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Les remèdes de grand-mère 3/3

Publié le par modimodi

Vous avez sûrement dans votre entourage une grand-maman qui vous a transmis de mystérieux conseils et même la potion magique garantie comme de l'eau sur du feu. Pour les bobos et la beauté, vous pouvez tout connaître: comment réaliser un cataplasme, une pommade, un masque, une teinture, une crème, une lotion, une infusion, une inhalation, un sirop ou même la composition de l'eau d'un bain à prendre.

"Aux grands maux, les grands remèdes, aux petits maux, les petits remèdes!" Avec eux, vous allez pouvoir soulager vos hémorroïdes, apaiser vos jambes lourdes, supprimer votre acné et vos points noirs, calmer votre rage de dents, tirer vos crampes et retrouver le sommeil! Vous pourrez atténuer les hématomes, un coup de soleil, soulager une entorse, une piqûre d'insecte, une brûlure légère, etc.

Tous nos petits maux bénins sont soignables par des solutions naturelles et à un moindre coût. Les petits désagréments, les pépins de santé peuvent être évités. Nos aînés n'avaient pas besoin du slogan quotidien pour leur rappeler qu'il faut manger cinq fruits et légumes par jour et que les fibres sont meilleures que les frites!

Mais en ce temps-là, on ne travaillait pas pour des nèfles ou des prunes et si on ne gagnait pas beaucoup de radis, si on n'avait pas plus d'oseille, on avait quand même du beurre à mettre dans les épinards. On ne craignait pas de se faire des cheveux blancs, de vieillir trop vite et de sucrer les fraises.

C'est peut-être injuste! Vous avez beau avoir les yeux noisette ou en amande, vous ne bénéficiez pas des bienfaits innés des fruits oléagineux. A l'époque, les recettes minceur pour perdre du poids, les cocktails détoxifiants pour fêtards, au cœur d'artichaut, les macérations sophistiquées et les décoctions savantes étaient superflues. Les jus de fruits et les soupes maison étaient des trésors vitaminés de vitalité. Aujourd'hui, vous faites le poireau mais les carottes sont cuites, vous produisez des navets et vous êtes dans le potage avant même de boire le bouillon! Vous êtes une bonne pomme ou une bonne poire et vous avez les jambes en compote quand vous êtes dans la marmelade.

Tout ce savoir empirique est aujourd'hui confirmé par les études des principes actifs, des molécules et de leurs effets bénéfiques sur la santé. On a découvert les bienfaits vitaminés des nutriments, des antioxydants, des minéraux, des oligo-éléments, de l'équilibre acido-basique pour prévenir les maladies cardiovasculaires ou les cancers comme tant d'autres maladies chroniques. Prime au bonheur, tous ceux-ci augmentent votre énergie personnelle.

Oh! Bien sûr, personne n'a jamais su ôter les bleus à l'âme et guérir ceux qui ont mal au cœur. Pas de remède au mal du pays ou pour ceux qui sont en mal de célébrité. On ne sait pas soigner les mal lunés et les mal embouchés. Les mal à l'aise sont mal barrés. Ceux qui ont mal aux cheveux peuvent continuer à s'hérisser ou faire la tête. Méfiez-vous! Ceux qui donnent des coups de pied en vache folle vous feront aller de mal en pis ! C'est ainsi! Chacun doit connaître ses limites.

Ah! Mes aïeux soyez bénis! Au fond, j'envie votre génération si simple et si naturelle qui respectait la nature et appréciait le goût authentique. Vous étiez attentifs à la préserver pour vivre sainement. Le mot soin traduisait plus la vigilance que vous exerciez que la médication que l'on doit appliquer aujourd'hui! Si nous avions su garder ces principes de précautions, nous n'en serions pas à nous lamenter aujourd'hui sur la pollution généralisée et l'empoisonnement chimique universel.

Nous pouvons avoir autant de peur que de mal. Nous finirons tous comme des légumes. Il ne restera même plus de pissenlits à manger par la racine.  Pourtant quelques grosses légumes de l'industrie qui en ont fait leurs choux gras se gargariseront encore des progrès médicaux et de la pharmacopée!

En cette période agitée, où on ne sait même plus prendre son mal en patience, les remèdes de grand-mère sont plus que des recettes. Ils sont le témoignage d'une sagesse d'esprit et d'un art de vivre au naturel. "Santé passe richesse".

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Urbi et fourbi 1/4

Publié le par modimodi

L'attrait de la nouveauté anime les curieux et les originaux. Les publicistes et les designers cherchent des idées clinquantes pour intriguer et intéresser le premier gogo venu. Couleurs criardes, slogans accrocheurs et voilà les piteux rogneux, les terreux ombreux, les acrimonieux à scrogneugneu, les grincheux plâtreux, les tortueux moyenâgeux, les caverneux silencieux, les scrofuleux fistuleux, les eczémateux croûteux, les pompeux adipeux, tout nerveux, envieux, aventureux, désireux et fiévreux!

Des flots verbeux, des mots baveux, des propos fumeux, un ton sirupeux, des rabais crémeux, et voilà les jeunes comme les vieux, les gâteux comme les audacieux qui font la queue et se ruent à qui mieux mieux!

Le proverbe a raison: "Tout nouveau, tout beau!" Même si l'engouement est passager, si la mode est éphémère, nous nous emballons pour le changement. Il suffit d'appâter, d'habiller le produit des termes magiques de création ou d'innovation et de leur accoler les sésames racoleurs d'expérimentation et de révolution pour que ce qui n'existait pas devienne un désir qui se transforme aussitôt en besoin. Avec un trop plein d'indulgence pour vous-même, qui n'avez pu résister et qui avez pris tant de plaisir à succomber, vous vous exclamerez: " Que voulez-vous! Il faut bien être de son temps et vivre dans son époque! "

Cette fantaisie dilettante et poétique est pour vous, lecteurs imaginaires! Sans aucune ombre de nostalgie, elle témoigne autant de l'évolution du monde, de la mode, que de l'inconstance de nos choix!

Y'a la grand-ville

Dernier asile

Des mercantiles.

Y'a la grand-ville

Prochain exil

Aux mille périls.

Tout est hostile

Et imbécile!

Comme un bacille

Faut changer d'file

Et s' faire agile

Comme un missile.

 

Avoir du style!

Ainsi soit-il!

Adieu vinyle!

Etre viril

Aimer Kill Bill

Et sa compile.

Faut mettr' dans l'mille

Gagner le deal

Etre subtil

Comme un goupil!

 

T'as l'bon profil

Le baise-en-ville

Le sex appeal

Pour les idylles.

Mais aie! La tuile!

Vieil aquatile

T'es qu'un fossile

Aux pieds d'argile.

Poisson d'avril!

 

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Les remèdes de grand-mère 2/3

Publié le par modimodi

A la braderie, dimanche, ne devais-je pas acheter aussi cette autre encyclopédie du jardinage? J'ai pourtant hésité...

Mais voilà que j'ai en tête une image bucolique et sans doute un peu jaunie. J'imagine nos grands-pères et nos grands-mères partir en forêt ou en campagne. Je les vois descendre au jardin afin de cueillir des plantes pour élaborer leurs breuvages et tisanes miraculeuses.

Ici, la liste citée n'est pas exhaustive mais elle témoigne d'un vrai savoir comme de savoir-faire qui se sont perdus. A des moments bien choisis dans l'année pour la récolte, avec des techniques pour en conserver les propriétés, suivons en confiance nos chers grands-parents.

La hotte de pépé accueille du gui et du genêt à balais, des fleurs d'aubépine et des tiges de thym sauvage, des feuilles d'orties, de ronces et du chardon-marie, du frêne et du sureau. Le panier de mémé revient rempli de sauge, de pissenlit, de bruyère, de camomille, de verveine et de menthe, de prêle et de reine des prés, de boutons d'or et de plantain, de liseron et de chiendent. Certaines recettes exigent d'autres produits achetés alors, chez l'herboriste ou l'apothicaire.

Un proverbe dit: "Le pauvre a la santé, le riche a les remèdes." Avec l'arsenal thérapeutique aujourd'hui disponible, nous voilà bien loin des breuvages expérimentaux, des décoctions sauvages et amères d'herbes mystérieuses cueillies à la pleine lune, bien loin des réductions en poudres de perlimpinpin, élaborées par nos anciens! Aujourd'hui, les formules pharmaceutiques aboutissent à la production industrielle de savants cocktails chimiques. Ceux-ci sont dosés et contrôlés avant d'être administrés sous forme de pilules, de pommades, de lotions ou de sirops! Mais qu'on se le dise! Si on nous dore la pilule, ce n'est pas nous qui prenons le plus gros cachet!

Heureusement, avec leurs plantes médicinales, un savoir-faire indéniable et un esprit de sagesse, ils savaient tout soigner nos grands-parents! Un problème digestif, une infection intestinale se réglaient avec de l'ail cru ou cuit. Pour la mauvaise haleine, on croquait un grain de café ou on mâchait un brin de persil. Le savez-vous? L'ail dont l'onomatopée suggère d'ailleurs un cri de douleur est une plante miraculeuse. Elle peut soigner les cors au pied et les mycoses, les rhumatismes, les verrues, le rhume, la toux, la grippe, la bronchite et faire fuir les vers intestinaux!

Nous pouvons à notre tour nous occuper de nos oignons car l'oignon n'est pas en reste pour soigner la sinusite ou le méchant rhume qui vous fait pleurer les yeux! Le chou n'est pas réservé qu'à la choucroute de papa Schultz ou à la soupe aux choux pour des Martiens bêtes comme chou. Il a des vertus pour la minceur et l'arthrose! L'échalote à laquelle les Grecs et les Romains accordaient des vertus aphrodisiaques est également dans la course pour bien digérer, enrichir le sang, préserver son capital santé et avoir la patate!

Je ne veux pas vous donner de nouvelles recettes de salades estivales, je n'ai nulle envie d'allonger la sauce, mais vous connaissez tous, les bienfaits de l'huile d'olive, du gros sel, du citron, du concombre, du vinaigre, du miel et des épices pour votre santé! Ils mettent en valeur les légumes et entrent dans de nombreux traitements miracle.

Vive l'horticulture! Le jardin est un trésor pour notre assiette et une garantie de renforcer nos défenses immunitaires pour se préserver de la maladie! Autrefois, quand on disait que c'était la fin des haricots, c'est que la récolte était finie et on respectait ceux qui n'avaient qu'un petit pois dans la tête! D'ailleurs, on pouvait se mettre au vert, effeuiller le cœur d'artichaut et parler culture avec un air de paysan. Ah! L'heureux temps qu'ont pu vivre nos chers grand-père et grand-mère!

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Histoire: Saint Louis - 1226-1270- 3/3

Publié le par modimodi

SAINT- LOUIS

Part de légende ou véritéx?

On l'voit souvent représenté

Dans des actions d'humilité.

Invitant le pauvre à sa table,

Il le sert, âme charitable,

Le fait même raccompagner

Après don de quelques deniers.

 

Il veut soulager la misèrex!

Pour 300 croisés, tous ses frères,

Victimes des rayons solaires

Aveugles, privés de lumière.

Il fait construire un hôpital,

"Les Quinze-Vingts" ! Fierté nationale,

Toujours de renommée mondiale.

 

Son destin est phénoménal.

Il laiss' les traces fondamentales

D'un patrimoine monumental.

Il finance les cathédrales,

Favorise l'art, la tapisserie,

Enluminures et joailleries,

Fonde le collège de Sorbonne.

 

Paris rayonne dans l'Europe !

Par son humanisme philanthrope,

Notre culture se développe,

L'université est au top !

La France s'ouvre au grand commerce:

Foir's annuelles, ventes à la pièce,

Echang's prospères, tonneaux en perce !

 

Mais le roi reste humble et fort pieux,

Chaque jour sur son prie-dieu,

Il suit les offices religieux.

Il a la ferveur des reliques,

Témoignages des saints catholiques.

Il rachèt' la couronn' d'épines,

Symbol' de la passion divine.

 

Pour sauvegarder l'amour christique,

Rien n'est trop beau, rien n'est trop chic :

La Saint' chapelle, la magnifique

Splendeur des édifices gothiques !

Pour tant d'efforts de chrétienté,

L'Eglise va le récompenser.

Louis sera canonisé.

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Futile 2/2

Publié le par modimodi

Parole d'Évangile !

Tout t'est bon et utile

Mais pas assez subtil

Pour lir' les codicilles !

Car toujours tu oscilles :

Primordial ? inutile ?

Tu tires à croix ou pile.

Préférant le futile,

Tu parais imbécile.

T'as l'esprit puéril,

L'intérêt volatile !

 

Tu mets ton nez partout,

T'es un vrai touche à tout.

Tu vas, tu papillonnes,

A chacun, tu te donnes.

Tu écoutes, conseilles,

Tu te crois leur soleil !

Pas l'temps d'approfondir,

Tu dois encore courir

Car on t'attend là-bas !

Tu n'trouveras pas ta voie,

Tu passes à côté d'toi !

 

T'es l'oiseau sur la branche,

Tu chantes, tu te déhanches !

Un bouquet de pervenches

Sont mille roses blanches

Pour belle d'outre-Manche.

T'as la mémoire qui flanche,

Le lundi ou l'dimanche,

Tu t'comport' comme un manche.

On te traite de tanche!

Y'a du pain sur la planche

Mais c'est pas toi qui l'tranches !

 

Tout a de l'importance,

Même l'inconsistance.

Une sornette est ta chance,

Une bricole, c'est Byzance !

Tu aimes l'insignifiance

De qui t'donn' sa confiance.

Tu n'crains pas la malchance,

T'es toujours en enfance

Et rempli d'espérance.

Ô bel ange d'insouciance,

Au fond, tu t'en balances !

 

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Drôles d'oiseaux 3/3

Publié le par modimodi

 

Nos aïeux disaient avec un bon sens commun ce truisme : "Avant l'heure, ce n'est pas l'heure, après l'heure, ce n'est plus l'heure !" Alors pourquoi voudriez-vous, mes bons amis, accabler les oiseaux et leur demander de prédire l'avenir, la météo, le printemps ? Laissez donc les hirondelles trisser sur leur fil pour annoncer les beaux jours !

Soyez-en sûrs ! Un canard boiteux n'annonce pas la chute, peut-être la vôtre, mais pas celle des feuilles d'automne et encore moins un brutal coup de froid de canard. Une oie blanche n'avertit pas de l'arrivée imminente de la neige ! ...

Un proverbe allemand sans relation immédiate apparente, nous dit quand même : "La neige est d'une pureté menteuse." C'est ainsi que nous avons connu des oies blanches, qui se prenaient pour Blanche Neige et qui se sont révélées de jolies bécasses et de belles dindes, charmées par des coqs, attirées par des paons, déçues par des chapons et qui criaient au loup !

Une tête-en-l'air est peut-être une girouette qui a perdu le nord. Un étourneau peut bien avoir une cervelle d'oiseau si les ânes ont des grandes oreilles ! On a tous le droit de passer du coq à l'âne, disait C. Marot. Une tête de linotte n'est pas celle d'un étourdi sans mémoire pas plus que le signe d'un grand vent d'oubli, qui emporterait les souvenirs dans une tempête sous un crâne.

On peut se rappeler d'avoir dîné avec des alouettes sans têtes qui s'étaient piégées elles-mêmes et prises à leur propre miroir. Après avoir attendu qu'elles vous tombent toutes rôties dans le bec, en toutes saisons et par tous les temps, faute d'alouettes ou de grives, nous avons dû parfois nous contenter de merles.

Une personne chouette n'est pas forcément sage, adepte de Minerve ou de Vénus et que rien n'effraie. Il peut lui arriver la nuit de faire la tournée des grands-ducs ! Un vieil hibou n'est pas devenu un rapace de jour après avoir été un ancien oiseau de nuit, un fêtard bourru et repenti. Il peut être un couche-tard, aux yeux ronds, au poil hirsute, en simple manque de sommeil, une véritable triple buse.

Dépassez donc les apparences et le sens premier ! Traiter quelqu'un de drôle d'oiseau n'est pas porteur d'un jugement forcément dépréciatif. Il peut être la preuve de l'ignorance de l'observateur qui ne reconnaît pas l'oiseau-lyre ou l'oiseau bleu ! SI celui-là ne mérite sûrement pas le paradis australien aux mille plumages chatoyants, il peut bien alors se contenter des oiselles déplumées du paradis latin !

N'attendez- pas que les poules aient des dents et que la pie jacasse. Souriez à la vie ! Mettez-vous en pause et prenez la pose : le petit oiseau va sortir ! Souvent lumière varie, bien fol est qui selfie ! Mais c'est quand même mieux que d'être nul en ornithologie et de jeter des noms d'oiseaux à la tête de l'adversaire, pour l'insulter. Sachez que la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe, sauf si vous avez mâle heureusement trouvé le coucou au nid conjugal et que vous voilà pigeonné !

Moi, je n'ai ni l'estomac, ni l'intelligence d'une autruche, je perds simplement la notion du temps et des saisons ! Je suis un migrateur, un oiseau voyageur ! J'ai quitté l'arbre aux oiseaux, traversé les pays ravitaillés par les corbeaux. Je viens vers vous à vol d'oiseau, de feuille en feuille, de page en page. Je suis un flâneur, le colibri du bateau-mouche. Je suis gai comme un pinson, un poète de l'étrange, du mouton à cinq pattes, de l'oiseau rare, du merle blanc ! Pour un peu, si je n'avais pas la vue basse, je me prendrais pour un aigle, l'oiseau de Jupiter ou pour un phénix, l'oiseau du feu et du soleil.

J'aimerais ne rien faire et bayer aux corneilles, plutôt que de faire le pied de grue dans l'espoir incertain du succès littéraire. Je voudrais célébrer la colombe de la paix, faire nicher les cigognes au cœur de chaque foyer, enchanter chaque nuit du chant des rossignols ... Alors, ne me rognez pas les ailes. Ne me mettez pas en cage ! Je ne veux pas y laisser mes plumes d'écrivain. J'emporte tous mes lecteurs, en volée de moineaux sur mes ailes d'oiseau.

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Les remèdes de grand-mère 1/3

Publié le par modimodi

La mode est au vide-grenier, à la brocante du weekend! Je déambulais, dimanche après-midi dans des allées étroites et encombrées, à la recherche de l'objet inutile, prêt à céder au premier coup de cœur. C'est alors que je suis tombé sur un étal qui exposait à la vente des livres quasi neufs, disposés pèle-mêle. Dans ce lot, deux attirèrent ma curiosité. Je les achetais : un dictionnaire "Vidal" et "la santé par les plantes médicinales". J'avais en ma possession, la bible des médicaments pour l'enfer des maladies et les trésors de la nature du jardin d'Eden pour guérir naturellement.

Cette découverte insolite me plongea au milieu de cette libre réflexion. Doit-on craindre sans cesse pour sa santé ? Est-il proverbialement vrai que "tout bien portant est un malade qui s'ignore"?

"Allô! Maman bobo!" J'imaginais facilement, les premiers hommes néandertaliens manifester leur douleur. Quand ils s'étaient blessés au doigt en taillant leurs tranchants silex. Lorsqu'ils s'étaient pris sur la tête un coup de massue d'obsidienne de leur voisin de tribu ou lors d'une chasse, un coup de corne dans les fesses d'une charge de mammouth furieux.

Comment soignaient-ils leurs coupures et ecchymoses? Sûrement avaient-ils déjà les remèdes de grand-père ou de grand-mère Cro magnon!... Aujourd'hui la tradition orale a perpétué quelques secrets qui sont sortis de la nuit des temps et remontés des oubliettes de notre histoire contemporaine pour améliorer notre hygiène ou notre santé.

"Aux grands maux, les grands remèdes", dit la sagesse populaire qui ignore que c'est du latin de cuisine d'officine que nous vient l'expression: "Extremis malis, extrema remedia." Montaigne la cite dans ses "Essais" (II, 3.) Cette locution devenue proverbiale nous enjoint de recourir à un traitement énergique quand le mal paraît grave.

L'histoire des petits bobos, des plaies et bosses est donc ancienne. L'homme est sans doute fait pour la joie et la bonne santé mais quand surviennent le clou impossible à enfoncer, le furoncle qui se la coule pas cool, le panaris qui vous casse les pieds et les maux de gorge ou de reins qui vous cassent la voix et vous en mettent plein le dos, la vie se complique drôlement et le mal est un mal dominant.

Oui! Le plaisir et le bien-être ont leurs équivalents contraires dans la sensation de souffrance et la perception de gêne. Avec l'affirmation qu'il y a un remède à tout, la maladie se soigne alors par la prise d'un médicament, c'est-à-dire d'une substance qui peut servir à guérir. En règle générale, le médecin le prescrit, le patient le prend. L'application le soigne en faisant en principe, disparaître la maladie et son corollaire la douleur... Illusion, peut-être! Effet placebo! Un proverbe ne dit-il pas que "les grandes douleurs sont muettes"?

Oui! C'est la notion de progrès, entendue comme une évolution positive pour l'humanité qui exige de chacun de nous un perfectionnement constant! La qualité de la vie suppose de pouvoir mener une existence sans malaise physique. Ainsi, bien loin des remèdes empiriques de nos ancêtres, les laboratoires pharmaceutiques cherchent sans cesse de nouveaux produits et expérimentent de nouvelles molécules à visée thérapeutique! Ils veulent avoir réponse à tout! Aucun mal ne doit leur résister! Toujours plus de médicamentation!

Et comme "prévenir, c'est presque guérir", les médicaments sont censés cibler et également remédier durablement à la maladie tout en surmontant la réapparition des symptômes. Parfois, le traitement exige même de les garder longtemps, voire à vie. Êtes-vous certains que ce sont des médicaments et pas de la drogue? Dites-moi! Y'aurait pas comme un malaise encore plus profond que l'affection? Faut-il garder le cautère sur la jambe de bois?

Dans ce cas, moi qui ai tendance à en faire une maladie, je me demande si le remède n'est pas un expédient, pire que le mal et si le comprimé ne conduit pas au déprimé? Faut-il jeter nos piluliers?

Comment faisaient donc autrefois nos grand-mères avec leur médecine douce et naturelle pour soigner et prévenir les maladies? Quelles étaient leurs recettes, leurs astuces et les petits secrets de leurs ordonnances pour nos Aie!...aux fines herbes?

 

 

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Histoire: Saint Louis - 1226-1270- 2/3

Publié le par modimodi

 

SAINT-LOUIS

Joinville, au coeur de ses chroniques

En fait un modèle monarchique.

On oubliera donc ses excès

De religion exacerbée,

D'une piété démesurée :

La conversion à imposer

A tous les Juifs persécutés,

 

La rouelle à devoir porter,

Le Talmud en autodafé,

Son amour de la chrétienté,

Deux expéditions de croisés

Aux ordres de la papauté

Et des milliers de sacrifiés

Sous la bannière du roi guerrier...

 

Nous retiendrons donc ses hauts faits

D'un pays bien administré

En circonscriptions structuré,

Par baillis, prévôts contrôlé.

Et des institutions créées.

Parlement, Cour des Compt's sont nés

La monnaie unique est frappée.

 

St Louis est un roi chrétien,

Il veille sur ces citoyens:

Instauration du bien commun,

Pas d'jeux d'argent ni de catins,

De prêts d'usure par des coquins.

Une femme n'est plus punie

Pour les fautes de son mari.

 

Abolition de l'ordalie,

Le jugement de Dieu pour impies,

Remplacé par les témoignages

Et la foi du bon voisinage.

Les blasphèmes sont interdits !

Le roi est seul juge suprême,

De droit divin, oint de saint-chrême.

 

Il invite à fair' pénitence,

Il instaur' la bonne confiance

Et la présomption d'innocence.

Lui même est simplement vêtu,

Plum' de paon au chapeau cousue.

C'est à la ville de Vincennes

Qu'il rend la justice sous un chêne.

 

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Futile 1/2

Publié le par modimodi

Une mouche qui vole,

Un avion qui décolle,

La moindre des babioles,

Un air de music-hall,

Un p'tit chat qui miaule,

Un klaxon de bagnole,

Une belle espagnole,

T'es prêt aux cabrioles !

 

Tu es un mariole,

Tu as l'esprit frivole,

Tu as la tête folle !

Ton attention décolle !

Telles des fumerolles,

Tes idées caracollent

Et dansent la farandole

Au milieu des lucioles.

 

Tu vas de liane en liane,

Tu passes du coq à l'âne,

A jets de sarbacane,

Tes idées sautent et planent.

Tu es le recordman

Des ragots et des vannes.

 

Tu es un gadgetman !

D'une info que tu glanes

Tu racontes, te pavanes

Tu flânes et tu plânes

Et... tu te casses les cannes

Sur une peau de banane !

 

 

Mem' sur tes deux béquilles,

Pour une simple broutille,

Tu cours, tu t'éparpilles.

Pour une pacotille

Qui clignote et scintille,

Tes grands yeux s'écarquillent.

 

Tout te plaît, t'émoustille,

La moindre peccadille,

La ridicule vétille,

La petite bisbille !

Tu frétilles, te tortilles

Comme chenille et anguille.

 

Pour aguicher les filles,

Tu offres des jonquilles.

Des gâteaux qui croustillent,

Des bonbons qui pétillent,

Des glac' à la vanille,

Et tu charm' leurs papilles !

 

Pour poser des banderilles,

Tu danses la séguedille...

Com' t'es en espadrilles

Tu te tords la cheville !

Tu n'es qu'un joyeux drille,

Qui va à la godille.

 

 

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Le couteau

Publié le par modimodi

Nos ancêtres au temps du paléolithique, il y a plus de 25000 ans ont inventé le premier couteau. L'un d'entre eux à l'esprit affûté, s'est sans doute, en se coupant le doigt, rendu compte qu'une obsidienne ébréchée avait un côté plutôt mordant. Ensuite, les silex n'ont pas fait long feu pour s'éclater en mille morceaux ! L'ère des os de mammouths taillés, des pierres aiguisées aux vives arêtes ont eu vite fait de dépecer et de trancher la viande des animaux tués, comme de racler les peaux.

Outil du quotidien pour la cueillette ou arme blanche pour la chasse, les premiers hommes sont déjà à galets polis et à couteaux tirés ! L'utilitaire côtoie le défensif, le pacifiste comme le guerrier. Le dominateur veut tenir l'autre sous sa coupe. Le couteau est ainsi l'instrument bénéfique du coupe-faim et le poignard, celui du coupe-coupe, radical pour couper définitivement l'appétit ! De la mâche à la machette, nos prédécesseurs hachent menu et coupent la poire en deux ou plus radicalement le sifflet ! D'ailleurs, inutile de couper court avec une bande de fiers à bras raccourcis !

Si je veux, à mon tour, trancher dans le sujet, je dois mettre en garde mes lecteurs affûtés sur ses emplois coupants et ses sens affilés... L'oie blanche doit se méfier de l'arme blanche de la voix et des belles paroles du bonimenteur, prédateur de basse cour ! Vous-mêmes, tenez-vous loin de votre voisin, surtout s'il a le visage en lame de couteau. De son double tranchant, il pourrait bien en jouer pour se faire une place au soleil ou vous planter dans le dos !

Depuis, de descendance en descendance, nous n'en finissons pas de couper dans tout ce qui se présente à nous ! La vie nous est donnée en bloc, le sort de chacun est un épais brouillard comme parfois mes textes, à percer, à couper au couteau ! Bien malin celui qui peut fendre son rocher de Sisyphe quand certains ne parviennent même pas à trancher leur cordon ombilical !

Tout le monde ne peut être au premier plan, il y a des seconds et des troisièmes couteaux qui font pis que pendre et ne sont que des manches ! Il y a des porte-flingue qui ne savent pas tirer, même les lapins.

Bien sûr ! Il faut de tout pour faire un monde : des désosseurs qui vous tombent sur le râble et qui vous surinent ou bien des économes, experts, des bons du Trésor, qui épluchent finement quelques grosses légumes. Vous avez malheureusement le choix de vous faire étriper, écharper, émincer, hacher par quelques tranchelards. Dans tous les cas, évitez alors d'être à couteaux tirés !

Moi, je n'aime pas les amateurs à court d'idées qui font du cinéma. Ils ne savent ni tourner court ni couper court à la facilité ! Car l'existence est une suite de plans séquences avec plus ou moins de relief et plus ou moins de coupures et de coupes sombres !

Le grand cinéaste du septième art de la Vie Éternelle, dans son studio au septième ciel se prend sûrement pour un dieu. Avec sa caméra super trois huit, il offre chaque jour, à tous les fondus et enchaînés que nous sommes, un long ou un court métrage de labeur ou d'existence. Personne ne le censure, ni ne lui coupe sa parole, elle est dite d’Évangile ! Et qui plus est, il est dit ineffable !

D'ailleurs, il n'est pas bienveillant ni miséricordieux, il est cruel et sans pitié. Le Caravage nous l'a illustré, quand il exige le sacrifice d'Isaac sous le couteau d'Abraham. De plus, pour achever le tableau, il viendra aussi nous couper le souffle afin de couper court à notre tragique destin. D'ailleurs, nous apprenons, dès la naissance, que nous avançons, jour après jour, dans "la nuit des longs couteaux" et que nous n'allons pas y couper !

Mais pourquoi nous débiter ainsi la vie en tranches et nous-mêmes, en rondelles comme un saucisson à l'âne de la crèche ? Pourquoi permettre aux raseurs de couper les cheveux en quatre et de nous mettre en rogne ? Pourquoi autoriser les tourmenteurs à tourner leur couteau dans nos plaies ? Pourquoi nous mettre en porte-à-faux et laisser le grand faucheur à tête de mort sortir le couperet qui va nous prendre de court, si nous ne savons pas tenir le cou ?

Pour survivre, il faudrait, semble-t-il, savoir trancher en permanence dans la difficulté. Celui qui a plusieurs cordes à son arc comme plusieurs lames à son couteau suisse a plus de chance pour trancher les nœuds serrés de la difficulté. L'écrivain au style acéré pourrait ainsi aisément trancher les mots dans le vif de son texte et parler à mots couverts pour ne pas blesser le lecteur, qui lui fait l'honneur de passer à sa table de lecture...

C'est d'ailleurs, mon humble ambition d'écrivain émoussé. Mon couteau est de papier. Il ne peut nuire à quelques mines de papier mâché, lassées par tant de mes boulettes. Il ne goutte pas du sang de ma veine tarie ! Oui, je l'espère ! Il va luire enfin dans un éclair d'inspiration car sa lame est d'or comme le croissant que la lune offre à la terre, en se penchant vers elle.

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