Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Plaisirs de vacances

Publié le par modimodi

Juillet et août, des mois d'été à l'unique mot magique : Vacances ! Enfin du temps retrouvé ! Enfin du temps à soi et pour soi ! Enfin du temps libéré pour le repos et les plaisirs !

Le corps a brisé les chaînes des contraintes quotidiennes. L'esprit lui-même est indépendant des normes du métier. Chacun peut prendre des libertés avec les horaires de lever et de coucher. On peut même redécouvrir la petite sieste coquine, se délasser et s'enlacer.

Les vacances permettent de faire le vide des tracas familiers et des soucis professionnels ! La parenthèse doit être enchantée ! La vie n'a plus que les contraintes que l'on se donne. Pour éviter la vacuité et employer intelligemment son temps, quelques projets surgissent. Que voulez-vous la nature a horreur du vide et la vôtre refuse de confondre vacant avec vacancier !

Amis, vous ne sauriez être inoccupés ! Vous êtes disponibles pour l'aventure et le dépassement de vous-mêmes. Balades à pied ou randos en montagne, vtt, sports de l'extrême, seules les montagnes vous dépassent ! Fini le sale boulot, plus de pain sur la planche, rien à battre que vos deux mains plongeantes et vos grands pieds palmés ! Plus de plan de carrière, que des cartes IGN. Vos collègues ne font plus de vagues, la mer s'en charge ! Vous nagez dans le bonheur ! Huilé sur les deux faces, vous pouvez rissoler, griller, flamber et vous abandonner au farniente solaire !

L'été vous donne des couleurs à prendre ! Au camping, Marcel et sa smala s'est mis au vert ! Sous la tente, c'est la détente en toute entente et sous l'auvent, c'est le p'tit blanc. Au bar du club, entre potes, on prend du jaune gentiane ou du rosé, gouleyant et toujours bien frais. Ici comme ailleurs, on peut en boire et en voir de toutes les couleurs, pour tous les goûts et toutes les oreilles. Y'a du cru, du vif, du criard, de l'éclatant, du cramoisi, du mort doré ! Oui ! A l'heure de l'apéro, sur les terrasses des mobil-homes, les cigales se taisent pour écouter les exploits des vrais héros versicolores, des beaux athlètes en tongs, casquettes et maillots fluo ! Un midi chez Jeannot, un soir chez Paulo, barbecue et pétanque, les vacances, c'est la planque ! C'est tous les jours dimanche !

Ceux qui sont restés chez eux par choix ou obligations s'adonnent aussi à leurs loisirs. Mes amis, pour vos enfants, si le temps est pluvieux, rien ne vaut une bonne course d'escargots ou quelques jeux de société. Ces moments sont privilégiés, prenez le temps de les apprécier et de vous faire apprécier ! Parents, prenez le temps le plus précieux, celui de vous occuper d'eux ! ... Il me souvient parfois de ma prime jeunesse et de ces instants de tendresse familiale, petits bonheurs suspendus au ailes des oiseaux laissant leurs sillages dans le ciel bleu pervenche !

Vive la vie et l'humeur du temps ! En cas de vent, du cerf-volant ! En cas de soleil, un pique-nique à l'étang ou au parc ! Enfin, la voilà votre belle nuit pour compter les étoiles et raconter des histoires qui font peur ! La nature offre le plus grand des terrains de jeux pour les cabanes dans les arbres et pour l'observation des plantes et des oiseaux.

Toutes les activités sportives sont accessibles, partagez avec eux ces vrais moments où on ne peut pas tricher avec son corps ! Affichez vos forces et vos faiblesses, rendez égalitaires vos différences. Vos champions vont pouvoir se dépenser et faire de nouvelles rencontres. A cet âge-là, on se fait vite des amis ! Le cœur n'oublie pas comme autant d'exploits, ses premiers émois ! Les amours d'enfance ne connaissent pas de trêve estivale !

Votre région offre des particularités, fêtes, traditions, marchés locaux où s'imprègnent l'histoire et les souvenirs authentiques de chacun. Emmenez-les en voyage et en excursion, à la découverte du terroir ! Commentez vos visites après vous être, si nécessaire, documentés. Montrez-leur que vous aimez votre patrimoine. Que vous y êtes vous-mêmes greffés ! Vous leur offrez sans le savoir leurs petites madeleines de Proust !

Rapprochez-vous ! Même le silence est votre complice ! Pour des moments privilégiés, avec papa, la pêche, c'est extra, avec maman, tarte ou crêpes et chamallows grillés... une fois, la truite dégustée !

Pratiquez les jeux de cache-cache, un peu partout et réservez de merveilleux petits temps d'éclats de vie, de rires et de voix pour les devinettes et les mimes en famille ! Oh ! La magie du cinéma, l'excitation ou les enchantements du concert en plein air ! N'oubliez pas les musées, les expos, la visite des monuments. Vos jeunes adorent l'imaginaire et les châteaux ! Ah! les belles soirées sans télé entre amis et entre soi ! Regardez ensemble les albums photos, racontez des contes, déclamez des comptines et des poésies, lisez à voix haute ! Donnez l'envie de lire et d'écrire même de simples cartes postales !

Favorisez la création, sollicitez l'imagination : coloriage, colliers, bracelets de tout avec trois fois rien, dessins, tableaux, pâte à sel, maquettes, ateliers créatifs... Même le cahier de devoirs de vacances n'est pas une punition, si vous accompagnez sereinement voire ludiquement les révisions !

Voir les commentaires

Bonnet d'âne : Le cancre 1/2

Publié le par modimodi

 

Le cancre

 

Je n'ai pas eu de bons points,

Je n'ai eu droit qu'aux quat' coins,

Aux instits, aux vieilles revêches

Qui n'avaient pas la peau d'pêche :

Miss "le long bec", la pimbêche

Qui me criait : Tu t'dépêches !

 

Je n'suis peut-êtr'pas une flèche !

Mais c'n'est pas ma faute, si j'sèche

Sur des théories pas fraîches,

Des leçons, discours et prêches,

Qui me perturbent la cabèche,

Me mettent les idées tête-bêche !

 

On n'm'a pas vendu la mèche !

Il faut des ravis d'la crèche !

Par le bon petit Jésus,

Je n'suis pas têtu, obtus,

Mais j'ai l'cerveau biscornu !

Ça s'voit bien, même à l’œil nu.

 

 

J'n'arrive pas à soustraire,

Je mélange paire et impair.

Quand j'dois faire la preuve par neuf,

Ça m'fait suer comme un bœuf !

Dans mon beau tablier neuf,

Les autres croient que je bluffe !

 

J'ai une ortografe sommaire,

Je m'fâche avec la grammaire,

Et je n'réussis qu'à braire !

C'est moi, le cancre de Prévert !

 

Peu habile mais pas débile,

Mon esprit est volatile,

Turbulent pas ignorant,

J'occupe le dernier rang.

 

Je ne suis pas paresseux

Mais j'ai la têt', dans les cieux !

Y'a l'soleil qui m'émerveille

Qui m'offre citron, groseille.

 

Pour les rêves, j'appareille,

Je suis en demi-sommeil

Et si je bâille aux corneilles,

On me tire les oreilles !

 

Mes pensées font du dos d'âne...

Elle pass', elle pass' la caravane...

Merci Tziganes, Diane et Morgane,

Mes idées dansent la pavane.

 

Je saute, je m'envole et j'ahane!

Mais la maîtress' n'veut pas que j'plane!

Et lorsque j'passe du coq-à-l'âne,

Elle me coiffe du bonnet d'âne !

Voir les commentaires

Boules de comme

Publié le par modimodi

L'amour, c'est comme la mort une affaire de soupirants! Il faut juste éviter de râler.

La mort, c'est comme la géométrie, une ligne brisée à l'infini.

La femme, c'est comme les œillets, dommage qu'il y ait des dindes!

La vie, c'est comme la royauté, son pouvoir est absolu. Chacun peut être un roi jusqu'à ce que ça empire.

Le sexe, c'est comme la distance, il faut sans calcul s'y mètre et tenir la longueur.

L'homme, c'est comme un stratège de la conspiration, spécialisé en coup monté pour con peloteur!

La mort, c'est comme le théâtre, il faut réussir sa sortie.

La vie, c'est comme les lauriers, elle vous met à toutes les sauces et on finit par s'y endormir.

L'amour, c'est comme les contraires, les bêcheurs y perdent la tête, sens dessus dessous, sens devant derrière.

Voir les commentaires

Mal baisé 3/3

Publié le par modimodi

Si le proverbe : "Qui trop embrasse mal étreint" est une mise en garde, un amoureux ardent ne devrait brûler ni les étapes, ni la politesse. Il devrait savoir se consumer dans la tendresse.

Rien ne vaut, paraît-il, un courtois et délicat baisemain. Mais surtout, ne le dites à personne, vous passeriez pour un démodé, un vieux jeu qui préfère l'accolade au bouche à bouche !

Vos conceptions amoureuses devraient alors faire peau neuve... Au risque de la laisser sur le champ de la tendre guerre, adoptez pour corps de doctrine érotique, qu'un corps volcanique peut vous incendier d'un seul baiser de ses lèvres en feu...

Loin de la passion de Dante pour Béatrix, ce proverbe est sans doute un avertissement pour amants nouvelle vague, du style Antoine Doisnel ! Ne faites pas de cinéma pour "un baiser volé"...  Dans la grande "comédie humaine" balzacienne, le lys amoureux se meurt dans la vallée de larmes d'un amour platonique et d'une impossible trilogie entre Henriette, Félix et Arabelle.

Par contre, dans la petite comédie humaine quotidienne, qui trop embrasse à pleine bouche vous étouffe assurément ! Alors éternels amoureux, petits cœurs d'amour, bécotez sans ergoter mais évitez de trop tirer la langue et méfiez-vous des petits coups fourrés.

Dans ce monde de Bisounours, celui qui vous fait de l’œil et vous embrasse mielleux, d'un beau baiser de Judas va vous trahir assurément ! Un baiser de langue de bois peut même être râpeux, une mauvaise langue peut avoir l'haleine sournoise du chacal, une langue d'amoureux transi peut avoir la froideur de la bise à ne jamais savoir fendre le moindre cœur de pierre. Sous la pluie ou l'avalanche de baisers, vous ne risquez que la goutte au nez ou un pied de nez glacé du bonhomme de neige.

Le secret de bouche à oreille ne demande pas de langue égarée...dans le tuyau de l'oreille. A quelles bouches alors se confier ? Hier, celle-là vous a offert les canons de sa beauté et des salves d'amour de sa bouche en feu, aujourd'hui hélas, vous tirez votre boulet.

A trop aimer, à en être mordu, à tourner sept fois sa langue dans sa bouche, ne risque-t-on pas l'usure pour à la fin, en baver ? A trop la tenir, n'étouffe-t-on pas soi-même sa propre nature et avec elle, la spontanéité des sentiments ? A l'usage, ne devra-t-on pas chercher à reprendre un second souffle ?

Alors, qui nous dira ? L'amant qui fait trop l'amour, le fait-il mieux ou moins bien que celui qui vous aime en faisant la fine bouche ? Qui pourrait me répondre, vite fait, bien fait ! Et si possible très bien fait ! Oui ! Je vous garantis un total motus et bouche cousue.

Qui, pour finir, viendra me contredire dans ma démesure proverbiale ? N'est-il pas vrai que celui qui embrasse une vue d'ensemble ou un point de vue général perd la finesse des nuances et des détails ? Qui trop embrasse sa carrière en oublie sa famille ? Qui fait fausse route et embrasse le mur, s'affiche bien mal, bouche le trou et fricasse son museau ? Qui embrasse un faux-cul, se fait baiser par derrière ?

N'est-il pas vérifié que celui qui embrasse la cause d'un parti embrasse la rose et ses épines ? Ou qui veut faire cause commune, se prend un coup de faucille ou de marteau ? Qui vous emporte dans un fleuve de baisers, est-il plus sûr de trouver l'embouchure ? Qui embrasse un drôle d'oiseau peut-il tomber sur un bec ? Qui modernisera donc ce vieux proverbe à l'eau de bouche d'incendie ? Qui osera la nouvelle version du bègue, bouche bée : " Qui, qui trop t'embrasse, t'en-t'embarrasse ?"

La sagesse nous recommande, sans doute de ne pas nous serrer de trop près et d'étreindre l'autre sans l'oppresser... Lèvres tendres et mots doux, tendresse buccale et délicatesse orale... Voilà pourquoi, amour, moi, je t'effleure de mes caresses, que je suis au bord de toi et que je t'aime en suspension, du bout des lèvres, ma sensuelle !

Voir les commentaires

Mumuse avec ma muse 2/4

Publié le par modimodi

Oh ma muse ! Ferrons

Au vol l'inspiration !

Mais quelle déception !

Quand j'taquine le bouchon,

Tu fil's comme un gardon

En me faisant faux bond,

Emportant Nom de Nom

Mon imagination !

 

Tu me laisses un goujon,

Mince consolation,

Bien trop maigre ration

Pour faire un court-bouillon

De ma rate en portions !

 

Pêcheur de limaçons,

Poète en malfaçon,

Mon lyrisme est sans son !

Mes pieds sont en torsion,

J'bouscul' la tradition :

Vers de contrefaçon,

Sans rythme, sans aplomb,

Bouts rimés en doublons,

Faconde d'histrion,

Champion d'claudication !

Mauvaise élocution,

Contre-pieds, confusion,

Contre-sens par légions !

Maudite occupation

D'un poète charançon !

 

Âpres désillusions !

Oh ! La désolation !

Ô muse, mon poison,

Exit l'exultation,

Incipit l'affliction,

Excipit le ludion

Au bout de l'hameçon.

Vide d'inspiration !

Non ! Point d'exclamations

Que des points d'suspension !

 

Tu m'laiss's mes déceptions,

Une bordée de jurons,

Le feu de cent dragons,

En lot d'consolation,

Un tic de vibrion,

Deux maigres barbillons

Et trois poils au menton !

 

C'est la loi du talion

Des mauvais tabellions !

 

Voir les commentaires

Vide-tête!

Publié le par modimodi

Faudra bien qu'elle s'arrête,

Cette mélodie simplette,

Cette litanie casse-tête

D'ces idées sans queue ni tête ?

 

Mais non! Saperlipopette!

Il faut remplir la brouette,

Faire chauffer la tablette

Pour bien se bourrer la tête !

 

Mes biquets et mes biquettes,

Ce n'est pas demain la r'traite

Ni l'heur' d'la dernièr' traite !

Gare à vos belles frisettes !

 

N'perdez pas vos p'tits pense-bête

Et collez vos étiquettes.

Soyez prêts pour la compète

Afin d'demeurer au faîte !

 

Votre cervelle fait emplettes

De leçons que l'on répète.

Emplissez bien vos cassettes,

De ces mots d'or en paillettes !

Bourrez bien vos p'tites chaussettes

De mill' savoirs en piécettes !

 

Le temps est un pick-pocket,

Car c'est à la bonne franquette,

Et de sa p'tite épuisette,

Qu'il vous videra la tête,

Passera à la moulinette,

Tamisera à la passette,

Les notions, dates et faits,

Les grandes pensées abstraites !

 

Il jouera les trouble-fête,

Tirera la chevillette...

Donnera d'l'oubli à perpète !

Pour votre tête stupéfaite,

Ce n'est pas une défaite !

C'est votr' mémoire en om'lette,

Et vos souvenirs en branchettes,

Peau d'balle et des clopinettes !

 

Il vous reste vos bouclettes,

Une "bêle" voix de chevrette,

Votre doux cœur pour Annette,

Un bouquet de pâquerettes 

Et ce vieil air de quintette :

Ach ! La truite de Schubert'e!

 

Mais dans l'fond des oubliettes,

Y'a quat'mots d'une chansonnette,

Alouette! P'tite Alouette...

Des acquis mais que des miettes,

Pour un très beau pâté d'tête...

Et, trois dents pour fair' risette!

Voir les commentaires

Mystères

Publié le par modimodi

Les anglais qui s'en sortent, sont-ils débrouillards?

Que pensent les eunuques de l'expression: la fonction crée l'organe?

Les flambeurs ont-ils l'air allumé?

Celui qui reste sourd à la sensualité de l'amour, ne sait-il dire simplement, en dressant l'oreille que: J'ouïs!

Tirer ou se retirer, that is the question, my love!

L'amour met-il de beaux draps au lit des illusions?

Quand on est cruche et qu'on n'a pas inventé l'eau chaude, comment s'étonner, qu'avec de la bouteille, on reste en carafe et que les autres se payent votre fiole?

La masturbation intellectuelle favorise-t-elle la saillie de l'esprit?

Est-ce, parce que la vie nous a à l'œil, qu'on peut éviter les écueils mais pas les cercueils?

Voir les commentaires

Fleur bleue 2/2

Publié le par modimodi

 

Fleur bleue est prête au partage!

Des rires, des enfantillages,

Un compliment, un hommage,

Un baiser, un effleurage,

Une fleur pour le corsage,

Un cadeau, un premier gage,

Un premier oui qui engage...

Plus de force, de courage

Branl'-bas et remue-ménage!

 

Envie de bras, de cordages,

D'ancrages et d'arrimages!

Mer et ciel ont des sillages,

Champs d'azur pour le naufrage

De ces corps hier si sages!

Dans les cœurs, un grand tapage!

Bleuet pur des moissonnages,

Pervenche des pâturages,

Campanule, iris sauvage,

Violette dans l'herbage,

Sortent du vert hermitage!

 

Plus de petits babillages,

Plus de badins papotages!

L'amour lance ses messages,

Mots doux, aveux et ramages,

Frissons, désirs au bocage!

Le rouge feu de l'orage,

Tous les sens en affolage,

Les désirs prêts au fanage,

Aux coquins libertinages,

Aux plus fous dévergondages!

 

Fleur bleue offre son corps sage,

S'abandonne à l'effeuillage,

Vœux, ardeurs au rouissage.

La raison est en largage

La vertu au laminage,

Tremblements, roulis, tangage,

Mirages en essaimage,

Les rêves sont au glanage,

Le bonheur est au passage!

 

Besoin de plier bagages,

De liberté sans ambages!

Le ciel offre son péage.

L'oiseau peut ouvrir sa cage!

Fleur bleue gagne les nuages,

Des anges lui font équipage...

Dans l'herbe, un divin bruissage!

Voir les commentaires

Mal baisé 2/3

Publié le par modimodi

Mes amis, embrassez qui vous voudrez ! Mais si le proverbe a raison et s'il est vrai que : "qui trop embrasse mal étreint !" alors, mollo Paulo !

Surtout pas d'excès de zèle professionnel ! Inutile de mettre les bouchées doubles ou de bosser trop ! Tout travail mérite salaire et pas plus ! Plutôt clopinettes et sale air, tu le sais !

Trop s’échiner ne rapporte souvent rien, qu'éreintements, lumbago, tours de reins et de cochon pour des profits payés avec le dos de la cuillère... Si tu en as plein le dos, c'est pour mieux tondre ta laine ! Paraît même que tu perdras tout en voulant trop gagner ! Mal payé mais bien baisé ! Vive les enfants dans le dos !

C'est ainsi ! Pas d'eau à la bouche pour les gourmands de la vie, éternels soiffards insatisfaits ! Ils l'auront toujours sec !... Tempérance et sobriété, pour la bonne bouche, sont de rigueur. Oui ! Les gourmets sont des fines bouches qui jouissent à bouche pincée et petits doigts levés. Ils suçotent leur cocktail préféré, le baiser sanglant de Bloody Mary. Leurs bouches vous promettent le frisson des suçons. Lucy et Dracula peuvent s'aimer à pleines dents, jusqu'au jour.

Petits pêcheurs devant l’Éternel, il vaut mieux ne pas se jeter à l'eau, la tête la première, même pour la promesse d'un baiser de sirène. Il faut prendre son temps pour la désirer et la pécho ! Car la belle, qui vous envoie en rafales des baisers ronds de sa pulpeuse bouche de poisson peroxygéné, risque de vous faire languir et de vous laisser faire la queue pour rien.

Amis, ne videz pas trop vite la coupe des délices ! Baiser promis ou imaginé est parfois le meilleur ! Le bon sens est proverbial. "Une chose à la fois !" "Vite et bien ne vont pas ensemble !" "Rien ne presse vraiment"... Hormis pour la tortue savante qui connaît l'heureuse fin de la fable de la Fontaine.

C'est ainsi ! Même le grand Tartarin, le chasseur au courage de lion ne peut pas courir deux lièvres à la fois. Il ne lui sert à rien de se mettre aux cents coups. Son fusil à deux coups n'en tire qu'un à la fois... Inutile de péter les plombs et de vider toutes ses cartouches ! La descente en peau de panthère, tant promise à Madame, risque fort de finir en petits patins, de simple peau de lapin, crétin comme Tartarin... Point trop d'empressement donc, dans cette vie courante ! Parole de bec de lièvre !

Point trop n'en faut non plus pour les choses de l'amour ! D'ailleurs peut-on voir dans ce proverbe, pour honnête travailleur, une manière de le faire taire ? On ne peut pas en même temps prendre la parole pour revendiquer quand on est en train d'embrasser à pleine bouche ou de baiser la babouche.

Serait-ce le moyen trouvé pour faire fermer le clapet de celui qui vous pompe ? Serait-ce un petit amuse-goulot pour calmer les ardeurs goulues et laborieuses du bon peuple qui voudrait mettre les bouchées doubles afin de mieux s'emplir le gosier ? Notons d'ailleurs, qu'avoir un bœuf sur la langue ne nourrit pas pour autant son homme.

Alors, ce proverbe laissé apparemment pour la bonne bouche de la morale populaire, cet appel indirect au silence ou à la lenteur est-il transposable dans l'amour et la passion ? En quelque sorte, aurions-nous là, un subtil art du savoir aimer et de donner baisers d'amitié ou d'amour, à deux ou quatre lèvres ?

 

Voir les commentaires

Mumuse avec ma muse 1/4

Publié le par modimodi

À longueur de poèmes,

Moi, je te dis : je t'aime.

 

Mais j'te l'dis, tu abuses !

J'ai beau t'appeler ma muse,

Tu te montres obtuse.

Tu ne m'offres que ruses

Et flèches d'arquebuse !

 

Tu crois que ça m'amuse,

Quand à moi, tu t'refuses,

Qu'en mes vers, tu t'infuses,

Transformant sans excuse,

Ma sirène en méduse,

Ma Colombine en buse,

Mon luth en cornemuse ?

 

Quand j'titille l'expression,

Tu troubles ma raison,

Mets ma plume en tension,

L'encre en ébullition.

Plus d'harmonisation !

L'amour et l'intuition

Ont l'esprit sauvageon

Et font le grand plongeon

Dans ton cœur tourbillon.

 

Dans l'encrier sans fond,

J'fonce comme un espadon.

Dare-dard pour aiguillon,

Je pique une impression,

J'éperonne une expression

Mais j'perds la flottaison,

Quand j'prends au plus profond

L'idée, sans un soupçon

De versification !

 

J'ai un simple poinçon

Pour pêcher l'émotion

Et tu ris d'mon harpon...

Tu m'trouves mollasson,

Tu m'traites de crampon,

Tu n'mords pas à l'hameçon,

Tu m'noies comme un triton,

Dans le marais sans fond

Des troubles confusions.

 

Voir les commentaires