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Bafouillis

Publié le par modimodi

Ô lecteur, doux amant des belles Lettres et de ta Muse ! Mon ami, mon semblable !

Tu as pris Églantine pour Rose d’Ispahan !... Tu crois que c'est l'amour, ce n'est qu'une amourette !

Ô toi, bel amoureux, tu te tiens devant elle ! Tu rosis, tu balbuties et tu bafouilles ! Ton cœur n'est pourtant pris que dans les ronces de l'églantier et déjà tes élans et tes premiers murmures portent des éraflures ! Comment seras-tu, petit Ronsard, quand tu te piqueras au rosier du grand amour et qu'il t'écorchera tout vif ?

Moi aussi, vois-tu, je me pique d'aimer la vie, la beauté et les arts ! Mais je confonds parfois arts avec artifices, artiste avec artificier ! Je vénère la littérature et j'adore les mots, comme on aime la beauté des femmes, des Muses et des Vénus ! Mais avec eux et avec elles, je suis un éternel apprenti ! Piètre écrivain et mauvais artilleur ! Oh ! je sais enflammer, mettre le feu aux poudres. Je sais, quand il le faut, être tout feu tout flamme mais je ne fais pas assez long feu. Je lance des idées qui s'élèvent et scintillent mais retombent aussitôt. Et quand j'offre un bouquet, c'est un bouquet final.

Mes mots crépitent sous ma plume qui bégaye, mes pensées fusent en étincelles bredouillantes ! Je déclare ma flamme en jaillissements de mon cœur embrasé ! Mes yeux pétillent, mon souffle littéraire attise les jets ardents de ma prose flamboyante ! Mais d'émois et de maladresses, je ne sais gribouiller que de tendres bafouilles.

Mon éloquence est comme un tableau pointilliste, criblé de paroles serrées et précipitées. Mes déclarations d'amour, toutes en points d'exclamation n’entraînent qu'interrogations et n'aboutissent qu'en points de suspension !

Mais comme une œuvre de Signac, de Seurat ou de Pissarro, j'impressionne par petites touches, la page blanche et la toile écrue de mon récit. Je fragmente et j'unis les sons. Je fonds les syllabes pour composer et nuer les mots. Il suffit alors de prendre du recul pour en apprécier la forme, l'expression, les lignes et les couleurs ! C'est l’œil du cœur qui accommode, c'est l'oreille du cœur qui me rend intelligible aux yeux du lecteur.

Pour un peu, je ferais de mes bafouillages, un art suprême du barbouillage ! Pour un peu, je me piquerais d'élever mes "méli-mélos dits" à la hauteur d'un art mosaïque. Je n'ai pas besoin d'être à la dernière mode, j'étais déjà beauté décorative dans l'Antiquité, à Capoue ou à Byzance ! Je suis intemporel ! Je fais plus qu'appartenir au décor, je suis dans l'Art déco. J'ai le modernisme de l'alphabet plastique de Vasarely et je bats encore, dans ce sud que j'aime, le pavé de la Villa Kérylos ! Mes mots et mes phrases, mes textes et mes pensées ont le vol en zigzag des hirondelles de mer !

Je courtise ma muse, ma gente dame Inspiration mais faute d'être toujours adroit, je suis gauche parfois ! Le gentil trouvère se décompose alors dans un grouillis de vers désordonnés. Oui, je suis emprunté comme un amoureux à son premier rendez-vous, aux premiers émois d'un baiser de la langue d'oc ou d'oïl !  Je desserre à peine les lèvres ! Je ne veux pas que nos langues se délient. Je reste court ! Je ne sais plus souffler mot. Je marmonne, j'articule à peine, j'annone, je zézaye et zozote ! Dans un spasme, je me pâme !

Ma plume elle-même imagine d'impossibles amours épistolaires avec une lectrice, à la page. Devant une belle inconnue, elle ose à peine tremper ses lèvres dans l'eau de son regard ! Elle rougit et sa graphie se trouble. Elle bat de l'aile, elle barbote et s'ébroue dans l'encrier. Elle blablate et débite un mot sur deux qu'elle estropie ! Ma Muse n'aime pas mon cheveu sur la langue ! 

C'est après tout, sans importance au fond, pour moi, puisque je multiplie les duplicata de couacs dans la mare aux vilains canards boiteux ! Mais peut-être, est-ce important pour vous, lecteurs de hasard, si en tombant sur mon bec claquant ses bredouillis, vous vous retrouvez alors, à votre tour, marmonnant et bredouilles d'intérêt littéraire !

Qu'importe d'ailleurs, la linguistique ou l'élocution, le style ou la rhétorique ! Ne me jugez pas embrouillé, hermétique ou confus, je suis volontairement filandreux pour que vous puissiez vous accrocher à la trame du récit et que vous n'en perdiez pas trop vite le fil ! Je babille parfois comme un enfant de la balle d'un coton à broder !

Quand mes sons, appelés mots grasseyent et se répètent dans le fond de ma gorge, ne me croyez pas pour autant polyglotte ! Je soliloque et je radote alors, car je suis plus un bafouilleur littéral, un trifouilleur littéraire, un littérateur raté et un cafouilleur à embrouilles qu'un fouilleur de pensées lexicales !

Oui, j'ai le ton saccadé, je parle et j'écris haché-menu ! Ah ! J'ai beau avoir à jamais l'amour des belles lettres ou des belles personnes, au moment d'aimer ou de les enlacer, je suis un pataud, écrivain du pathos. Ma pâte à papier est une pâte à platées plâtreuses. Je suis un piteux empoté pour des lecteurs épatés ou dépités par mes épais pâteux pâtés !

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Tous à la fête !

Publié le par modimodi

Avant d'exécuter l'ordre, attend le contre-ordre ! Cette loi de l'armée qui permet au petit soldat de s'en sortir, est le grand principe de nos gouvernants en temps de Coronavirus !

Pour nous mobiliser, le chef des armées nous l'a dit : "Nous sommes en guerre !" Contre un ennemi déclaré mais invisible. L'ennemi est là, il avance masqué. Alors, pour le battre sur son propre terrain, nous aussi nous nous masquons…. Si la voix officielle nous le recommande et nous l'autorise ! Car pauvres de nous ! Avant de battre l'ennemi à la pointe du coton-tige, comme des petits zorros, que n'avons-nous pas entendu d'analyses et de recommandations contradictoires !

La Covid, une grippette qui finit par vous prendre en grippe. Le masque, un inutile accessoire de carnaval ou de bal masqué pour danseuses. Chaque soir, d'un pied sur l'autre de ses contradictions, comme une ballerine, dans un exercice ponctué d'arabesques en courbes et graphiques de l'épidémie, nous avons eu droit aux jugements de Salomon.

Combien en avons-nous vu défiler et se défiler de hauts responsables ! Ainsi, nous avons bénéficié des rassurances des gestionnaires de stocks, tout aussi vides que leurs déclarations. Nous avons espéré avec les prévisionnistes des équipements indispensables, capables surtout de prévoir les retards successifs, de nous promettre l'arrivée des commandes et les imminentes livraisons, assurées par une compagnie aérienne, sûrement une arlésienne ! Pour quand ? Pour : "Bientôt, incessamment, sous peu"…

De toutes façons, tandis que le chef suprême attend le dégel et la débâcle du vi-russe immaîtrisable, il s'en lave les mains et se fait mousser sur l'exemplarité de la gestion de la crise ! Pendant ce temps, nous, on se lave les mains à grandes eaux car on attend des gels hydroalcooliques.   

Heureusement, nous avons des repères et des signes d'alerte. Comme aurait dit Fernand Raynaud, à la frontière du diagnostic : "Dis tonton, pourquoi tu tousses ?" Tu mouches à bras raccourcis, ta fièvre vient à toute heure, et pas seulement le samedi, tu as le souffle court au point de te faire souffler dans les bronches. Tout y passe, le nez, les pieds, la gorge, la tête, alouette ! Alouette ! Ta déplumée est assurée.

Le moral est au plus bas, chacun scrute le moindre symptôme ! On se tâte, on s'ausculte pour épier un ennemi occulte. Sur les plages de l'angoisse, les vagues déferlent : première vague, deuxième vague, les gouvernants surfent sur celles de l'opinion : Confiance ou pas confiance ? Les baromètres entrent en action pour prendre la température des citoyens.

"Que celles et ceux qui doutent" se rassurent, nous avons d'éminents spécialistes avisés ! Admirez comment les épidémiologistes escaladent les pics de l'épidémie tandis que nous dévissons tout schuss ! Possible covidé, cher concitoyen, on te piste à la trace ! L'OMS est l'Organisation Mondiale du Ski de plein air, au fond de tes poumons et du Ski de glisse et de glissement : symptômes morbides et mortels des isolés et alités, au fond des Ehpad. 

D'ailleurs, la Covid ne chinoise pas avec nous. Malgré les gestes barrières, elle nous fait des gestes déplacés, en coude et bras d'honneur ! Oui ! C'est extrêmement grave ! Nous ne sommes pas seulement morts d'inquiétude mais morts réellement ! La mort roule à pleins tombeaux. Bien sûr, on tente de nous réanimer à pleins lits, dans des hôpitaux saturés. Là, le gouvernement nous rassure et nous inquiète en même temps, avec force avis d'experts scientifiques, de mesures et de cartes, de tableaux et de conférences.

Alors, comme personne ne maîtrise rien, nous n'avons pas d'autre choix que d'entrer dans la danse et de sauter d'un pied sur l'autre, en suivant les injonctions paradoxales… On te confine illico pendant deux mois et on te déconfine ex abrupto ! Sans prudence aucune.

Chacun se rue dehors, dans la légèreté générale de la liberté retrouvée et des vacances d'été. Tu bondis de joie tandis que l'épidémie te suit et t'offre son rebond ! Alors, patatras ! On te reconfine, on te couvre-feu, à heures variables. Le soir et la nuit, y'a plus que les souris qui dansent devant les chats gris.

Sortiras, sortiras pas ? Voyageras, voyageras pas ? Tu fais le covidé grand teint, pire que le pangolin, le caméléon est contagieux et marque son territoire. Tu passes d'un département à l'autre par toutes les couleurs. Et toi, avec un coton tige dans le nez, tu avances, couleur muraille.

On te bloque, chez toi. Tu dois contempler le ciel de ta fenêtre. On t'enferme, alors toi, tu débloques… de déprime. Tu t'aliènes avec l'info en continu. Le virus rend fou et hystérise l'information de chiffres et de buzzes.

L'épidémie avance à bas bruit tandis qu'ici ou là, on soupçonne, on complote, on déconne à pleins tubes d'échantillons de Covid. La bêtise des suspicieux, en attente de greffes de cerveau diffuse ses nanoparticules vraiment pas fines !

Heureusement, la médecine veille. Tu attends les statistiques ! On ne compte plus les moutons  avant de s'endormir mais les hospitalisés, les décédés, les réanimés et les guéris ! Avec cette perspective, tu dois être forcément patient, dans tous les sens du terme. Dis-toi que la recherche avance pour faire reculer le virus et maîtriser les vagues de l'invasion. Tu es dans de bonnes mains. Les soignants sont d'autant plus admirables qu'ils sont épuisés et mal payés !

Mais pendant qu'on te traite, sur les ondes, on se maltraite. Entre savants charlatans, on se démasque, on se contredit à grands coups d'études scientifiques publiées, on s'hydroxychloroquine. C'est le grand raou(l)t des professeurs de médecine. Alors désarçonné, tu persistes à  douter. Tu te dis que si tu covides, on te soigne, on te programme et te déprogramme, alors pourquoi aurais-tu la malchance d'attraper le dahut ! 

On s'active, car pour freiner l'invasion virale, on te suit à la trace, on te teste PCR et tu colles-labo ! Tu fais la queue puis t'attends des plombes et des jours pour connaître le résultat. Trop tard ! La virulence de ta contagion a généreusement ensemencé ta famille et tes collègues.

Mais cette époque est bientôt révolue, on va te mettre la salive à la bouche ! On te promet des réponses plus rapides : Juré ! Crachez !... mais sans postillonner ! Les asiatiques l'ont bien fait, comme nos amis héréditaires, les allemands, peu habitués à pédaler dans la choucroute.

Bien sûr, tu te tiens sur tes gardes. Tu gardes tes distances, un mètre, puis deux, puis trois, puis huit. Il est dangereux de se croiser. La Covid n'amuse plus la galerie marchande. Ta clé d'humain contagieux n'est plus de contacts. Ton voisin est dangereux, asymptomatique, il peut être super con-taminateur ! Si ta vie sociale et culturelle est sacrifiée, tu as quand même le droit de te contaminer, au travail, à l'école, dans les transports en commun ! Mais garde le moral, reste positif, bien sûr, sans être virussé !

Ta vie est en question. Tu philosophes sans le savoir en distinguant l'accessoire de l'essentiel. Notions indispensables pour franchir toute porte. D'ailleurs, un jour, on t'ouvre boutique, un autre, on te la ferme et tu la fermes ! Ecoute pousser tes cheveux !

Pas de séjours prolongés en terrasse, si tu ne veux pas être terrassé ! Toi, tu n'y crois pas, tu dis qu'on te raconte des bobards de beaux bars car ceux-ci sont fermés. Les restaurants aussi, car même espacés, on se contamine à table en parlant ! Maman avait raison, on ne parle pas la bouche pleine. Psy-cause toujours !

Les Nikés sont niqués ! L'économie fait la culbute mais plus les sportifs, (seulement en chambre), on ne nage plus… que dans l'inquiétude. Tout est fermé ! Aucune activité ! Seul le gouvernement fait la planche, mais la planche à billets. C'est la faillite, y compris de l'espoir ! Alors, on indemnise à tout va, on remonte le plafond des aides et on le crève. A la réouverture des salles de spectacle et de cinéma, on entendra : Remboursez ! Remboursez !

Ah! Mais évidemment, tu peux encore sortir, t'aérer et aérer ton local et ton chien. Tu peux même encore rêver d'espaces illimités. Toi, qui n'as eu droit qu'à un kilomètre pendant une heure, tu en as maintenant vingt, pendant trois heures. Tu fais la course et tes courses contre la montre et avec le virus, en passant devant les parcs, désormais ouverts.

Evidemment, tu es citoyen solidaire et responsable, alors tu l'as accepté ! Ta liberté est surveillée. Toi, tu as moins bonne mine que la Covid, sur laquelle tu risques de sauter. Toi, tu as une mine de papier mâché mais ça ne suffit pas, tu dois toujours présenter tes papiers.

Heureusement, dans quelque jours, on va te déconfiner progressivement, pour toi te dépenser et surtout dépenser, avant Noël et la Saint Sylvestre ! Mais si tu fais la fête, la Covid voudra peut-être s'associer et te la faire aussi ! Tu as eu les boules ? Oublie, tu vas pouvoir demain les accrocher au sapin, en respectant la bonne distance ! Sinon, c'est toi qui prendras la bûche et sentiras le sapin.

Tu vas réveillonner mais ne pas bibiser tonton ou mamie et tu parleras à voix basse. Des vœux pour dialogues de sourds ! Être treize à table portait malheur, maintenant c'est à partir de six à dix maxi ! Le cadeau tendance, cette année, c'est le guide des bonne pratiques. Certains envisagent le réveillon sur le balcon. Idéal pour la bûche glacée ! Mais le must, c'est le réveillon virtuel en video, à distance ! Pratique ! Plus de reproche sur la dinde trop cuite ou trop sèche ! On ne te prendra plus pour une truffe !

Et demain alors ? Bien malin qui pourrait le dire ? De changements de pied en changements de pied, tu as appris à danser la danse macabre. Mais y'aura-t-il toujours la guerre entre l'économie et le sanitaire ? Sûrement  ! Car de plans de relance en plans de relance, pour l'instant, c'est l'épidémie qui se relance. Alors, on entretient ton espoir de tests antigéniques et de remèdes miracles !...

Qui leur dira qu'avec toutes ses promesses contradictoires, que moi, je suis déjà vacciné !

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Id'aime

Publié le par modimodi

Ah! J't'aime, j't'M, j'thème !

 

Dieu que je t'aime

Idem, idem,

Pareil au m'aime.

Dieu que je t'aime 

Id'aime ! id'aime !

 

Pas de probl'aime  !

Pas de carême

Si toi tu m'aimes.

T'es mon seul thème

Je t'aime ! Je t'aime !

 

Pas d'anathème,

Id'aime ! Id'aime !

J'suis fort en t'aime.

Jamais de flemme

Pour dire je t'aime.

 

L'amour, je sème

Pour que tu m'aimes

D'amour suprême.

Pas de blasphème,

Si j'dis, je t'M !

 

Ma star syst'aime

T'as pour emblème

Un diadème

De mille gemmes

De mes je t'aime!

 

T'es mon peau-aime

D'amour extrême,

Seule crise en t'aime,

Jusqu'à ma mort

Au requi-aime !

 

 

 

 

 

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Ivresse

Publié le par modimodi

C'était au joli mois de mai,

Nous avions bu de ce gamay

Qui rend les amants si gais.

Têtes et cœurs tournaient, tournaient,

Je me grisais de tes attraits,

Tu t’enfiévrais du fin bouquet

Des parfums de la roseraie.

 

J'étais Ronsard et du Bellay,

Plume d'oie ou plume de geai.

Je gravais rimes et couplets

De lais, virelais et sonnets.

Hélas ! Mes vers étaient mauvais,

Le vin d'Anjou n'était pas frais;

Tu me lançais des quolibets.

 

Ma mie, je ne goûterai plus jamais

De rosés ou de cabernets

Qu'à tes douces joues framboisées.

Aux libations, je renoncerai,

Le beaujolais dédaignerai,

Tous les primeurs délaisserai;

Seul ton amour vendangerai.

 

Je cueillerai tes raisins sucrés.

Je dégusterai chaque baie

Aux grappes de ta volupté.

Je sais que je peux m'enivrer

En pressant ton sein si parfait,

Que Bacchus t'aurait proclamée

Déesse des plaisirs secrets.

 

 

 

 

 

 

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Les phrases à éviter et leurs circonstances.

Publié le par modimodi

Gloire et indulgences aux maladroits !

En général, il est permis de tout écrire, sauf des insultes et des injures.

Aucune phrase, souvent anodine n'est interdite d'expression ni d'humour. Vous pouvez la formuler à condition d'avoir tourné sept fois votre langue dans votre bouche avant de parler. Il ne s'agit pas d'un exercice de contorsionniste mais de prudence. Réfléchir avant d'agir, vous évitera bien des maladresses et des quiproquos ou de passer pour un goujat.

Vous vous souvenez sûrement de ce dialogue, dans le film "la cité de la peur" : _  "Vous voulez un whisky ? _  "Non, juste un doigt." _  "Vous voulez pas un whisky d'abord ?"

Ainsi, ne dites pas !

A une vieille amie : "T'es plus plissée qu'un shar-peï, mais t'as encore du chien."

A un commerçant en faillite : "Pourtant, tu avais du courage et de l'esprit à revendre !"

A un convalescent, boule à zéro, au sortir d'une chimio : "Je vois que ça va mieux, tu reprends du poil de la bête."

A une amie, rencontrée dans un musée : "Salut la Joconde ! Tu vois, si tu t'encroûtes, tu vas devenir un vieux tableau et finir ta vie ici."

A un écrivain de tout poil : "T'es barbant, ton style est rasoir."

A un bègue : "Tu veux que je le répète?"

A un chômeur : "Pourtant je trouve que tu as la gueule de l'emploi."

A un écrivain déçu  : "Tu es bien trop creux pour faire ton trou dans la littérature."

Comme prétextes ou motifs de séparations : "T'es devenue une vieille sorcière, du balai !" ou version plus romantique : "Notre amour est céleste, tu es une vraie étoile filante, pour rester en harmonie, je file !"

A un étranger : "Tu me demandes, si tu as le nez camus, ta question est absurde."

A une intime : "Non seulement, tu as la peau d'orange, mais c'est une orange amère !"

A un accidenté du travail : "Je t'avais bien dit d'être prudent ! A force de faire des doigts d'honneur à la sécurité, tu t'en es pris un dans l'engrenage."

A un manchot : "Tu ferais mieux de travailler plutôt que de faire la manche !"

A un cul-de-jatte : "T'as vraiment pas de bol, t'as l'air cassé, lève le pied !"

A un vieux pote : "Ta tête fourmille d'idées, moi c'est pareil, mais c'est dans les jambes." 

A un marmiton querelleur : "J'ai la moutarde qui monte au nez, arrête de faire monter la mayonnaise ou je balance la sauce !"

A un noceur en herbe : "Si tu ne veux pas finir fauché, arrête de faire du foin !"

A une triste mine : "Toi, tu as de l'humour à réveiller un mort, pourquoi tu fais cette tête de déterré ?"

A une belle naïade : "Ne fais pas ta poule mouillée! "

A une secrétaire dont vous êtes tombé amoureux : "Je vais vous prendre au pied de la lettre."

A suivre...

 

 

 

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Entente cordiale

Publié le par modimodi

Ma belle, tu veux toujours qu'on te parle d'amour. Ma petite Jeanne, moi, je peux te conter les amours franco-britanniques qui ont fait l'Histoire !

Comme on le disait à l'école primaire, "qui l'eût cru Zoé ?" Toujours est-il que Robinson n'aurait jamais dû, un funeste vendredi, s'échouer sur cette île. 

Avant le slow et le kiss Me, il vaut mieux connaître son ennemie héréditaire et se méfier des yeux doux de la perfide Albion. Comment oublier le bestof des batailles de la guerre de Cent Ans : Crécy et Azincourt. Demande à Napoléon, s'il a oublié Trafalgar et à Cambronne, Waterloo. Il est préférable de ne pas entendre des voix car il est dangereux de brûler d'impatience de "bouter les Anglais hors de France."

Mâche ton chewing-gum mais pas ta rancœur. Pour éviter de se faire tirer l'oreille, il vaut mieux savoir qu'il faut s'entendre avant de s'étendre… sur le sujet ! Ainsi, en fut-il, en 1904, de l'entente cordiale entre l'Angleterre et la France, à propos de l'extension de leurs colonies.

Ainsi, doit-il en être entre voisins, dans des accords de bon voisinage et plus encore dans les couples, où le mot cordial signe l'accord et l'union des cœurs. Pourtant, cela dépasse l'entendement, l'harmonie ne règne pas toujours entre colocataires ou conjoints. Et l'on peut même, se détester cordialement !

A qui la faute ? A Adam, qui devint dur de la feuille devant la vigne vierge d’Ève ? A Larsen, qui nous brouille l'écoute avec ses effets sonores, en vilains contrepets ? Aux avares, qui ne veulent pas prêter l'oreille ? Aux rhumatisants, qui ne savent plus la tendre ? Aux ostréicultrices, aux Portugaises ensablées ? Aux maigres et aux vieilles, aux ouïes mal branchées ? Aux poules mouillées, qui n'y entendent goutte ? 

A qui la faute ? Aux écervelées et aux têtes en l'air, chez qui ça rentre par une oreille pour ressortir aussitôt par l'autre ? Aux ventres affamés, qui n'ont pas d'oreilles ? Aux mal embouchés, à qui, il ne sert à rien de glisser quelque chose dans le tuyau ? Aux sourdes oreilles, qui n'entendent pas raison ? A ceux, qui ont le bourdon et qui n'entendent qu'un son de cloche ? Aux malentendants ou aux malentendus de ceux qui dorment sur leurs deux oreilles ?

A qui la faute ? A ceux qui s'excitent ou qui brexitent, à ceux qui s'en foot ou qui bottent en touche ? A ceux qui bluffent et ne veulent pas me lâcher les baskets ?  A ceux qui me le font au feeling mais qui manquent de fair-play ? A ceux qui me promettent un job mais qui sont overbookés sur leur planning et leur smartphone. Au businessman qui s'en-maile dans ses promesses et m'oublie sur le parking de l'emploi ? Il y a tellement de raisons en hard discount et de produits toxiques à dealer, faites votre shopping, servez-vous, c'est self-service au drugstore !

Si vous savez comment faire, mettez-moi la puce à l'oreille. Moi, ce que je sais, c'est qu'il n'est pas commode d'appliquer les accords orthographiques et grammaticaux comme de s'accorder dans de "com-plaisants com-promis" ou dans le "consensus, mon bon !" 

Et tout cela, n'est d'ailleurs pas sans danger ! Etre de mèche pour un brushing avec un coiffeur, copains comme cochons avec un charcutier spécialiste de l'assiette anglaise, à tue et à toi avec un serial killer et avoir le courant qui passe avec un Popeye, un marin d'eau douce ! Mais il y a pire ! Etre cul et chemise, slip, string et T-shirt avec un sex-symbol ! Moi, dans ce cas, je protège mes arrières. A bon entendeur, salut ! Bye ! Bye !

Les Anglais m'ont depuis longtemps envahi, hashtag : selfies, followers et hit-parade. Ce week-end, je spame, j'applique le boycott. Le frog sort de sa mare aux canards et aux scoops du web. Il retourne à l'open space de son camping-car pour retrouver sa baby-sitter et prendre son breakfast, toast à la marmelade, omelette au bacon et tranche de roastbeef…

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Drôle de fin de semaine !

Publié le par modimodi

Il y a un peu partout autour de moi et en tout temps, des faces de carême-prenant, des gens qui font la gueule, la triste et grise mine !... C'est la conjoncture, c'est la crise ! 

A l'époque de ma scolarité, je comprenais pourquoi, le vendredi, les visages s'allongeaient, pourquoi les sourires se figeaient ! Mes congénères de pensionnat et moi, en connaissions la raison hebdomadaire, le motif récurrent : le repas de la cantine ! Un vendredi sur deux, l'odeur du poisson qui flottait dès le matin, dans les couloirs ou la promesse des œufs cuits durs, sauce plâtreuse Mornay, servis avec épinards avaient l'assurance de nous dépiter ! Une seule seule personne semblait s'en réjouir, la bonne sœur, chef de cuisine, si petite mais si rapide à la marche, qu'on l'avait dénommée " trottinette ".

Au temps des études secondaires et de mes humanités classiques, j'étais emporté par le souffle des alexandrins. Corneille, Hugo et Racine avaient le génie de m'enflammer ! C'est en découvrant la seule comédie, écrite par ce dernier : " Les Plaideurs ", que la révélation m'est apparue dans toute son évidence !

Quand Petit-Jean débute son monologue en déclarant : " Ma foi, sur l'avenir bien fou qui se fiera : -Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera. ", je compris alors, pourquoi mes vendredis avaient été funestes et pénibles ! C'était pour avoir la garantie d'une très bonne fin de semaine en famille !

Dans mon optimisme juvénile, j'avais même conclu que la logique inverse devait probablement s'appliquer : " Tel qui pleure vendredi, dimanche rira ! " La pénibilité de chaque vendredi avait la certitude de la joie du week-end, dans l'amour des miens, les rires et les jeux.

Une leçon s'en dégageait. Si cet alexandrin devenu proverbe signifiait que la joie était souvent suivie par la peine, il valait mieux ne pas être le premier à rire pour ne pas être le dernier à pleurer ! Alors, vive la diététique et la science culinaire appliquées à l'école du savoir et de la vie.

Mais, c'est bien plus tard, que j'appris et compris qu'au banquet de l'amour, le vendredi était consacré à Vénus, quand une jolie sirène à queue de poisson m'envoya me faire cuire un œuf !

Le temps a passé et tamisé mes souvenirs. Aujourd'hui, je sais que le bonheur n'est pas constant et que le chagrin succède à la joie. Pas de ciel sans nuages ! Une arête peut venir se loger en travers du gosier, n'importe quel jour de la semaine. En mettant ses œufs dans le même panier, le succès n'est jamais garanti !... J'ai heureusement depuis, oublié les vendredis empestés en découvrant chez Petrossian, les plaisirs exceptionnels de l'alliance des œufs noirs de l'esturgeon avec la vodka !

J'ai également acquis de la sagesse populaire. "Je fais avec ! ", comme on dit. Quand, ayant évité les jours noirs, j'agis à la petite semaine, je dis : " Ça va comme un lundi ! Aujourd'hui, si ce n'est pas mardi gras, ce n'est pas non plus, mercredi des cendres ! Vivement la semaine des quatre jeudis ! " 

Quand je fais le programme du week-end, je pense à Sacha Guitry : " Ne faites jamais l'amour le samedi soir, car s'il pleut le dimanche, vous ne saurez plus quoi faire ". En mauvais bricoleur du dimanche, j'ai dû en appeler à Woody Allen : " Non seulement Dieu n'existe pas, mais il est impossible de trouver un plombier le dimanche. "

Désormais, une autre maxime valable pour tous les jours de la semaine, me menace ou me conforte dans sa grande généralité : "Rira bien qui rira le dernier."

Devant l'adversité, je ne dois jamais renoncer ! La roue peut tourner, le cours défavorable des événements peut s'inverser. Je peux gagner quand je croyais tout perdu ! J'aurais un jour, ma revanche ! Mes adversaires ne perdent rien pour attendre ! " La vengeance est un plat qui se mange froid ! "... comme le poisson ou les œufs mayonnaise !

Dans le fond, au final, au buffet froid de la vie, c'est souvent maigre, vendredi rémoulade ou mimosa !

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L'ennemi invisible

Publié le par modimodi

Fais gaffe, mon ami, tu es attaqué de partout.

Au départ, c'est chouette ! L'existence est une fête ! La vie est sur terre comme un cadeau du ciel. Elle se manifeste dans la présence des êtres et la beauté des choses.

Mais hélas ! Tu ne tardes pas à comprendre que l'ennemi te guette, que lui aussi, il est partout. L'invisible te menace… Toi, le géant face à la fourmi, toi, le colosse aux pieds d'argile, tu es fragile. Tu te donnes l'air au courant mais le courant d'air t'est fatal : Atchoum ! Atchoum ! Un refroidissement, la grippe, une fluxion de poitrine.

La vie t'a enrhumé. Tu apprends vite à tes dépens qu'il y a les microbes, de minuscules êtres vivants qui ne se voient qu'au microscope. On n'a pas toujours besoin d'un plus petit que soi, tu en fais l'apprentissage. Car tu dois être sur tes gardes. Impossible pour toi de prendre cela par-dessus la jambe et de t'en laver les mains. Non ! Tu dois les savonner et éviter de te faire mousser !

Puis, si tu veux vivre jusqu'à quatre-vingts ans et des poussières, on te dit de te méfier des acariens. Mais où sont-ils ? Tu ne les vois pas et pourtant tu es allergique à leur présence. Si tu sais qu'il peut y avoir jusqu'à dix mille acariens par grain de poussière et qu'ils sont à peu près deux millions dans un lit, tu en perdras le sommeil même en essayant de les compter.

Alors, tu croyais être heureux, tu l'es mon ami, mais tu es en sursis ! La vie te ballade. Elle t'a pris en grippe de l'Espagne jusqu'à Hong Kong. Olé ! Olé ! Tu ris jaune et tu peux même mourir de rire ! Ah ! Peste soit de ton voisin, il a mal au ventre, votre lutte sera intestine. 

Heureusement ! La nature est généreuse ! Y'a des fleurs et des oiseaux et de gentils animaux pour enchanter ton quotidien. Mais Cui ! Cui ! Cui ! C'est toi qui es cuit, comme un poulet ou grillé comme un pangolin !

Ah ça ira ! SRAS ira, SRAS ira, mon ami, tu déchanteras et tu tousseras. Ce n'était pas mieux hier !  L'ennemi numéro un n'est jamais le même. Pas besoin de faire le mariole pour attraper la variole. T'étais fait comme un rat avec le choléra ! 

Le virus a sorti la Hache de guerre et répandu la Haine : H1N1, H2N2 et scrogneu gneu  et cætera ! Tu peux dormir la tête en bas, les chauves-souris veillent sur toi et les singes jouent à Rhésus perché ! Des cris retentissent dans la savane et les forêts, dans la jungle des villages et des villes. Si ! Da ! Ebola ! Covid ! Covid ! Et Pan ! Et Pan ! Et Pandémie !

La menace avance masquée, toi aussi ! Sinon, tu seras confiné et testé et tracé et demain vacciné. Tu allumes ta télé, la Covid est là, elle fait à l'écran la bombe. Elle est prête à exploser, tu vas te faire bombarder et tu seras covidé ! 

Elle est invisible, dans l'air, sur les objets, sur toi, sur l'autre que tu croises. C'est une mine sous-marine, c'est elle qui te drague. Ne dites plus à quelqu'un : "T'as bonne mine", il risque de vous  sauter au cou et de vous prendre à la gorge. Vous ne saurez même plus lui souffler dans les bronches.

C'est toujours la lutte entre Caïn et Abel. Ton frère, l'autre est une menace. Plus de geste amical, que des gestes barrière. La nature a horreur du vide, la Covid aussi. De Covid, de conneries ou d'intelligence, tu es asymptomatique, porteur sain et d'autant plus dangereux que comme d'habitude, tu es positif. Alors par inconscience, optimisme ou confiance en la vie, tu continues ! Tu pollues, tu t'intoxiques, tu bois, tu fumes, tu te suicides, tu joues au jeu de la vie et de la mort : Stop ou encore !

Carpe diem, mon ami ! On n'échappe pas à son destin !

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Mystères

Publié le par modimodi

Si les contraires s'attirent, les amoureux doivent-ils se prendre à rebrousse-poil ?

La chirurgie plastique sauve-t-elle les appâts rances ?

Péter la forme, ça donne envie de changer d'air ?

L'échange amoureux entre deux intellectuels va-t-il plus loin que le bourrage de crâne ?

Mort de rire : Happy end ?

Si quelqu'un vous dit : "Quel bon vent vous amène ?" Méfiez-vous, c'est sûrement un pète-sec !

L'agité du bocal tourne-t-il toujours en rond ?

Entendez-vous bien la grenouille et le corbeau ? _ "Je te croaa !" _ "Merci !" _ "Y'a pas de coaa !"

L'amour tourne-t-il au vinaigre pour les cœurs d'artichaut ?

Les blondes platine tournent-elles en boucles ?

Quand les poules auront des dents, les coqs devront-ils protéger leurs arrières et mettre leurs œufs à la coque ?

La femme qu'on aime pour sa plastique n'a-t-elle à vous offrir qu'une fleur artificielle ?

Entre conjoints, est-ce qu'il manque un trait d'union ?

Si la beauté ne se mange pas en salade, pourquoi vouloir effeuiller cette jolie frisée ?

Les vieilles filles ont-elles raté leur examen de passage ?

Savez-vous, si la réputation de la Vénus de Milo venait de son influence ? Elle aurait eu, dit-on, le bras long !

Peut-on en avoir par-dessus la tête de vivre avec un fichu caractère ?

Le risque de l'addiction ? Reprendre un scotch, quand la langue colle au palais ?

La bise : un baiser en coup de vent ?

Est-ce faute d'avoir la clim que certains dorment les doigts de pied en éventail ?

 

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Gages

Publié le par modimodi

Aux jeux de la vie et de l'amour, avez-vous obtenu des gages et en avez-vous donnés ? De tous les gages d'amour, je me rappelle fort bien, surtout du dernier !

Ma bonne amie m'a dit : _ "Tu as perdu, je t'donne un gage !" Moi, naïvement, j'ai répondu : _" OK chérie ! C'est quoi ce gage ?" En réponse, j'ai entendu un sonore et tonitruant : _" Dégage !"

Gageons amis, que vous avez alors, comme moi les nerfs, le cœur et le moral bien accrochés pour ne pas vous transformer, gratuitement et sur le champ, en tueur à gages !

Un conseil, ne donnez pas votre cœur en gages, vous n'y gagneriez rien, même pas une garantie de crédit. "Mieux vaut une dévotion au mont de Vénus, qu'un abandon au mont de piété," me disait ma tante.

N'offrez pas votre confiance aveuglément. Les gages d'amour n'ont pas de garanties en retour. Si vous laissez vos sentiments en caution, vous ne pourrez pas les racheter en cas d'espoir ruiné. L'amour est à pertes et profits. Au dépôt de bilan, preuves à l'appui, le perdant devra admettre que Cupidon est cupide et que Eros est rosse !

 

 

 

 

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