir !"

 

 

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Bizarre ! Bizarre ! 1/4

Publié le par modimodi

Mon amour, mon nénuphar,

Mon ambroisie, mon nectar,

Ton humeur me désempare,

A moi, tu te désamarres.

Sans toi, ma lumière, mon phare,

Je n'ai plus le moindre espoir !

 

Hier, c'était le grand soir !

J'ai sauté du haut de l'armoire,

Aussi souple qu'un jaguar,

Sur toi, ma jolie couguar,

Alanguie sur le plumard,

Toute nue, dans ton peignoir !

 

Sur le lit, dans la baignoire,

Nous avons pris un panard

A nous luxer les nageoires,

A cramer l'allume-cigare,

A ne plus jamais savoir

Prendre le sens giratoire !

 

Mon amour au cœur blafard,

Tout n'était que provisoire,

Aujourd'hui, j'ai du cafard,

Plus de plaisirs égrillards.

Le bonheur sous l'éteignoir,

Notre passion broie du noir !

 

Mon amour au cœur barbare,

T'es bizarre ! Bizarre ! Bizarre !

V'là que notre amour se barre.

Car sans mêm' me crier gare,

Tu m'jettes au fond du placard,

En me traitant d'pantouflard !

 

Tu t'fous du tiers comme du quart

Tu me prends pour un tocard,

Notre union est un bazar !

Dans nos cœurs, c'est le foutoir

Plus d'câlins dans le réservoir

Je ne sais plus t'émouvoir.

 

J'ai un physique bien à part,

Je suis un peu rondouillard,

Trop loin de Maurice Béjart,

Ou d'l'étoile de l'Alcazar

Pour te faire le grand écart,

Dans ma paire de collants noirs !

 

Mais d'là à m'dire tortillard,

A m'traiter de béquillard

Pour la danse des canards,

C'est du pavé dans la mare !

Il est mouillé ton pétard,

Tu n'éclates que les têtards !

 

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Alouette ! Alouette !

Publié le par modimodi

J'aimerais vous chanter,

Madame, quelques bluettes,

Des mélodies simplettes,

Des rythm's de bal musette,

Un vieil air que Bechett

Jouait sur sa trompette.

 

Pour vous conter fleurettes,

J'ai des airs plus anciens,

Au luth, à l'épinette,

Un aria au clavecin

Pour belles en collerettes

Et en vertugadin.

 

Vous êtes bien jeunette,

Je suis bien libertin.

Vous me tournez la tête

Mon bouquet de jasmin !

J'voudrais tirer vos couettes

Comm' font les galopins.

 

Ma tendre blondinette,

J'pourrais à l'aveuglette

Taquiner vos frisettes

Et jouer en cachette

A faire des pirouettes

Bien au chaud sous la couette.

 

Pour faire des galipettes

Et honorer vos seins,

J'ôterais la nuisette

Et d'un p'tit air coquin

Roulerais sur la carpette

Pour voir vot' pétrousquin.

 

J'tirerais la ch'villette,

D'un petit air mutin,

Pour faire faire risette

Au blondin séraphin

Et j'croquerais en cachette,

La pomme et ses pépins.

 

Je suis un baladin,

Un rimeur, un poète.

Quand j'déclame à tue-tête

Mes beaux alexandrins,

Les belles, les midinettes

Ont l’cœur aux amourettes !

 

J'ai l'humeur au musette,

Je prends mon vieux crincrin.

Mon cœur est en goguette,

Je me sens musicien.

Je fais des chansonnettes,

Je trousse des quatrains.

 

Afin que notre fête

Soit unique et complète,

J'vais écrire un quintette

Pour joueur de claquettes,

Avec flûte, castagnettes,

Banjo et clarinette.

 

Avec la Fée Clochette,

J'vais danser Casse-Noisette

Pousser l'escarpolette.

Ah ! Saperlipopette !

Ell’vont l’ver leurs gambettes,

Les petit’majorettes !

 

Mi fa sol, la rirette !

J'vais chanter d'l’opérette,

Faire de la musiquette,

Effeuiller la pâquerette

Puis vous plumer tout net !

Alouette ! Alouette !

 

 

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Un seul baiser 2/2

Publié le par modimodi

Nos doigts se sont entrecroisés,

Nos corps se sont électrisés,

Nos vies se sont volcanisées.

Rien ne pourra nous apaiser.

Arrêtons d'économiser

Ce bas de laine de baisers...

 

Pas question de vous raviser !

De me snober, de me toiser,

De chercher à nous diviser

Et brusquement dramatiser...

Vous ne pouvez être blasée

Comme une rosière de musée !

 

Ne soyez pas scandalisée

Si j'ose encore vous proposer

De m'étourdir de vos baisers.

Je sens que je vais exploser,

Défaillir ou agoniser

Si vous osez vous raviser !

 

Pas de décisions à peser,

Vos pudeurs sont billevesées.

Donnez-vous sans bémoliser !

N'êtes-vous pas prédisposée

A creuser et dévaliser

N​otre capital de baisers ?...

 

Enfin, je peux poétiser,

Ma plume est folle, toute grisée !

Les doux plaisirs sont aiguisés

Tous mes sens sont mobilisés,

Ma vigueur s'est fertilisée,

Mon ardeur est fleurdelisée.

 

Adieu, les joies formolisées !

Je vais clamer, le diffuser :

Je n'ai plus peur de la risée,

Ma mie, m'a donné un baiser !

Ce soir, je peux prophétiser,

La peur s'est volatilisée.

 

Le bonheur est à la croisée,

Mon cœur dort dans les alizés.

L'amour s'est immortalisé,

Ma vie est aux Champs Élysées...

Sur mes lèvres, gouttes de rosée,

Aux mille désirs framboisés,

Ma mie, m'a donné des baisers !

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Un seul baiser 1/2

Publié le par modimodi

Je ne vais pas bien dans ma tête,

J'ai le cœur qui chante à tue-tête ;

Je ne vais pas bien dans mon cœur,

J'ai la tête en accroche-cœur.

 

Après tant de chassés-croisés,

J'ai pu enfin, vous courtiser !

Nos émois sont harmonisés,

Nos désirs sont magnétisés.

 

Votre flèche m'a arquebusé !

Mon cœur ne peut cicatriser,

Vous m'avez donné un baiser !

Je sens que je vais imploser...

 

Nos lèvres se sont apposées,

Nos bouches se sont embrasées,

Rien ne peut les cautériser,

Le feu a tout carbonisé.

 

Laissons les jaloux jaser !

L'amour en nous s'est infusé,

Il ne saurait se rassasier

De quelques maladroits baisers !

 

S'il faut encore vous courtiser,

S'il faut toujours platoniser,

Et pourquoi pas pindariser,

J'y suis volontiers disposé.

 

Nulle intention de pavoiser !

Mais de grâce, venez déposer,

Au risque de vous épuiser,

Des millions de tendres baisers :

 

Sucrés ou caramélisés,

Délicieusement anisés,

Enivrants et alcoolisés,

Pétillants et champagnisés.

 

Mes sens étaient ankylosés,

Tous mes désirs paralysés,

Mon cœur insensibilisé,

Il a suffi d'un seul baiser !

 

Ma triste vie d'hypnotisé,

S'est d'un coup métamorphosée.

J'ai enfin pu apprivoiser

Ce rude cœur émerisé.

 

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Damnez-vous, madame !

Publié le par archibald_06

Vendez-moi votre âme,

Damnez-vous, madame !

 

À pied, à la rame,

En train ou en tram,

Prenez la Pan Am,

Venez à Bergame,

Boston, Birmingham,

A Nice, à Paname

Même à Ouistreham,

Tresser la jusquiame,

Ramasser des clams !

 

Donnez-moi un blâme,

Priez Notre Dame

Ou bien Abraham !

Mais pitié, madame,

A votre quidam

Ranimez la flamme !

Devenez ma femme,

Ma drogue et ma came,

Pas mon aspartam !

 

Mon cœur vous proclame,

Reine à Buckingham !

Mon cœur vous acclame,

Sans vous, il se pâme,

Sans vous, il s'affame.

Plus de croque-madame,

Je fonds gramme à gramme,

Je pèle, je desquame !

Rien ne vous entame.

 

Mon corps fou s'enflamme !

Mon cœur est tam-tam,

Il fait du ramdam,

En rap et en slam :

Pic, pic, colégram !

Il vous crie Sésame !

Mais au jeu de dames

Votre fine lame,

V'la, qu'elle me rétame !

 

Ma vie est un drame,

Faut changer de programme...

Je pars en Islam,

Me ferai imam,

Prêcherai au hammam,

Deviendrai bigame.

Puis à Amsterdam,

Je viderai, oui, dame,

Dix jéroboams !

 

Là, plein de schiedam,

D'igname à l'édam,

Je cueillerai l'infâme,

Fleur de macadam,

Venue du Siam.

Je ferai du ramdam

En gueulant miam miam,

Bour, bour, ratatam,

Sur toute la gamme !

 

Oui, je vous réclame,

Foi d'hippopotame !

Oui, je le déclame,

Foi de cerf, je brame

Sur l'air d'Am, Stram, Gram,

Vous, mon oriflamme,

Vous, ma noble Dame,

Vendez-moi votre âme,

Damnez-vous, Ma Dame !

 

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L'eau de roses 2-2

Publié le par modimodi

Tu m'as envoyé sur les roses...

 

Plus d'nuit d'été d'Hector Berlioz !

Musique et prose en nous s'opposent.

Pourquoi Ronsard a bouche close ?

Cupidon doit avoir l'arthrose,

Aphrodite fait une thrombose !

 

Toi, mon aurore aux doigts de rose,

Tu dois te taper l'ankylose,

Apollon une dermatose,

Éros, Éos, une couperose,

Nymphes et Grâces, une mycose.

 

Rapetissé, Le Petit Chose,

Tu ne lui laisses pas grand-chose !

Que des épines, j'en ai ma dose !

Plus de saison ! Tantôt pluviôse,

Tantôt la grêle, tantôt nivôse.

 

Ta démence prend l'apothéose !

Mes vœux d'azur, en toi implosent,

Mes désirs fous, en toi explosent,

Déchirent mon cœur en cellulose.

Le voilà, couvert d'ecchymoses !

 

L'amour, en moi se décompose.

Rêves fleuris, d'un coup nécrosent.

Leurs effluves se surexposent.

Enivré, jusqu'à la couperose,

Notre amour ne sent plus la rose.

 

Crise de foi, fleur de cirrhose,

Souffle court, en tuberculose,

Élans anémiés, sans glucose,

J'en perds la tête et je névrose.

Ma raison cède de sclérose.

 

Mes humeurs ont teinte morose.

Nos langueurs ont la sinistrose,

La tristesse entre nous s'expose.

Le temps d'aimer a pris la pause,

Le printemps n'est plus dans la clause.

 

Ci-gît mon cœur où tu reposes !

Ton chant d'adieu, à moi s'impose :

"Mignonne, allons voir s'il arrose,

Sur notre mélo, pot aux roses

Un peu d'amour à l'eau de rose."

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L'eau de roses 1-2

Publié le par modimodi

Chochana, Suzanne, ma rose,

Pétale et soie, toi tu te poses,

Sur mon cœur et tu prends la pose !

Fragile rose, à peine éclose,

Ta beauté en moi se repose.

 

J'écris des mots qui te composent

Strophes, poèmes, en vers ou prose,

Des cris d'amour, frais comme rose,

D'envies et de passion décloses

Dans nos ivresses en symbiose.

 

Ta couche est un lit de roses.

Nous nous y donnons virtuoses.

Peau contre peau, corps en osmose,

A ton rosier, je suis tout chose !

Tout est parfum, tout est grandiose !

 

Mon églantine, trémière rose,

Primerose aux grâces encloses,

Ma porcelaine de Formose,

Fleur d'Ispahan, t'aimer, moi j'ose !

Des vents de sable, tu es ma rose !

 

Mais rien ne dure, mêm'les rêves roses !

Belle de Noël et de fest-noz,

Fleur de carême et de kolkhoze,

Pourquoi cette métamorphose ?

L'amour en toi se décompose.

 

Un coup d'gel ? Quelle en est la cause ?

Étais-je à ce point, en hypnose,

Sidéré, frappé d'amaurose ?

L'amour mâche nos lauriers roses.

Mon cœur propose, toi tu disposes !

 

C'est moi qui t'irrite, je suppose !

Est-ce un sort de mon andropause,

Un doute en toi, une psychose,

Frissons, émois en overdose ?

Tu m'as envoyé sur les roses !

 

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Napoléonades 3/3

Publié le par modimodi

En pleine déroute, comme Napo,

Je m'suis retrouvé, comme un veau,

Dans une casserole, à Marengo !

 

J'étais décidé, illico,

A imposer un embargo

Sur tous les amours illégaux.

Mais mon p’tit cœur, saute-ruisseau

S'est laissé reprendre au lasso

D'une nouvelle Calypso.

 

Elle avait les yeux en biseaux.

Mon amour vola en copeaux !

Passion e pericoloso !

Elle venait de Valparaiso

Et connaissait l'imprésario

Du beau Gigi l'amoroso !

 

Son regard était indigo,

Elle portait un kimono,

J'en étais marteau et dingo !

Je lui soufflais dans mon flûtiau,

L'air de "Maman, les p'tits bateaux !"

C'était beau comme un adagio !

 

La passion allait crescendo,

Notre amour était sans défaut.

Je l'avais emmenée, à Bordeaux,

Déguster du Château-Margaux,

Danser au château d'Fontainebleau

La valse aux adieux de Napo.

 

Nous échangions serments, bécots,

Comme amants du pont Mirabeau.

Nous parlions du premier berceau,

D'avoir une tripotée d'marmots.

Mais le temps est grippe-minaud !

Ma belle jouait au loto !

 

Ayant remporté le gros lot,

Elle prit le premier rafiot

En direction de Macao

Avec un p'tit pataud, courtaud,

Un capitaine de pédalo,

Du looser, le portrait-robot !

 

Coup d'Trafalgar, moi, j'suis à l'eau !

Je m'envase, illico presto,

Sur l’île d'Elbe, comme un tourteau.

Avec l'empereur et ses maréchaux,

Me voilà, trempé jusqu'aux os,

C'est Bérézina, pieds dans l'eau !

 

Notre amour tourne au vieux mélo

C'est notre retraite aux flambeaux !

Je suis comme Quasimodo,

Je l'ai dans l'os, tu l'as dans l'dos,

Je me retrouve le bec dans l'eau,

Comme Napoléon à Eylau !

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